Ouest terne - Charnel d'Agneau - E-Book

Ouest terne E-Book

Charnel d'Agneau

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Beschreibung

RECUEIL DE POEMES Ouest terne réel et rêvé cohabitent dans le même recueil. Mais aussi une recherche de sens de la vie, de grâce des mots, de vérité et de bonheur. Des traces d'une vie intérieure qui se construit, se développe et me façonne, au fur et à mesure que le temps fuit, l'enfance s'efface, la jeunesse aussi. Le futur n'existe pas. Le présent m'appartient Et la mort détient Mon passé à chaque pas. La vérité et le bonheur que je cherche, parfois, je les trouve. Il me semble. Vite, ils m'échappent. En poésie, en silence, en moi, je sais les retrouver, jamais les retenir. Le reste du temps, je ris.

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Seitenzahl: 27

Veröffentlichungsjahr: 2024

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A ceux qui me sont chers et me font confiance.

A mes amis qui me lirez.

Au pilon qui me broiera.

Birches-Among-Oaks

Green Cap road

Wyoming

Charnel d’Agneau

4/01/19

SOMMAIRE

Préface La poésie que j’aime

I-Tristesse

II-Un moderne païen

III-Quel jour

IV-Aventure enfantine

V- Ma tête part

VI-Couleurs

VII-Ma prairie

VIII-Chant

IX-Nocturne

X- Aux temps

XI-L’instant béni

XII-Ouest terne

XIII-Ô Ô A

XIV-Chant d’exil

XV-A peu près

XVI-Rue de la Miltière

XVII-Ménages 1 à 4

XVIII-Un soir

XIX-Ces larmes-là

XX-Allons enfants

XXI-Colère

XXII-A la parfin

XXIII-La trahison des bergers

XXIV-Bise Martine

XXV-Psaume égaré

Biographie ahurissante très contestable

Lecteur,

Je n’explique pas. Je livre.

J’en livre suffisamment. Contente-toi de ce recueil déjà trop impudique, sans essayer de te faire plus voyeur que je ne donne à voir.

Si je ne veux pas en dire plus de moi, en revanche, je peux parler de poésie. Et si ce n’est en expert, du moins dire celle que j’aime.

J’aime Verlaine :

« De la musique avant toute chose

Et pour cela préfère l’impair

[…]

De la musique encore et toujours !

[…]

Que ton vers soit la bonne aventure

Eparse au vent crispé du matin

Qui va fleurant la menthe et le thym...

Et tout le reste est littérature. »

J’aime Gainsbourg pour les enjambements et rejets audacieux :

« Sous aucun prétex

-te je ne veux

Avoir de réflex

-es malheureux

Derrière un kleenex

Je saurais mieux

Comment te dire adieu. »

De ces deux-là je tiens les outils pour faire joli.

Un poème chante. Les mots font des sons et les phrases des rythmes. Un texte poétique est d’abord joli à dire et à écouter. Avant le sens, il est poétique par sa musique, et tant pis si tu ne comprends pas tout : moi non plus.

« La reine Blanche comme lis

Qui chantait à voix de seraine,

Berthe au grand pied, Bietris, Alis,

Haremburgis qui tint le Maine,

Et Jeanne, la bonne Lorraine

Qu’Anglais brûlèrent à Rouen ;

Où sont-ils, où, Vierge souveraine ?

Mais où sont les neiges d’antan ? »

François Villon, poète et sale type,

Un poème chante. A tel point que je parie que les poètes de la deuxième moitié du XXème siècle que l’histoire retiendra s’appellent Trenet Brassens, Brel...

Et puisqu’un poème chante, à quoi bon le traduire du français à l’anglais, de l’anglais au français ? N’est-ce pas un non-sens ? La traduction ne lui enlève-t-elle pas sa musique et son rythme ? J’imagine que le traducteur traduit avec la musique et les rythmes de sa langue, autrement dit ses mots, sa grammaire, ses rimes. Dans ce cas, il fait lui-même oeuvre de poète et le texte achevé est un autre poème vaguement inspiré du poème initial. Est-ce encore une traduction ? Je ne le crois pas. C’est une création à part entière.

La queja sin fin

del flébil violín

otoñal

hiere el corazón

de un lánguido son

letal.

Carrere

Vraiment ? Est-ce la même chose que :

Les sanglots longs

Des violons

De l’automne,

Blessent mon coeur

D’une langueur

Monotone.

Verlaine