Naviguer à l'estime - MarCharles Sommereisen - E-Book

Naviguer à l'estime E-Book

MarCharles Sommereisen

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Beschreibung

Naviguer à l'estime Trois fantaisies maritimes, Tragi-comiques, philosophiques, poétiques, exotiques, érotiques.

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Seitenzahl: 141

Veröffentlichungsjahr: 2017

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Ή θάλασσα δέν κλαίεί.

Τραγονδάει.

La mer ne pleure pas.

Elle chante.

Yannis Ritsos

Marc Charles Sommereisen fait don des droits d’auteur 2017-2018 de Naviguer à l’estime à la Fondation Architectes de l'Urgence pour contribuer à l’aide qu’elle apporte aux sinistrés de l'Ouragan Irma et des autres catastrophes dans le monde.

www.archi-urgent.com

Sommaire

UNE SIRENE DANS CHAQUE PORT

Leïla à Hiva Oa

Maria Magdala à Massalia

Ludivine à Lugdunum

Bérénice au Jardin des Délices

Antinéa à Lutetia

ROUGE RUBIS

Perle une pivoine

Fortune de mer

Santa Marina dei Miracoli

Le songe et la pierre

SNOW BALL

Déraisonnable Albion

Snow Ball

Une sirène dans chaque port.

Leila à Hiva Oa

Je prends le quart sur le quai.

Je marche.

Je marche à contre temps des queues de paon de l’empierrement.

Cette minéralité impavide du pavement, à jamais calée, aux gens de mer, quelle étrangeté !

Mon regard lassé d’immobilité, s’en va au gré des gris des vagues, où je divague, jusqu’à la lune.

Montent mes souvenirs.

De l’épaisseur d’une épissure, ils nouent ma voilure d’une fragile couture, en baume des déchirures.

Ils me ramènent à terre, à ce que j’ai laissé en arrière. Dans eux, je suis tout petit.

On m’a mis à la sieste sous le vent léger de l’été hellénique, au bleu des oliviers de l’Attique.

Je ne dors pas. Je regarde le ciel. Aujourd’hui je vais faire une découverte essentielle.

Dans l’immobilité bleue de ce ciel intensément lisse de l’été grec, dans cet outremer pourtant du milieu du monde, il se passe, -qui l’eut cru?

Une chose incongrue.

Il y a un mouvement au plafond. Ce sont les nuages blancs et ronds. Je plisse les yeux, cille pour m’en assurer, fait durer. Pas de doute !

Les nuages ont bougé.

Les nuages bougent dans le ciel!

C’est incroyable!

Seraient-ils d’une espèce voyageuse ?

Du bout du doigt dans la poussière, je pousse une feuille d’olivier, tombée.

Une autre feuille d’olivier fichée dedans, à la verticale et voici une mâture.

Je place un noyau dans l’esquif :

C’est moi !

Je souffle. Je pousse.

Vogue en paix petit navire de feuilles d’olivier !

Derrière, dans la poussière, se dessine un premier sillage.

Cette sieste me mène à un nouvel âge.

Passe un homme. Son sourire attendri est inoubliable. Car, si comme le Saint Suaire turinois, il laisse d’indélébiles sillons d’émoi, c’est qu’il jaillit buriné par un burin de grosse facture dans ce visage tant aimé.

Rudesse de la cosse, douceur de l’amande.

Mon père.

A sa mort, de lui me resta, ses rêves et son vieux navire, le Plaka.

C’est du massif, ce petit navire: Un bon vieux de la vieille, bien campé sur ses membrures, fort de là aux mâtures.

Ce fut ainsi que moi, Irénée Koularistos, je devins un capitaine de quinze ans.

Ce fut sur cet esquif qu’entre esclandres et espérance, dès la première traversée s’esquissa ma destinée.

Lors des brumes couvrant ports et villes, noyant d’automne la mer Egée, alors que résonnaient affolées, stridentes sirènes au vent léger, je m’attachai sur le pont, oreilles bien bouchées.

Mais heureusement que je gardais l'œil ouvert et la main libre !

C’est parce qu’à ce moment dû s’insinuer en moi un vent de ces temps si durs, des pré-Achéens obscurs.

Cette étrangeté barbare, força ma main sur la barre, rude manœuvre qui m'évita un funeste abordage, mais pas une bordée d’insultes sauvages.

C’est que de toutes parts, sous le faisceau du phare, de fatales étraves fendaient l’onde : un cargo de Glasgow, un tanker de Tanger, un drakkar de Dakar, un cotre cossu, une tartane de Trinité et même, une chaloupe interlope.

J'appris ainsi, sur le tas, qu’il y a une limite à la tradition du péril du chant strident des sirènes et qu’il faut savoir aussi compter avec le caractère des dieux, eux toujours si facétieux.

Mon père me disait : - Les temps sont durs. Que valent de la Grèce, nos beaux héros sans euros ? Mais toi, Irénée mon garçon, si pas comme l’Ancien, honte à son nom, tu ne te défiles pas aux Thermopyles, droit dans tes spartiates, tu franchiras les colonnes du héros aux grands travaux et le vaste monde sera à toi.

Voilà pourquoi un jour, lassé de caboter dans les ondes rondes de Méditerranée, je m’écriai… Assez !

Non pas tels les vieux Ulysse et Enée, à ces eaux encloses ne resterai-je consigné !

Je suis un Grec, moderne.

Comme pas plus Charybde que Scylla à Messine ne furent d’humeur assassine, j'en vins à affronter de Tanger tous les dangers et du gros calamar, Gibraltar.

Et par de là les colonnes d’Héraclès, s’ouvrit, immense et terrifiant, des Atlantes, l’Océan !

Aux antipodes, je découvris, qu’on ne marchait pas sur les mains, qu’on y mange des kiwis comme au kibboutz, qu’on y croise des Papous patibulaires et des Micronésiens malins.

Mais... l’exotisme s’émousse pour qui roule sa bosse.

Avec la routine de la route, vient le doute :

A quoi bon faire encore le tour de la Grande Boule sans plus s’en voir tourne boulé, puisqu’au fond, on ne fait vraiment que le tour de sa petite boule ?

Les pensées sphériques sont sans issue.

Ce gauchissement spatial, ce voyage autour d’une boule est un cas de géométrie non euclidienne où la pensée en point de fuite est en trompe l’œil.

S’en gausser n’est point carré.

Ah ! Comme le voyage au long cours est un cruel paradoxe!

Qu’importe, en grand marin, je restais serein.

Sauf…

A Hiva Oa, aux Marquises.

Là, Aphrodite, fille de la mer se tint en embuscade.

Dès qu’elle m’aperçut au loin, les bras tendus agités et la taille ondulante, elle me fit le langage de l’appel.

Jamais arbre du voyageur ne connut un tel rayonnement !

Devant la Maison du Jouir, gauguenarde, elle m’attendait.

Comment y prendre garde ?

Comment résister à cette idole de bronze, longue et droite, à la gorge mince, aux seins debout ?

Les accroches cœur de sa toison flattaient ses tétons et l’hibiscus, son plexus.

Tous les boutes bordés à la hune de ma chair, je chavirais, quand elle m'assena, mutine, le coup de la grâce.

- E me mau ati au e !

- Grand est mon désir !

Ainsi miaula-t-elle son tapae en langage des belles Marquises et par ces mots d’amour, d’un amer aux lèvres, elle marqua ma route de fièvre.

Elle avait dit cela comme une énigmatique langue au chat, un miaulement de vahiné vanillée, teinté pourtant d’un accent parisien, mâtiné de beur de banlieue, parce qu’elle m'apprit qu'elle venait de Grigny la Grande Borne.

C’est que Aphrodite, la déesse aux yeux pers…Qui sinon elle ? Jamais je n’en douterais… Par son incorrigible espièglerie, se donna à voir sous les traits de cette mademoiselle Leïla Bafa de Grigny la Grande Borne, animatrice pour petits de Youpies, venus de Neuilly, en vacances aux exquises Marquises.

Et après ses miaou-miaou, je me disais qu’elle me dresserait ma grande borne, s’y empalerait et dans la cale danserait dessus, roulant douce et moite, sa béance.

Comme elle danserait dessus !

Danserait là par-dessus les flots, préférant l’amour en mer, juste une question de tempo.

Amusée, elle regarderait, comment la couche se plisse, à mesure que de son corps, vagues déferlent. Et que d’amour nos chairs, se dévorent.

Mais dans la langueur d’avant l’extase, je la revois s’esquiver prestement dans la nuit en chuchotant :

- Il ne faut pourtant pas médire des sirènes, Capitaine !

Le lendemain, elle partit pour cause de fin de contrat à durée déterminée.

C’est que, pas plus qu’une divine apparition, les saisonniers ne durent plus d’une mission.

Moi je suppliais, hurlais, que ce n’est pas juste, ce n’est pas comme cela que cela se doit : La femme reste au port et le marin prend la mer.

En pleurs, je bafouillais dans le bruit des réacteurs, mais l’avion avec elle envolé, me laissa esseulé, tout en bas, tout petit, tout seul les yeux au ciel, tout seul, debout sur le Plaka à devoir faire le grand.

Dans ma main chiffonné, ce mot d’adieu, d’elle griffonné et sous ma porte glissé :

- E me mau ati au e.

Je sais bien que gémir n'est pas de mise aux Marquises, mais tout de même....Que le malheur envoyé par les dieux a le pied rapide !

O cruelle épopée !

Sagesse au fer brûlant forgé !

J'avais beau me dire : De grand Grec, ne suis-je pas la graine?

Irénée n’est-il pas de ceux qui sèment des sèmes à tous vents ?

Dans un sursaut, je libérais l'ancre et par le caprice des vents ou des dieux, j’atteignis Nadi aux Fidji.

Tandis que je regardais la crête rocheuse qui domine la baie et qui semble figurer un tiki géant couché, il me sembla entendre dans la conque de mon oreille, la déesse magnanime qui me soufflait :

- Mon chéri, réveille le Géant Endormi du peuple des Hauts. Tu lui cries : - Boula !

(Salut!)

- Boula ! Dis-je d'une voix forte.

- Boula ! A mate na ka rawarawa ; A bula na ka ni cava ? A mate na cegu ! Me répondit le tiki d'une voix sourde en haut de la montagne.

Comme je restais coi, d’une voix pâteuse mal réveillée, le Géant me traduisit : -Salut ! La mort est facile. Et à quoi sert la vie ? -A en mourir ce qu’il en reste !

-Mais je ne veux pas mourir, Géant ! Je veux juste retrouver ma déesse.

- Alors va !

- Mais où ?

- Va en Martinique. Parle là-bas du Géant Endormi des Fidji à sa femme couchée au morne Larcher. Ainsi, enfin réunis, ils te diront de leur lit, îles d’elle et de lui enfin unies, où est cette Leïla Bafa. De toute façon, passe par Panama, Grigny c’est à côté de Paname.

Et me voilà faisant route à travers l’Océan Pacifique vers Panama et de Panama vers Paname via la Martinique où en cette île, je fis le messager et reçu le réconfort espéré.

Je quittais l'escale. Cap sur Gibraltar. Gros temps sur l’Atlantique. Qu’importe ! Toutes voiles dehors, je criai : Je fonce vers toi, Leïla !

Les voiles cédèrent, certaines s’envolèrent. En rage, je mis le moteur en marche forcé. La jauge au plus bas, je doublais enfin les feux de Gibraltar.

Hélas ! Je suis arrivé trop tard, trop tard pour faire ce marin de Gibraltar, qu’elle aurait tant espéré.

Leïla est casée à Casa.

Enfin, on me l'a dit au téléphone depuis Grigny. Et de moi on a ri.

Calé à quai du côté du fret, dans le port de Gibraltar, au fond de Marina Bay, entre des rangées de conteneurs pleins de vide, dans le vide de ma vie, je ne vois d’autre survie que la léthargie, ce baume de l’oubli.

Car oubli est piqûre d’ataraxie. L’ataraxie du désaxé, cela repose, me suis-je dit, mais par cette anesthésie, hélas, on perd le sel de la vie.

Pourtant…La vie est désir qui toujours dans la suavité léthargique du songe, s’immisce !

Le désir, ce charnel repère de Saint Antoine dans son désert… Ah, Leïla, reine de Saba !

Elle approcherait sur le quai humide, juste sa petite silhouette timide.

Parvenue au Plaka, avec une adorable rondeur de bouche, elle me dirait :- Euh, pardon. Je suis revenue. Je voudrais te dire… Embarque-moi sur tes flots, Irénée…

Passée ma surprise pour son soudain engouement pour l’Océan, je lui répondrais en ricanant : La vie en mer manque de femme alors c’est gratuit pour les dames. Le Plaka, c’est rock and roll sur les flots. Tango aussi.

Bienvenue à bord. Et puis, mes yeux embués, au risque de ses yeux rivés, je me tairais…

Et elle, elle chuchoterait :- Il ne fallait pas médire des sirènes, Capitaine.

On embarquerait.

Le navire s’élancerait sur les flots. Le vent forcirait et mon désir ferait un beau pic à mon corps fou.

Dans un transat je me serais allongé, dans le sens de la marche sous la fumée de la cheminée. Le pont serait désert à l’heure du navire au dessert.

Elle serait apparue, prenant un transat à mon équerre pour regarder la mer par le travers sans un regard, seulement pour la mer, derrière ses verres fumés, sous la fumée.

Juste elle et moi dans ce désert et des silhouettes sorties du dessert.

Le navire roulerait sur les flots, elle roulerait sa chemise vers le haut, jusqu’au-dessous de ses seins.

Son ventre monterait à dessein.

Cet effort plisserait son beau visage, le menacerait un instant d’une disgracieuse anamorphose. Mais surtout cambrerait-il joliment sa chute de reins. Lorelei délicieuse !

Léda si lasse qui pour signe offrirait son cou et ses cuisses...

Ô nymphe alanguie, des Dieux, adorée !

A cette vue, si lisse, celle de son corps troublant laissé dans son songe vacant, je ferais écho, soupirant à sourire, en espoir érigé.

Déglutissant d’inconfort, pensant au confort du lit, au hublot rond comme la nuit, je le lui dis, elle sourit, c’est oui.

Dévêtue avec simplicité, comme depuis des années, la voici à me chevaucher, à monter, à monter, à culminer et à retomber.

Exaucée.

Exaucé ?

C'est que revêtue de réalité, elle a disparu.

Où es-tu Leïla?

Entends-tu comme de la cambuse s’échappe des plaisanteries insaisissables ?

Ce sont mes marins philippins qui préparent la macédoine du mercredi.

Ça nous changera des jours de phalanges de poisson.

Ha, ha, ha ! Comme je suis drôle !

Drôle à pleurer.

Parce que les marins n’existent pas.

Et que Leïla n'est pas là.

Elle n'est pas là.

Seule reste ma torpeur dans ce rafiot ronfleur et radoteur qui exténue tout.

Dessous et alentour la longue houle grise.

La mer, c’est moins empoisonnant que les cimes ciguës mais il n’y a rien à y réfléchir.

C’est parce que les vagues diffractent le miroir de l’âme au point de la rendre indéchiffrable, franchement glauque, voilà pourquoi.

Juste de quoi se faire ballotter yeux clos comme un nourrisson au milieu des poissons.

Fusion archaïque. La mer, fatale invitation à la régression !

Voilà ce que je me dis, écroulé dans la cale de ce bateau perclus de rouille dans le port de Gibraltar.

Il vaudrait mieux rentrer en Grèce. Aller y voir les chats de Ritsos à Makrossinos. Tard, très tard dans la nuit, ils me diraient le sens de la vie. Hélas ! Ce serait pour n’y rien comprendre, parce que dans la nuit hellène, tous les chats sont gris.

Que faire désormais ?

Prendre du recul en prenant les choses de haut.

Grimper pour cela sur le rocher de Gibraltar.

Regarder l'Europe, l'Afrique, le monde, pour se demander ce que l'on fait là.

De quoi ? De soi, de la vie d'ici-bas, vue de là-haut.

Comme me voilà hissé sur les plus hauts rochers du Rocher, mon regard porte loin et je reste habité par ces considérations perchées, tandis qu'un vieux macaque s'approche et me met amicalement une patte sur l'épaule.

De l'autre, il me vide discrètement les poches.

D'abord réconforté par cette étrange amitié, me voilà révolté par la trahison.

Je me lève furieux.

Lui me dédie une grimace de professionnel et s'esquive prudemment.

Je dévale le rocher, fait le plein de gaz oïl, d’eau et de vivres, lève l'ancre de dépit et, pour ne pas devenir fou, je cingle vers Corfou.

Maria Magdala à Massalia

Mon vieux cargo montre de plus en plus de signes de fatigue, aussi me semble-t-il prudent de rejoindre la Grèce en longeant la côte espagnole, puis la France.

Je cabote sans peine de Carthagène à la Catalogne.

Mais me voici à Cerbère, où s'ouvre l'enfer. C’est que dans le golfe du Lion, rugit le très grand vent de l'entre deux mers.

Ça pousse fort.

Le vieux bateau avale périlleusement les miles dans un clapot cahoteux qui se creuse de plus en plus.

Au loin se dessine brièvement le Mont Saint Clair de Sète. Je le vois glisser de la proue à la poupe.

Vraiment, ça pousse fort !

Plus à l’est, la côte s’abaisse. La Camargue. Au-delà s’ouvre le golfe de Fos. J'esquive les grands tankers endormis et je vise le cap Couronne pour passer sous l'abri des collines de la Nerthe.

Brillent maintenant dans le contre couchant, si proches, les feux de Marseille.

Comme tombe le drapé noir de la nuit, le vent soudain s'essouffle.

C’est qu’il reprend son souffle.

Maintenant, seul demeure le gargouillis de la houle. Un étrange silence étreint mon bord.

Mon cœur bondit. J’ai compris.

Aux éléments tus, le ronronnement du moteur ne répond plus.

Je descends dans la cale. Le diagnostic est sans appel. La panne est irréparable en mer et mes voiles sont en lambeaux depuis ma course transatlantique vers Leïla. Je suis pris de vertige et m'éponge le front d'une vilaine sueur.

Le vent revigoré se remet à mugir. Je vois comme il pousse le bateau en fuite sur une tangente le long de la côte. Je relève ma position. Vérification cinq minutes plus tard.

Atterré, je me vois promis aux rochers. Je sens mes jambes se dérober. Je me ressaisis.

J'étudie la carte pour estimer le point d'impact. Il me faut tenter d'atterrir dans un creux abrité.