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Fernand, est considéré comme un sage par les habitants du petit village de Val-Brillant. Rien ne semble pouvoir affecter son bonheur naturel. Devenu trop affaibli pour habiter seul, il part vivre dans un centre pour vétérans. Seulement, un événement anormal pourrait chambouler l’atmosphère paisible de son village. Le vieil homme se retrouve dans une aventure qu’il n’aurait jamais pu imaginer. La réalité et le fantastique se rencontrent pour façonner un être dangereux et, surtout, insoupçonné. Fernand puisera en lui des forces cachées et affrontera les menaces qui surgissent sur son chemin. Le grand sage parcourra une gamme de péripéties qu’il ne se serait jamais cru capable de surmonter.
À PROPOS DE L'AUTEURE
Flavie Langlois est une jeune auteure de 12 ans. Elle est née à Rimouski. Passionnée de lecture et d’écriture depuis son plus jeune âge, elle nous présente aujourd’hui son premier roman :
Les Inaudibles.
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Seitenzahl: 51
Veröffentlichungsjahr: 2022
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Dédicace
Prologue
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23
Remerciements
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Titre: Les inaudibles / Flavie Langlois.
Noms: Langlois, Flavie, 2007- auteur.
Identifiants: Canadiana 20200076507 | ISBN 9782898090097
Classification: LCC PS8623.A53167 I53 2020 | CDD jC843/.6—dc23
Auteure :Flavie LANGLOIS
Titre :Les Inaudibles
Tous droits réservés. Il est interdit de reproduire cet ouvrage en totalité ou en partie, sous quelque forme et par quelque moyen que ce soit sans l’autorisation écrite préalable de l’auteure, conformément aux dispositions de la Loi sur le droit d’auteur.
©2020 Éditions du Tullinois
www.editionsdutullinois.ca
ISBN papier : 978-2-89809-009-7
ISBN E-Pdf : 978-2-89809-084-4
ISBN E-Pub : 978-2-89809-085-1
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque et Archives du Canada
Dépôt légal papier : 1er trimestre 2020
Dépôt légal E-Pdf : 4e trimestre 2020
Dépôt légal E-Pub : 4e trimestre 2020
Corrections grammaticales: Éditions du Tullinois
Illustration de la couverture :Mario ARSENAULT -Tendance EIM
Imprimé au Canada
Première impression :Février 2020
Nous remercions la Société de Développement des Entreprises Culturelles du Québec (SODEC) du soutien accordé à notre programme de publication.
SODEC-QUÉBEC
À madame Marie-Claude.
Tu m’as tellement aidée à écrire !
Sans toi, je ne serais pas encore rendue là.
Merci beaucoup pour ton aide.
Cette histoire a commencé dans un petit village nommé Val-Brillant. C’était un endroit magnifique, situé entre lac et montagnes au cœur de la Matapédia, où vivaient plus de mille personnes.
Au centre du village s’élevait l’église, appelée Saint-Pierre-du-Lac, faisant face au lac Matapédia. Son architecture présentait une ouverture en arc brisé, des contreforts, des pinacles et des flèches. À l’intérieur, reposait un vieil orgue acquis par les fidèles en 1913.
Cependant, le petit peuple croyait beaucoup en Cupidon, le dieu de l’Amour, habituellement représenté sous les traits d’un chérubin ailé et muni d’un arc et de flèches qui lui servent à propager l’amour. Fils de Vénus et de Mars, il est aussi assimilé au dieu grec Éros.
Tout le monde était joyeux dans ce paysage tranquille. Les jardins étaient remplis de gros légumes et les enfants apprenaient bien à l’école.
Un vieil homme nommé Fernand y vivait également. Aîné d’une famille de douze frères avec qui il avait vécu durant plusieurs années, il habitait désormais une petite maison de pierres et de bois, légèrement éloignée des autres habitations du village. Certaines personnes l’appelaientle vieux sage, ce nom provenant de ses multiples connaissances.
Un jour, alorsque Fernand chauffait son poêle à bois, on frappa violemment à sa porte. Le grand homme, qui recevait rarement des visites, ouvrit timidement la porte en marmonnant un faible « oui ». Mais le visiteur ne répondit pas. Il bouscula Fernand pour aller s’asseoir près du feu, sur une vieille chaise berçante qui craqua sous son poids. Le vieux, intrigué, approcha une chaise et s’assit devant lui. Il l’examina de près, s’attardant à tous les moindres détails.
Ce mystérieux personnage était dissimulé sous une grande cape, et son visage, caché derrière un large capuchon. Fernand ne pouvait rien voir d’autre que cette longue pèlerine.
— On m’a dit que tu étais le grand sage du village, annonça l’étranger d’une voix forte, mon maître m’envoie t’avertir de l’arrivée prochaine-ment d’un second Cupidon.
— Mais… c’est formidable ! Il y aura deux fois plus d’amour dans le monde ! se réjouit le vieux.
— Je ne m’exclamerais pas aussi rapidement, à ta place.
— Pourquoi cela ? s’enquit Fernand.
— Certaines choses paraissent attrayantes, mais ne le sont pas nécessairement.
— Pourquoi dites-vous cela ?fit le vieux, perplexe et impatient.
Avant même de répondre, l’étrange visiteur sortit de la pauvre maisonnette, laissant Fernand seul et bouleversé.
Fernanddécida donc de se détendre en allant se promener dans le village. Il avait besoin de sentir la bonne odeur de la nature. Certains bruits, comme les petits oiseaux qui chantaient ou le vent qui sifflait en traversant les arbres à toute vitesse, attiraient son attention. Alors qu’il marchait dans le champ voisin, il aperçut une grande dame et sa fille qui lui étaient inconnues. La mère portait une chemise blanche et une longue jupe rouge pourpre. Ses cheveux étaient coiffés en un chignon serré. Elle tenait fermement la main de sa jeune fille qui, elle, laissait flotter ses longues boucles d’ébène au vent. Vêtue d’une simple tunique rose et de légères ballerines, elle gambadait à côté de sa mère qui marchait d’un pas décidé. Ces deux femmes, qui avançaient vers le vieil homme, lui rappelaient l’époque où sa mère et lui partaient chaque samedi matin vers le marché public. Il n'était pas rare que quelques-uns de ses frères les accompagnaient, mais, la plupart du temps, Fernand allait seul avec sa mère chercher de bons légumes pour nourrir toute la famille.
Le grand sage s’ennuyait de ces beaux moments passés avec elle. Ébloui par tant de beauté et de souvenirs, il considéra avec regret ses pauvres habits : une vieille chemise couleur indéfinissable, usée par le temps, et un jean bleu pétrole, démodé. Ses courts cheveux gris en bataille lui donnaient un air pitoyable. Il avait de grands yeux clairs, ce qui le rajeunissait un peu. Alors que les deux femmes arrivaient tranquillement à sa hauteur, il leur dit poliment :
— Bonjour, Mesdames. J’ai récemment entendu parler de l’arrivée d’un second Cupidon. J’ai décidé de vous en informer, car vous pourrez sûrement m’être de bon conseil pour juger si cela est une bonne nouvelle.
— Mais, Monsieur, comment pouvez-vous douter de cela ? s’exclama la mère.
Sa fille laissa échapper un petit son aigu en signe de contentement.
—
