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Joé est le symbole de la femme moderne, belle, entourée de copines aussi folles les unes que les autres. Elle est le fantasme de tous les hommes qui la côtoient, mais elle est toujours célibataire. Par choix ou bien a-t-elle une maladresse insurmontable avec les hommes ? Son emménagement dans ce superbe loft va -il-enfin changer sa vie ? Ce bruit dérangeant qui va la pousser à taper à la porte de son voisin va-t-il être un tournant dans son célibat ? Cet homme va être à la fois l’homme le plus sexy qu’elle ait jamais vu et la personne la plus insupportable qu’elle ait jamais croisée. Mais rien n’est jamais simple dans la vie de Joe. On aurait pu facilement imaginer qu’une belle histoire allait naître entre eux. Mais tous les deux sont fiers et têtus, et qui plus est, Joe va de maladresses en maladresses ; vont-elles éteindre au fur et à mesure cette idylle naissante…ou pas.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Aiden Mathis - Auteure qui signe son premier roman en France.
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Seitenzahl: 355
Veröffentlichungsjahr: 2020
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Mon voisin sexy
AIDEN MATHIS
-— Mmmmmmmhhh , qu 'est ce que je suis bien dans ma couette douillette . Je décolle un de mes yeux difficilement pour regarder l'heure qu'il est au réveil . Génial il n'est que 6 h du matin je vais encore pouvoir profiter de mon lit pendant une heure avant de retourner travailler. J'ai voulu prendre mon indépendance et me débrouiller seule sans ma mère et lui montrer que j'étais une adulte, cela faisait déjà deux ans qu'elle me payait mon studio d'étudiante et mes frais avec son seul salaire , il fallait bien qu'à un moment donné je grandisse un peu . Je m'étais donc mise à chercher un appart et un petit boulot pour payer les factures . J'avais par conséquent trouvé un poste fixe le week-end chez Jeffrey’s hot dog une chaîne de restaurant et m'étais inscrite dans une agence qui me proposait des missions d’hôtesse , femme de ménage , baby sitter, serveuse , un peu de tout quoi , ça. Ça me permettait de bosser après les cours la semaine ponctuellement . Alors les grasse mat’ c'était pour ainsi dire terminé et chaque minute de sommeil pour moi c'était sacré .Je replongeais dans les bras de Morphée satisfaite du temps qu'il me restait à profiter de mon oreiller . Quand soudain un bruit retentit à travers le mur , Je me levais alors d'un bond super énervée , qui était cet imbécile qui faisait un bruit pareil à 6 h 15 du matin ? Je mettais plusieurs coups avec mon poing sur le mur en criant :
— Mais qu’est-ce que c'est que ça !!!! Je m’excitais complètement paniquée par le sursaut que cela m'avait provoqué en me réveillant.
J’étais à deux doigts de la crise cardiaque ; j'étais sur le point de me rendormir. Le bruit venait de l'appartement d'à côté à priori , ce qui était bizarre puisqu' il était à vendre et par conséquent vide .J'allais mener ma petite enquête pour découvrir quel individu malpoli avait acheté le bien . On aurait dit que quelque chose était tombé ou s'était fracassé sur le sol . C’était un peu tôt pour faire du bricolage ou alors le nouveau propriétaire faisait du rangement.
" Mais ça va pas bien y'en a qui dorment il est 6 h 15 du matin " et là , plus rien silence complet .
La personne n'avait même pas la décence de répondre ou de s'excuser ce qui aurait été la moindre des choses , encore quelqu'un qui n'avait pas de savoir-vivre . Je me décidais à me recoucher mais le fait de m'être énervée à ce point m'empêcha de me rendormir. Du coup, après de multiples tentatives pour me rendormir, je me levais écœurée et me décidais à préparer les affaires que j'allais mettre avant d'aller déjeuner. Vu que j'avais le temps je me trainais jusqu'à la cuisine et me préparais un petit déjeuner digne de ce nom qui me ferait tenir jusqu' au déjeuner. Je sortais une poêle, des œufs et du bacon et me fit dorer des tartines, un petit jus d’oranges pressées pour compléter le tout. Si avec ça je pétais pas la forme je sais pas ce qu'il fallait faire. Ça rattraperais le début de matinée catastrophique et me remettrais d'aplomb pour la journée. Je pris tout mon temps et savoura ce que je m'étais concocté en pianotant sur mon smartphone.
Une fois rassasiée je me dirigeais sous la douche. Étant donné que j'étais très en avance vu mon réveil fracassant, je pris mon temps une fois de plus. Je me passais une crème pour le corps, brossais mes cheveux bruns qui m'arrivaient presque en bas du dos et me maquillais légèrement, un trait d'eye-liner, un petit coup de mascara et un léger gloss sur les lèvres. Bon, je me trouvais pas mal comme ça, en plus j'avais réussi par miracle à cacher les cernes que j'avais sous les yeux. En tout cas personne n'ira croire que c'était parce que j 'avais passé une nuit torride, j’étais une célibataire endurcie, j'étais loin d’être moche d'ailleurs, on me complimentait souvent. Mais c'est plutôt que j'avais le chic pour tomber sur des boulets ; les gars que je rencontrais c'était une catastrophe, j’étais passé par tout!!! le gros glandeur qui bossait pas et qui un jour venait s'incruster chez toi ou plutôt dans ton canapé et qui te demandait quand tu rentrais du boulot si t'avais fait les courses alors qu'il était greffé H24 à la télécommande de la télé, celui qui ne parlait que de lui et rien que de lui parce qu'il était le centre du monde et que personne ne lui arrivait à la cheville, à croire que la terre ne tournait que parce qu’il était dessus ; le gros radin qui faisait semblant d'avoir oublié son portefeuille pour pas te payer un truc ou qui prétextait à chaque fois qu'il était fatigué pour ne pas te payer de resto , ; le gars plus féminin que toi qui te piquait tes crèmes et qui se baladait un masque sur le visage après s’être épilé le torse, les jambes, les aisselles et le sexe, bref la liste est longue, très longue , à croire que sur mon front était marqué allez-y elle adore se faire flageller. Ma bande de copines me disait que j'étais un cas désespéré ou que j'étais trop compliquée, surtout Jess mais je ne l'écoutais pas. A côté d'elle, c'est sur sûr j'étais une none , elle s'envoyait en l'air tous les week-ends et nous racontait tout en détail et des fois c'était pas reluisant , y'avait un paquet de détraqués .
J’enfilais ensuite les vêtements que j'avais préparé , j' avais fait simple, un jean noir et un croc top qui laissait voir mes épaules ainsi qu'une paire de converses bleu marine . C'était beaucoup moins compliqué de trouver quoi se mettre sur le dos quand le soleil était de retour. Voilà j'étais fin prête pour ma journée de boulot et comme j'étais en avance je décidais d'appeler ma collègue Daisy pour lui proposer de passer la récupérer en voiture .
— allo !
— hey salut
— Dis-moi j'ai été réveillée tôt ce matin par le voisin, je te raconterai. Je me demandais si tu voulais que je passe te chercher vu que j'étais en avance ça, ça t’évitera de devoir attendre le bus et de te dépêcher.
— Oh oui merci en plus je suis un peu à la bourre ça m'arrangerait, c’est cool d'y avoir pensé merci.
— Si j'arrive dans 30 minutes ça te va ? Le temps de finir deux trois trucs et je décolle.
— Parfait je serai prête ;
— A tout à l'heure alors bisou
— Ok bisou et encore merci.
Je dois dire que je lui devais bien ça, elle était tellement sympa avec moi. Quand j'avais commencé chez jeffrey' s hot dog, elle m'avait accueillie avec le sourire et m'avait montré toutes les ficelles du métier. J’étais un peu perdue au début, je n’avais jamais travaillé et encore moins dans ce secteur, je débutais dans le monde du travail alors j'étais complétement flippée. Elle avait toujours été présente pour m'aiguiller, me rassurer et c'est comme ça que nous étions devenue amies . Le patron nous avait même mis en binôme parce qu'il trouvait qu'on formait une bonne efficace et rapide.
Les employés étaient tous polyvalents, tout dépendait du planning qui était édité en début de mois par monsieur Parker, notre responsable. On pouvait aussi bien servir, qu'être à la caisse ou à la plonge, il y avait aussi la confection des sandwichs et des hot-dogs . Mais le pire de tout, et tout le monde le redoutait en regardant le tableau des tâches, c'était celui de rabatteur mais pas n'importe lequel !! Ca consistait à porter un costume de hot dog ridicule et a accoster les gens dans la rue en les invitant à rentrer pour goûter nos spécialités tout en distribuant des flyers et des réductions en criant que notre saucisse était la meilleure etc etc...
Je vérifiais de ne rien avoir oublié, mon sac, mon téléphone , ; quand j'entendis de nouveau un vacarme pas possible dans l’appart d’à côté. Je mis mon oreille contre le mur pour écouter si j’entendais un truc. Un de mes défaut, mais qui souvent se révélait être très utile ; J’étais très curieuse, je dirais même une vraie concierge à l'affut de tous les potins et infos que je pouvais glaner ici et là.
- "Eh merde, je vais pas y passer la journée bordel " dit une voix masculine.
Je me demandais qui ça pouvait bien être. La propriétaire était une quadragénaire , elle avait dû déménager à Malibu chez sa mère qui avait vu sa sclérose en plaque s'aggraver. Elle s'était alors résignée à vendre son appartement, un grand loft élégant d'une centaine de mètres carrés . Je décidais de partir et qu'à un moment ou à un autre, je croiserais bien ce voisin bruyant pour lui dire ma façon de penser. Je devais déjà composer avec les voisins du dessous, un couple d'étudiants dingues de techno et alcoolisés à longueur de journée. Ils me réveillaient régulièrement avec le son à fond au milieu de la nuit ou tard le soir, j 'avais pété un plomb plusieurs fois sans succès, manquait plus que le voisin d'à côté s'y mette aussi ; alors là je craque. Bon c'est vrai j'étais privilégiée, je n'aurais jamais pu me louer un appartement pareil vu les maigres salaires que j'arrive à avoir. C'était pas faute de faire des heures, c'est sûrement un peu pour ça que lorsque j'avais demandé à monsieur Parker si je pouvais mettre une annonce au Resto pour louer une chambre ou un logement, il m'avait convoqué dans son bureau. Sur le moment, j'avais vraiment flippé en me disant qu'il n'appréciait pas ma demande. Mais en fait, il m’avait expliqué que sa sœur, qui était chercheur, devait s'absenter de Son Diego pendant une durée minimum d'une année. Elle était embêtée de laisser son appartement sans surveillance. C'est pourquoi elle lui avait demandé de s'y rendre régulièrement pour inspecter les lieux. Mais au bout d'une semaine seulement, il en avait déjà eu assez et lorsque je lui avais parlé de ma recherche, il avait appelé sa sœur, lui expliquant que me laisser habiter son loft pendant son absence ferait d'une pierre deux coups . Elle aurait quelqu'un sur place constamment et qu'en plus, elle aiderait une petite jeune de 23 ans à commencer dans la vie. Elle accepta sans rechigner et le lendemain, je débarquais avec mes valises au paradis : cuisine américaine, salle de bain immense avec douche italienne et le top du top ; dressing à la Mariah Carrey, bon . Bon, j'ai pas les fringues pour le remplir mais bon, rien que de l'avoir c'est le pied. Arrivée au parking, je montais en vitesse dans ma voiture et filais chez Daisy pour la récupérer.
En bas de chez elle, je lui textotais pour lui dire que j'étais là et que je l'attendais. Elle arriva quelques secondes plus tard, le sourire aux lèvres et monta dans la voiture.
— Dis donc, t'as l'air de meilleure humeur que moi à ce que je vois.
—Ben écoute je sais pas, aujourd'hui j'ai une pêche pas possible, je me suis couchée tôt hier après avoir lu un livre et j'ai passé une nuit de rêve.
—T'as bien de la chance, moi je suis défoncée, je dormais bien jusqu' a ce qu'un abruti fasse un boucan d'enfer, du coup ça m'a coupé en plein sommeil, t'as qu' avoir qu’à voir ma tête, j'ai des valoches jusqu' au cou.
— Ahah mais non on voit rien en plus t'es maquilée maquillée, mais tu m'avais pas dit que ta voisine elle vendait ?
— Oui justement je pense que c’est le nouveau propriétaire.
— Comment tu sais que c'est un homme ? Tu l'as vu ?
— Non je l'ai entendu et il va pas s'en tirer comme ça.
— Houla, t'as pas l'air contente, le pauvre il va déguster.
— Non, je suis même hyper énervée, je vais le calmer direct si dès les premiers jours il commence déjà comme ça, qu'est ce que ça va être ensuite…
Àaaah ça y est journée terminée, je suis crevée ce soir ; c'est sûr, je vais me coucher super tôt, je range mes affaires dans mon vestiaire et m'apprête à partir.
—Daisy , ça te dirait demain soir après le boulot qu'on se regarde un film chez moi, on se prendra un truc à manger quelque part ?
—Ah ouais pourquoi pas, j'avais rien de prévu ; on se prendra aussi un pot de glace, j'aime bien grignoter devant la télé.
— Ouais moi aussi ok.
— Bon ben à demain, ah ça te dérange si j’invite les filles ?
— Mais non, plus on est de folles .... Tu connais le proverbe, bye Joe.
Je peux vous dire que j'ai pas traîné pour rentrer chez moi ; j'avais qu'une hâte, me jeter dans le canapé et faire l'épave .
Heureusement pour moi, le restaurant était pas loin de chez moi et j'arrivais en deux temps trois mouvements ; je posais mon sac sur le meuble de l'entrée et fonçais sous la douche pour me relaxer.
J'avais été de plonge toute la journée, autant dire que mes épaules c'était de la compote. Je téléphonais aux filles qu'elles prévoient pas autre chose, heureusement elles étaient toutes dispo. On allait passer une super soirée filles.
J'avais invité mes trois meilleures amies, on était toutes différentes, mais faut croire qu'on se complétait bien, il y avait :
*Kim, elle était assez réservée, posée et toujours de bon conseil ; c'était un peu la confidente pour les histoires de cœur en couple depuis très longtemps. Ensuite, on avait :
*Gabriella, qui venait de se faire larguer, un peu hystérique sur les bords qui supportait pas les bimbos. Et enfin :
*Jessica, une vraie nymphomane, lol , qui prenait les mecs pour des kleenex et qui assumait en ne se privant pas pour nous raconter ses plans cul, et en détailsen plus .
Je vous donne un petit aperçu, elle drague le boulanger de son quartier qu'elle avait repéré depuis un moment en lui lançant une phrase qui tue made in Jess :
— Bonjour, je souhaiterai souhaiterais une baguette s'il vous plaît.
— Vous la voulez comment ?
— Bien cuite et bien dure en haletant avec un sourire en coin.
Le gars, pas plus gêné que ça lui répondit :
— Pas de problème, j’ai ça en stock.
— Mais vu que je suis bonne cliente ce serait possible de me la faire livrer à domicile ?
—Vos désirs sont des ordres, le client est roi, vous le savez bien.
Elle se pencha en écrasant bien son décolletésur la caisse enregistreuse et lui marqua l'adresse et l'heure à laquelle venir .
Le soir venu, il tapa à la porte ; elle l'attendait en nuisette et le traîna dans sa chambre. Ah oui, j’ai oublié de vous préciser qu'elle aimait beaucoup les dominer, bref elle le poussa sur le lit et lui cria :
—Toi tu vas me faire du bien, et t'as intérêt de me faire jouir. Elle l’embrassa et après cinq minutes de préliminaires, le retourna et lui ordonna :
—Fais-moi un cuni , j’ai envie de crier chéri.
Le gars se mit en action et commença à descendre le long de son ventre jusqu'à atteindre son minou comme elle l'appelait.
—Ohhhh oui c’est bien continue, accélère le coup de langue mmmmmhhh…
Elle débutait à peine à ressentir des petits tremblements de plaisir quand ....
— Aïeeeee mais t'es cinglé, qu’est-ce que tu fous, t'as failli m'arracher le minou !
— Mais y'a un soucis en fait répondit le boulanger.
— Putain, mais c’est quoi le problème ?
— Ben j'avais un chewing-gum ...
Il eut pas le temps de finir sa phrase qu'elle se releva d'un coup et se rendit compte qu’elle avait un chewing-gum collé à sa foufoune.
— Non mais je vais le tuer, regarde ce que t'as fait à mon ticket de métro " elle hurla.
— Vvvva chercher le rasoir dans la salle de bain sur l'étagère.
Bon je vous raconte pas la suite, je suppose que vous avez deviné lol.
Voilà ce sont mes copines et demain on sera toutes réunies.
Le lendemain, je faisais une liste des deux trois courses que j'allais faire après mes cours pour la séance cinéma maison .
- chips
- cacahouètes
- pop corn
- olives
- pizzas
- glace glace glace
- chantilly
- paquets de gâteaux
Que des choses pas du tout caloriques, pour ce qui est de boire, j'avais tout à la maison : rhum, menthe, sirop de sucre de canne, citron, ; à nous les mojitos!!!!
Je les avais toutes contactées pour se concerter sur le film qu'on allait visionner et on était toutes tombées d'accord après maintes négociations sur Christian Grey, faut dire qu'on était toutes plus ou moins en manque.
Le matin du lundi, je me réveillais en meilleur état que les autres jours, j'avais enfin eu une nuit plus ou moins normale, j'étais pas un top model mais je trouvais que j'avais une bonne tête sans valise sous les yeux. Déjà c'était pas mal, de toute façon je faisais pas trop d'effort la semaine pour me maquiller ni me coiffer.
J’avais un teint hâlé, et avec mes cheveux longs et noirs , presque pas besoin de me peinturlurer, j'avais quand même du succès du haut de mes 1,65 m, comme quoi. Et puis l'impression que, quand je m'apprêtais, que je faisais le totale look /maquillage /coiffure ; on me draguait pas et que quand je faisais aucun effort et que j'étais habillée comme une plouc, on venait m’accoster .
Je préparais mes cours et tout ce dont j'avais besoin et quittais l'appartement, arrivée dans l'entrée de l'immeuble . Je me dis que ça faisait un moment que j'avais pas regardé la boîte aux lettres ; faut dire qu'à part des factures, je recevais pas trop de courrier. C'était pas super motivant pour l'ouvrir, à l'intérieur il n'y avait rien mis à part un papier, une feuille de bloc note que j'attrapais. Je voulais vous rassurer sur ma santé, si si tout va bien pour moi !!! 6 h15 c’est peux être tôt et malpoli, mais de tambouriner dans un mur en criant comme une dégénéré c’est pas mieux, y'a un objet qui s'appelle une sonnette devant ma porte qui fonctionne super bien et qui me prévient quand quelqu'un souhaite me parler, et vous savez quoi, j'ai même des jambes qui me permettent de me déplacer jusqu'à cette fameuse porte et une bouche pour répondre à vos hurlements de guenon en,rute.
—Je ne vous dis ni bonne journée ni cordialement vu que je suis un grand malade.
—Non mais il est sérieux ? Pour qui il se prend celui-là , c'est lui qui fait du bruit à pas d'heure et il m'insulte de guenon. Je vais me le faire, ça va pas se passer comme ça.
Ni une ni deux, je reprends l'ascenseur, je m'y reprends à deux fois avant de taper sur le bon bouton tellement j'ai les nerfs, je parle toute seule :
—Quel connard, il va voir celui-là
—Monsieur est nouveau dans l’immeuble, il croit qu'il va faire sa loi.
—Tu vas voir une guenon énervée ce que ça fait aux enfoirés comme toi.
J'arrive sur le palier dans un état de nervosité à deux doigts d'exploser, je fixe sa porte o où est marqué son nom " Taylor Z. "
Et je me mets à appuyer sur la sonnette comme une Barjot.
—C’est la copine a tarzan, j'utilise ta sonnette monsieur sans gêne.
Je criais dans le couloir . La porte s'ouvrit d’un coup et le choc fut tel que je restais le doigt collé, la bouche ouverte. Mon dieu mais qu’est-ce que c'est que ce beau gosse.
Il était brun, les yeux gris, des traits fins et torse nu ; des gouttes d'eau dégoulinaient lentement sur ses énormes pectoraux et je parle même pas des tablettes de chocolat qu'il y avait dessous avec plus bas une minuscule serviette que j'aurais arrachée si je m'étais écoutée pour lécher toutes les gougouttes avec ma petite langue ; oh putain je commençais à débloquer si je me parlais comme une neuneu à moi-même, alors d’extérieur, de quoi je devais avoir l'air, reprends toi reprends toi t’as l'air d'une débile .
— Ah mais c'est ma gentille voisine je suppose, tu veux toucher peut-être? T’as l'air d'aimer ce que tu vois, ferme ta bouche, ta langue risque de toucher par terre, je pourrais malencontreusement marcher dessus.
— Non seulement t'as pas de savoir-vivre, mais en plus t'es prétentieux, saches que des mecs comme toi y'en a dix par jour qui font la queue devant ma porte mais je les calcule même pas, ça sait pas aligner deux mots sans faire une faute d'orthographe.
Il se penche et regarde ma porte et me répond :
—Ben y' a pas l'air d'avoir foule, ça doit être le moment creux de la journée " et il s'expose de rire.
— Ou alors madame guenon est tellement chiante que personne ne veux d'elle.
—Ecoute-moi bien, la prochaine fois que tu fais du bruit de bon matin j'appelle de suite les flics, je chercherai pas à comprendre
– Ah ben ça j'en suis sûre sûr, avec un qi d'huître on peut pas comprendre grand-chose " il s'esclaffa en rigolant à gorge déployée.
—Je vais pas perdre mon temps avec un crétin alors que j'ai des choses beaucoup plus intéressantes à faire. Sur ce, je te conseille de t'habiller et de ranger ta crevette, elle risquerait de prendre froid.
Il éclate de rire et me répond:
— Chérie, si on me forçais à faire l'amour avec toi je pourrais t'empaler avec ma crevette
— Pfff, plutôt me crever les deux yeux " je disais en appelant l'ascenseur.
Je sors de l'immeuble en maugréant, il m'a tapé sur le système nerveux monsieur je suis mieux que tout le monde.
Je sens qu'il va pas se gêner pour faire du bruit, bon ok il est beau, même à tomber, j'ai cru que j'allais perdre un œil en le regardant mais merde je peux pas le laisser me parler comme ça c'est encore un de ces machos imbus de lui-même .
Dès qu'il a ouvert la bouche j'ai eu envie de le trucider, je le déteste. Bon je vais arrêter de penser à cet idiot, faut que je file en cours sinon je vais être en retard.
La journée se passe assez vite, Je me rends directement à l'hypermarché pour faire les provisions pour ce soir.
Je rentre chez moi satisfaite de mes achats, je me mets à l'aise après ma douche, en short, t-shirt snoopy, et aux pieds je mets mes chaussons préférés offerts par ma bande de copines pour mon anniversaire pour bien enfoncer le couteau dans la plaie sur mon célibat :
une paire de chaussons rose pâle avec des coucougnettes au bout, bref une tenue super glam.
Je déballe les pizzas et les mets dans le four dans l'attente de les cuire, je verse les pop-corn dans des bols, ainsi que les cacahuètes et les olives.
Je pose tout dans le salon et repars dans la cuisine réveiller la barmaid qui sommeille en moi pour préparer les mojitos, quand j'entends l'interphone sonner ; je sautille, toute contente pour aller répondre.
—Ouiiii !
— C'est Jess ma poulette tu m'ouvres ? Vite je vais mourir de suffocation.
— Ouais.
J'appuie sur le bouton qui déclenche l'ouverture de la porte. Qu’est-ce qu'elle a voulu dire il fait pas si chaud aujourd'hui, elle se sent peux être mal, je vais l'attendre sur le palier on sait jamais.
Je retourne vite fait dans la cuisine faire tremper la menthe et ouvre la porte d'entrée, l'ascenseur s'ouvre et je vois en sortir Jess qui se pince le nez, suivie d'une bimbo blonde à gros seins moulée dans une robe rouge.
C'est à se demander comment elle arrive à respirer; et là j'entends un bruit à côté de moi et je vous le donne en mil ? c'est mon voisin qui s'avance dans le couloir.
Il me défie en me regardant de bas en haut et s'arrête subitement au niveau de ma poitrine, puis ne lâche plus mes pieds du regard.
— Sale pervers ça t'amuse de mater mes seins, elle en a pas d'assez gros ta poupée gonflable " je lui envoie en pleine figure en lui montrant du doigt la bimbo.
—Moi le pervers c'est une plaisanterie, c'est pas moi qui me balade avec des couilles aux pieds, mais bon ça confirme ce que je disais à défaut d'en voir en vraie tu les mets à tes pieds .
Il fait signe à sa copine et referme la porte en la claquant et en riant. Je reste là deux secondes sans répondre et baisse la tête, mais pourquoi j'ai mis ces trucs aux pieds.
C'est vraiment la loose et c'est pas ma poitrine qu'il regardait, c'était mon snoopy. Je me retourne et vois Jess pliée en deux sur le canapé en train de se taper des barres de rire sur mon compte.
—Ca va te gêne pas, moque-toi de moi , merci la solidarité, t'aurais pu dire quelque chose pour me défendre.
—Oh noon, c'était trop amusant de te voir essayer d'aligner deux mots, et puis j'ai failli mourir tellement je suis restée en apnée pendant tout le trajet en ascenseur ; si t'avais senti le parfum de la Pamela en plastique tu serais plus indulgente envers moi.
—N'importe quoi, j'ai eu aucun problème à parler, il m'a juste énervée.
—Il te fixait avec une tension sexuelle dans les yeux, je serais curieuse de vous observer dans une chambre tous les deux.
—Toi tu penses vraiment qu'à ça je te jure.
—Tu t'es bien cachée de me dire que t'avais un Apollon comme voisin, il a emménagé depuis quand ?
— Il est bien mais c'est pas George Clooney non plus, j'en sais rien depuis quand je l'ai entendu faire un boucan pas possible, ce week-end à 6h15 du mat ça m'a réveillée en sursaut.
J'ai tapé dans le mur et ce matin je vais à la boîte aux lettres, il m'avait laissé un mot.
Je lui tends le papier, elle lit sourit et se met à imiter un singe.
— J'en étais sûre, y'a rien de marrant.
— C'est bon je rigole, tu vas détendre tes narines ? Tu sais plus plaisanter ? Bon allez montre-moi ce que t'as préparé, la ronchonneuse.
On se met au boulot pour finir les mojitos, les filles arrivent les unes après les autres, Daisy puis Gab avec Kim.
Tout ce petit monde s'installe autour de la table basse ; on commence à papoter en prenant l'apéro, chacune raconte des anecdotes la concernant, Gab nous rabat les oreilles avec son médecin qui l'a trompée avec son infirmière, ça faisait deux mois qu'elleétait avec .
Un jour elle décida de lui faire plaisir en lui proposant un pique-nique improvisé à l'hôpital, elle installa une nappe sur son bureau et y déposa le repas, se déshabilla pour finir en string jarretelles et soutien-gorge allongée sur le sofa en s'y reprenant plusieurs fois pour adopter la pose la plus sexy possible.
Elle avait demandé à sa secrétaire, qui partait faire des photocopies à l'étage du dessous, s'il en avait encore pour longtemps, elle lui avait répondu qu'il ne devrait pas tarder.
Quand la porte s'entrouvrit, elle pris son regard langoureux, mais il fit de courte durée car elle découvrit son mec en train de dévorer la bouche d'une infirmière en baladant des mains sous sa blouse. Elle sauta du sofa et fonça se rhabiller.
Ils se retournèrent, surpris pas le bruit et elle se mit à leur jeter le pâté de campagne, le pain, les fraises, tout y passa et tout ça en vociférant des insultes et des menaces de vengeance , et elle le fit sans perdre de temps puisqu'elle courut vers la sortie et attrapa le micro de l'accueil en hurlant dedans son nom et celui de l'infirmière, tout en expliquant les ordures qu'ils étaient tous les deux .
C'est le vigile qui dut la sortir tellement elle s'était accrochée au micro, elle avait gesticulé comme une anguille et s'était même agrippée aux portes coulissantes.
Kim, elle, nous parla de Brad son petit ami, ils étaient en couple depuis le lycée, il était depuis trois mois à Orlando avec son patron pour superviser les travaux du nouvel hôtel. Il l'appelait tous les deux jours pour lui raconter ses journées et lui dire qu'elle lui manquait mais comme elle n'avait pas de nouvelles de lui depuis trois jours elle se posait des questions.
Elle avait juste besoin d'être rassurée comme d'habitude, leur couple était en béton, aucune raison de s'imaginer des choses ; Brad était un des rares hommes sur terre à être fidèle.
Gab, elle, nous raconta la nuit torride qu'elle avait passé avec Pedro, son nouveau casse-croûte qui, selon ses dires, était très agile et très endurant. Au bout d'un moment, on l'avait stoppé parce qu'elle commençait à rentrer trop dans les détails et on risquait de rendre les mojitos et les pizzas.
Jess ne se gêna pas ensuite pour raconter mes péripéties avec le voisin, ce qui fit bienrire les autres .
Pour couper court à la discussion, je leur proposais de débarrasser et de s'installer pour visionner le film.
Le générique débutait à peine qu'on était déjà toutes surexcitées.
—Oh ouiiii Christian fait moi mal criait Jess.
—T’es vraiment qu'une obsédée, y'a pas que les scènes de cul dans le film, tu vois pas que Christian derrière ses penchants sexuels sado-maso est en réalité quelqu'un de sensible répondait Kim.
— Moi j'aimerais bien qu'on me mette la féssée fessée, mais sans mec ça va être difficile, à moins que l'homme invisible se propose " rajouta Daisy.
Les commentaires fusaient et Jess s'amusait à imiter Christian avec une grosse voix.
— Deux choses. Premièrement, je ne fais pas l'amour. Je baise. Brutalement.
Et Gabriella qui s'y mettait aussi :
—Oh oui brutalise moi, baise moiiiii, ne me fais surtout pas l'amourrrrr !!! "
Elles étaient toutes à fond et moi aussi d'ailleurs, on se prenait toutes pour Anastasia et on voulait surtout toutes être à sa place.
On était hyper concentrées, sur la scène où Anastasia se retrouve les yeux bandés et en tailleur dans la salle de jeu de Christian quand Kim attrapa la télécommande du lecteur dvd et mis le film sur pause.
—Heyyyyy qu'est ce qui te prends juste au moment où ça devient intéressant ? râla Gabriella
— Chutttt écoutez !
On tendit toutes l'oreille, et effectivement on entendit la voix d'une femme gémir .
— Ouiiii encore , oui c'est bon continue hummm !"
— Holala les filles y'a le beau goss d’à côté, qu'est en train de faire monter aux rideaux la bimbo siliconée chuchota Jess.
— Ouais ben ils pourraient être plus discret et pas en faire profiter tout l'immeuble, je m'exclamais.
— Ahahah il veut peut-être que tu saches que c'est un bon coup au plumard, des fois que tu veuilles tester me balança Gabriella morte de rire.
— Non mais vous avez fumé la moquette, il en a rien à faire de ce que je pense et moi je me contrefous de savoir s’ il baise bien.
—Et si on faisait pareil les gonzesses ? proposa Daisy qui bondit du canapé surexcitée.
— Comment ça ? je lui répondais.
— Hummmm oui fais-moi mouiller , je suis très très méchante , elle se mit à hurler.
On partît toutes en fou rire et Jess Jess enchaîna de plus belle en tapant des grands coups sur la table basse.
—Tiens prend ça, tu aimes la fessée grosse cochonne.
Et Gabriella qui reprit :
— Oh ouiiiii et j'aime aussi les Esquimaux.
— Ça tombe bien petite fille, j'en ai un énorme dans mon slip.
— Et moi des grosses tétines pour les petits garçons très sages et obéissants.
Elles continuèrent comme ça un moment, Daisy, Kim et moi on se fendit la poire à tel point qu'on en eut mal à la mâchoire.
Ça avait dû calmer le pseudo couple derrière le mur puisque plus aucun gémissement n'était perceptible, bien fait ce prétentieux en avait pris pour son grade.
On remit le film en route et on finissait la soirée calmement en se quittant vers les 1h du matin.
La soirée d'hier était une réussite , ça m'a fait décompresser et ce matin je suis reposée et d'humeur joyeuse, d'autant qu'on a décidé avec les filles de faire une journée plage le week-end prochain vu que j'ai un jour de repos.
En plus, d'après Jess, c'est une question de vie ou de mort parce que selon elle je pourrais jouer un zombie dans la série the walking dead tellement je suis blanche comme un cul , faut dire que le tact et Jess ça fait deux.
Elle ne passe pas par quatre chemins quand elle a un truc à dire, au moins comme ça on est fixé .
Le mercredi soir j'étais dans mon lit, quand le sol se mit à vibrer et mon lit par la même occasion , encore ces fichus voisins qui font une soirée, ils s'arrêtent jamais c'est à se demander s’ils dorment.
Bon je vais aller leur dire de se calmer pour la centième fois du mois, j'enfile un gilet et prends l'ascenseur et me dirige vers leur porte, je sonne et je vois apparaître dans l'encadrement le voisin, un verre à la main et les yeux défoncés.
—Bonsoir je suis votre voisine du dessus, vous devez vous souvenir de moi, ce n’est pas la première fois que je descends vous voir !!
Il a l'air éberlué avec un regard de bovin et me répond avec la voix typique du gars complètement bourré :
— Ouais je vois qui t'es , qu'est-ce que t'as encore, c'est trop fort la musique ? Mamie ne peut pas dormir ?
— Ecoute-moi bien, je vois bien que ton cerveau n’est pas capable de comprendre deux mots à la suite vus les literons que tu viens de t'enfiler et la fumée qui a fini d'achever les deux pauvres malheureux neurones que t'avais, mais essaie d'enregistrer ça ...
Il me scrute en tanguant de gauche à droite, j'ai intérêt de me dépêcher de lui balancer ces quatre vérités avant qu'il me vomisse un pâté dessus. Je continue ma phrase en articulant exagérément :
— J 'ai étéééé cooool juuuusqu' a à mainnnntenant mais ma patiiiiience à des limites aloooors tu vaaaas baisser ta musiiiiique sinoooon alloooooo la poooooliceeeee pigééé ????
— T'es méchante comme fille en fait, bon je vais baisser t’énerve pas !!! "Qu'il me répond en rotant.
Sur ce, je saute dans l'ascenseur en vitesse avant que je dégobille moi aussi vu le son immonde qui était sorti de sa bouche.
Je me recouchais, et le bruit se calma fort heureusement, après je pense que c'était plus du dû au fait qu'ils avaient sombré dans un coma éthylique qu' à cause de ma force de persuasion, mais bon je m'en foutais l'important c'était que je puisse enfin dormir dans le silence.
Le jeudi soir je demandais à Jess et Kim de venir avec moi choisir un maillot de bain, ayant perdu le mien. On avait déjà fait deux magasins et je commençais déjà à saturer ; je n’étais pas trop fan du lèche-vitrine. Passer des heures dans les boutiques pleines de folles furieuses ou de vendeuses qui te sautent dessus dès que tu passes la porte, non merci, je préférais commander sur le NET, c'était moins contraignant et je pouvais le faire assise sur le canapé.
On pénètre dans une boutique, j'attrape des articles et me dirige vers les vestiaires pour les essayer, j'ai trouvé deux bikinis assez sympas : un noir avec une fleur mauve sur le côté avec un haut triangle et un blanc et bleu style marinière avec un haut bandeau.
Une fois le premier enfilé, je sors pour voir ce que ça donne , les filles se sontprécipitées dès qu'elles m' ont vue.
— Ouais bof, t'en as pas marre du noir ? C'est l'été, mets des couleurs ça changera en plus t'es blanche, on dirait Casper, ça se voit encore plus le contraste, me lance Kim.
— Ah ouais, non, mais laisse tomber tu veux ressembler à un croque-mort sérieux ? Ma grand-mère a le même, t'as pas fini de passer tes samedis soirs devant la télé avec ta couette de mamie a chialer que t'es seule, à moins que tu vises le troisième âge niveau mec !!! Rajoute Jess.
— C'est bon je me change, mais vous abusez c'est pas si horrible.
— Je retourne me changer et mets le deuxième et lorsque je sors de la cabine, les deux se mettent à exploser de rire, Kim est à deux doigts de tomber et se rattrape de justesse à un portant.
—Quoi qu'est-ce qu'il a celui-là aussi ?
— Non mais sérieux là, tu veux te faire recruter par Jean-Paul Gauthier ahahah
— T’as rien compris, c'est le maillot de l'équipe de France de foot elle l'a coupé en morceau ahahah !
— Vous êtes vraiment des vipères, je vais me changer et on y va !!!
— Non non, tu restes là, essaies ça. M'ordonne Jess en me tendant un maillot, ou plutôt un mouchoir tellement le bout de tissu est minuscule.
Je sors de la cabine affublée du fameux bikini, elles se mettent à hurler comme des hystériques.
— Parfaittttt , holala t'es une bombe là-dedans".
— C'est pas un peu court, j'ai la foufoune et les fesses à peine couvertes et j'ai les seins qui vont sortir quand je vais sortir de la flotte, on dirait que j'ai mis le maillot de ma petite sœur de 7 ans.
— Mais n'importe quoi, tais-toi et va t'habiller on va à la caisse, adjugé vendu !me dit Jess en pointant du doigt la sortie.
Je marche en direction de la caisse pas super convaincue de mon futur achat.
— Vous êtes sûres que c'est pas trop... Enfin ça ne fait pas vulgaire ces anneaux sur les côtés ? En plus il est jaune et le bas c'est un string, c'est un peu voyant non ?
— Arrête de te poser des questions et fais ce qu'on te dit, fais-nous confiance pour une fois grrrrr" . Râla Kim
Je me résignais à l'acheter, de toute façon le ridicule ne tue pas sinon je serais morte depuis longtemps.
Elles me proposèrent ensuite d'aller boire un verre pour finir la soirée shopping. Je descendais de ma voiture, arrivée sur le parking de chez moi et en entrant dans mon immeuble, ohhh malheur qui vois-je, mon voisin le boulet qui attendait l'ascenseur.
Il avait dû aller courir, il avait un bas de survêtement qui lui descendait sur les hanches et un débardeur noir qui faisait ressortir son bronzage et une casquette sur la tête, je m'apprêtais à faire demi-tour sur la pointe des pieds quand je vis par-dessus mon épaule madame Bowman qui se dirigeait dans ma direction.
Ahhhhh entre la peste et le choléra j'avais vite choisit, je me mis à plonger dans l'ascenseur et appuya comme une dingue sur le bouton pour que les portes se referment pour ne pas à avoir à la supporter elle et les histoires de son caniche.
Le voisin qui ne s'était pas aperçu de mon arrivée dans le couloir sursauta en me voyant, il avait dû se dire que j'étais complètement cinglée mais je m'en fiche, je m'étais évitée un mal de crâne avec les récits de madame caniche.
— Ben alors chérie, tu fuis qui comme ça ? Ton coiffeur et ton styliste ah ah me lança monsieur je fais mon sportif.
—Très drôle , t'as mangé un clown ce matin ?
—Ah non mais par contre toi t'as brouté du gazon à ce que j'ai entendu hier il était bon on dirait !!!
À quoi il pouvait faire allusion? Ce mec était une énigme, je ne comprenais jamais ce qu'il racontait .
— Vu que c'est ton trip faudra qu'on s'organise un petit truc quand t'es dispo, ça nous intéresserait moi et ma copine .
Oooooooh putain ça y est j'ai pigé, merci Jess et Kim ; à cause d’elles, il croit que je suis lesbienne, j'en étais sûre que leurs cris d’obsédées allaient me retomber dessus, je réponds quoi maintenant, je n’ai pas l'air bête .
— Les plans à trois ce n’est pas mon délire, t'as qu'à t'acheter une poupée gonflable ou un vibro, tu ne sortiras pas des sentiers battus comme ça et ta copine aux seins en plastique aura des copines.
— Un jour tu seras dans mon lit bébé sois pas jalouse ton tour viendra !!!
—Alors là sûrement pas, prends pas tes rêves pour des réalités et continue de jouer à la poupée je lui crachais en filant.
Le samedi je préparais mon sac de plage et attendais les filles en bas de mon immeuble, Jess s'était proposée pour nous récupérer avec sa décapotable, c'était l'occasion de frimer un peu entre nanas.
On choisissait un endroit sympa où poser nos serviettes, et on se mettait en tenue de combat pour se badigeonner de crème et avoir un bronzage parfait. Au début, j'étais un peu mal à l'aise étant donné le peu de tissu qui me couvrait, mais au bout d'un certain temps je m'y étais habituée.
On était allé à l' eau plusieurs fois avant de se décider à se faire dorer la pilule en papotant et en balayant le sable du regard pour repérer d'éventuels mâles célibataires.
Mais c'était peine perdue, que des papis ou des ados prépubères, la plus déçue était sûrement Jess, qui n'avait rien trouvé à se mettre sous la dent. Dépitée, elle nous suggéra de retourner dans l'eau nager un peu. En me levant, j'entendis un bruit de craquement, mais je n'y prêtai pas plus d'importance.
On passait un super moment à barboter, s'asperger, rire, quand Kim me tapa sur l'épaule en bégayant :
—ce ne serait pas ton voisin avec sa bimbo là-bas ?
Les filles tournèrent toutes leurs têtes en quatrième vitesse en plissant les yeux pour voir du mieux possibles au loin.
— Oh oui c'est monsieur le super coup t'as raison " ria Jess.
—Encore avec cette blondasse mais il n’a vraiment pas de goût eh oh je suis dispo moi !!! "Hurla Gabriella.
— Ne commencez pas les filles , déjà que maintenant grâce à vous il pense que je suis homo, n'en rajoutez pas une couche.
