Mon Offre - Guillaume Poggiaspalla - E-Book

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Guillaume Poggiaspalla

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Beschreibung

Vous n'avez jamais pensé que souscrire un abonnement internet pouvait être une aventure ? Ce compte rendu détaillé de mon épopée avec un fournisseur d'accès bien connu va vous faire changer d'avis. Dans ce qui aurait pu être une nouvelle, mais dont le contenu est absolument véridique, je raconte une histoire rocambolesque mais qui, j'en suis sûr, aura une résonance familière pour beaucoup de lecteurs ! De l'action (un peu), des rebondissements (beaucoup trop), du suspens (dont je me serais bien passé) et surtout beaucoup d'humour sont au programme de cette quête épique : celle de l'offre internet parfaite.

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EPUB

Seitenzahl: 38

Veröffentlichungsjahr: 2018

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Une histoire vraie

Prologue

En cette fin d'été, nous étions tout à notre joie de quitter la touffeur de notre ancien appartement, ainsi que cette place au clocher rassurant, désormais peuplée de jeunes en jogging ne faisant pas de sport.

La chance nous avait souri et nous allions aménager bientôt auprès d'une flore et d'une faune bien plus amicale. Des épreuves nous attendaient, nous le savions bien, mais nous les envisagions avec la confiance sereine du jeune missionnaire mormon envoyé à Montmartre exercé son joli prosélytisme tout neuf.

Bien sûr, nous allions devoir informer notre estimé prestataire de téléphonie, la Société Française du Radiotéléphone de notre déménagement. Il faudra renoncer à notre ancien numéro ce qui, je dois le dire, m’a permis de connaître un des rares moments où j'apprécie l’inefficacité de ma mémoire défaillante. Puisqu’après seulement 3 ans et demi d'usage, je n'avais bien entendu pas eu le temps de le retenir...

Chapitre 1 : L’arrivée

Letechnicien, envoyé gracieusement par SFR, fut d'un abord un peu bourru, goûtant fort peu l'obligation qui lui fut faite de tirer une rallonge à travers la pièce afin de nous permettre d'avoir la box dans notre salon, et pas sur ma table de nuit.

Car c'est cocasse, mais dans notre nouveau nid, la prise antenne TV est dans la chambre et celle-ci véhicule également l'autoroute de l'information planétaire, quoique sur une autre gamme de fréquence, plus élevée. Un détail qui aura son importance par la suite.

Sa gageure finie en grommelant, le cuistre brancha à la va vite le cube noir qui allait nous relier au monde et s'en fut, probablement soulagé d'en avoir fini avec un cas particulièrement « compliqué ». Le clignotement affiché par notre « boîte » ne durerait pas, m'a-t-il assuré, il faut juste le temps que le réseau soit synchronisé...

Mais le clignotement perdura. Et me voila au téléphone avec de charmants interlocuteurs, au verbe accueillant et à l’accent chantant, m'informant que ma ligne n'est en fait pas activée mais... qu'à cela ne tienne, dans quelques heures, tout sera rentré dans l'ordre.

Mais… le clignotement perdura. Et mes interlocuteurs cosmopolites furent bien forcés de constater que de liaison, il n'y avait point. Nous arrangeâmes alors un nouveau rendez-voustechnique.

C'est ainsi que je retrouvais mon as du bricolage, au moins aussi enjoué de me voir que lors de sa dernière visite chez le proctologue. Constatant avec expertise l'obstination de ma boite à clignoter, il fut bien obligé de se rendre dans les sous-sols afin de suivre le Fil. Ce Fil si fin, si ténu et pourtant si chargé de sens, tel le Fil de la Vie, celui de la destinée que les Parques tissent et coupent avec leur sévère intransigeance. Ce fil, disais-je donc avant d'être interrompu par moi même, qui manifestement... n'était pas branché où il le fallait...

Avec une dextérité approximative, et après avoir jonché le sol d'une impressionnante variété de détritus qu'il s'abstint avec professionnalisme de ramasser, il raccorda un câble anonyme à une prise anonyme, là où vivent les gerbes de câbles dans la plupart des immeubles, c'est à dire un recoin sombre au plafond du sous-sol.

Fier de son action et probablement soulagé d'avoir terminé son entraînement cardio de la journée (il a tout de même dû monter sur la dernière marche d'un escabeau que j’avais aussi dû lui fournir), nous retournâmes dans l'appartement pour constater que la box exprimait toujours son isolement et sa détresse par un clignotement que j'imaginais exaspéré. Mais c'était normal, m'assura-t-il, il fallait que le signal se synchronise.

Mais le clignotement perdura. Quelle ne fut pas la stupeur de mes conseillés d'outre-méditerranée quand ils constatèrent l'incroyable absence d'effet qu'eut l'intervention du technicien sur mon problème... Mais je ne devais pas m'inquiéter, mon cas serait dans la seconde transmis au service techniqueniveau 2 !

Coi d'un tel honneur, j'attendis de bonne grâce l'intervention de cette élite technique, de ces commandos des télécommunications. Néanmoins, au bout de 24h sans nouvelle, le doute me saisit. Au bout de 48, il m'habite. Las, homme de peu de foi que je suis, me voilà contacté sur mon mobile après que mes sauveurs eurent tentés de me joindre sur la ligne fixe de ma box. Dès le début, je sens que je n'avais eu affaire jusqu'ici qu'à du menu fretin. Le ton assertif avec lequel ils confirmèrent que j'habitais là où j'habitais, que j'étais bien né quand j'étais né, et que je portais bien mon propre nom m'a immédiatement rassuré. De même que les 5 minutes de silence après lesquelles le testniveau 2 a bien confirmé que je n'avais indubitablement, avec une absolue certitude de 100 %, aucun signal.

À mon immense surprise, ils décidèrent alors de m'envoyer un technicien. Afin de préserver l'amour-propre de leurs agents autant que ma propre sérénité, je suggérais subtilement qu'il soit différent des fois précédentes.