Lunar Corp - Céline Thomas - E-Book

Lunar Corp E-Book

Céline Thomas

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Beschreibung

Bienvenue sur le canal ZB129, l’exutoire radiophonique de Pierre Hozier, Agent des transports en disgrâce. Suivez ses aventures déjantées et complètement improbables dans les rouages de la Lunar Corp, société de transport interstellaire au rabais. Attendez-vous à du bien lourd, du bien gras ! Dans cet opus, arpentez les couloirs d’un vaisseau de croisière mystérieusement déserté ; et pour le dessert, vivez une enquête en immersion dans un des moins prestigieux bars à poules de la galaxie. Ça va déboîter sévère !


À PROPOS DE L'AUTEURE


Céline Thomas vit dans le nord-est de la France avec ses deux enfants.
Passionnée de littérature de l'imaginaire depuis son plus jeune âge, elle a toujours écrit. Des poèmes, puis des textes musicaux.
Elle s'est ensuite lancée dans l'écriture de fiction, ce qui s'est avéré être une véritable révélation pour elle. Depuis, elle ne s'arrête plus d'écrire.


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Seitenzahl: 51

Veröffentlichungsjahr: 2021

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Céline Thomas

 

 

Lunar Corp

 

 

 

 

 

Céline Thomas est née en 1983 dans le nord-est de la France, où elle vit toujours avec ses deux enfants. Passionnée de littérature de l'imaginaire depuis son plus jeune âge, elle a dévoré un nombre incalculable de romans SFFF. Elle affectionne, d'ailleurs, tous les médias du genre, du cinéma aux séries TV, en passant par la BD et les jeux vidéo. 

Elle a toujours écrit. Des poèmes, enfant et adolescente, puis des textes musicaux. Elle s’est ensuite lancée dans l'écriture de fiction, ce qui s'est avéré être une véritable révélation pour elle : elle avait véritablement trouvé sa voie. Depuis, elle ne s'arrête plus d'écrire. 

Le milieu de l'édition la séduisant de plus en plus, elle a travaillé quelques temps en tant que directrice éditoriale et correctrice pour les éditions Lune Écarlate et L'Ivre Book. Elle a, ensuite, créé sa propre maison d'édition, Nutty Sheep, qui promeut l’originalité en littérature SFFF francophone.

 

 

Bibliographie

 

« Skitswish » aux éditions Nutty Sheep

 

Anthologies

 

« Dimension Rock » aux éditions Rivière Blanche

 

 

 

Table des matières

1. Gastronoboat

2. Viagrados

3. Widox

4. À poil dans la caravane

5. Lunar Blues

6. Krobinouze

7 : Marlène de verre

8. Anguille sous cloche

8. La fin du haricot

Fin alternative 1 : Vengeance !!!!

Fin alternative 2 : Du cul, du cul, du cul !!!!

Fin alternative 3 : La nuit porte cochère

 

 

 

1. Gastronoboat

 

Journal de bord de l’agent des transports Pierre Hozier, 25 juillet 2063, 9 heures

 

Nous allons enfin embarquer à bord du vaisseau. Le Gastronoboat. Ce nom me faisait déjà frémir lorsque je l’ai découvert le jour de la cérémonie d’inauguration : un pince-fesses dégueulasse, dégoulinant de mondanités surannées. J’ai bien dû vomir au moins trois fois dans la soirée. Mais, passons. Ou plutôt, revenons-y une seconde : quand je dis frémir, je veux bien dire de dégoût, cela s’entend. À présent, mon sentiment serait plutôt de l’ordre de l’effroi…

Notre navette a déjà appareillé il y a une heure, le temps pour nous de rassembler le matériel nécessaire. Mais nous sommes fin prêts. Je reprécise que j’ai été mandaté par le Bureau pour enquêter sur la disparition soudaine de l’équipage. Près de deux mille passagers, évaporés dans l’espace en une seule nuit, rien que cela ! Une première pour moi. Autant dire que ce genre d’investigations spectaculaires ne fait pas partie des missions merdiques dont je suis chargé habituellement. Il est bien entendu que cette députation-suicide débarrasse le Bureau à la fois d’un agent en disgrâce et d’une affaire des plus embarrassantes. C’est ce qui s’appelle faire d’un Pierre deux coups !

Les auditeurs de ce journal, qui ne seraient pas sensibles à mon charmant humour, sont bien sûr dispensés d’écoute et peuvent quitter le canal. Il me semble que celui-ci ne me sert, d’ailleurs, qu’à jouir de ma propre compagnie.

Flic et Floc m’accompagnent (désolé, mais leurs noms sont absolument imprononçables). Deux sbires des forces spéciales russes, censés me servir de gardes du corps. Jusqu’ici, mon corps s’était très bien gardé tout seul, merci bien ! Quitte à piocher chez les Russes, j’aurais plutôt préféré deux de leurs jolies poupées… Mais je m’écarte encore du sujet.

Le Gastronoboat. Et dire que la pénible avancée technologique des colonies lunaires nous a conduits à ce résultat : le plus potable des navires spatiaux qu’ils aient jamais construits, utilisé pour trimbaler une bande de touristes aux goûts culinaires discutables. Enfin, en l’occurrence, il ne les trimbale plus. La traversée la plus médiatisée de ces dernières décennies qui tourne en eau de boudin ! On avait plus vu cela depuis le Titanic… J’espère, d’ailleurs, ne pas trouver trop de boyaux à l’intérieur.

Ah, tiens ! On a encore perdu quelques auditeurs ! Tu parles… Y en a-t-il au moins un pour s’intéresser à ce que je m’apprête à faire dans ce vaisseau fantôme ? L’affaire a été étouffée dans l’œuf et il n’y a plus personne pour s’intéresser à ce qu’il est réellement advenu de l’équipage. Personne, si ce n’est la Lunar Corporation, qui cherche à se faire indemniser par les compagnies d’assurance. On a fait croire à une implosion. Les effets spéciaux ont été du plus bel effet. Du grand spectacle ! Ça a pleuré dans les chaumières… Le temps de faire la paperasse pour les gratte-papier des assurances, le vaisseau est resté à l’abandon durant plus d’un mois. La Lunar espère que l’affaire sera rapidement expédiée et qu’elle pourra très vite récupérer son précieux navire (qu’elle remaquillera sous un autre nom, bien évidemment). Ah ! Je crois que je vais de nouveau gerber !

En tout cas, cela n’explique pas le mystère : deux mille passagers le soir et plus âme qui vive le matin. Le bio-scanner ne détecte plus aucune présence humaine et le vaisseau est resté intact, totalement hermétique. Les sas n’ont pas été ouverts de tout le voyage et on ne dispose d’aucune archive vidéo. Si je trouve le fin mot de cette histoire, ça sera le clou de ma carrière minable ! De quoi finir en beauté. Enfin, finir… Je parle au sens figuré ! Quoique…

 

25 juillet 2063, 13 heures

 

Nous avons exploré une partie du vaisseau. Je ne sais pas ce qui est le plus écœurant de l’étalage de pseudo-luxe des lieux ou de la mousse verdâtre qui recouvre le tout, du sol au plafond. Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? Jamais je n’avais vu et surtout senti une chose pareille. Un fumet à la fois piquant et pestilentiel me monte au nez jusqu’à en faire pleurer mes yeux. Essayez de vous figurer une flaque de vomi que l’on aurait saupoudrée de persillade ; le parfum doit donner à peu près cela. Un remugle de merde aux effluves vinaigrés ou encore un cadavre de trois jours farci à l’œuf pourri. Tout un poème ! Laissez-vous porter par mon lyrisme scatophile et imaginez… C’est fait ? Bon appétit ! Pour une croisière gastronomique, c’est le fin du fin ! Le début de la fin ou de la faim… À vous de voir et bienvenue dans l’espace !