Les Kami de Maelia - Barco - E-Book

Les Kami de Maelia E-Book

Barco

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Beschreibung

Les Kami de Maelia vous plongent dans un monde fantastique, poétique et esthétique. Maelia représente l'âme d'une Cité millénaire dont on dit qu'aucune pierre précieuse ne possède autant de beauté. Apparaissant d'abord animale puis divine dans le corps d'une femme, Maelia est souvent imperceptible à l'oeil nu. Mais le danger est partout, il se terre, il vandalise ce qui est sacré. Face à cette menace, Maelia en appelle à ceux qui, humains ou kami visibles ou invisibles, veillent sur la Cité et jette toutes ses forces contre le cours des choses. La reconquête de la Cité de Maelia passe par la recherche d'un Mémoire disparu depuis la fin du XXe siècle. Qui sont ces forces millénaires conscientes et inconscientes qui s'espionnent et s'entretuent ? Qui détient le Mémoire disparu ? Qui peut aider Maelia dans son projet de reconquête ? La Cité millénaire existe-t-elle vraiment ? L'auteur et le lecteur se retrouvent embarqués dans une aventure dont ils ne ressortiront pas indemnes.

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Seitenzahl: 138

Veröffentlichungsjahr: 2019

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Sommaire

Prélude

Chapitre 1 La rue aux Anglais

Chapitre 2 La Carpe et le Mandarin

Chapitre 3 Les kami immortels

Chapitre 4 A terra perdida

Chapitre 5 In illo tempore

Chapitre 6 Naissance et devenir de toute chose

Chapitre 7 L’empire du Beau

Chapitre 8 La fable des Aberrants

Chapitre 9 La Reconquista

Chapitre 10 Le Mémoire de la Reconquête

Chapitre 11 Heritage

Couverture: Jean-Jacques Pradier, Etude pour "Léda et le cygne" 1850, crayon de graphite, Musées d’art et d’histoire, Ville de Genève, Cabinet d’arts graphiques, no inventaire 1852-0044

Prélude

Rien n’est inventé, sauf l’idée empreinte d’Esthétisme, défendue ici. Un récit émaillé de courants d'idées, d’inspirations ou de références textuelles auxquelles il est rendu hommage avec complaisance, sans affectation de vertu, puisque fruits de recherches dans l’espace littéraire et artistique. Les réflexions de philosophes, d’écrivains, de poètes, de peintres, d’architectes, d’artistes, de maîtres bâtisseurs ou d’autres créateurs de toutes natures… sont le gisement sur lequel le court récit esthétique, poétique et fantastique du combat de Maelia s’est appuyé, étayé par ces idées réunies qui méritaient elles aussi d’être à nouveau partagées.

Le cerveau collectif de Maelia résulte des efforts de Platon, Buson, Bashô, Saint Augustin, Pacioli, Hugo, Chateaubriant, Hegel, Kant, Vitruve, Pythagore, Vinci, Sitte, Hemingway, Eco, Choay, Clair, Gauguin, Sun-Zi, Sôseki, Linhartovà pour sa poésie, Herbert pour son essai sur les kami si proches de nos esprits des lieux.

Avertissement d’ordre orthographique : Le mot japonais Kami utilisé est volontairement non conjugué : en effet un mot japonais n’a ni genre (masculin-féminin) ni nombre (pas de singulier ni de pluriel).

Chapitre 1

La rue aux Anglais

Mille ans avaient sonné et j’entrais pour la millième fois au moins dans la rue aux Anglais. Toujours dans le même sens, comme un rituel, de l’est vers l’ouest, en suivant la petite bise qui s’y engouffrait à chacun de mes passages.

Ce jour-là, c’était un vingt-deux août, l’atmosphère était différente. Malgré un soleil d’été rayonnant, il régnait comme un sentiment de pression nerveuse mêlé à celui de défi surnaturel.

J’étais debout à l’entrée de la rue. L’air était pesant, lourd et chaud, mon cœur battait comme une houle, j’avais le souffle clair et vibrant mais je sentais mes pupilles se dilater, comme si je m’apprêtais à faire face à l’inconnu.

La rue qui m’entourait de toute son épaisseur n’était pourtant pas menaçante, mais elle devenait compacte, presque taillée dans la pierre. Le degré d’agitation restait cependant adapté à la situation et ne me perturbait pas au-delà de la petite baisse de tension qui m’avait immobilisé l’espace d’un instant.

- « La solitude, la chaleur de l’été, rien d’autre ».

J’avais déjà parcouru les hauteurs clairsemées de la ville, avant de rejoindre les abords de la rue aux Anglais dont les mailles resserrées du tissu environnant me confirmaient que j’entrais dans le cœur de la Cité.

Je m’engageais seul sur les pavés brûlants de la rue, le blanc des murs irradiait et les murs étaient nus sous le ciel bleu azur.

Il régnait un silence d’été accompagné du bruit frais du vent et le frôlement de mes pas faisait presque vibrer le silence.

La rue aux Anglais était longue de quelques dizaines de mètres à peine et l’entrée intriguait dès les premiers pas. Son tracé incurvé, comme ménagé dans l’épaisseur d’un mur massif, m’empêchait d’apercevoir sa fin, comme si j’entrais dans un couloir sombre et étroit dont la porte d’entrée se refermait derrière moi sans avoir laissé le temps de repérer s’il y avait une issue à l’autre extrémité.

En dehors du rai de lumière bleue broyée et dégradée déployé par le ciel entre les crêtes de toits au-dessus de ma tête, la rue n’offrait pas d’autre salut.

Je n’imaginais pas un instant céder au stress et battre en retraite, un peu de courage ne nuisait pas, et entre la fuite ou l’affrontement, je choisissais le combat.

Au fur et à mesure que j’avançais et remontais la rue flanquée de bâtisses moyenâgeuses édifiées en enfilade, la couleur du ciel s’éclaircissait jusqu’à disparaitre dans un éclat brillant de lumière.

Le ciel et l’air devenaient d’une clarté transparente et je me retrouvais mystérieusement enclavé entre les murs harmonieux d’une époque médiévale et ceux austères d’une époque anciennement moderne. Peu à peu mes poumons se teignaient du bleu du ciel et l’artère s’évanouissait sous mes pas.

La rue était un passage étroit, une voie courbe, encadrée à gauche d’un versant ensoleillé composé de façades alignées, colorées, presque lumineuses, animées de portes anciennes, de fenêtres sans volets, d’encorbellements et de colombages plusieurs fois centenaires ployant sous le poids des ans. A droite, le versant ombré, était paré de longs murs plus austères qui se poursuivaient vers le lointain, et dont la ligne de fuite ignorait le haut et le bas, le devant et l’arrière, comme si ce long pan de murs cachés et déformés me tournait le dos et se terminait en enfer.

Plus je suivais le contour anguleux de la rue, plus la ligne de la courbe se révélait à moi, du moins le croyais-je, car depuis mille ans il en allait tout autrement.

La rue empruntait le tracé sinueux d’enceintes de plusieurs siècles, et conservait une atmosphère mélangée des vents et des éclats de tonnerre des périodes de combats sur les murailles ou du sang des bêtes tuées devant les étals des bouchers qui élevaient leurs animaux dans les rues.

Les pans de bois bruns ou rouges rappelaient à la fois les feuilles mortes, l’automne, le mystère de la vie et la couleur du feu, du sang et des secrets. Les parements de bois des colombages zébraient les murs blancs qui se reflétaient dans une variation de matité et de brillance à la charnière du visible et de l’invisible.

J’étais captivé par ces tonalités angoissantes, mes facultés mentales et physiques étaient mobilisées et j’entrais de façon irréversible en état de lucidité silencieuse et de vigilance.

J’apparaissais alors entre ces deux blancheurs de murs, un peu comme un candidat tout habillé de blanc soumis au rite du passage et qui allait changer de condition.

Rechargé de cette énergie, je remontais lentement la ruelle lorsque tout à coup un mouvement de masse d’air chaud me rasait le visage, me tailladait l’oreille, et disparaissait en trombe en sifflant des mots que je traduisais inconsciemment, presque instinctivement au fil des froissements d’air et d’ailes et où s’entremêlaient – « … le commencement et la fin… », comme une sorte de message subliminal et énigmatique qui m’informait du présent, du passé et du futur, « ce qui est, ce qui fut, ce qui sera…».

Tout à coup mille alouettes blanches traversèrent la ruelle d’un seul coup d’ailes en chantant comme pour annoncer la présence d’un invisible esprit qui voulait réveiller la rue endormie. Je n’avais pas eu le temps de les apercevoir qu’elles avaient déjà repris très rapidement leur envol vers le ciel.

L’effluve flottant laissé par le vol des alouettes me rappelait les notes semi-ambrées fleuries déjà ressenties lors de mes précédentes traversées. C’était la même bise du commencement de la rue que je retrouvais à chacun de mes passages, mais cette fois avec une note de fond un peu plus persistante.

Ce passage turbulent était une expérience fantastique où je devais à la fois en une fraction de seconde -au risque d’y perdre quelque chose de mon âme-, parvenir à maîtriser les effets de la déformation, saisir les aspects contradictoires du monde, la présence des nuages et du soleil élevé au-dessus de l’horizon et maintenir mes pieds sur terre.

- « Le charme d’une partie permet de deviner la qualité de l’ensemble » me disais-je en pensant au proverbe d’un vieux sage japonais.

Ce petit jeu des humeurs de la saison d’été me frappait comme si une sorte de génie des lieux m’interpellait peut-être pour m’inviter à le suivre plus loin dans la découverte de la Cité, ou l’aider dans la recherche d’un trésor caché ou disparu.

Il ne me restait plus que quelques pas à faire. L’harmonieuse courbe de la rue, l’ordonnancement ancien des façades, l’esthétique des matériaux, les traces de l’histoire, le poids des siècles que supportaient les poutres courbées des vieilles habitations, ne me laissaient ni insensibles ni sans une certaine envie de plonger encore un peu plus loin dans cette voie donnant peut-être accès à un autre monde, là où la beauté s’incarnerait dans la réalité.

Ma très furtive traversée de la rue aux Anglais m’avait propulsé au cœur d’un champ d’influences qui relevait d’une pulsion fantastique plus que de la contemplation paisible des jeux de l’ombre et de la lumière des rayons du soleil à son zénith.

Mais avant de quitter l’endroit, je ne pouvais m’empêcher de me retourner une dernière fois et de repenser à ce tourbillon si particulier que je venais de traverser. L’esprit qui animait la rue s’était découvert au terme d’un long cheminement, mais sans véritablement se dévoiler.

- « Je reviendrai éclaircir ce mystère » pensai-je tout haut, un peu troublé.

L’extrémité de la rue débouchait en pleine lumière droit sur une petite place hors du temps, éclairée, lumineuse, d’une beauté inouïe. Elle jaillissait comme une source de chaleur, ses traits infaillibles frappaient le cœur, son rire caressant et sa gaieté attiraient sur elle tous les regards. La sensualité médiévale de la place se confondait avec les délicieuses descriptions de beautés féminines dans les chants estudiantins ou les compositions poétiques d’un autre âge.

La puissance brusque de l’émotion subjuguait et figeait le visiteur pour l’éternité. Ici régnait la paix. L’éclat doré des rayons du soleil, distillait une douceur pareille à un rayon de miel. La sensualité des lieux causait un agréable égarement, la sérénité des murs, l’éclat doré des façades, l’atmosphère plus blanche que le lis me faisaient soupirer. La belle Place offrait avec grâce le plaisir de ses caresses étranges et de ses baisers redoutables, comme si des sirènes échappées d’on ne sait quelle proue de navire donnaient sans fard au passant envoûté, les gages d’un amour primitif quasi stylistique.

Derrière les sourires des anges aux yeux d’amende, les façades exposaient d’autres sculptures et bas-reliefs assortis de pattes de lions, de serres d’aigles, de pieux pélican de l’antiquité, de tête de sanglier ou de cornes de bœuf comme pour montrer que toute la beauté des lieux était sous bonne garde. La plénitude des lieux permettait de contempler de véritables œuvres d’art et même de les comprendre.

Face à moi, un bœuf sublime et colossal à grandes cornes était allongé sur ses quatre pattes recourbées sous le corps. A son tour il me contemplait. Le flanc droit contre le mur, l’autre offert au soleil, le cou tendu, la tête redressée et fière était tournée vers moi.

Il avait une allure élégante et impassible et semblait naturellement jouir d’une immortalité divine comme ces bœufs sacrés d’Inde que les passants n’osent déranger. Ce bœuf sculpté statufié avait dans son attitude un air de détachement et de douceur qui évoquait la contemplation.

Aucun signe d’agressivité, il présentait une nonchalance paisible, douce, calme et même reposante qui laissait penser que je pouvais continuer mon chemin en toute sérénité, sans risquer de l’offenser.

Malgré la distance qui nous séparait entre deux extrémités de la place, je ressentais comme une affinité de pensées.

Le bœuf n’émettait aucun son, mais je l’entendais murmurer, il me parlait recto tono comme s’il communiquait à distance, dans un style psalmodique. Sa queue fouettait l’air, son œil clignait à cause du soleil et son cou se tordait jusqu’à ce que ses deux yeux se plantent droit dans les miens. Ses cornes paraissaient invincibles, sa figure marquait la force et la puissance.

- « Mais que chantes-tu si haut perché sur ton piédestal ? lui demandai-je à haute voix. Qui es-tu, un bœuf mythique protecteur des anges ? Voilà qui est bien étrange » ?

- « Il n’est pas étonnant que je chante… », je n’ai plus éprouvé ni paix ni le moindre repos, depuis que j’ai rencontré l’esprit des lieux, à qui je ne puis résister. Maintenant que tu m’entends, acceptes que je me confie à toi et va vers lui en sorte que tu l’écoutes ».

L’intervention de ce bœuf dans le monde des humains n’avait pas manqué de me surprendre, tous mes esprits s’étaient enfuis, en fuite et en déroute, d’autant que l’inédite et labyrinthique expérience de la rue aux Anglais était encore très proche.

Je reprenais lentement mes esprits. La place était animée. Le soleil d’août chauffait les murs rougis par les rayons. La pierre de granit blond renvoyait tous ces reflets au centre de la place et la chaleur de l’été m’enivrait.

Tous les traits de la beauté des places étaient réunis : les décors sculptés, la richesse des façades, et ce profond amour de l’art qui avait subsisté. Le génie et le sens naturel et artistique des Maîtres du passé avaient fait naitre des merveilles que des errements modernes du vingtième siècle avaient trop souvent trahies.

Je poursuivais mes déambulations dans la ville. J’avais suivi les conseils du vieux bœuf qui du bout de son museau m’avait invité à prendre la rue des ponts qui descendait vers le nord et le grand bras de la rivière. La rue pavée de grès rose conduisait sinueusement vers la rivière. Dans cette chaleur estivale, un peu d’air et d’embruns me rafraichissaient.

La rue des ponts était agréable. Hormis quelques façades dénaturées derrière lesquelles on devinait une ossature et une structure architecturale noble, l’ensemble était authentique. Le lieu semblait lui aussi chargé d’histoires et d’influences, mais le charivari sourd et lointain de la rivière d’en bas ne laissait pas le temps de rêver et contribuait à égailler l’atmosphère plus légère que celle de la rue aux Anglais.

La voie pavée démarrait sur la place au pied de l’Eglise. Un monument de pierres, de vitraux colorés et fragiles, de portes rouge-sang elles-mêmes monumentales, de rosaces sculptées, de flèches de schistes bleu profond, et d’ardoises bleues irisées. L’église était édifiée sur un lieu sacré, une source antique. Avant même la naissance de la ville, la source vive des lieux attirait les premiers hommes de passage et plus tard les pèlerins. Des premiers cultes primitifs jusqu’aux murs moyenâgeux de l’église, la source avait toujours été protégée et le seigneur des lieux, gardien du temple, veillait aujourd’hui encore sur la source sacrée.

Je l’avais pourtant souvent croisé cet homme à longues moustaches épaisses tombantes et soigneusement ciselées, mais je ne l’avais jamais autant remarqué que ce jour-là. Son visage de Gaulois fin et élégant aux yeux allongés, aux lèvres finement dessinées, encadré d’une chevelure lisse et longue, lui donnait fière allure.

L’homme avait l’âge de la virilité, celui où on laisse pousser ses cheveux.

Le privilège des cheveux longs était un signe de puissance, voire une marque de qualité aristocratique ou royale, ou tout simplement un signe distinctif des Celtes indépendants et libres qui ont envahi une partie de l’Europe. Celui-ci avait pris grand soin de sa chevelure peignée voire tressée. Ses yeux devaient être bleus perçants avant qu’ils ne perdent leur couleur, mais son visage dégageait une force spirituelle quasi céleste. Un art parfait.

Sa présence à hauteur d’homme ne le rendait pas tout puissant, mais il semblait avoir des pouvoirs tels qu’il pourrait presque dispenser des bénédictions autant que des sanctions aux gens sur terre.

- « Il semble recueillir dans son masque toute l’énergie de l’espace, il transcende le lieu » remarquai-je avec un curieux sentiment d’étrange.

J’étais captivé par ce portrait hypnotique et transcendant sculpté dans une pierre noire lui conférant une présence quasi surnaturelle et héroïque à laquelle il ne manquerait que le bâton et une armure pour devenir gardien protecteur de ces lieux pleins de mystères ?

Je poursuivais mon chemin, entre maisons à pans de bois colorés, ou masqués derrière une vieille patine. Les échoppes d’un autre temps avaient laissé place aux épiceries d’aujourd’hui, mais je notais un peu de désuétude, d’oubli, voire d’abandon derrière les fenêtres désertes.

- « L’esprit était là, invisible, un peu comme l’ibis à aigrette qui semble commun aux hommes et aux dieux », et je me demandais bien où tout cela allait me mener.

La rue avait conservé les caractéristiques et les couleurs de l’âge sombre du moyen-âge, et les sculptures miniatures accrochées aux façades n’avaient pas perdu les traces de la pleine lumière ni les couleurs pures qu’elles avaient revêtues à l’origine.

Je passais aussi devant cette bâtisse aux allures de petit manoir androgyne que j’avais visité de fond en comble il y a une vingtaine d’années. La pierre avait conservé une odeur d’homme.