Oyapok - Jean-Pol Jacob - E-Book

Oyapok E-Book

Jean-Pol Jacob

0,0

Beschreibung

C'est un recueil hétéroclite de poèmes et textes humoristiques, sans ligne directrice. Une série de sketches, citations et pensées à chaud, livrée dans l'ordre alphabétique. Cet ouvrage déjanté, auto centrique et atypique est à lire à plusieurs degrés. Son auteur est novice, mais a de la bouteille, et une plume affûtée. Serait-ce un fils autiste d'un Gainsbar, d'un Bukowski, d'un Dutronc, d'un Desproges , d'un Meyrink ou d'un Dard ? En tous cas, il ne se prend pas au sérieux et ne laisse pas indifférent. Un beau cadeau à offrir à des gens qui aiment l'humour tordu.

Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:

Android
iOS
von Legimi
zertifizierten E-Readern

Seitenzahl: 223

Veröffentlichungsjahr: 2018

Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:

Android
iOS
Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



Bonjour !

Sommaire

Cadeau

Pré-fesse

Allez On y va !

51 pour 60

A l'heure

B Comme bordel

C Comme cage à cochon

D Comme doigt

E Comme ectoplasme

F Comme fesse-bouc

G Comme grenouille

H Comme hamac

I Comme iguanodon

J Comme jaune

K Comme ??

L Comme Luna

M Comme marabout

N Comme nyctalope

O Comme oursin

P Comme pneu crevé

Q Comme quéquette

R Comme Robert de Niro

S Comme suite de Fibonacci

T Comme trou

U Comme Uranus

V Comme vortex

W Comme Walter Clozett

X Comme xylophène ?

Y Comme Yolande

Z Comme Zobi la mouche

Cahier de notes

A propos de l'auteur

Post-fesse

Infos de dernière minute

A paraître Entre 2018 et 2030

Dédicaces

A mon père, fonctionnaire émérite, dictateur de foyer, audiophile de vinyles, cinéaste amateur, écrivain de terroir, dessinateur géomètre, peintre prodigue et inconnu… Qui sema dans nos têtes des talents artistiques et des gènes psychotiques…

Avec lui, l'enfance ne fut pas une partie de plaisir.

A ma mère, ménagère bonne à tout faire, qui accoucha maintes fois et a tant enduré avec son mari et sa marmaille, et qui décida un jour… De tout oublier.

A ma Bobonne Victoire, qui sentait le bon pain, victorieuse des guerres, Abbé Pierre des enfants, chez qui chaque vacance était un peu le Club Med sous les tables et dans les champs.

A mes frères et mes sœurs, neveux et nièces, leurs fermes, leurs granges et leurs barrières.

A François Glaude, qui fit tant de boucan dans le haut des églises, en cognant jour et nuit comme un abruti sur la cloche de la liberté.

A Jimi Hendrix, qui éclata mes jeunes tympans avec des distorsions extra terrines extirpées des entrailles de ses Stratovarius, et provoqua mes premières lésions cervicales… Fatales et irréparables !

Merci aussi à Joe Satriani et Buckethead pour avoir perpétué la race des guitareux subjonctés.

Je n'aurais pu survivre sans leurs sonorités astrophoniques.

A mon épouse Boudzette, tornade blanche des logis, à qui j'apprends patiemment à fabriquer des vents, par derrière, par devant. Ceci n'est pas une mince affaire.

Mais parfois elle se surpasse.

A ma nounourse chienne, grosse perle d'innocence, qui n'est pas la dernière à embaumer la terre.

A ma bru Annabloche, qui après maintes tourmentes, la PNL aidant, aurait dû trouvé un chemin et un accompagnant. Aux dernières nouvelles, c'est pas encore gagné !

Et puis surtout, à ma tarlouze d'Athis, mon dernier testicule, grand bouffeur de carottes et de noisettes, qui du haut de sa pyramide, fit jaillir du fond des cavernes une improbable source.

Il fut depuis 15 ans, le premier lecteur assidu de mes écrits tempéteux. Il est maintenant en thérapie à vie pour en avoir trop lu.

Table des matières

Pas la peine de chercher… Y en a pas !

Pas de table, pas de chaise, pas plus que de chapitres, de paragraphes ou de pagination.

Par contre, il y a de matière.

Par un goût prononcé de la fainéantise, les articles vous sont délivrés dans l'ordre alphabétique que l'intelligence informatique a programmé.

Merci de votre compréhension.

Cadeau

Mon éditeur et moi, avions prévu un packaging commercial contenant :

1 slip de rechange

1 boîte de kleenex

Un rouleau de PQ

L'opération s'avéra trop coûteuse.

La crise nous a aussi obligé d'imprimer à l'encre cyclopède sur du papier recyclé.

Ces pages pourront toujours vous servir pour les emplois suscités.

Pré-fesse

Aphorismes, citations et réponses

« Je n'ai absolument rien à dire, et il faut que ça se sache. »

Jacques Dutronc

«Oui Jacques, cause toujours, personne n'entend. C'est la loi de la communication !

« Les morts vivants sont Out… Ils se sclérosent dans leurs créneaux. Alors, qu'ils se démerdent ! »

Lucien Ginsburg

«Oui Lucien, mais ne pourrait-on pas les aider, un tant soit peu ?»

« La connerie, c'est la décontraction de l'intelligence. »

Serge Gainsbourg

«Oui Serge, mais les cons sont-ils vraiment décontractés ?»

« L'humour est la forme la plus saine de la lucidité. »

Jacques Brel

«OK, Grand Jacques, mais se fendre la poire est-il vraiment admis par tout le monde ? »

« Heureux seront les fêlés, car ils laisseront passer la lumière. »

Michel Audiard

«Exact, Michel, mais il y en a qu'il ne faut vraiment pas avoir comme lampe de chevet. »

« Vivre libre, c'est souvent vivre seul. »

Renaud Séchan

«Bien mon Renaud, mais la solitude n’a jamais libéré personne. »

« C'est à trop voir les êtres sous leur propre lumière, qu'un jour vous prend l'idée de les larguer. La lucidité est un exil, une porte de sortie, un vestiaire de l'intelligence, une maladie qui mène à la solitude. »

Léo Ferré

«Faut pas déprimer comme ça, mon Léo! L'exil, le vestiaire, la maladie, sont faits pour t'éclairer.»

« Si la matière grise était plus rose, le monde aurait moins les idées noires. »

Pierre Dac

« Chapeau Pierrot, un jour peut-être, ce ne sera plus un calembour. »

Allez

On y va !

On n'a pas que ça à foutre

51 pour 60

En ce jour imprécis

De l'année cinquante six

Sous un ciel obscurci

L'enfant Riton naquit

Embaumant l'atmosphère

De parfums délétères

Cinq décennies passées

Avec quelques tantièmes

En cette lune 23ème

De ce mois le 10ème

Il n'a point trépassé

C'est un jour ordinaire

Dont il peut se passer

Les cadeaux, les baisers

Il n'en a rien à faire

Il laisse cette affaire

Au commun des pédés

Aux femmes ménagères

Qui ont fait des bébés

L'en a rien à péter

Car tout ce qu'il préfère

C'est grand verre glacé

De boisson anisée

Qu'on ne boit qu'entre frères

Trinquons coude levé

Au sextuagénaire

De Riton sur la terre

Et puis allons pisser

D'un grand jet solidaire

Aux raies des enculés

***

Stop ! Va vite aux dernières page, pour des infos de dernière minute.

A

Comme artifice

A l'heure

La seule fois où les gens qui arrivent toujours en retard seront à l'heure… Ce sera l'instant de leur mort.

RF 19-08-2015

A La flotte

Pourquoi généralement, les femmes, … et les mômes, gueulent comme des débiles quand ils entrent dans l'eau ?

Pour effrayer les poissons

Pour faire savoir qu'ils sont dedans

Parce qu'ils sont mouillés

Juste pour faire du bruit

Pour faire plaisir à leur mère

Pour faire chier leur père

Par crainte d'une liposuccion

Pour ne pas y rester

Parce qu'ils n'aiment ni le bleu, ni le vert

A cause des dents de la mer

A la guerre comme à la guerre

De 1914 à 1918, la sexualité fut légèrement perturbée.

Entre deux assauts à la baïonnette et les obus de la Grosse Bertha, nos braves « poilus » planqués dans les tranchées, s'astiquaient mutuellement la zigounette pour se donner du courage avant d'aller se faire exploser la gueule.

Cependant que dans les campagnes, leurs futures veuves se godaient avec les courgettes et les concombres du potager… Cucurbitacées que l'on retrouvait à migeoter dans la casserole du soir pour nourrir des flopées d'enfants de la guerre.

Un peu plus loin de là, quelques généraux casquapointés enculaient joyeusement quelques jeunes éphèbes importés de Mykonos.

Dans les salons bourgeois des capitales délibérées, des salopettes rémunérées branlaient ardûment de mutilés richement titrés pour leur faire oublier les nouvelles du front.

Quelques années plus tard, fin 1945, à l'aube d'une deuxième paix, les nymphomanes en mal de zobs furent rasées en place publique pour avoir écarté les guibolles avec un Chleu en rut.

Alors que leurs copines du MLF naissant se faisaient engrosser allégrement avec la bénédiction du Vatican, par des G.I en mission Coca-Cola.

Accrocs

La vie souvent rapproche

Les atomes crochus

Et les âmes entières

Au travers de chemins

Qui n'auraient pas de fin

Et de sentiers fourchus

Balisés de frontières

Mais les vrais caractères

Parfois aussi se crochent

En paroles meurtrières

Et stupides colères

Qui outragent les proches

Bafouent l'intégrité

De leurs jardins secrets

Foulent la probité

Des sentiments discrets

Nous étions devenus

Au-delà des distances

Encore mieux que de frères

Croix de bois, croix de fer

Réciproque confiance

L'amitié pour épée

L'humour en bouclier

Et tu avais ici

Le gîte et le couvert

Ton coin de paradis

Pour contempler la mer

Au gré de tes envies

Et goûter dans le vert

La nature et ses bruits

Que s'est-il donc passé

En ces jours électriques

Pour casser sans appel

Telle complicité

Court-circuit mécanique

Codes différentiels

Triple polarité

Tensions épidermiques

Electron mal placé

A nous laisser aller

Aux familiarités

Nous avons trop chauffé

Et nous sommes brûlés

Je prends de mon côté

Une exclusivité

D'excès incontrôlés

Manque de sérénité

Oubli de l'indulgence

Ou de simple patience

Tyrannie, exigence

Fatigue, nervosité

Paroles mal dosées

L'attitude a froissé

Mais sans viles pensées

Juste incapacité

D'un ego contrarié

Sois convaincu, ma gouille

Que j'en suis affligé

Il est une évidence

Que crue sincérité

Laisse souvent bredouille

Et le cœur en souffrance

Nous voici amputés

Castrés de délirances

D'humour, de confidences

De folies de l'enfance

De joie des retrouvailles

De fous rires, de ripailles

D'idées acrobatiques

D'envolées oniriques

Epices de la vie

Qui laissent un goût bien rance

Quand elles sont finies

Mais la blessure est là

De celle qu'on n'oublie pas

Dure à cicatriser

Toujours bien enflammée

Et seul le temps fera

Qu'elle se refermera

Tu choisis la rupture

Enfermé dans tes murs

Sans autre explication

A ce deuil imposé

Qui n'a pour seule raison

Que l'incompréhension

D'heures indisposées

Ridicules, dérisoires

Risibles et sans mémoire

C'est donc ami que vent emporte

Car il ventait derrière ma porte

Il n'était pas habitué

Peut-être pas assez lesté

Il s'en est senti molesté

Tempête l'a emporté

***

Aimer

Quand on aime, on ne compte pas.

Y en a qui dépense beaucoup pour se faire aimer.

Alchimie

Je suis un alchimiste… Mais à l'envers.

Avec très peu d'Or, je fais beaucoup d'argent.

Et cet argent, je le dépense pour acheter de la merde.

Alkémia

Mystères sabbatiques

Des grimoires cryptés

De formes kabbaliques

Et signes encodés

Fumeuses concoctions

D'arcanes en diffusion

Et de gemmes en fusion

Vibrante communiance

Des astres et des druidances

Avec les fonds magma

Des auras de Gaïa

Et quand dans l'athanor

Tu unis les matières

Et calcines la mort

Pour trouver la lumière

Trouves-tu les atomes

Et la quintième escence

Qui accroche nos sens

A l'univers binôme

Epongeur de rosées

Aux lunes équinoxes

Ebouilleur de pensées

Aux fluides paradoxes

As-tu enfin trouvé

Le point sublimatoire

La roche philosophale

L'oméga génitoire

Qui magique le fœtal

Dans le verre des cornues

Les as-tu entrevues

Ces poussières de science

Qui encensent les nues

Des subtiles substances

Tréfondeur de l'Etoile

Qui mène à Compostelle

As-tu levé le voile

Qui couvre l'Eternel

As-tu d'une rocaille

Où brûle l'antimoine

Purifié l'ammonite

Ouvert le grand portail

Et posé la pépite

Dans le cœur patrimoine

***

Amitié

L'amitié est une maison

Elle s'entretient

Les amas de poussières

Dans les petits recoins

Les oublis et misères

Font que l'on s'en lasse

Et n'est plus de raison

D'en garder une trace

Il faut la nettoyer

Et la réanimer

Pour encore l'aimer bien

***

Amour non-dit

Amours non-dits

Manque de tendre

Se traduit dans la vie

Par un mur d'intouchables

Un déni de comprendre

Des humeurs coupables

Et raisons d'incapable

***

Angle

Pour calme relation

Coulée des énergies

La force dans l'action

La douceur d'un bâti

Tout angle se doit

D'être arrondi

***

Anthropologie appliquée

Quand les mâles s'engueulent, ça se termine souvent par un pain dans la tronche, ou un coup de pied dans les couilles…Ou la mort.

Si ce n'est pas le cas, c'est que l'un des deux est une tarlouze… Et ne le sait pas encore.

Quand un mâle et une femelle s'engueulent, ce n'est pas bon.

Ils ne devraient pas… Car ça ne se termine jamais.

A poil

A peine sortie d'apnée

Une langue m'a léchée

J'ai rampé les yeux clos

Vers un ventre à tétée

Piétinée bousculée par d'autres asticots

Je découvris le monde dans un petit enclos

De paille et chamaille

De crottes et de pissailles

J'ai appris les gamelles

Dépecer des poubelles

Et des boîtes en carton

Avec mes compagnons

Des géants sont venus

Quand mes frères tout blancs étaient déjà vendus

Caresses du plus grand

Alors je l'ai suivi

Car tout petit on sent

Le moindre sentiment

Peur au ventre et au cœur

Dans un fourgon blindé

J'ai vomi j'ai bavé

Puis ils m'ont renfermée

Dans une grande cage

Pour un autre voyage

Je voyais plein de gens à travers le grillage

Un bruit assourdissant

Pendant des heures durant dans la soute à bagages

Puis les vents les tangages

Sur un grand océan

Si tu savais Maman

Enfin j'ai pu marcher courir et explorer

Les trous et les recoins

Dans l'herbe d'un jardin

Dont je ne savais rien

Maintenant c'est le mien

J'ai de drôles de parents

Je les aime trop bien

Ils m'appellent Louna

Et ce nom me va bien

***

Aquathérapie quantique

Plonge-toi dans la piscine

Où tu as pied trouve l'endroit

Sur un orteil pose-toi

Dans la pause du flamand rose

Déjà pas facile, tu verras

Ferme les yeux

Mouve sans cesse mains et bras

Prends et rejette l'onde vers toi

Qu'elle te maintienne le plus droit

Qu'elle te ramène à l'équilibre

Sur le doigt qui est tout en bas

Ce petit simple bout de toi

Ne pense pas

Ne fais que ça

Et quand tu sortiras

Au sol sur tes pieds plats

Tu sauras que la vie

C'est comme ça

Tu prends Tu jettes

Ce qui n'est pas de toi

Tu donnes Tu aimes Tu n'aimes pas

Tu cherches Tu penses Tu ne sais pas

Que tu es tout simplement toi

Tu polémiques Problématiques

Tu critiques et tu magnifiques

Trempe-toi dans l'aquatique

Sens ce petit effet quantique

Chante des cantiques angéliques

Sur un seul doigt orthopédique

***

Autopsie d'un chef d'oeuvre

Cette création picturale est une œuvre primaire et primordiale, considérée par les spécialistes tendancieux, comme une production incontournable de l'Art contemporain inspiré. (Voir photos).

Elle est le fruit de la rencontre indésirée de deux êtres d'exception, aux caractères détrempés et aux idées répulsives.

L'un, dit Riton, artiste méconnu et ignoré de lui-même, personnage à multiples casquettes, photographe paparazzeux, superviseur sans horaires, informaticien déjanté, œnologue débutant et cloclophile confirmé.

L'autre, dit Macouye, expatrié apatride d'origine slove, anarutopiste, créateux de mes deux, orpailleur-romancier, misogyne réformé et proutologue affirmé, exilé sur une île paradoxale des petites Tantilles.

En 2007, le Riton en séjour bronzatif dans l'île à Macouye, fut séduit par une technique empirique et tâtonnante expérimentée par ce dernier : l'assemblage incontrôlé de déchets marins hétéroclites sur une planche contreplaqué tapissée de projections sablonneuses.

Le résultat était du plus bel effet et laissa Riton admiratif et babouin. Son œil expert et ses neurones pointus n'étaient pas encore tombés dans l'oreille d'un sourd.

De retour de RTT, il s'empressit de mettre sa découverte en application, avec la passion d'un supporter de l'OM.

Fébrile, il créa jour et nuit, et jusqu'à épuisement mental, divers délires sableux sur des objets utilitaires qu'il dispersa dans son antre.

Mais son génie fut d'inventer des couleurs pastel en teintant certaines zones avec du concentré de « Canard WC ».

Le fameux « BLEU RITON » était né.

Très humblement, et sans le signer, il intitula son plus grand tableau : « La Plage ». Il l'exposa fièrement dans sa galerie d'Athis.

En 2008, Makouye, de passage à Paris, fut interlopé par l'inventivité de son confrère et y ajouta discrètement une paire de lunette solaire cassée (car il s'était assis dessus).

Elle restera partie intégrante du célèbre tableau, avec l'autorisation enthousiaste du maître d'œuvre.

En 2011, suite à une secousse sismique nocturne, de magnitude 1,5 sur l'échelle de Pichter, une partie substantielle de la composition se détacha du support et fut retrouvée gisant sur le sol de la galerie.

Cet incident fut une fois de plus, la preuve irréfutable de la théorie de la gravité de Newton, loi universelle selon laquelle tout corps lâché d'environ 2 mètres de hauteur finit sa trajectoire en s'explosant sur le carrelage.

Mais Riton n'était pas homme à se laisser abattre par une attaque terroriste au 3ème de sa tour d'Athis. Et à peine un mois avant le 10ème anniversaire du mémorable 11 Septembre, il décida de dissocier définitivement les deux morceaux pour en faire des créations distinctes.

Il les exposa sur la terrasse extérieure de la galerie, aux regards des passants néophytes abasourdis.

Le 6 Septembre de la même année, Macouye sentant le moisi et en grande quête d'ésotérisme et de spiritualité, quitte son île sous le vent et s'invite à nouveau dans la galerie d'à Riton.

Il ajoute en catimini sur l'œuvre amputée, une touche personnelle, comme à son habitude de toujours en remettre une couche et d'avoir le dernier mot.

Il y scella une graine sacrée du Tibet, appelée « Perle Bleue »ou « Œil de Shiva ». (Voir détail sur photos)

L'Œil de Shiva est sensé, dans les croyances granicoles bouddhistes, éloigner les ondes maléfiques et assurer la protection des êtres qui l'hébergent. Elle diffuse un champ vibratoire de 360° dont la portée estimée par les lapidothérapeutes serait d'environ 50 mètres.

Son emplacement dans le tableau ne doit rien au hasard. Elle est exactement positionnée dans la ligne focale des lunettes solaires, car son « atome centripète » émet un rayonnement aveuglant à chaque couché de soleil.

Sur la partie détachée, et désormais œuvre à part entière, il incruste dans la cavité principale (en forme de grotte chère à Riton, car ça lui rappelle son proche passé homo-erectus) une pétrifaction coralienne à 2 branches qui, par mimétisme, prit instantanément la couleur rouge carmin de la composition florale de coquelicots qui orne le haut du Strombus Gigas importé de l'île à Macouye. (Voir photos)

Cet assemblage décoratif est destiné aux incantations extradinatoires des fumeurs invertébrés à l'extérieur de la cuisine - réfectoire tenue de mains de maîtresse par Madame Loute, patiente et digne épouse de Maître Riton.

La pratique courante à la Galerie est d'y déguster un verre de Glenn-Morangis (6 ans d'âge) en tétant goulûment un gros Havane sur une musique de Glenn Miller, en attendant le débouchonnage méticuleux d'un excellissime Margaux 1935.

Trêve d'égarement !

« La Plage » et « Le Strombe aux coquelicots » sont des œuvres majeures et évolutives d'une valeur inestimable et non négociable. Elles sont en latence jusqu'au nouvel ordre cosmogène prévu en 2012.

La visite de la galerie ne se fait que sur rendez-vous.

Elle vous coûtera la modique somme de 500 €, collation comprise (noisettes grillées et boisson anisée)

Note

Des recherches récentes menées par des paléontologues tendraient à faire croire que les « Yeux de Shiva » ne seraient pas des graminacées, mais les testicules séchés des moines du mont Mékong-Cola.

Voici les photos

Autorité

L'autorité, ça ne marche qu'avec ceux qui en ont besoin.

Avortage

J'ai été expurgé sur cette planète en 1953.

Où ? A quelle heure ?

On en n'a rien à foutre.

Celui qui aurait la délicatesse de me souhaiter chaque 20 Août annuel, un BON ANNIVERSAIRE, avec ses vœux les plus sincères…

Je lui pète dessus !!

Aujourd'hui

Aujourd'hui, j'ai bien travaillé… Mais ça ne se voit pas !

B

Comme bordel

Balance

Mets-toi dans la balance

Equilibre les poids

As-tu maigri

As-tu grossi

Pèse et repese-toi

Sans aucune indulgence

Et sans aucun calcul

Le jour où tout bascule

Quel était donc ton poids

***

Bâtard

Un Dieu a le pouvoir

De faire tout ce qu'il veut

Un Dieu a le loisir

De faire son bon plaisir

Mon Dieu a forniqué

Avec une tourterelle

Il n'a pu s'empêcher

Ses plumes étaient trop belles

Je suis ainsi le fruit

De quelques coups de pine

D'un excité du ciel

A un oiseau femelle

Je ne suis qu'un bâtard

Mais le bâtard d'un Dieu

Je fais ce que je peux

Avec des gènes rares

Je porte les séquelles

De bandaisons plasmiques

Et copules cosmiques

***

Bazar

Toute nuit que jour fait

Quand paupières se closent

Je glisse au monde défait

Au loin de toutes choses

Je coupe la prise de terre

Et branche les courants

Sur l'univers géant

Où foisonnent les sphères

Je plonge dans les ères

Et laisse les chimères

Turbuler dans les plans

Qui font cette planète

Aux confins du bizarre

C'est un sacré bazar

***

Be for bank… and Two be 3

Je n'ai pas de crédits… Mon seul crédit, c'est moi.

Je me débite seul… C'est mon crédo.

A propos de débit… Y a plus d'eau dans la citerne.

Pas bon pour les glaçons !

Pour l'électricité, j'avais pensé à une dynamo à pédale.

Mais je ne suis pas très cycliste et ça doit faire des ampoules aux fesses.

Et c'est là que René m'a parlé du four solaire.

Alors, j'ai tout compris.

Bien

Plus tu penses faire le bien, plus tu te fais du mal.

Binocle

Plus on regarde les gens de près, moins on les loupe.

Blessures

Amour mal dit

Tendresses non faites

Grandes offenses

A l'innocence de l'enfance

Marquent la vie

Ses joies et ses défaites

***

Bœuf tirant

Je n'aimerais pas être un bœuf tirant.

On leur arrache les naseaux en leur fouettant les couilles.

Bon à rien

Quand on te dit que tu es un bon à rien, c'est que tu es mauvais à tout.

Ça ne t'empêche pas de faire quelque chose… Même si ça ne sert à rien.

Bonheur

Heureux les muets qui savent écouter

Heureux les sourds qui savent voir

Heureux les aveugles qui savent parler

Heureux les sourds muets aveugles qui savent lire

Bonobo Song

(Lyrics by Jah Kob Marley)

Soley là ka couché

Et mwen pa ka domi

Et mwen pa oublié

An fumé klop à klop

Devan on vè vidé

An pensé à Riri

Ka pati pou Paris

Pou travayé di di

An ka chanté san sess

Pou Riri ka pati

La keu entre lè fess

Kiton nou tissi

Kiton nou Tissi

An ka limitt plèré

Kan mwen pensé à sa

An ka enco chanté

Avè lè zié mouyé

Kiton nou tissi

Kiton nou tissi

Sé Riri ka pati

Et mwen pli rigolé

Mwen sè mélankoli

Istoi la ka fini

Keur an mwen déchiré

Et tanpi sé la vi

Kiton nou tissi

Kiton nou tissi

Mon Riri la pati

Dedan on gro navion

y pati pou galê

Pou cassé piti fion

Pou tou piti salê

An resté dan mè cann

Avè tou mè Z'ami

An coupé distillé

Piti suc à la vi

Mé kiton nou tissi

Lè z'yè dan lè z'étoil

Sè la vi sé la vi

Ka soufflé su lè voil

Riri pé rivini

Toujou là bien domi

Toujou là balancé

Toujou là ventilé

Dan piti paradi

Kiton nou tissi

Kiton nou tissi

On jou où l'ôt

y fôdra tou kitté

Mè avan de pâti

Lunik bonn'santé

Sè de bien rigolé

***

Brève de boutique

Un client est entré dans ma boutique.

Il m'a dit : " C'est bien, c'que vous faites".

J'ai répondu : " Vous aussi…".

Bronze

Couler un bronze, c'est toujours une surprise.

Tous les fondeurs vous le diront.

Brûle

Bouffe ta vie

Brûle tes ailes

Tu peux tout consommer

Qui sera consumé

Sur cette terre

Rien ne se perd

Tout se déforme

Tout se gagne

Tout se perd

Et se transforme

***

Bruxellois

Ami lecteur, sais-tu ce que veut dire :

Un « RolleBolleTicTacGroundTapeïteSpell » ?

C'est simple… C'est un Billard !

Sais-tu encore traduire ceci :

« Hottenteten Tentonsteling » ?

C'est une exposition de tentes Hottentot.

. Bullshit Blues

(Poésie anglaise à 3 accords de guitare sèche avec version

française intégrée)

I wake up this evening

The sun was almost shining

I smoke a cigarette and drink a coffee

My dreams where on my knee

«Je me suis réveiller ce soir

Le soleil brillait à peine

J'ai fumé une clope et bu un café

Mes rêves étaient sur mes genoux »

Nobody more in my bed

Cause my baby left me

She's gone away with another guy

Or may be with a gay

(Guitares)

«Plus personne dans mon lit

Car ma chérie m'a quitté

Elle est partie avec un autre mec

Ou peut-être un pédé »

(Trompettes)

I put my ace in the rocking-chair

With my two hands in my hair

I drop a big fart in the air

Fuck ! it's so good

(Harmonica)

«Je pose mon cul dans le fauteuil

Avec mes deux mains dans mes cheveux

Je lâche un gros prout dans l'air

Putain ! que ça fait du bien »

(Flûte traversière)

I call her on the Iphone

It is a guy who answer me

Whow whow whow ! What have you done Baby

Don't you know whow much I love you

(Accordéon)

«Je l'appelle sur son Smartphone

Et c'est un gars qui me répond

Hou Hou Hou ! Qu'est- ce que t'as fait Chérie

Ne sais-tu combien je t'aime »

(Violon)

Than I've cryed thousand rivers

And I've drink lot of whiskies

I was buttered like broomstick

When the phone ring suddenly

It was the voice of my baby

(Guitares again)

«Alors j'ai pleuré cent rivières

Et j'ai bu plein de whisky

J'étais beurré comme une queue de pelle

Quand le téléphone soudain sonna

C'était la voix de ma chérie»

(Bombardes et cors de chasse)

She said I'm so sorry my lovely

Your my only darling Bag your pardon

Never be hangry about me

I never start again what I've done

Please let me come back home

Your my only man and sweet lover

The man that I love forever

«Elle me dit excuse-moi mon amour

Tu es mon seul chéri Je te demande pardon

Ne soit pas fâché après moi

Je ne recommencerai jamais ce que j'ai fait

S'il te plait Laisse-moi rentrer à la maison

Tu es mon seul homme et mon doux amant

L'homme que j'aimerai toujours »

(Guitares, trompettes, cymbales, synthés… Applaudissements)

****

C

Comme cage à cochon

Canidé Memories

Hommage à la race

Luther

Petite saucisse à pattes

Quand je t'ai rencontré

Tu m'as mordu le nez

En réponse à ta niaque

Je t'ai mordu la langue

Et alors plus jamais

Tu n'as pu t'approcher

Trop près de mon museau

Toujours prêt à grogner

Possessif et pépère

Hargneux comme teigne

Faisant peur aux passants

Jaloux comme sa mère

Indomptable pur-sang

Pour la jappe et la guerre

Pissant sur tous les plans

Comédien jusqu'aux dents

Jusqu'imitant les chats

Pour faire l'intéressant

Ne t'avais pas choisi

Elle l'avait fait avant

Où c'était Moi ou Lui

Drogué aux sentiments

Pas le choix, c'est partant

Mais je t'aimais quand même

Et j'ai dormi souvent

Un peu comme un enfant

Avec toi dans les bras

Enfoui dessous les draps

J'ai bien pleuré, Lulu

Quand je t'ai emmené

Vieux, maigri, courbatu

Tout mou et tout vidé

Pour te faire piquer

***