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De nos jours, aux Etats-Unis, New York
Nicky travaille depuis peu en tant que secrétaire dans une compagnie florissante. Le seul hic, c'est qu'elle hait son patron, Callum Henry qu'elle croit raciste. C'est lorsque cette dernière surprendra quelque chose qu'elle n'aurait jamais dû voir qu'une liaison hors du commun naîtra entre eux.
" Sous tes cris de douleurs, j'attendrai l'extase", est-ce vraiment ce qui devrait être ?
À PROPOS DE L'AUTRICE
Amary E est une auteure vivant à Montréal. Amatrice de romances et ayant un penchant pour les romans érotiques, elle a fini par écrire Patron Infernal tentant de raviver la flamme d'un scénario classique. Elle tente ainsi de réaliser un objectif: écrire sa propre romance érotique dans l'espoir de captiver des lecteurs autant que les romances qu'elle a lu l'ont elle-même captivé.
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Seitenzahl: 268
Veröffentlichungsjahr: 2024
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Patron Infernal
De Amary E.
Nicky feuilletait un magazine de mode s'amusant à cocher sur certaines pages des articles de mode qui lui aurait plu ou l'adresse de restaurant à la mode où elle pourrait se rendre pendant son temps libre. La jeune femme était sensée être en train de travailler. Elle savait pertinemment que sa pause ne débuterait que dans une heure. Que d'un moment à l'autre, du travail pourrait lui tomber sous le nez. Son poste de secrétaire devait lui assurer une journée bien remplie étant donné que son patron dirigeait une compagnie fleurissante. Le hic, c'était justement que ce même patron, Nicky ne l'appréciait guère. Cela faisait à peine deux semaines qu'il l'avait embauché mais depuis ce court laps de temps, la jeune femme avait pu juger le manque de considération qu'il lui portait. Il ne lui adressait que brièvement la parole, et ce de manière très froide, lui interdisait formellement d'entrer dans son bureau sans qu'il ne l'y convie et semblait mépriser sa simple existence. En vérité, Nicky le soupçonnait d'être raciste. Son teint noir et ses origines africaines ne faisaient certes pas unanimité mais elle en était fière. Toutefois, si son patron refusait de correctement à cause de sa couleur de peau, elle ne fera pas non plus l'effort de se tuer à la tâche.
- Tu ferais mieux de te remettre au travail avant que Monsieur Henry te surprenne à paresser, lui conseilla une voix féminine.
Relevant la tête, Nicky reconnut le visage souriant de sa collègue Tina, l'une des rares employés de couleur de la compagnie. Elle était également rapidement devenue un repère pour la jeune femme. Contrairement à Nicky, cette dernière ne semblait point être victime du racisme de leur patron. Du moins, c'était l'avis de Nicky.
- Tu as déjà pris ta pause ? l'interrogea la secrétaire en refermant le magazine.
En guise de réponse, Tina déposa une pile de paperasse sur le bureau de Nicky qui n'en revenait pas. Une affaire avait mobilisé tous les services de l'entreprise mais jamais la secrétaire n'avait imaginé que c'était à ce point.
- Comme tu peux le constater, je suis loin de pouvoir prendre ma pause. Monsieur Henry doit signer et cacheter tous ses documents, lui apprit sa collègue.
- Tu devrais alors rapidement les lui déposer.
- Le problème, c'est que je n'ai vraiment pas le temps d'attendre qu'il finisse de tout signer. Tu ne pourrais pas les lui déposer ? la sollicita Tina, d'un regard suppliant.
- Tu veux que moi, Nicky, entre dans le bureau de lui, Callum Henry ? fit-elle d'une voix étranglée.
Son interlocutrice acquiesça d'un signe de la tête. Qu'est-ce que tout le monde ne comprenait pas dans le fait que Nicky veuille éviter au maximum son patron ? Cet homme ne lui inspirait que du mépris. Plus loin elle se trouvait de lui, mieux elle se portait.
- Et puis, étant donné que tu es sa secrétaire, tu pourrais t'en occuper plus facilement que moi, argumenta Tina sentant la réticence de la jeune femme.
- Je regrette mais c'est impossible. Monsieur Callum refuse même que je lui adresse la parole. Il ne m'apprécie pas. Tu devrais juste déposer les dossiers et je t'appellerai quand il finira de les remplir, suggéra Nicky.
- Je n'ai réellement pas le temps. Si tu veux, en échange, je te paie une tournée de ce que tu veux après nos heures de travail, tenta de marchander sa collègue.
Nicky soupira. Décidément, son envie de rendre service la perdrait. Dans un sens, elle ne sortirait pas totalement perdante de l'affaire. Déposer un dossier puis ressortir, ce ne devait pas être la mer à boire. Certes, Callum Henry l'insupportait mais ce n'était pas non plus Satan.
- Je sens que je vais regretter ce que je vais dire, mais dépose les dossiers, je vais m'en occuper, assura la secrétaire en se levant de son siège.
- Tu es un amour. Merci. Mille fois merci.
Tina s'en alla comme elle était venue sans bruit et à une vitesse ahurissante. Le plus surprenant, c'était qu'elle portait des escarpins pourtant. Nicky jeta un coup d'œil à la pile de paperasse. Rien que le nombre la décourageait de toute inspection. Elle maudissait ces fichues feuilles de l'obliger à aller dans le bureau de Callum, l'antre du démon, comme elle s'amusait à l'appeler. Nicky, s'emparant des dossiers, se rendit jusqu'au bureau de son patron. Devant la porte, ses jambes semblèrent pétrifiées. Elle n'osait pas entrer. Callum, bien qu'indirectement, dominait son mental. La jeune femme paraissait incapable de désobéir à son ordre. Toutefois, Nicky n'avait pas le choix. Cela concernait une affaire que personne ne souhaitait laisser filer. Aspirant une grande bouffée d'air frais, la secrétaire toqua à la porte. Une, deux, puis trois fois sans obtenir la moindre réponse. Finalement, Nicky ouvrit la porte pensant plus judicieux d'entrer.
- Veuillez m'excuser Monsieur, débuta cette dernière, j'ai une pile de documents à...
Nicky ne put achever sa phrase. La scène qui se présentait sous ses yeux lui coupait littéralement le souffle. Sous son regard ébahi, son patron, cet homme si insupportable soit-il, avait la main entre les cuisses d'une collègue de travail, à l'air plus que consentante. Celle-ci était assise sur le bureau entre une pile de documents et des corbeilles de crayons à papier, les vêtements entrouverts. Son chemisier déboutonné donnait une vue imprenable sur deux seins aux pointes rosées. Son soutien-gorge semblait avoir sauté la case sous-vêtement en ce jour. Ses énormes cuisses étaient dépourvues d'une culotte, que Nicky repéra au sol, et d'une jupe, remontée jusqu'au dessus de son triangle de Vénus. La jeune femme avait les jambes écartées dévoilant son intimité à son patron. Nicky préféra ne pas observer son visage trop embarrassée par la situation. Néanmoins, son attention fut attirée par les distorsions sur le visage de la jeune femme semblant se retenir de gémir. Son patron était toujours dos à elle, paraissant ne pas avoir remarqué sa présence. Tout ce que la secrétaire pouvait voir de lui, c'était son large dos aux épaules carrées ainsi que sa chevelure d'un noir tellement intense que le charbon semblait pâle à côté. Voulant profiter du fait que personne ne l'avait remarqué, Nicky tenta de s'échapper au plus vite. Cependant, comme si le bon Dieu s'était ligué contre elle, la femme au teint noir percuta la porte ce qui lui arracha un cri de douleur. Les deux personnages initialement présents dans la pièce cessèrent toute activité pour lui porter leur attention. La femme assise sur le bureau tenta de cacher son intimité tandis que son patron laissa échapper un juron des plus vulgaires. Il la fusilla du regard. Lorsque les iris noisette de ce dernier s'étaient posées sur Nicky, elle comprit alors qu'elle venait de commettre la plus grosse bêtise de sa vie. Sentant le regard pénétrant de Callum, la secrétaire en perdit un instant son souffle. Quelle prestance ! Comment était-ce possible qu'un homme lui inspire tant de crainte et l'intimide à ce point ?
- Puis-je savoir ce que tu fais ici ? l'interrogea son patron. Je croyais avoir été clair. Ne rentre pas dans mon bureau sans permission.
- Ce n'est pas... Ce n'est pas ma faute, balbutia Nicky incapable de rester calme. Je devais vous devais vous déposer cette pile de dossiers.
- Tu aurais pu frapper à la porte comme quelqu'un de normal et de civilisé, lança Callum, visiblement contrarié.
- Je l'ai fait, assura la jeune femme. Trois fois, d'ailleurs. Vous ne me répondiez pas. Je ne voulais pas... voir ça... interrompre... Enfin, je m'en vais dès que je dépose ces documents.
Callum la suivit du regard tandis que la secrétaire déposa les dossiers sur la table. L'autre femme dans la pièce s'était rapidement rhabillée. Celle-ci la contemplait, gênée. Alors que Nicky voulut s'en aller, son patron lui barra la route de son immense bras. La jeune femme arqua un sourcil, en signe d'interrogation.
- Reste un instant, lui ordonna t-il d'un ton autoritaire. Quant à toi Kelly, va t-en sur le champ !
- Mais Monsieur, voulut s'opposer la dénommée Kelly.
Un simple froncement de sourcils de Callum suffit à paralyser cette certaine Kelly de peur. Cette dernière, baissant la tête, quitta la pièce au plus vite. La dite pièce n'abritait plus que deux personnes. Callum Henry, l'homme le plus insupportable de la Terre, et elle, Nicky, une simple secrétaire qui aurait souhaité à cet instant, être partout, sauf dans ce bureau.
- Bien, reprenons depuis le début, Nicky.
Donc il savait comment elle s'appelait. Cela surprenait énormément la jeune femme qui à un moment, avait cru que son patron pensait qu'elle se nommait "Tu" ou encore "Fais-moi du café".
- Je croyais avoir été clair sur un point. La seule chose que je t'ai demandé était de ne pas entrer dans ce bureau sans ma permission, rappela Callum subitement amusé par la situation.
- Je vous l'ai dit. Ce n'est pas ma faute. C'est juste que Tina voulait que je dépose des dossiers pour l'affaire actuelle et je me suis dit que...
- Je ne crois pas t'avoir demandé d'explications, la coupa t-il sèchement. Je ne t'ai d'ailleurs même pas donné la parole. Quelle insolence !
Nicky n'en revenait pas des absurdités qu'il venait de proférer. Depuis quand, entre adulte, on se donnait la parole ? Qui ce Callum Henry croyait-il être ? Il était certes son patron mais cela ne faisait pas de lui une sorte de roi ou un empereur. De quel droit lui parlait-il de la sorte ? La jeune femme trouvait révoltant le fait que cet homme ait si peu de considération à son égard. Cette preuve flagrante de racisme était poussée. Nicky n'allait pas se laisser marcher sur les pieds. Patron ou non.
- Excusez-moi mais je devais vous apporter des dossiers. Ce n'est pas ma faute si au lieu de travailler, vous vous livrez à des activités qu'on voit plutôt dans des bars de strip-teaseuses. Vous auriez pu avoir un rendez-vous d'affaire aujourd'hui, vous devriez faire plus attention.
- Ai-je mal entendu ou tu viens de dire que je ne travaille pas et que je considère mes employés féminins comme des strip-teaseuses ? interpréta à son sens Callum.
- Ce n'est pas ce que j'ai dit mais ça ne s'éloigne pas tellement de la réalité. Comment pouvez-vous souillez cette femme jusque dans son intimité et la chassez ensuite ? C'est répugnant !
A peine ses mots eurent franchi ses lèvres que Nicky les regretta. Bon Dieu ! Pourquoi avait-il fallu qu'elle traite son employeur de "répugnant" ? Elle venait de signer tout son arrêt de mort. En l'occurrence, un licenciement rapide et parfaitement justifié. Nicky s'apprêtait déjà à entendre une sentence de la part de Callum. Mais au lieu de cela, elle n'entendit que des éclats de rire. Son patron semblait pris d'un fou rire incontrôlable. C'était dans un pareil moment, qu'au lieu de s'inquiéter, Nicky se prit à contempler l'immense beauté de cet homme qui se tenait face à elle. Son visage aux traits fins était l'un de ses plus grands atouts de séduction, sans compter ses splendides yeux noisette d'un éclat extrêmement, de sa chevelure noire éden, de son nez aquilin ainsi que de ses fines lèvres terriblement sensuelles qui paraissaient supplier d'être couverte de baisers. Il était grand de taille, beaucoup plus grand qu'elle. Sa taille avoisinait sans doute le mètre quatre-vingt-dix. Sous son costume noir cintré, une musculature impressionnante se faisait imaginer. Le pire de tout, c'était que malgré la situation délicate dans laquelle elle se retrouvait, la femme au teint noir songeait qu'un tel homme devait être un amant parfait. Ses grandes mains devaient être des expertes en matière de caresses, ses lèvres devaient être des déesses pour embrasser, ses bras devaient être les meilleurs pour se blottir, et son drapeau devait être simplement impressionnant. Si son teint lui permettait, sans doute aurait-elle rougi face à l'obscénité de ses propres pensées.
- Il y a longtemps qu'une femme n'avait pas osé me parler de cette façon, fit-il remarquer. Et j'avoue que ça me déplait toujours autant.
Sans rien ajouter, Callum s'approcha de la jeune femme. Par réflexe, celle-ci tenta de reculer mais son dos se retrouva bientôt contre la même table qui avait servi de support à la dénommée Kelly. Son patron lui releva le menton à l'aide de son index l'obligeant à le regarder droit dans les yeux. Nicky refusait de devoir affronter son regard qu'elle jugeait trop intimidant. Le jeune homme prenait un malin plaisir à voir cette mine incertaine sur le visage de son interlocutrice. C'était ainsi qu'il aimait voir les femmes. Craintive et incapable de lui tenir tête. A l'instant, l'envie de donner la fessée à sa secrétaire lui traversa l'esprit. Toutefois, le fait que la loi considère ce genre d'actes comme de la violence physique, le motiva à s'en abstenir. Du moins, tenter de ne pas le faire tout de suite.
- Monsieur, vous devriez vous éloigner de moi. Je vous préviens que je ne compte pas finir comme cette autre fille.
- Rassure-toi, Nicky, prononça t-il en introduisant une consonance érotique à cette phrase normalement banale, je ne te réserve pas le même sort que Kelly. Tu mérites d'être "éduquée".
- Je ne vous permets pas. Mes parents m'ont très bien éduqué. Qui êtes-vous pour juger mon éducation ?
Chacun de ses propos l'enfonçait un peu plus. Nicky persévérait à ne pas se laisser faire sans réagir par cet homme diaboliquement séduisant.
- Tu n'as pas très bien compris de quel genre d'éducation, je te parlais, clarifia Callum.
Sans rien ajouter, ce dernier s'empara sauvagement des lèvres de la jeune femme. Celle-ci, prise au dépourvue, n'eut d'autre réaction que de se laisser faire. En vérité, Nicky se rendait compte que son jugement n'était pas erroné. Cet homme embrassait divinement bien. Tellement bien que la jeune femme aurait voulu que ce baiser dure une éternité. Cependant, ses idées redevinrent claires. Il ne fallait pas oublier que cet homme était son patron. D'après la scène dont la belle jeune femme avait été témoin, il risquait de tenter de terminer ce qu'il avait commencé avec cet autre employée. Nicky, par principe, refusait qu'on abuse d'elle. De ses petites mains, celle-ci tenta de repousser Callum très loin d'elle. Pourtant le jeune homme ignorait ses vaines tentatives d'évasion. Il l'embrassa à pleine bouche de plus bel. Cette fois-même, sa langue alla à la rencontre de celle de Nicky qu'elle chevaucha à en arracher des gémissements étouffés à la jeune femme. D'un main, le beau brun immobilisa les deux mains de la jeune femme au-dessus de sa tête, et son autre main défit la fermeture éclair de la jupe droit dont Nicky était vêtue. Celle-ci, comprenant les intentions de son employeur, lui assena un coup de genou dans l'entrejambe suivi d'une gifle. Tandis que Callum se tordait de douleur, la jeune femme en profita pour s'enfuir loin du bureau. Une fois sortie, Nicky s'empressa de quitter le bâtiment. Après ce qu'il venait de se passer, il était évident qu'elle ne remettrait plus les pieds dans un pareil endroit.
Remis de la douleur que lui avait administré cette femme, Callum éclata à nouveau de rire. Cette femme l'excitait. Elle l'excitait depuis le début. Elle était tellement indisciplinée et ne semblait que le craindre à moitié que son sang en bouillonnait dans ses veines. Il revoyait encore cette petite créature féminine, à peine haute d'un mètre soixante aux formes plantureuses. Son teint noir, mais toutefois clair, était très harmonieux. Tellement harmonieux qu'il aurait voulu juste voir sa peau nue, dépourvue du moindre vêtement. Ses yeux marron dégageaient tant d'insolence que cela donnait envie de les remplir de crainte et de soumission. Le beau brun souhaitait plus que tout voir à quoi il ressemblerait si on humiliait leur propriétaire. Ses cheveux crépus, volumineux et intensément noirs, ne demandaient qu'à être saisi d'une poigne de fer. Et ses fines lèvres devaient être merveilleuses quand elles s'entrouvraient pour laisser échapper des gémissements. Ses minuscules oreilles devaient être sensibles et savoureuses à mordiller. Son cou réclamait des baisers ardents. Concernant sa morphologie, Callum n'était jamais parvenu à l'observer sans penser aux rebonds que feraient ses fesses quand il lui donnerait la fessée ou encore ses cris de douleurs quand ils joueraient avec ses tétons. Le meilleur de tous c'était la vision de Nicky se tordant de douleur sous les coups de son martinet. Cette femme ne se rendait pas compte de ce qu'elle avait éveillé en lui. Elle apprendrait bien assez tôt qu'aucune femme ne le touche sans y être autorisé préalablement.
Le lendemain matin, lorsque le jeune homme arriva au bureau, il constata l'absence de sa secrétaire. Celle-ci voulait sans doute s'enfuir pour ne plus avoir à l'affronter. Mais Callum savait pertinemment qu'elle viendrait. Elle était obligée si elle voulait quitter ce travail. Aussi, il s'était tranquillement rendu dans son bureau. Près d'une quinzaine de minutes après qu'il s'y soit installé, quelqu'un toqua à la porte. Il autorisa à entrer. Sans surprise, il découvrit Nicky vêtue d'une robe très moulante, noire. A croire que cette femme s'amusait à lui donner envie de la débarrasser de ses vêtements.
- Tu es en retard, déclara Callum amusé de la mine contrariée de la jeune femme. Ce n'est pas très professionnelle.
- Le seul à ne pas être professionnel, c'est vous. Je ne suis pas ici pour travailler. Je ne travaillerai d'ailleurs plus jamais ici.
Nicky déposa une enveloppe devant son patron. Ce dernier lui lança un regard interrogateur.
- C'est ma lettre de démission, lui apprit-elle. Je ne peux pas travailler avec un homme qui respecte si peu les femmes.
- Et moi, tu sais ce qui m'agace le plus ? Ce sont les femmes effrontées de ton genre.
Callum déchira l'enveloppe et laissa retomber les petits morceaux de papier au sol. Cet acte choqua la jeune femme. Son patron se leva puis en à peine deux enjambées, se retrouva à son niveau. Il posa sa main contre sa joue l'obligeant à nouveau à le regarder droit dans les yeux.
- Ma pauvre, tu l'ignorais ? En tant qu'employeur, j'ai tout à fait le droit de refuser ta lettre de démission. D'ailleurs, pourquoi devrais-je me séparer d'une si belle pièce que toi ?
- Vous plaisantez, j'espère. Il y a à peine quelques heures, vous ne m'adressiez pas la parole. Maintenant, je vous intéresse ?
- Tu n'imagines pas à quel point, assura Callum.
Décidément, cet homme l'insupportait toujours autant. Peu importe la manière dont les choses se déroulaient. Callum pressa ses lèvres contre les siennes. Cette fois, Nicky le repoussa rapidement. Le jeune homme était très insistant. Profitant d'un instant d'hésitation, Nicky parvint à s'échapper de son emprise. Elle se refugia derrière le fauteuil de son patron vue que l'accès à la porte était bloquée par ce dernier.
- Je vous préviens, si vous m'approchez, je vous dénoncerai à la police pour tentative de viol et harcèlement sexuel, menaça Nicky, paniquée.
- Essaye donc, l'invita son employeur aucunement intimidé.
- Je ne plaisante pas, prévint-elle. Je vais vraiment vous dénoncer à la police.
- A ta place, je m'en abstiendrai, lui conseilla Callum étrangement confiant.
- Pourquoi pas ? Je n'ai rien à me reprocher. Vous auriez tout intérêt à ce que je me taise.
- En effet, je préfèrerai t'entendre gémir de douleur sous mes coups de fouet, avoua le jeune homme. Cependant, sans ton consentement, je ne peux rien faire.
Nicky ne comprenait plus rien à la conversation. Pourquoi parlait-il de coups de fouet ?
- Je vais te confier un secret. Tout ce qui se passe dans ce bureau est filmé vingt-quatre heure sur vingt-quatre, lui révéla son patron. Et j'ai en exclusivité des vidéos de toi où on te voit clairement me donner une gifle et un coup de genou dans l'entrejambe.
- Vous vouliez me déshabiller sans mon consentement, rappela la jeune femme.
- Moi, je le sais et toi, tu le sais. Mais avec un petit montage vidéo, crois-tu que la justice et la police le sauront ? Je pourrais te poursuivre en justice pour agression physique. Et imagine le scandale que fera l'affaire. Après ça, plus personne ne voudra t'engager dans sa société.
- C'est du chantage. C'est abject de votre part ! se plaignit Nicky, horrifiée.
- Appelle-ça comme tu veux mais l'essentiel c'est que ça donne des résultats satisfaisants.
Callum se sentait deux fois plus excité en voyant le regard marron de la jeune femme luisant d'une impuissance non dissimulée. Celle-ci semblait vouloir se battre, cependant, elle n'avait aucun moyen à sa disposition.
- Que voulez-vous ? Que voulez-vous pour ne pas montrer cette vidéo ? tenta de marchander la jeune femme. Si c'est de l'argent, je puis vous assurer que je suis de modeste conditions. Et je n'ai rien d'autres.
- Allons Nicky, ne joue pas l'enfant. Toi comme moi, savons ce que je désire.
Le jeune homme s'approcha à pas de loup de la femme au teint noir. Celle-ci demeura immobile tandis qu'il s'amusait à entortiller ses doigts dans sa chevelure crépue. Son menton vint se poser contre l'épaule beaucoup plus basse de Nicky.
- Puisque tu as besoin de l'entendre, ce que je veux, c'est toi, lui susurra t-il au creux de l'oreille.
Nicky était assise sur le siège dans lequel prenait habituellement place son patron. On aurait pu croire que c'était un signe de puissance mais en réalité, ce n'était qu'une démonstration de faiblesse. Tel un prédateur guettant sa proie, Callum lui tournait autour comme pour s'assurer de ses moindres faits et gestes. Notamment, s'assurer qu'elle signerait le contrat. La jeune femme, le stylo dans la main, hésitait à ne serait-ce qu'approcher la pointe sur le tas de feuille devant elle. Nicky reposa brusquement le stylo.
- Un souci ? demanda Callum faussement inquiet.
- Je ne comprends pas pourquoi je devrais signer ces bêtises. Vous vous rendez compte que dans ce genre de jeux de rôle stupide, vous me traitez comme une esclave, fit remarquer la secrétaire.
- Que tu es négative ! Il y a aussi des récompenses pour le dominé. Vois le côté positif, je vais réanimer une vie sexuelle sans intérêt.
Nicky se retenait de décocher un coup de poing à ce tordu. Mais sachant la pièce sous caméra surveillance, elle préférait ne pas augmenter son nombre d'agressions physiques.
- Ne me lance pas ce regard, prononça son patron en s'emparant de son menton. Il y a tant de rébellion dans tes yeux que ça m'excite. Je veux te dompter. J'ai une sainte horreur des femmes insoumises.
- Vous réalisez que vous êtes un pervers ?
- A t'entendre, on dirait que je t'ai violé. Ce que je te propose est équitable. Il y a même un contrat soumis à la justice qui préserve ta sécurité. De toute façon, je n'ai pas à discuter avec toi. Les cartes sont dans tes mains. Ta carrière professionnelle ou tes satanés ressentiments ?
Il était vrai que face à un tel choix, ce n'était pas un dilemme cornélien. Qui voudrait laisser s'échapper un avenir professionnel qui pourrait lui ouvrir de grandes voies dans le monde des affaires ? Nicky s'empara à nouveau du stylo. Mais le reposa à nouveau.
- Quoi encore ? l'interrogea Callum visiblement agacé.
- Je ne comprends pas pourquoi vous avez besoin de mon consentement écrit, avoua la jeune femme.
- Je te l'ai répété déjà une demi-douzaine de fois. Mais puisque ça t'amuse. Je te le dirais une dernière fois. Ce genre de pratique nécessite le consentement du dominant, en l'occurrence moi, et du dominé, en l'occurrence toi. Sans consentement, ça peut facilement être considéré comme un viol.
- Et ça consiste en quoi déjà ? le questionna Nicky.
Callum voyait clairement dans son jeu. Elle tentait de perdre le temps. Visiblement, Nicky omettait un détail. Signer ne prenait qu'une fraction de secondes. Et dans le pire des cas, il pourrait obtenir un accord vocal enregistré. Cependant, Callum n'avait pas le temps de se livrer à ce jeu de chat et de souris.
- Lis attentivement le contrat. Tout y est stipulé, répondit-il sèchement.
- Peut-être que je devrais prendre ce contrat et le lire attentivement chez moi. Le bureau n'est pas le meilleur des lieux pour ça.
- Tu sais, pour l'instant, je suis calme mais tu risques de m'obliger à recourir à des moyens peu appropriés. Donc signe ce contrat si tu ne veux pas que je te fasse quelque chose que tu regretteras.
Sous ses menaces et son ton autoritaire, Nicky se résigna à signer. Dès que le morceau de papier fut marqué par sa signature, son patron s'en empara puis le rangea dans un tiroir qu'il referma à clé.
- Considère qu'à partir d'aujourd'hui, tu es ma propriété exclusive. J'espère pour toi que personne, je dis bien personne, ne posera le moindre doigt sur ne serait-ce qu'une parcelle de ce corps, l'avertit Callum la mine refrognée.
- Vous plaisantez ? Je suis sensée être fidèle à un type qui va me traiter comme un sex-toy ? C'est quoi ce contrat ? Un contrat de mariage ?
- Grand Dieu, non ! Pourquoi voudrais-je t'épouser ? Le mariage ne sert à rien. Ce n'est qu'une formalité pour deux imbéciles qui veulent afficher un titre de propriété.
Callum se mit à entortiller ses doigts dans la chevelure de la jeune femme qui se raidit. Elle ne supportait pas la proximité de cet homme.
- Ce que je te propose est beaucoup mieux, assura t-il. Je te donne un billet simple pour le septième ciel sans rien te demander en échange.
- Je pense que me traiter comme une esclave est un grand sacrifice en échange.
- Ouvre ta main et tend-la vers moi, ordonna Callum.
La secrétaire tendit la main effrayée par tant d'autorité. Il s'était saisi d'une règle sur le bureau pour lui donner un coup dans le milieu de la paume. Ce n'était pas vraiment douloureux mais Nicky ne put réprimer l'envie de pousser un gémissement. Elle lui jeta un regard interrogateur.
- Je n'aime pas trop la manière dont tu me parles, s'expliqua t-il. Tu as de la chance qu'on soit au bureau, sinon, je t'aurais fouetté comme tu le mérites.
- Qu'est-ce que...
- Silence ! dit-il en lui redonnant un nouveau coup de règle. Je ne t'ai pas donné la parole. Il y a beaucoup de choses que tu vas commencer à changer chez toi.
Un tel changement d'attitude laissait Nicky perplexe. D'homme macho et extrêmement agaçant, il s'était transformé en tyran sexiste et sadique. Callum, tel un prédateur prêt à bondir sur sa proie, fit quelques pas autour de la jeune femme.
- Pour commencer, tu vas cesser de m'appeler "vous". Pour toi, au travail, ce sera "Monsieur" et quand nous ne serons que tous les deux, ce sera "Maitre". Je vais voir si tu as compris. Demande-moi si je désire quelque chose.
Nicky le dévisagea un moment. Pour qui la prenait-il ? Elle n'allait pas jouer la prostituée pour lui. Elle avait beau se le répéter intérieurement, les faits c'était qu'elle était incapable de lui tenir tête. Voir défiler un homme si séduisant lui donnait des envies insoupçonnables. Actuellement, Nicky n'avait aucun homme dans sa vie. Du moins, aucun qui l'attirait autant que Callum. Non que sa personne l'intéresse. Elle était juste obnubilée par ce qui devait se cacher sous une pareille braguette. Elle avait repéré énormément de plis exactement au niveau de son entrejambe.
- Nicky, je ne vais pas attendre que tu te décides à comprendre notre langue. Exécute-toi.
La gorge nouée, Nicky finit par dire:
- Maitre, désirez-vous quelque chose ?
Le propre son de sa voix en train de prononcer ses paroles lui donnait un haut-le-cœur. C'était terriblement humiliant. Elle aurait, à cet instant, voulu disparaitre dans un trou de souris.
- J'ai entendu mieux mais tu comprends vite, commenta Callum. Ce sera tout...
Callum s'interrompit pour approcher au maximum ses lèvres de l'oreille de son interlocutrice. Celle-ci sentit un frisson lui parcourir le corps. Il reprit:
- Pour le moment.
Sur ce, son patron lui donna la permission de disposer. Alors que Nicky avait atteint la porte, il l'interpella à nouveau:
- J'ai failli oublier. Le contrat et tout ce qui se déroulera au cours de notre relation est tenu confidentiel. N'en parle à personne, ni à tes amis, ni à ta famille, et même pas au pape.
- Bien Monsieur, prononça t-elle.
- Je ne crois pas avoir bien entendu ce que tu viens de dire. Comment m'as-tu appelé ?
- Bien Maitre, rectifia la secrétaire.
- Bonne fille. Si tu restes sage, tu auras peut-être une récompense.
Nicky sortit de la pièce sans lui adresser aucun regard. Un sourire triomphant resta figé au coin des lèvres de son patron. Ce dernier, s'étant assuré d'être seul, ouvrit l'un des tiroirs de son bureau. Il s'empara d'une photo. On y voyait représenter une petite fille à peine âgée de six ans assise dans l'herbe. C'était une adorable petite fille avec, dressée sur sa tête une imposante touffe de cheveux crépus noir éden. Ses petits yeux marrons dégageaient tant d'innocence que c'en était troublant. Vêtue de sa petite robe à fleurs de toutes les couleurs, elle souriait avec tant d'aisance que Callum en sentait son cœur battre une demi-centaine de fois en moins d'une seconde contre sa poitrine.
- Tu avais l'air tellement tranquille et paisible à cet époque. Je dois avouer que c'est ton petit sourire qui me manque. Mais toi, te souviens-tu encore de moi ? Ou suis-je juste une partie figée dans ton passé ? pensa t-il à voix haute.
Callum, plongé dans la contemplation du personnage inanimé, fut surpris par la sonnerie de son téléphone. Consultant l'écran, il lança un juron. Callum rangea en vitesse la photo. Il prit une grande bouffée d'air frais avant de décrocher.
- Qu'est-ce que tu veux, père ? interrogea sèchement Callum.
- Moi aussi je suis ravi de te parler, ironisa son père. Tu manques beaucoup à ta mère. Tu devrais de temps en temps passer à la maison lui rendre visite.
- Epargne-moi tes attitudes du père aimant. Tu dois avoir une bonne raison pour m'appeler. Les seules fois où tu le fais c'est toujours pour me demander ou m'exiger de faire quelque chose.
- A t'entendre, je suis un monstre.
Callum leva les yeux au ciel. Son père était parfois tellement agaçant. Mais c'était son père, s'il n'existait pas, il faudrait l'inventer.
- Mais tu as raison, concéda le géniteur de Callum. Je voulais juste savoir comment allait ma tendre filleule.
- Ta "tendre" filleule, comme tu dis, ne doit même pas se souvenir de toi. Pour te réponde, elle m'a l'air d'aller bien.
- Vraiment ? Même après que tu lui aies parlé de l'accord que son défunt père et moi avons passé.
- Oh bien sûr, enfin, je le ferai sûrement. Nous allons être amenés à passer énormément de temps ensemble.
- Je suis rassuré. Mais à quand prévois-tu le mariage ?
Le patron de la compagnie de Nicky resta muet. Comme il l'avait précédemment dit, le mariage était un fait inutile. Pourquoi devrait-il l'épouser ? Il pourrait longtemps cohabiter avec la jeune femme. La première étape fut le contrat sexuel. On pouvait considérer cela comme un contrat de mariage. Ce devait être suffisant.
- Je n'en ai pas encore discuté avec elle. Je pense que pour commencer, je devrais y aller un peu doucement avec elle, se justifia Callum.
- Je te comprends. Nicky ne se rappelle sans doute plus de toi. Après tout, suite à ce drame, les douze années de sa vie ont disparu de sa mémoire. Mais à vingt-trois ans, elle doit s'en être accommodée.
