9,99 €
Extrait : "Dans le siècle où nous vivons, l'indépendance est un des premiers besoins de la vie, et les révolutions qui se sont succédé ont laissé tant d'hommes incertains sur leur avenir, surtout parmi ceux qui occupaient des emplois dans le gouvernement, que chacun a cherché à donner à ses enfants un état qui le mît à l'abri des revirements de fortune. Ajoutez à cela l'ambition qu'ont les parents de donner à leur fils un état qu'ils considèrent comme plus relevé que le..."
À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN
Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de qualité de grands livres de la littérature classique mais également des livres rares en partenariat avec la BNF. Beaucoup de soins sont apportés à ces versions ebook pour éviter les fautes que l'on trouve trop souvent dans des versions numériques de ces textes.
LIGARAN propose des grands classiques dans les domaines suivants :
• Livres rares
• Livres libertins
• Livres d'Histoire
• Poésies
• Première guerre mondiale
• Jeunesse
• Policier
Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:
Seitenzahl: 29
Veröffentlichungsjahr: 2015
Paris, ou le Livre des Cent-et-Un publié en quinze volumes chez Ladvocat de 1831 à 1834, constitue une des premières initiatives éditoriales majeures de la « littérature panoramique », selon l’expression du philosophe Walter Benjamin, très en vogue au XIXe siècle. Cent un contributeurs, célèbres pour certains, moins connus pour d’autres, appartenant tous au paysage littéraire et mondain de l’époque, ont écrit ces textes pour venir en aide à leur éditeur qui faisait face à d'importantes difficultés financières… Ainsi ont-ils constitué une fresque unique qui offre un véritable « Paris kaléidoscopique ».
Le présent ouvrage a été sélectionné parmi les textes publiés dans Paris ou le Livre des Cent-et-Un. De nombreux titres de cette fresque sont disponibles auprès de la majorité des librairies en ligne.
Dans le siècle où nous vivons, l’indépendance est un des premiers besoins de la vie, et les révolutions qui se sont succédé ont laissé tant d’hommes incertains sur leur avenir, surtout parmi ceux qui occupaient des emplois dans le gouvernement, que chacun a cherché à donner à ses enfants un état qui le mît à l’abri des revirements de fortune. Ajoutez à cela l’ambition qu’ont tous les parents de donner à leur fils un état qu’ils considèrent comme plus relevé que le leur, et vous vous expliquerez pourquoi nous voyons maintenant tant d’avocats et tant de médecins.
Il devait aussi résulter d’un tel encombrement dans ces deux professions un assez grand nombre d’incapacités. Tel eût fait un bon cultivateur, un bon manufacturier, un excellent industriel, qui s’est fait mauvais avocat ou mauvais médecin, parce qu’aucun goût bien prononcé ne l’a porté à choisir la profession vers laquelle on l’a poussé.
Heureusement que le contraire a souvent lieu, et que jamais époque n’a été plus féconde que la nôtre en médecins savants : les progrès de la science, la rivalité et la concurrence qui excitent l’émulation, ont dû amener ce résultat.
Voyons donc ce que devient cet essaim de jeunes docteurs que la Faculté de Paris verse chaque année dans la capitale.
D’abord occupons-nous de ceux qui sortent des hôpitaux civils. Ce sont, en général, les plus instruits ; c’est au concours qu’ils ont obtenu les titres d’externes et d’internes, et quelquefois d’élèves de l’école pratique. C’est à ces titres qu’ils doivent le privilège d’acquérir au prix de leurs veilles, d’un travail opiniâtre et d’un services assez dégoûtant dans le début, des connaissances médicales d’autant plus étendues que, passant chaque année d’un hôpital dans un autre, ils assistent aux leçons théoriques et pratiques de ce que Paris possède de plus distingué en médecins. Chaque médecin expose ses théories et en fait l’application au lit des malades. C’est à l’élève à choisir celle qui lui paraît la meilleure, et à ne pas se laisser entraîner dans de fausses routes.
