6,99 €
Promenade en poésie à travers une quarantaine de poèmes reprenant les grands thèmes de la littérature romantique chers à l'auteure, que sont la fuite du temps, la solitude, la nostalgie, la fin d'un amour, le souvenir, le rêve d'un ailleurs. Jouant de la langue et des sonorités, l'écrivain convoque son imaginaire et restitue ses états d'âmes à travers des textes dont certains furent directement écrits pour être chantés.
Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:
Seitenzahl: 38
Veröffentlichungsjahr: 2024
Althéa ou la Colère d’un roi, Robert Laffont, 2010.
Les Lys pourpres, 2012.
Les Venins de la Cour, 2013.
Raison souveraine, 2015.
Reine des Lumières, 2017.
L’Audace de la liberté, 2022.
Les Lys pourpres, 2024.
Marcel Pagnol, Un autre regard, 2014.
Passionnément Gainsbourg, 2016.
Murphy ne meurt jamais, BoD, coll. « L’Échappée belle », 2021.
À ceux que j’aime ou que j’ai aimés et qui ont nourri mon imaginaire d’écrivain.
Avant-propos
De bout en bout
Idylle textuelle
Mea culpa
Les Airs d’antan
Point de fuite
Écriture inclusive
On s’efface
À toi
Mise en abyme
Illusions
Réalité augmentée
Rêverie
Tumulte
Irréel
Play
Équilibre
Ailleurs
Oubli
Planer dans l’azur
Ciel
Cadeau
Pensées vagabondes
Larmes de cristal
Hope
Vouloir
Sans relâche
Évidence
Affaire de cœur en cours
Empêche-moi de tomber
Descendre en apnée
Trop tard
Movie ma vie
Grammaire amoureuse
Empreinte de toi
Aime-moi
Après
Anima mea
Post mortem
Tu sais
Il était une fois
Next
Mise au point
Kam
Miroir
Au-delà
Am Israël haï
Post-scriptum
Annexe
Remerciements
Le meilleur moyen de réaliser ses rêves est à coup sûr de se réveiller. Il est urgent de vivre, et de le faire avec toute la passion dont on est capable.
Écrire est la mienne.
La littérature et les arts m’ont toujours semblés être la plus belle fenêtre ouverte sur le monde. En cette époque d’immédiateté qui génère une frustration permanente en nous rendant impatients, s’abandonner à la lecture ou à la contemplation d’une œuvre d’art, c’est se réapproprier du temps heureux, loin de toute attente, et choisir de se placer dans l’introspection, celle par laquelle on s’humanise en se grandissant. Cela nous ouvre une route différente en nous ramenant à ce qui est essentiel pour notre construction psychologique, intellectuelle et affective, c’est-à-dire pour notre cheminement.
Je compose des poèmes depuis mon plus jeune âge et caressais l’envie d’en publier un recueil. Après les romans, historiques ou non, et les essais, j’aimais l’idée d’utiliser ma plume à d’autres effets. Cependant, Serge Gainsbourg, à qui j’ai consacré un essai1 dans lequel j’analyse son œuvre et les origines de son inspiration, avait coutume d’expliquer qu’au XXe siècle, la poésie avait désormais besoin, dans cette époque du son et de l’image, du support de la musique pour rencontrer son public. C’est sans doute vrai. Je ne franchissais donc pas le pas, même si la trame dramatique de mon roman contemporain Murphy ne meurt jamais2, était déjà émaillée de poèmes que j’avais composés, ce qui était un moyen pour moi d’exprimer ce désir sans toutefois le mener vraiment à son terme. Mais lorsqu’un jour, j’ai reçu l’enregistrement d’un compositeur qui, sachant que je chantais, s’était emparé de ces vers pour les mettre en musique, tout s’est enclenché avec une incroyable évidence. Un projet était né. Le rêve se réalisait enfin. Certains textes de Murphy devinrent alors des chansons en l’état, quand d’autres durent être réécrits mais tout s’est enchaîné, jusqu’à ce qu’il y eût enfin matière à publier ce fameux recueil, preuve que l’accomplissement d’un rêve peut en générer un autre…
La poésie touche à l’intime. Dans sa définition, il s’agit d’un « art du langage visant à exprimer ou à suggérer, par le rythme, l’harmonie et l’image ».
Harmonie… Ce mot qui est aussi usité en musique est de loin celui que je préfère. Consonance douce, signification divine ! Elle est ce à quoi on aspire, ce qui crée du Beau, ce qui rend heureux ; elle est le but ultime parce qu’elle induit l’équilibre vers lequel on tend en permanence. C’est aussi le mot-clé que contient le titre d’un poème des Fleurs du Mal que je place au-dessus de tous les autres, j’y reviendrai.
Au cours de mes études, j’ai été amenée à travailler sur le concept de poésie dans l’œuvre de Marcel Pagnol. Qu’est-ce que la poésie ? Aristote, avec sa fameuse Poétique, est venu à mon secours. Si je devais résumer mon impression, je dirais ici que la poésie est ce qui nous bouleverse, nous parle au cœur ; c’est une émotion pure, qui nous étreint, comme un trop plein ; le besoin impérieux d’une expression.
J’ai toujours eu une prédilection pour le XIXe siècle, celui du Romantisme qui se métamorphose depuis ses glorieux soleils levants, avec
