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C'est un recueil hétéroclite de poèmes et textes humoristiques, sans ligne directrice. Une série de sketches, citations et pensées à chaud, livrée dans l'ordre alphabétique. Cet ouvrage déjanté, auto centrique et atypique est à lire à plusieurs degrés. Son auteur est novice, mais a de la bouteille, et une plume affûtée. Serait-ce un fils autiste d'un Gainsbar, d'un Bukowski, d'un Dutronc, d'un Desproges , d'un Meyrink ou d'un Dard ? En tous cas, il ne se prend pas au sérieux et ne laisse pas indifférent. Un beau cadeau à offrir à des gens qui aiment l'humour tordu.
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Seitenzahl: 223
Veröffentlichungsjahr: 2018
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Cadeau
Pré-fesse
Allez On y va !
51 pour 60
A l'heure
B Comme bordel
C Comme cage à cochon
D Comme doigt
E Comme ectoplasme
F Comme fesse-bouc
G Comme grenouille
H Comme hamac
I Comme iguanodon
J Comme jaune
K Comme ??
L Comme Luna
M Comme marabout
N Comme nyctalope
O Comme oursin
P Comme pneu crevé
Q Comme quéquette
R Comme Robert de Niro
S Comme suite de Fibonacci
T Comme trou
U Comme Uranus
V Comme vortex
W Comme Walter Clozett
X Comme xylophène ?
Y Comme Yolande
Z Comme Zobi la mouche
Cahier de notes
A propos de l'auteur
Post-fesse
Infos de dernière minute
A paraître Entre 2018 et 2030
A mon père, fonctionnaire émérite, dictateur de foyer, audiophile de vinyles, cinéaste amateur, écrivain de terroir, dessinateur géomètre, peintre prodigue et inconnu… Qui sema dans nos têtes des talents artistiques et des gènes psychotiques…
Avec lui, l'enfance ne fut pas une partie de plaisir.
A ma mère, ménagère bonne à tout faire, qui accoucha maintes fois et a tant enduré avec son mari et sa marmaille, et qui décida un jour… De tout oublier.
A ma Bobonne Victoire, qui sentait le bon pain, victorieuse des guerres, Abbé Pierre des enfants, chez qui chaque vacance était un peu le Club Med sous les tables et dans les champs.
A mes frères et mes sœurs, neveux et nièces, leurs fermes, leurs granges et leurs barrières.
A François Glaude, qui fit tant de boucan dans le haut des églises, en cognant jour et nuit comme un abruti sur la cloche de la liberté.
A Jimi Hendrix, qui éclata mes jeunes tympans avec des distorsions extra terrines extirpées des entrailles de ses Stratovarius, et provoqua mes premières lésions cervicales… Fatales et irréparables !
Merci aussi à Joe Satriani et Buckethead pour avoir perpétué la race des guitareux subjonctés.
Je n'aurais pu survivre sans leurs sonorités astrophoniques.
A mon épouse Boudzette, tornade blanche des logis, à qui j'apprends patiemment à fabriquer des vents, par derrière, par devant. Ceci n'est pas une mince affaire.
Mais parfois elle se surpasse.
A ma nounourse chienne, grosse perle d'innocence, qui n'est pas la dernière à embaumer la terre.
A ma bru Annabloche, qui après maintes tourmentes, la PNL aidant, aurait dû trouvé un chemin et un accompagnant. Aux dernières nouvelles, c'est pas encore gagné !
Et puis surtout, à ma tarlouze d'Athis, mon dernier testicule, grand bouffeur de carottes et de noisettes, qui du haut de sa pyramide, fit jaillir du fond des cavernes une improbable source.
Il fut depuis 15 ans, le premier lecteur assidu de mes écrits tempéteux. Il est maintenant en thérapie à vie pour en avoir trop lu.
Pas la peine de chercher… Y en a pas !
Pas de table, pas de chaise, pas plus que de chapitres, de paragraphes ou de pagination.
Par contre, il y a de matière.
Par un goût prononcé de la fainéantise, les articles vous sont délivrés dans l'ordre alphabétique que l'intelligence informatique a programmé.
Merci de votre compréhension.
Mon éditeur et moi, avions prévu un packaging commercial contenant :
1 slip de rechange
1 boîte de kleenex
Un rouleau de PQ
L'opération s'avéra trop coûteuse.
La crise nous a aussi obligé d'imprimer à l'encre cyclopède sur du papier recyclé.
Ces pages pourront toujours vous servir pour les emplois suscités.
Aphorismes, citations et réponses
« Je n'ai absolument rien à dire, et il faut que ça se sache. »
Jacques Dutronc
«Oui Jacques, cause toujours, personne n'entend. C'est la loi de la communication !
« Les morts vivants sont Out… Ils se sclérosent dans leurs créneaux. Alors, qu'ils se démerdent ! »
Lucien Ginsburg
«Oui Lucien, mais ne pourrait-on pas les aider, un tant soit peu ?»
« La connerie, c'est la décontraction de l'intelligence. »
Serge Gainsbourg
«Oui Serge, mais les cons sont-ils vraiment décontractés ?»
« L'humour est la forme la plus saine de la lucidité. »
Jacques Brel
«OK, Grand Jacques, mais se fendre la poire est-il vraiment admis par tout le monde ? »
« Heureux seront les fêlés, car ils laisseront passer la lumière. »
Michel Audiard
«Exact, Michel, mais il y en a qu'il ne faut vraiment pas avoir comme lampe de chevet. »
« Vivre libre, c'est souvent vivre seul. »
Renaud Séchan
«Bien mon Renaud, mais la solitude n’a jamais libéré personne. »
« C'est à trop voir les êtres sous leur propre lumière, qu'un jour vous prend l'idée de les larguer. La lucidité est un exil, une porte de sortie, un vestiaire de l'intelligence, une maladie qui mène à la solitude. »
Léo Ferré
«Faut pas déprimer comme ça, mon Léo! L'exil, le vestiaire, la maladie, sont faits pour t'éclairer.»
« Si la matière grise était plus rose, le monde aurait moins les idées noires. »
Pierre Dac
« Chapeau Pierrot, un jour peut-être, ce ne sera plus un calembour. »
On n'a pas que ça à foutre
En ce jour imprécis
De l'année cinquante six
Sous un ciel obscurci
L'enfant Riton naquit
Embaumant l'atmosphère
De parfums délétères
Cinq décennies passées
Avec quelques tantièmes
En cette lune 23ème
De ce mois le 10ème
Il n'a point trépassé
C'est un jour ordinaire
Dont il peut se passer
Les cadeaux, les baisers
Il n'en a rien à faire
Il laisse cette affaire
Au commun des pédés
Aux femmes ménagères
Qui ont fait des bébés
L'en a rien à péter
Car tout ce qu'il préfère
C'est grand verre glacé
De boisson anisée
Qu'on ne boit qu'entre frères
Trinquons coude levé
Au sextuagénaire
De Riton sur la terre
Et puis allons pisser
D'un grand jet solidaire
Aux raies des enculés
***
Stop ! Va vite aux dernières page, pour des infos de dernière minute.
La seule fois où les gens qui arrivent toujours en retard seront à l'heure… Ce sera l'instant de leur mort.
RF 19-08-2015
Pourquoi généralement, les femmes, … et les mômes, gueulent comme des débiles quand ils entrent dans l'eau ?
Pour effrayer les poissons
Pour faire savoir qu'ils sont dedans
Parce qu'ils sont mouillés
Juste pour faire du bruit
Pour faire plaisir à leur mère
Pour faire chier leur père
Par crainte d'une liposuccion
Pour ne pas y rester
Parce qu'ils n'aiment ni le bleu, ni le vert
A cause des dents de la mer
De 1914 à 1918, la sexualité fut légèrement perturbée.
Entre deux assauts à la baïonnette et les obus de la Grosse Bertha, nos braves « poilus » planqués dans les tranchées, s'astiquaient mutuellement la zigounette pour se donner du courage avant d'aller se faire exploser la gueule.
Cependant que dans les campagnes, leurs futures veuves se godaient avec les courgettes et les concombres du potager… Cucurbitacées que l'on retrouvait à migeoter dans la casserole du soir pour nourrir des flopées d'enfants de la guerre.
Un peu plus loin de là, quelques généraux casquapointés enculaient joyeusement quelques jeunes éphèbes importés de Mykonos.
Dans les salons bourgeois des capitales délibérées, des salopettes rémunérées branlaient ardûment de mutilés richement titrés pour leur faire oublier les nouvelles du front.
Quelques années plus tard, fin 1945, à l'aube d'une deuxième paix, les nymphomanes en mal de zobs furent rasées en place publique pour avoir écarté les guibolles avec un Chleu en rut.
Alors que leurs copines du MLF naissant se faisaient engrosser allégrement avec la bénédiction du Vatican, par des G.I en mission Coca-Cola.
La vie souvent rapproche
Les atomes crochus
Et les âmes entières
Au travers de chemins
Qui n'auraient pas de fin
Et de sentiers fourchus
Balisés de frontières
Mais les vrais caractères
Parfois aussi se crochent
En paroles meurtrières
Et stupides colères
Qui outragent les proches
Bafouent l'intégrité
De leurs jardins secrets
Foulent la probité
Des sentiments discrets
Nous étions devenus
Au-delà des distances
Encore mieux que de frères
Croix de bois, croix de fer
Réciproque confiance
L'amitié pour épée
L'humour en bouclier
Et tu avais ici
Le gîte et le couvert
Ton coin de paradis
Pour contempler la mer
Au gré de tes envies
Et goûter dans le vert
La nature et ses bruits
Que s'est-il donc passé
En ces jours électriques
Pour casser sans appel
Telle complicité
Court-circuit mécanique
Codes différentiels
Triple polarité
Tensions épidermiques
Electron mal placé
A nous laisser aller
Aux familiarités
Nous avons trop chauffé
Et nous sommes brûlés
Je prends de mon côté
Une exclusivité
D'excès incontrôlés
Manque de sérénité
Oubli de l'indulgence
Ou de simple patience
Tyrannie, exigence
Fatigue, nervosité
Paroles mal dosées
L'attitude a froissé
Mais sans viles pensées
Juste incapacité
D'un ego contrarié
Sois convaincu, ma gouille
Que j'en suis affligé
Il est une évidence
Que crue sincérité
Laisse souvent bredouille
Et le cœur en souffrance
Nous voici amputés
Castrés de délirances
D'humour, de confidences
De folies de l'enfance
De joie des retrouvailles
De fous rires, de ripailles
D'idées acrobatiques
D'envolées oniriques
Epices de la vie
Qui laissent un goût bien rance
Quand elles sont finies
Mais la blessure est là
De celle qu'on n'oublie pas
Dure à cicatriser
Toujours bien enflammée
Et seul le temps fera
Qu'elle se refermera
Tu choisis la rupture
Enfermé dans tes murs
Sans autre explication
A ce deuil imposé
Qui n'a pour seule raison
Que l'incompréhension
D'heures indisposées
Ridicules, dérisoires
Risibles et sans mémoire
C'est donc ami que vent emporte
Car il ventait derrière ma porte
Il n'était pas habitué
Peut-être pas assez lesté
Il s'en est senti molesté
Tempête l'a emporté
***
Quand on aime, on ne compte pas.
Y en a qui dépense beaucoup pour se faire aimer.
Je suis un alchimiste… Mais à l'envers.
Avec très peu d'Or, je fais beaucoup d'argent.
Et cet argent, je le dépense pour acheter de la merde.
Mystères sabbatiques
Des grimoires cryptés
De formes kabbaliques
Et signes encodés
Fumeuses concoctions
D'arcanes en diffusion
Et de gemmes en fusion
Vibrante communiance
Des astres et des druidances
Avec les fonds magma
Des auras de Gaïa
Et quand dans l'athanor
Tu unis les matières
Et calcines la mort
Pour trouver la lumière
Trouves-tu les atomes
Et la quintième escence
Qui accroche nos sens
A l'univers binôme
Epongeur de rosées
Aux lunes équinoxes
Ebouilleur de pensées
Aux fluides paradoxes
As-tu enfin trouvé
Le point sublimatoire
La roche philosophale
L'oméga génitoire
Qui magique le fœtal
Dans le verre des cornues
Les as-tu entrevues
Ces poussières de science
Qui encensent les nues
Des subtiles substances
Tréfondeur de l'Etoile
Qui mène à Compostelle
As-tu levé le voile
Qui couvre l'Eternel
As-tu d'une rocaille
Où brûle l'antimoine
Purifié l'ammonite
Ouvert le grand portail
Et posé la pépite
Dans le cœur patrimoine
***
L'amitié est une maison
Elle s'entretient
Les amas de poussières
Dans les petits recoins
Les oublis et misères
Font que l'on s'en lasse
Et n'est plus de raison
D'en garder une trace
Il faut la nettoyer
Et la réanimer
Pour encore l'aimer bien
***
Amours non-dits
Manque de tendre
Se traduit dans la vie
Par un mur d'intouchables
Un déni de comprendre
Des humeurs coupables
Et raisons d'incapable
***
Pour calme relation
Coulée des énergies
La force dans l'action
La douceur d'un bâti
Tout angle se doit
D'être arrondi
***
Quand les mâles s'engueulent, ça se termine souvent par un pain dans la tronche, ou un coup de pied dans les couilles…Ou la mort.
Si ce n'est pas le cas, c'est que l'un des deux est une tarlouze… Et ne le sait pas encore.
Quand un mâle et une femelle s'engueulent, ce n'est pas bon.
Ils ne devraient pas… Car ça ne se termine jamais.
A peine sortie d'apnée
Une langue m'a léchée
J'ai rampé les yeux clos
Vers un ventre à tétée
Piétinée bousculée par d'autres asticots
Je découvris le monde dans un petit enclos
De paille et chamaille
De crottes et de pissailles
J'ai appris les gamelles
Dépecer des poubelles
Et des boîtes en carton
Avec mes compagnons
Des géants sont venus
Quand mes frères tout blancs étaient déjà vendus
Caresses du plus grand
Alors je l'ai suivi
Car tout petit on sent
Le moindre sentiment
Peur au ventre et au cœur
Dans un fourgon blindé
J'ai vomi j'ai bavé
Puis ils m'ont renfermée
Dans une grande cage
Pour un autre voyage
Je voyais plein de gens à travers le grillage
Un bruit assourdissant
Pendant des heures durant dans la soute à bagages
Puis les vents les tangages
Sur un grand océan
Si tu savais Maman
Enfin j'ai pu marcher courir et explorer
Les trous et les recoins
Dans l'herbe d'un jardin
Dont je ne savais rien
Maintenant c'est le mien
J'ai de drôles de parents
Je les aime trop bien
Ils m'appellent Louna
Et ce nom me va bien
***
Plonge-toi dans la piscine
Où tu as pied trouve l'endroit
Sur un orteil pose-toi
Dans la pause du flamand rose
Déjà pas facile, tu verras
Ferme les yeux
Mouve sans cesse mains et bras
Prends et rejette l'onde vers toi
Qu'elle te maintienne le plus droit
Qu'elle te ramène à l'équilibre
Sur le doigt qui est tout en bas
Ce petit simple bout de toi
Ne pense pas
Ne fais que ça
Et quand tu sortiras
Au sol sur tes pieds plats
Tu sauras que la vie
C'est comme ça
Tu prends Tu jettes
Ce qui n'est pas de toi
Tu donnes Tu aimes Tu n'aimes pas
Tu cherches Tu penses Tu ne sais pas
Que tu es tout simplement toi
Tu polémiques Problématiques
Tu critiques et tu magnifiques
Trempe-toi dans l'aquatique
Sens ce petit effet quantique
Chante des cantiques angéliques
Sur un seul doigt orthopédique
***
Cette création picturale est une œuvre primaire et primordiale, considérée par les spécialistes tendancieux, comme une production incontournable de l'Art contemporain inspiré. (Voir photos).
Elle est le fruit de la rencontre indésirée de deux êtres d'exception, aux caractères détrempés et aux idées répulsives.
L'un, dit Riton, artiste méconnu et ignoré de lui-même, personnage à multiples casquettes, photographe paparazzeux, superviseur sans horaires, informaticien déjanté, œnologue débutant et cloclophile confirmé.
L'autre, dit Macouye, expatrié apatride d'origine slove, anarutopiste, créateux de mes deux, orpailleur-romancier, misogyne réformé et proutologue affirmé, exilé sur une île paradoxale des petites Tantilles.
En 2007, le Riton en séjour bronzatif dans l'île à Macouye, fut séduit par une technique empirique et tâtonnante expérimentée par ce dernier : l'assemblage incontrôlé de déchets marins hétéroclites sur une planche contreplaqué tapissée de projections sablonneuses.
Le résultat était du plus bel effet et laissa Riton admiratif et babouin. Son œil expert et ses neurones pointus n'étaient pas encore tombés dans l'oreille d'un sourd.
De retour de RTT, il s'empressit de mettre sa découverte en application, avec la passion d'un supporter de l'OM.
Fébrile, il créa jour et nuit, et jusqu'à épuisement mental, divers délires sableux sur des objets utilitaires qu'il dispersa dans son antre.
Mais son génie fut d'inventer des couleurs pastel en teintant certaines zones avec du concentré de « Canard WC ».
Le fameux « BLEU RITON » était né.
Très humblement, et sans le signer, il intitula son plus grand tableau : « La Plage ». Il l'exposa fièrement dans sa galerie d'Athis.
En 2008, Makouye, de passage à Paris, fut interlopé par l'inventivité de son confrère et y ajouta discrètement une paire de lunette solaire cassée (car il s'était assis dessus).
Elle restera partie intégrante du célèbre tableau, avec l'autorisation enthousiaste du maître d'œuvre.
En 2011, suite à une secousse sismique nocturne, de magnitude 1,5 sur l'échelle de Pichter, une partie substantielle de la composition se détacha du support et fut retrouvée gisant sur le sol de la galerie.
Cet incident fut une fois de plus, la preuve irréfutable de la théorie de la gravité de Newton, loi universelle selon laquelle tout corps lâché d'environ 2 mètres de hauteur finit sa trajectoire en s'explosant sur le carrelage.
Mais Riton n'était pas homme à se laisser abattre par une attaque terroriste au 3ème de sa tour d'Athis. Et à peine un mois avant le 10ème anniversaire du mémorable 11 Septembre, il décida de dissocier définitivement les deux morceaux pour en faire des créations distinctes.
Il les exposa sur la terrasse extérieure de la galerie, aux regards des passants néophytes abasourdis.
Le 6 Septembre de la même année, Macouye sentant le moisi et en grande quête d'ésotérisme et de spiritualité, quitte son île sous le vent et s'invite à nouveau dans la galerie d'à Riton.
Il ajoute en catimini sur l'œuvre amputée, une touche personnelle, comme à son habitude de toujours en remettre une couche et d'avoir le dernier mot.
Il y scella une graine sacrée du Tibet, appelée « Perle Bleue »ou « Œil de Shiva ». (Voir détail sur photos)
L'Œil de Shiva est sensé, dans les croyances granicoles bouddhistes, éloigner les ondes maléfiques et assurer la protection des êtres qui l'hébergent. Elle diffuse un champ vibratoire de 360° dont la portée estimée par les lapidothérapeutes serait d'environ 50 mètres.
Son emplacement dans le tableau ne doit rien au hasard. Elle est exactement positionnée dans la ligne focale des lunettes solaires, car son « atome centripète » émet un rayonnement aveuglant à chaque couché de soleil.
Sur la partie détachée, et désormais œuvre à part entière, il incruste dans la cavité principale (en forme de grotte chère à Riton, car ça lui rappelle son proche passé homo-erectus) une pétrifaction coralienne à 2 branches qui, par mimétisme, prit instantanément la couleur rouge carmin de la composition florale de coquelicots qui orne le haut du Strombus Gigas importé de l'île à Macouye. (Voir photos)
Cet assemblage décoratif est destiné aux incantations extradinatoires des fumeurs invertébrés à l'extérieur de la cuisine - réfectoire tenue de mains de maîtresse par Madame Loute, patiente et digne épouse de Maître Riton.
La pratique courante à la Galerie est d'y déguster un verre de Glenn-Morangis (6 ans d'âge) en tétant goulûment un gros Havane sur une musique de Glenn Miller, en attendant le débouchonnage méticuleux d'un excellissime Margaux 1935.
Trêve d'égarement !
« La Plage » et « Le Strombe aux coquelicots » sont des œuvres majeures et évolutives d'une valeur inestimable et non négociable. Elles sont en latence jusqu'au nouvel ordre cosmogène prévu en 2012.
La visite de la galerie ne se fait que sur rendez-vous.
Elle vous coûtera la modique somme de 500 €, collation comprise (noisettes grillées et boisson anisée)
Note
Des recherches récentes menées par des paléontologues tendraient à faire croire que les « Yeux de Shiva » ne seraient pas des graminacées, mais les testicules séchés des moines du mont Mékong-Cola.
L'autorité, ça ne marche qu'avec ceux qui en ont besoin.
J'ai été expurgé sur cette planète en 1953.
Où ? A quelle heure ?
On en n'a rien à foutre.
Celui qui aurait la délicatesse de me souhaiter chaque 20 Août annuel, un BON ANNIVERSAIRE, avec ses vœux les plus sincères…
Je lui pète dessus !!
Aujourd'hui, j'ai bien travaillé… Mais ça ne se voit pas !
Mets-toi dans la balance
Equilibre les poids
As-tu maigri
As-tu grossi
Pèse et repese-toi
Sans aucune indulgence
Et sans aucun calcul
Le jour où tout bascule
Quel était donc ton poids
***
Un Dieu a le pouvoir
De faire tout ce qu'il veut
Un Dieu a le loisir
De faire son bon plaisir
Mon Dieu a forniqué
Avec une tourterelle
Il n'a pu s'empêcher
Ses plumes étaient trop belles
Je suis ainsi le fruit
De quelques coups de pine
D'un excité du ciel
A un oiseau femelle
Je ne suis qu'un bâtard
Mais le bâtard d'un Dieu
Je fais ce que je peux
Avec des gènes rares
Je porte les séquelles
De bandaisons plasmiques
Et copules cosmiques
***
Toute nuit que jour fait
Quand paupières se closent
Je glisse au monde défait
Au loin de toutes choses
Je coupe la prise de terre
Et branche les courants
Sur l'univers géant
Où foisonnent les sphères
Je plonge dans les ères
Et laisse les chimères
Turbuler dans les plans
Qui font cette planète
Aux confins du bizarre
C'est un sacré bazar
***
Je n'ai pas de crédits… Mon seul crédit, c'est moi.
Je me débite seul… C'est mon crédo.
A propos de débit… Y a plus d'eau dans la citerne.
Pas bon pour les glaçons !
Pour l'électricité, j'avais pensé à une dynamo à pédale.
Mais je ne suis pas très cycliste et ça doit faire des ampoules aux fesses.
Et c'est là que René m'a parlé du four solaire.
Alors, j'ai tout compris.
Plus tu penses faire le bien, plus tu te fais du mal.
Plus on regarde les gens de près, moins on les loupe.
Amour mal dit
Tendresses non faites
Grandes offenses
A l'innocence de l'enfance
Marquent la vie
Ses joies et ses défaites
***
Je n'aimerais pas être un bœuf tirant.
On leur arrache les naseaux en leur fouettant les couilles.
Quand on te dit que tu es un bon à rien, c'est que tu es mauvais à tout.
Ça ne t'empêche pas de faire quelque chose… Même si ça ne sert à rien.
Heureux les muets qui savent écouter
Heureux les sourds qui savent voir
Heureux les aveugles qui savent parler
Heureux les sourds muets aveugles qui savent lire
(Lyrics by Jah Kob Marley)
Soley là ka couché
Et mwen pa ka domi
Et mwen pa oublié
An fumé klop à klop
Devan on vè vidé
An pensé à Riri
Ka pati pou Paris
Pou travayé di di
An ka chanté san sess
Pou Riri ka pati
La keu entre lè fess
Kiton nou tissi
Kiton nou Tissi
An ka limitt plèré
Kan mwen pensé à sa
An ka enco chanté
Avè lè zié mouyé
Kiton nou tissi
Kiton nou tissi
Sé Riri ka pati
Et mwen pli rigolé
Mwen sè mélankoli
Istoi la ka fini
Keur an mwen déchiré
Et tanpi sé la vi
Kiton nou tissi
Kiton nou tissi
Mon Riri la pati
Dedan on gro navion
y pati pou galê
Pou cassé piti fion
Pou tou piti salê
An resté dan mè cann
Avè tou mè Z'ami
An coupé distillé
Piti suc à la vi
Mé kiton nou tissi
Lè z'yè dan lè z'étoil
Sè la vi sé la vi
Ka soufflé su lè voil
Riri pé rivini
Toujou là bien domi
Toujou là balancé
Toujou là ventilé
Dan piti paradi
Kiton nou tissi
Kiton nou tissi
On jou où l'ôt
y fôdra tou kitté
Mè avan de pâti
Lunik bonn'santé
Sè de bien rigolé
***
Un client est entré dans ma boutique.
Il m'a dit : " C'est bien, c'que vous faites".
J'ai répondu : " Vous aussi…".
Couler un bronze, c'est toujours une surprise.
Tous les fondeurs vous le diront.
Bouffe ta vie
Brûle tes ailes
Tu peux tout consommer
Qui sera consumé
Sur cette terre
Rien ne se perd
Tout se déforme
Tout se gagne
Tout se perd
Et se transforme
***
Ami lecteur, sais-tu ce que veut dire :
Un « RolleBolleTicTacGroundTapeïteSpell » ?
C'est simple… C'est un Billard !
Sais-tu encore traduire ceci :
« Hottenteten Tentonsteling » ?
C'est une exposition de tentes Hottentot.
(Poésie anglaise à 3 accords de guitare sèche avec version
française intégrée)
I wake up this evening
The sun was almost shining
I smoke a cigarette and drink a coffee
My dreams where on my knee
«Je me suis réveiller ce soir
Le soleil brillait à peine
J'ai fumé une clope et bu un café
Mes rêves étaient sur mes genoux »
Nobody more in my bed
Cause my baby left me
She's gone away with another guy
Or may be with a gay
«Plus personne dans mon lit
Car ma chérie m'a quitté
Elle est partie avec un autre mec
Ou peut-être un pédé »
I put my ace in the rocking-chair
With my two hands in my hair
I drop a big fart in the air
Fuck ! it's so good
«Je pose mon cul dans le fauteuil
Avec mes deux mains dans mes cheveux
Je lâche un gros prout dans l'air
Putain ! que ça fait du bien »
I call her on the Iphone
It is a guy who answer me
Whow whow whow ! What have you done Baby
Don't you know whow much I love you
«Je l'appelle sur son Smartphone
Et c'est un gars qui me répond
Hou Hou Hou ! Qu'est- ce que t'as fait Chérie
Ne sais-tu combien je t'aime »
Than I've cryed thousand rivers
And I've drink lot of whiskies
I was buttered like broomstick
When the phone ring suddenly
It was the voice of my baby
«Alors j'ai pleuré cent rivières
Et j'ai bu plein de whisky
J'étais beurré comme une queue de pelle
Quand le téléphone soudain sonna
C'était la voix de ma chérie»
She said I'm so sorry my lovely
Your my only darling Bag your pardon
Never be hangry about me
I never start again what I've done
Please let me come back home
Your my only man and sweet lover
The man that I love forever
«Elle me dit excuse-moi mon amour
Tu es mon seul chéri Je te demande pardon
Ne soit pas fâché après moi
Je ne recommencerai jamais ce que j'ai fait
S'il te plait Laisse-moi rentrer à la maison
Tu es mon seul homme et mon doux amant
L'homme que j'aimerai toujours »
(Guitares, trompettes, cymbales, synthés… Applaudissements)
****
Hommage à la race
Petite saucisse à pattes
Quand je t'ai rencontré
Tu m'as mordu le nez
En réponse à ta niaque
Je t'ai mordu la langue
Et alors plus jamais
Tu n'as pu t'approcher
Trop près de mon museau
Toujours prêt à grogner
Possessif et pépère
Hargneux comme teigne
Faisant peur aux passants
Jaloux comme sa mère
Indomptable pur-sang
Pour la jappe et la guerre
Pissant sur tous les plans
Comédien jusqu'aux dents
Jusqu'imitant les chats
Pour faire l'intéressant
Ne t'avais pas choisi
Elle l'avait fait avant
Où c'était Moi ou Lui
Drogué aux sentiments
Pas le choix, c'est partant
Mais je t'aimais quand même
Et j'ai dormi souvent
Un peu comme un enfant
Avec toi dans les bras
Enfoui dessous les draps
J'ai bien pleuré, Lulu
Quand je t'ai emmené
Vieux, maigri, courbatu
Tout mou et tout vidé
Pour te faire piquer
***
