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Tout laisser tomber. Ce qu'on avait à faire, ce qu'on faisait. Tout donner à l'autre, Prendre le temps d'être avec lui. Cinq minutes ou une heure, Complétement là. S'apercevoir que cet autre n'était que soi, Qui attendait qu'on le prenne dans ses bras.
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Seitenzahl: 46
Veröffentlichungsjahr: 2018
Aux Editions Border Line, Polar.
La Toile aux alouettes – 2016
Un Trop grand silence - 2017
Editions BoD – Books on Demand
Ne m’oublie pas - 2014
G comme Gratitude, 2016
Mal Barrée, 2017
Amazon Kindle
La Femme-Enfant, 2015
Aux heures indues,
Et à tous les insomniaques !
Ne prenez pas la vie au sérieux.
De toute façon, vous n’en sortirez pas vivant.
Bernard Le Bouyer de Fontenelle
Aux pires cauchemars, les grands remèdes.
Que vous soyez en plein burn-out, sous la pluie, coincé dans un embouteillage, tributaire d’une grève, le moral à zéro, désespéré d’avoir manqué une fois encore la chance de votre vie, ce florilège de pensées est pour vous.
D’habitude, les auteurs croient donner à lire ce qu’ils ont écrit de meilleur. Moi je suis certaine de vous offrir le pire.
Oui, je l’ai fait exprès. Non je ne vous déteste pas. Bien au contraire. Après lecture, vous devriez même retrouver une belle estime de vous.
Avec un neurone, zéro empathie et une bonne dose d’humour noir, l’idée de vous débarrasser de cet opus en l’offrant à votre pire ennemi devrait soulager votre pesanteur.
Aussi, bon vol en « absurdie » et à bientôt le plaisir de surfer un jour ensemble, bien au-dessus du pied de la lettre…
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23
Chapitre 24
Chapitre 25
Chapitre 26
Chapitre 27
Chapitre 28
Chapitre 29
Chapitre 30
Chapitre 31
Chapitre 32
Chapitre 33
Chapitre 34
Chapitre 35
Chapitre 36
Chapitre 37
Chapitre 38
Chapitre 39
Chapitre 40
Chapitre 41
Chapitre 42
Chapitre 43
Chapitre 44
Chapitre 45
Chapitre 46
Chapitre 47
Chapitre 48
Chapitre 49
Chapitre 50
Avoir pour seule amie une poubelle. Sur qui je puisse taper, à qui je puisse tout donner. Des feuilles froissées, des crachats écœurés. Qui saurait tout ce que je n’ai pas dit et que j’ai mal écrit. Une poubelle de deuils à l’appétit féroce. Qui obligerait à la décharge de mon ventre trop plein. Qui se satisferait du mauvais et de mes pires ennemis. Sans âme et sans reproche, une poubelle haute et lourde. Qui jamais ne déborderait, ni ne tomberait. Fidèle à mes injures. Inviolable et secrète.
Une poubelle à démons, aux anges déchus. Criblée, saccagée, désincarnée. Muette et digne. Fière de son savoir. Insatiable. Pleine de mon passé, digéré, consommé. Qui n’attendrait que ça, de me voir soulagée. Riant à mes nouvelles peurs tout en les mâchant goulument.
Une poubelle que j’aimerais et qui m’aimerait. Parce qu’elle, elle saurait, pendant que moi, j’oublierais.
Je ne suis que peau de chagrin
Dans un trou d’air.
L’amour est une série de clichés. On prend les femmes pour des sirènes alors évidemment ça finit en queue de poisson.
On les prend pour des fées, elles nous transforment en clochard.
On les prend pour des princesses et on tombe de cheval.
Tant qu’on n’en a pas fait le tour, on essaye. Encore et encore.
Des petites morts empilées les unes sur les autres et parfois même les unes dans les autres.
Des histoires qu’on se raconte.
Il était une fois…
Je suis là, je choisis, j’hésite. Je voudrais faire plaisir. Ça ou ça ou plutôt ça ? Aime, aime pas ? Vert, bleu, marron ? Lu, pas lu ?
Je déambule. Une galerie, dix magasins. Vingt minutes, des heures, une journée.
Rien n’est assez bien. Elle est trop bien.
Alors comme j’ai peur de déplaire, je n’achète rien.
Le soir au rendez-vous, j’ai les mains vides.
Le cœur ardent mais les mains vides.
Et que croyez-vous qu’elle va voir ?
Mon frigo a le ventre sec. De l’air refroidit en boucle son vide abyssal. Une bouteille d’eau attend d’être bue. Seule, sur la première tablette.
Aucun aliment n’est venu le souiller. Mon frigo est comme je l’ai acheté. Blanc, neuf, sans trace et sans odeur. Et pourtant, il a faim. Je le sais.
D’être ouvert, rempli, vidé, consommé, sali, usé, pillé. Il a faim de choix, de couleurs et d’envies. De fruits frais, de beurre à tartiner, de jus à partager, de viandes à frire, de petits plats à mitonner, de bouteilles à déboucher.
Il a faim de toutes ces mains qui le fouilleraient, à qui il pourrait offrir. Faim de bruit et de rires. Quand la porte s’ouvre et que la vie lui parvient. Dans la cuisine, la table serait dressée. Une jolie nappe, de la belle argenterie. Le parfum d’une rose. Un soir d’été ou un matin d’hiver. Des lumières allumées, une musique distillée.
Il a faim d’être plein à défaut d’être deux.
Je n’aime pas la nuit,
C’est moche.
La lune est fourbe,
Les étoiles illusoires.
On n’y voit rien la nuit.
Ça efface les pas,
Les visages,
Et les sens.
Ça ronge les cœurs solitaires,
La nuit.
