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Lorsqu’un lycéen perdu dans les méandres de son avenir croise la route d’un directeur d’entreprise, sa vie prend une tournure inattendue. Plongez au cœur du récit captivant de Denzel, rongé par l’incertitude de son destin, se retrouvant irrémédiablement soumis à Dean qui fera de sa proie son nouveau jouet. Plongez au cœur d’une histoire d’amour érotique gay, complexe ou deux hommes pourtant opposés vont être liés par les rouages du destin.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Maël Martin, 19 ans. L’étudiant de jour, devenu l’écrivain sensuel de la nuit. Maël Martin explore vos désirs les plus profonds pour vous offrir un récit érotique captivant. Plongez dans un monde de passion et de mystères avec les œuvres de ce jeune auteur découvert sur Wattpad.
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Seitenzahl: 170
Veröffentlichungsjahr: 2023
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De MAËL MARTIN
Les rayons du soleil dansent sur le papier à moitié chiffonné de mon devoir de français passant au passage sur ma nuque, me donnant une sensation à la fois agréable mélangé à de l’inconfort. Le sommeil que je n'ai eu la nuit dernière me gagne et ma vue s'obscurcit, ma tête penchant sur le côté, le menton posé sur la paume de ma main. Le dernier cours de la matinée semble s'éterniser comme si le temps n’existait plus et semblait figé et m’avait abandonné, là, sur cette chaise inconfortable à écouter brièvement madame Moraux faire son commentaire sur le poème qu'on étudie depuis maintenant deux semaines.
Je ne suis pas un mauvais élève loin de là, j'ai du potentiel, j'ai des acquis que je n'exploite pas assez. Enfin d'après mon professeur principal. Ce que je dis tout le temps, l'intelligence ne fait pas les notes ! Je n'ai pas tort, les notes ne montrent en rien l'intelligence d'une personne, recracher son cours par cœur sur une copie ne prouve en rien que tu sois douer ou pas.
Enfin je ne me plains pas, je tourne autour de 16 de moyennes et devinez quoi ? Cela me suffit amplement pour le moment. Je n'ai aucune lacune dans aucune des matières et ne ressens pas la motivation d’aller au-delà de mes capacités mentales.
Quelle heure est-il ? Dans combien de temps pourrais-je enfin me libérer de l'emprise de cette salle de classe ? Il y a tellement de chose plus intéressant que je pourrai faire en ce moment même. Je sens des regards sur moi, mais je n'y prête pas attention, quoique j'ouvre au moins un œil pour observer la pièce.
Quelques élèves se sont tournés vers moi et me lancent un sourire en coin. Je soupire et fixe attentivement l'horloge sur le plafond accroché au-dessus du tableau blanc. Plus que quelques minutes !
Je referme les yeux, comptant les secondes qu'il me reste jusqu'à la sonnerie. L’heure fatidique approche, soit 600 secondes, soit 10 minutes avant le retentissement de la sonnerie. Madame Moraux arrête soudainement son explication de texte et se racle la gorge en s'approchant de moi.
-Denzel ! Puis-je voir votre cours s'il vous plait ?
Je lui offre la feuille sur lequel j'avais pris soigneusement mon cours de français de manière nonchalant. Malgré le fait que je dorme, je prends quand même des notes sans pour autant les relire une fois chez-moi. De toute évidence mes notes finissent par trainer dans mon seul cahier déjà rempli, perdu entre une infinité de pages.
L'adulte en face de moi semble surprise. Comment aurais-je pu écrire tout ça si je dormais se dit surement-elle. J’admets que son incompréhension provoque en moi un fier sentiment de satisfaction que je matérialise en un sourire narquois.
Elle repose le cours sur ma table et se dirige vers le tableau.
-Ouvrez vos agendas ! Pour la semaine prochaine, n’oubliez pas le devoir sur table !
Tous se mirent à hurler leurs mécontentements. Je ne prends la peine de noter les devoirs, je ne compte pas réviser, tout est dans ma tête et le destin me mettra la note que je mérite. Je suis le premier à sortir de la classe, mon casque audio dans les oreilles, allumant mon baladeur MP3 que j’affectionne plus qu’une application lambda installée sur mon téléphone, fermant les yeux, profitant de la douce brise du vent me caresser délicatement ma peau blanche et douce.
Je pris une grande inspiration et me mis en direction du bureau de la conseillère d'orientation. J'ignore toujours ce que je compte faire après le lycée. Je n'ai aucun projet, aucune idée de ou je voudrais aller. Je n'aime pas travailler, je n'aimerais pas travailler et je n'ai jamais aimé travailler. Quitte à avoir un emploi stable plus tard autant me trouver quelque chose qui m'amuse, mais justement rien ne m'attire, rien ne m'amuse. Rien de me semble intéressant pour moi.
C'est la première fois que je traine dans ces couloirs étant donné qu'ils mènent vers le bureau de la conseillère d'orientation. J'ouvre une porte et tombe sur une salle d'attente. Il n’y a personne. Ça contraste avec le mouvement agité de l'extérieure. Cette solitude qui me pèse en devient presque effrayante. Dans la salle, des chaises, une table basse en verre sur laquelle il y a des brochures et des magazines entassés les uns sur les autres. Les murs sont peints en blanc, des tableaux se trouvent accrochés sur ces derniers. Une voix douce et féminine retentit dans la pièce.
-Excusez-moi jeune homme, mais puis-je vous venir en aide ?
Je tourne ma tête légèrement sur la droite apercevant une jeune femme abordant un faux sourire que je sais parfaitement reconnaitre.Je soupire, au fond d'elle a-t-elle réellement envie de travailler ici ? Est-elle satisfaite de sa vie professionnelle ou demandait-elle autre chose ? Sa place est-elle réellement ici ?
-J'ai rendez-vous.
Elle hocha la tête de haut en bas et feuilleta ses documents.
Monsieur Colas Denzel, élève de 1er, vous avez rendez-vous à 10 heures 10 avec madame Chevrot.
J'affirme ses dires. En effet je suis bien en avance de cinq minutes. Je m'assieds sur une des chaises au hasard et me tourne les pouces. Je pris une des brochures sur la table ne pouvant pas tenir en place moins de trois minutes sans rien faire.
Je lis des titres au hasard, certains magazines parlent de moyens contraceptifs ou communiquent des informations sur la manière de faire l’amour sans risque. Soudain le son d'une porte s'ouvrant me fit bondir de la chaise, me sortant de ma lecture passionnante. C’est une personne âgée portant des lunettes rondes et des boucles d'oreilles dorées qui m’accueille, me souriant chaleureusement lorsqu’elle pose ses yeux sur moi. C'est la première fois que je vois la conseillère d'orientation. Je pris mon sac et elle m'entraina dans sa salle. Je jetai un œil à l'intérieur et elle me laissa prendre place sur une chaine en face d'elle. J'espère que ce rendez-vous vaudra le coup.
La femme aux cheveux gris prit une grande inspiration, buvant ensuite son thé et me lança un sourire en coin, déposant par la suite sa tasse délicatement sur son socle. Elle prit une feuille, un stylo et me fis signe de commencer à parler.
-Bien...euh pour commencer je me nomme Colas Denzel, je suis un élève de 1ère et…bah...
Je cherche au fond de moi ce que je voudrai dire, je n'ai aucune décision sur mon avenir. J'ignore tous sur ma vie future. Par la suite nous établissons mon profil psychologique. Elle me fait passer un petit questionnaire sur ma personnalité.
Non je ne bois pas, non je ne fume pas, je ne prends pas de drogue, j'aime bien lire des mangas et jouer occasionnellement à des jeux vidéos, lire des romans de science-fiction également, sortir m’allonger sur l’herbe à écouter de la musique pendant des heures en regardant le ciel et j'adore les chiens. Il faut également mentionner que je n’ai aucun sens de la communication et que discuter avec d’autres personnes n’est pas mon fort. À quoi pourrait bien m'amener ce test ? C'est une perte de temps et je commence à me lasser de ces questions sans fin. Quelles études ou école voulez-vous intégrer après le lycée ? Aucune idée, je lève la tête pour observer madame Chevrot et elle me sourit en prenant doucement la fiche de questionnaire interminable.
Malheureusement l’entretien que nous avons me semble être une perte de temps à tel point que j’ai un doute sur l’utilité d’avoir une conseillère d’orientation dans un lycée. Tout ce que j'ai appris est que je devrais continuer mes études et aller à l'université. J'aurais pu le deviner moi-même. Je pris mon sac une fois la séance finie et quitta la pièce. La dame de l'accueil se pencha en avant en me saluant dès qu’elle me vit sortir, me souhaitant une bonne journée.
J’aborde un faux sourire et quitte enfin cet endroit. Maintenant que cela est fait, je peux enfin rentrer chez moi et me reposer sur le lit. Je mis mon casque sur les oreilles et marcha en direction de la bibliothèque scolaire communément appelée ici en France, « CDI ». Avant de rentrer, j'ai un livre à rendre. Je donne le livre d'aventure que j'avais emprunté la semaine dernière, soudainement quelqu’un manque de me faire tomber en se jetant sur moi pour me cacher la vue.
—Devine qui c'est !!? fit la voix excitée.
Je lance un léger rire et me retourne. Mon meilleur ami Takami, élève dans une classe de 1er, mais pas dans la mienne, sauta sur place et me lança un sourire. Originaire du Japon, Takami possède une famille française et japonaise, mais a toujours vécu ici en France.
— Alors ce rendez-vous ? me fit le plus jeune, sautillant sur place avec des étoiles pleins les yeux pour je ne sais quelle raison. Il n’y a pas à dire, il est beaucoup plus énergique et enjoué que moi.
—Ça va. Lui lançais-je. Je n'ai rien à dire dessus vu qu'il n'y a vraiment rien à en tirer.
— Donc tu ne sais toujours pas quoi faire plus tard ? Pourquoi pas faire des vidéos sur internet ou bien tu fais prost...
— ça ne m'intéresse pas.
— Je plaisantais ne le prend pas premier degré, monsieur cœur de pierre.
Je repris ma route vers la sortie de l'établissement laissant alors mon ami de toujours sans rien ajouté à sa remarque. J'ai la chance de vivre à proximité de l'établissement scolaire heureusement. Je m'empresse vite de rentrer chez moi, la pluie commence à s'abattre, non, ce ne sont pas des gouttelettes, ni une vulgaire petite pluie, mais une tempête. Il pleut énormément et pourtant il faisait beau il y a à peine cinq secondes. Je m'abrite sous un arrêt de bus, éternuant et reniflant. Je n'aurais jamais dû sortir en veste.
—Il faut être inconscient pour sortir dans une telle tenue.
Ricana un homme assis à côté de moi.
— Je ne pouvais pas prévoir ça. Répondis-je à l'homme inconnu. Je sortis mon téléphone pour observer mes nouvelles notifications.
—Je m'appelle Dean, enchanté de vous rencontrer.
L’homme aux cheveux long et brun me tandis la main pour me saluer, mais je ne lui apporte aucune intention et me décale sur le côté pour ajouter une distance significative entre lui et moi puis ce dernier se racle la gorge.
—Ce n'est pas vraiment poli ce que vous faites.
Je ne lui réponds toujours pas, me méfiant de cette inconnue que je n’avais jamais vue auparavant.
L'homme du nom de Dean soupira et se releva lorsqu’une voiture noire se gare sur la place du bus, la portière s’ouvre et ce dernier monta dans le véhicule. Il me regarde et me lance un sourire qui pour une fois de la journée me semble plutôt sincère. Cet homme est très grand, brun, il porte une petite boucle d’oreille argentée, un menton légèrement carré, des cheveux longs plaqués en arrière et un costume pour le moins classe je devrais dire. Au moins il a l’air soigné contrairement à moi qui ne porte qu’un jean, un simple t-shirt et une veste par-dessus qui ne me réchauffe même pas.
Je regarde la voiture s'en aller et reprends aussitôt mon esprit. La pluie vient de cesser, laissant un arc-en-ciel se former au-dessus des nuages. Je reprends ma route vers mon domicile.
—Denzel, tu as déjà fini ? Waouh ! Regarde-toi, tu es tout trempé.
Ma tante s'approche de moi et me débarrasse de ma veste totalement humide avant de m’enlacer dans ses bras ce qui me fait rouler des yeux.
—Ouais j'ai pas cours cette aprèm.
Après avoir enlevé mes chaussures, je monte dans ma chambre, fermant la porte derrière moi à double tour me laissant tomber sur ma chaise de bureau. Je fis tomber un morceau de papier de ma veste. Étrange, c'est quoi ?
"Laisse-moi t'offrir un bon diner ce soir à 19 heures. Voici l'adresse du restaurant."
Un diner ? Qui peut bien m'offrir un diner ? Ce mot ne m'était peut-être pas destiné. Je cherche le nom du restaurant sur internet. C'est justement proche de chez moi. Dois-je y aller ? Après tout je n'ai vraiment rien à faire ce soir. Avec un peu de chance peut-être qu'une fille de ma classe a enfin un faible pour moi. Je soupçonne cette fille aux cheveux rose, une nouvelle élève qui vient d'arriver il y a à peine quelques jours. Je souris en pensant à elle. L'après-midi se déroula comme prévu. Je m'endormis sur mon lit quand tout à coup j'entends ma tante me parler de l'autre côté de la porte.
— Denzel !!! Tu as faim ? J'ai fait des...
—Ça ne m'intéresse pas...
Je vérifie rapidement l'heure sur mon portable et pris ma veste en vitesse. J'ouvris la porte et descendis les escaliers rapidement.
—Bah euh…tu ne manges pas avec nous... ?
Avant qu'elle eût le temps de finir sa phrase, j'étais déjà dehors laissant ma sœur et ma tante diner en tête à tête. Il pleut légèrement, mais ce n'est pas pire que la tempête de ce matin. Je marchai quelques rues et arrivais enfin au restaurant nommé « The 7th Heaven ». J’hésite à rentrer ou attendre, mais la pluie en a décidé autrement et c’est alors que je pénètre à l'intérieur. Il y a des éclairages de différents couleurs. Une douce musique apaisante se fit entendre dans le restaurant. Il y a beaucoup de monde. Mon regard balaya la pièce à la recherche de la fameuse fille.
—Où est-elle ? fis-je à voix basse, plissant des yeux, essayant de déceler le
moindre cheveu d’une couleur rose quelque part.
Je m'engouffre dans les sous-sols du restaurant, une nouvelle pièce s'offre à moi. La pièce est éclairée par des néons roses et une légère odeur de parfum vient titiller mes narines. La décoration végétale est omniprésente et se marie bien avec le mobilier intérieur.
—Tu as donc répondu à mon invitation. C'est merveilleux.
J'entendis une voix grave, celui d'un homme venant de juste derrière moi. Je me retourne et vis le même homme de ce matin à l'arrêt de bus juste assis sur un sofa de couleur violet.
— J'attends quelqu'un.
—Cette personne se trouve actuellement au restaurant.
Hein ? Il veut dire que la fille aux cheveux rose de ma classe ne viendra pas ? Ce n'était donc pas elle qui m'a écrit ce message ?
— Tu m'as piégé.
— Tu t'es juste imaginé des choses...
Dis-moi ce que tu me veux...
— …Je t'ai juste invité à un diner...
— Qu’est-ce que tu me veux !?
Il me fixa dans les yeux et finit par soupirer lorsque je lui coupe la parole et me désigne une chaise en face de la table. C'est en fronçant les sourcils que je m'installe à sa table. Je ne connais même pas cet homme qu'il m'invite à diner avec lui.
—Pédophile....
Il haussa un sourcil. Bon la majorité sexuelle est à 17 ans et je me rapproche de mes 19 ans dans peu de temps, mais ce n’est pas une raison pour aborder des lycéens même si je suis majeur.
Un serveur s'approcha de nous et prit notre commande. Je ne regarde même pas l'homme en face de moi. J'ai d'ailleurs oublié son prénom.
—Je me représente. Dean, enchanté.
Je soupire et lui donnais mon prénom à contrecœur juste pour lui faire plaisir. Il sourit et croisa ses doigts, mettant son visage sur le dessus de ses mains.
— N'as-tu pas de questions à me poser ?
— Que me veux-tu et qui es-tu ?
— Je travaille dans une boite de publicité. Je me suis installé en France il y a quelque temps.
— Ah ouais ? Cool…
J’ignore véritablement pourquoi il insiste auprès de moi alors qu’il voit très bien que je ne compte pas lui attirer le moindre de mon intention. Takami m’avait même dit que j’étais pénible et qu’il était difficile si je devais être en couple de tenir avec mon comportement ingrat, mais je n’y peux rien, je n’aime pas les gens.
Il continue de me sourire. Il est louche. Qu'a-t-il l'intention de faire ? Me tuer ? J'ai déjà fait des sports de combat, je saurais me défendre en cas de danger.
—Tu es un élève au sein du lycée du centre-ville ?
— Ça ne te regarde pas. Pas besoin de t’accrocher au moindre semblant de conversation, je ne te répondrai jamais.
Son expression change, il semble déçu. Tant mieux cela lui apprendra. Je n'ai pas son temps moi.
— Tu peux me faire confiance. N'ai pas peur de moi parce que je suis imposant puis tu as bien accepté ce diner et tu ne t’es pas enfui en me voyant. J’en conclus que je dois surement titiller un peu ta curiosité.
Je m'étouffe de rire en avalant de travers. Il plaisante ? Il croit que par sa carrure et son costume il puisse m'impressionner ? Il pense vraiment que ce type m'impressionne et attise ma curiosité ?
— Vous avez de l'humour c'est déjà ça.
Le brun souffla du nez et reprit la parole.
— Quelle arrogance. Tu n'imagines pas le nombre de punitions que tu mérites en me balançant cela comme ça.
— J'ai déjà eu une heure de colle à cause de mon attitude ce matin je ne compte pas de nouveau me faire punir.
Il rigola, regarda sa montre et se releva, il s'approcha de moi, caressant mon bras, se baissa à mon oreille pour venir me susurrer un au revoir avant de disparaitre, payer l’addition et partir. Ce pervers est un vrai taré. Je décide de quitter le restaurant. J’espère au plus profond de moi ne jamais le revoir de ma vie celui-là.
Une fois sortie, je le vois entrer dans sa limousine. Il me fait un sourire qui se veut tendre. Je hausse les épaules et repars vers chez moi. Quel malade ce type sérieusement. Peut-être pensait-il que j'étais gay, mais non je ne suis pas gay et je ne le serais jamais. Les hommes me dégoutent plus que les femmes.
C’est une journée de plus qui s’achève dans ma petite vie d’étudiant monotone et insipide. J’ai passé la nuit à chercher un sens à ma rencontre avec ce pervers, au point d’en rêver et de me réveiller agacé contre lui et énervé qu’il m’ait gâché une soirée où je pouvais rester dans mon lit à écouter ma musique plutôt qu’à sortir sous la pluie.
Takami devait m'accompagner à la sortie du lycée, on devait faire la moitié de la route ensemble. Je suis là, assis sur un petit rocher devant le portail du lycée attendant mon ami de toujours. Takami et moi nous nous sommes rencontrés il y a plusieurs années selon mes souvenirs. Nous étions en école primaire dans la classe de CE2 à l'époque. Je me trouvais seul, assis dans les escaliers de l'école à attendre la sonnerie comme chaque récréation. J’avais la réputation d’attirer les problèmes et de me battre avec les autres enfants, mais disons qu’ils n’appréciaient pas mon caractère hautain qui les prenait de haut donc ils préféraient s’en prendre à moi et me harceler en groupe. Pour revenir à ma rencontre avec mon meilleur et unique ami, j’étais assis dans les escaliers de l’école quand un jour j'entendis des bruits étranges ressemblant à des sanglots. Je descendais les escaliers par curiosité et je le trouvai là sur le sol saignant légèrement après avoir été surement frappé par d’autres enfants. J'eus un haut-le-cœur à cet instant précis.
