LOOKING FOR IGGY - Jeanne Busnel - E-Book

LOOKING FOR IGGY E-Book

Jeanne Busnel

0,0
1,49 €

-100%
Sammeln Sie Punkte in unserem Gutscheinprogramm und kaufen Sie E-Books und Hörbücher mit bis zu 100% Rabatt.

Mehr erfahren.
Beschreibung

Après une tournée aux côtés des Stooges en 2013, Iggy Pop remonte sur scène à l'occasion de la sortie de son nouvel album Post Pop Depression. En France, un concert unique est annoncé à Paris le 15 mai 2016 au Grand Rex...Quand un petit pois part à la recherche d'une rock star avec laquelle il a partagé ses heures glorieuses...

Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:

EPUB

Seitenzahl: 26

Veröffentlichungsjahr: 2018

Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



LOOKING FOR IGGY

Pages de titreChapitre 1Chapitre 2Chapitre 3Chapitre 4Chapitre 5Chapitre 6Chapitre 7Page de copyright

Looking for Iggy

(A la recherche d'Iggy)

Jeanne Busnel 

Chapitre 1

- Les garçons, pouvez-vous dire à votre père de la mettre en sourdine ? 

La gousse avait été aménagée avec goût. Suffisamment spacieuse pour y accueillir une grande famille. C’est ici que Mary et Edward vivaient sous la bienveillance d’un jardinier qui couvait ses semis comme le lait sur le feu. Au troisième rang, en partant de la cabane à outils, une lignée de petits pois si sucrés au goût que le jardinier prenait un malin plaisir à les croquer comme des bonbons. Plantée au début de ce rang, une petite ardoise sur laquelle était écrit : « Pois à rames à grain ridé – variété Téléphone à rames». Cette année là, le printemps avait été précoce. Dès potron-minet, le jardinier sortait pieds nus dans l’herbe tendre et mouillée. C’était un grand échalas aux longs cheveux fins ramassés dans une queue de cheval. Il portait un caleçon argenté moulant ses fesses pommelées et le reste avec. Sur son torse, un débardeur en charpie. Sur son épaule, un tatouage qu’Edward n’avait jamais réussi à identifier. Comme chaque matin, avant de se rendre à son potager, le jardinier pratiquait sa rituelle salutation au soleil. Il enchainait les postures de yoga, s’inclinant avec la souplesse d’un roseau face au soleil levant. Son hommage rendu, il prenait ses outils et allait rendre visite à  ses semis. Pour faire pousser ses légumes, le jardinier avait son truc. Il s’adonnait au twerk, cette danse sensuelle venue d’Afrique. Muni d’un casque sur les oreilles qui envoyait une telle décharge de décibels qu’elle en faisait parfois trembler les antennes des escargots et les ailes des papillons, le jardinier se déhanchait, secouant les fesses lascivement. La méthode était peu orthodoxe. Mais elle était efficace. Très rapidement tout ce petit monde avait commencé à sortir de terre. L’une des gousses s’était enflée plus que les autres. C’est ici que la famille « Téléphone à rames » avait élu domicile. Mary et Edward avaient eu quatre fils, John, George, Paul et Ringo. La gousse aurait pu accueillir d’autres enfants. Mary avait souhaité s’arrêter là. Quatre sauvageons additionnés d’un père excentrique qui n’en fichait pas une rame, c’était suffisant.

- Vous m’entendez ? Dites à votre père de débrancher sa sono. Sinon, je fais sauter les plombs. Cela devient infernal dans cette maison.

Mary pouvait crier autant qu’elle voulait. Paul et John étaient encore sortis. Ringo et George dormaient. Edward continuait à taper comme un sourd sur sa batterie. En son temps, il avait été un batteur émérite. Edward avait fait partie d’un groupe qui avait connu son heure de gloire : Les « Four Peas ». Parmi les groupies du groupe, Mary. La première fois qu’elle avait assisté à un concert des « Four Peas », elle s’était évanouie devant la beauté fatale de ce grand musclé. Il portait un débardeur troué, laissant apparaître sur l’épaule, un tatouage qui ressemblait à un gros lézard avec des épines. Edward était beau comme un dieu. Lorsqu’elle vit ce visage d’Adonis se pencher sur elle à son réveil, Mary s’était dit qu’il était bon de rêver.

- Oh ma mignonne ! On se réveille !

Mary entrouvrit un œil, puis le deuxième. Devant elle, un rêve. De crainte de le voir disparaître, elle referma les yeux.