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Pensées et autres maux est un condensé de réflexions sur l'humain, sur notre réalité et ses failles. Ce recueil rassemble mes pensées sur autant de sujets qu’il n’y a d’étoiles. Parce que s’épanouir, c’est ouvrir les yeux sur le monde et ses milliers de facettes, c’est accepter et respecter la pluralité des possibles… Je vous invite à découvrir mon univers poétique, à la fois porté par l’esthétique du verbe et ouvert sur la réalité du monde.
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Seitenzahl: 129
Veröffentlichungsjahr: 2015
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Le silence est d’or, la parole est d’argent
Réflexion introductive
Post Pulvis
Post pulvis
Abyssus abyssum invocat
Des cris dans le désert
Aux ailes enchaînées
Prémices d’un nouveau jour
Un souffle
Mon île dans mon exil
Eartiz Paradise
L’agir peut tout selon l’esprit qui l’anime
L’espérance de l’idylle plutôt que son regret
S’élevant vers le ciel, un cœur au désespoir
Ultime volonté d’une vie désabusée
Le châtiment de l’idolâtrie
De la peine des chanceux
Différents mais semblables
Terremoto
Souffle excessif
Le trouble du rêveur
Discours du romantique
Âme éternelle
Angoissante espérance dont s’abreuvent les cœurs
— homo Homini lupus
Au moment fatidique où triomphe l’art
L’âme innocente aime à s’entendre
Vie intrinsèque
Ténors du crépuscule
Vers l’éther
Ab imo pectore
Réversibilité
Réversibilité
En quintessence vint la couleur
Elévation furtive
L’éther de nos cœurs
En admirant une nuit d’orage
L’homme en noir
Enigma Olvido
Retour aux maux
Empatheo
L’unisson pour un sens
Il y a des mots qui à eux seuls importent
Le muet qui criait
Gestation
Du cœur vers le néant
Aux serments éphémères
De la science impotente
Aux Colosses d’argile
Carpe diem
Au passage de nos cœurs
Douves
Un aveugle aux voyants
Fatal inavoué
Du doute de l’ambition
De la grande imposture
Reverso temido
Le compliment n’a de valeur que si défaut il y a
Au sage marginal, de la Sagesse obscure
Du poison consciencieux
Serment à l’existence
Particules de pensée
Sinister et dexter
Péri tès shrinkos
L’oubli, mon existence
À rebours
Pensée polyphonique
L’entonnoir
Pensée
Sympathie sélective
Espoir reconductible
Après les cendres
L’exil en mon royaume
Palinodie de l’historien
Fragments
Immersion dans la foule
De profundis
Les bienfaits du comptable
Le repos du saint esprit
Miedo del oscuro
Learn and die
La Faucheuse ou l’invitation à l’éther
Leurs lèvres à la coupe de ma vie
L’ange démissionnaire
Espérance des larmes
La peau
Aléthéia
L’envol du Corsaire
L’essentiel imminent
Dream
Gakona
Injustice
Dévotion consciencieuse
Dictature vespérale
Puzzle process
Phèdre
Sous le feu d’une étoile
Cultivateurs de livres
De la science universelle
Vexation indicible
Regret, en souvenir du présent
Hope
Espoir
Hola RD
Memento
Alogos
Plutôt le faux espoir qu’une vie déjà vaine
Why’z panthera
Why’z Panthera
À la jeune colombe
Good morning Sweet Angel
Bonjour à Petit Ange
Passions adverses
Remous
Elpis èmerou
Un jour, ta délivrance ?
In memorem
Hommages posthumes
Des lettres et des maux
La confiance en lacune
Regret du germinal
Esencia del verbo
Essence du verbe
Plaidoyer à l’humain
Phoenix
Essence
El pintescritor
El pintescritor ou l’écriture plastique
Féminité multiple
L’amour avec Bazil
Akosmou pais
Théophile
Virtus
Morphéa, en secret
Aux palabres lacunaires
Genèse du chaos
Regreso esencial
Ars longa
Apologie du Crime
Au sortir de l’hiver
So be it
Mémoire de léthé
Catharsis Need
Café décaféiné… Thé déthéiné… Lait sans lactose… Huile non grasse…
Syndromes de la société de consommation avide dirons-nous.
Alors, que penser de l'humanité déshumanisée… Du peuple acculturé… De l'existence dévitalisée… De la jeunesse désespérée… De la nature dénaturée..?
Des mots qui ne servent plus à dire, des phrases qui ne disent rien, des mots qui n'apportent plus rien. Un langage muet...
Si la caféine n'est plus au café, la théine plus au thé, le lactose plus au lait, les lipides plus à l'huile, l'humain plus à l'humanité, la culture plus au peuple, la vie plus au vivant, l'espoir plus à la jeunesse...
Quelles sont ces valeurs en quoi les hommes tentent constamment de fonder leurs actions et la quête de l'espèce ? Celui qui dit "respect" connait-il encore la valeur de ce concept ?
Celui qui dit "amour" connait-il encore l'implication de cette notion ?
Trop de gens disent "je t'aime" et tuent leur amour
Trop de gens disent "respectons l'homme" et achèvent leur égal sur le bord de la route…
Trop de gens usent des mots comme de clés pour ouvrir des portes dont ils ignorent les codes véritables dans l'antre de Pandore…
Le silence est d'or, la parole est d'argent, alors pour une fois, SOYONS CUPIDES et visons l'or plutôt que d'employer létalement une vertu si humble qu'elle accepte la lune plutôt que le soleil...
W.P
« Sur le bord du Léthé méditait un damné.
Ses crimes, ses espoirs le poussaient vers le fleuve
Aussi fort que l ’asile appelle l ’oublié.
[…]
Il avait une flamme et ne voulait l ’éteindre ;
Il avait une main qu ’il ne voulait lâcher ;
Un si doux souvenir à sauver de l ’oubli.
Il refusait d ’offrir au Léthé salvateur
La fougue, la passion qui rachetait encore
L ’âme que les stigmates contraignaient aux chaînes.
[…]
Ainsi naquit celui qui refusa l ’oubli,
Et monta du Léthé en un chant de mémoire
La liturgie des larmes ; un sourire éternel… »
Memento
« Abîmes où cachez-vous les mots que je recherche,
Mon grimoire est usé, les formules s ’échappent…
Je ne vois plus les sorts qui posaient un sourire
Où la dent du Cerbère envenime l’ouvrage ;
Je ne sais comment voir l ’astre de l ’Amérique
Et suis contrainte au noir d’un flambeau trop honnête.
Où est la cantharide des rêves ternis ?
La noosphère fane et me ferme ses portes…
Je veux humer encore ce poison, cette joie,
La fausseté d ’un monde où s ’enterrent les sages ;
Je veux rêver encore à la jeune vigueur
Cependant que l ’orage emporte le pétale.
Quête damnée du faux pour mentir au réel ;
Parcourir les méandres et y trouver Euphore ;
Souvenir de l ’aurore où les astres s ’endorment… »
Alogos
Il n’est d’homme qui ne se construise sur les ruines du passé, sur les balbutiements qui jadis lui semblaient tout un monde. Souvent, il s’avère difficile d’accepter qu’une page a été tournée dans notre existence. Cependant, la vie même nous impose cette étape récurrente, sorte d’archivage progressif, comme s’il nous était demandé de quitter la vie, parfois, un instant, de nous poser et de reconsidérer tout le chemin parcouru jusque-là…
Certains disent que les meilleurs moments de l’existence sont tous les moments de liesse partagés avec ceux qu’on aime ; que ces moments sont les seuls constitutifs de la mémoire, et par conséquent, de l’identité des individus. Ils pensent que Descartes péchait de ne plutôt déclarer : « Je ris donc je suis ». Mais, que faire dans ce cas de toutes ces larmes qui édifient des montagnes ? des rivières d’infortune qui permirent à l’être égaré de rejoindre le port du royaume de l’espoir ? Le camaïeu du jour et celui de la vie, au concerto de l’aube, qui sait tout aussi bien se faire crépuscule, illuminent le jour des rêves de la nuit…
Parce qu’il est un matin comme il y a un soir, parce qu’il est un aval comme il est un amont, l’être humain tire force des victoires et failles. Au premier de ses jours, les larmes et les cris étaient motifs de joie ; de peines et de joies se nourrit le soleil. Or, avançant dans la vie il semble oublier la parfaite alchimie qui fait que dans la pluie les cœurs brûlent encore des flammes du beau temps.
Il n’y a pas un jour où la vie n’a de sens, il n’y a que des jours dont on ignore le sens. Parfois nos pas nous mènent vers des aventures insoupçonnées, des moments inoubliables qu’on aurait oubliés avant même de les vivre, parce qu’on se dit trop souvent que la vie est un plan et qu’il suffit de lire, nul ne sait vraiment où, pour anticiper les étapes, calculer les chemins, paver la route de tous les espoirs vifs qu’on voudrait concrétiser. Mais « l’enfer est pavé de bonnes intentions », comme d’aucun dirait. Vouloir faire de la vie un calcul incessant en ternirait l’éclat ; il n’y aurait que nuits et journées vides de sens, que couleurs sans chaleur, que paroles sans message…
« Vouloir vivre est un cri que poussent toutes les âmes
Depuis leur premier jour jusqu ’à l’envol de l ’âme ;
Vouloir vivre à tout prix et se donner la mort
Tant l’espoir est aveugle et sonne le glas du cor.
L ’espérance de nos vies se joue et se régale
Par les leurres qui s ’envolent quand les mains tendent folles
Vers cet heur bien meilleur qu ’elles miroitent à l ’envie.
Mais ils ne sont qu ’images et des déboires se rient. »
Angoissante espérance dont s’abreuvent les cœurs
Il ne suffit toutefois pas de rêver et d’oublier la vie, de perdre ses instants dans une passivité qui vainement mènerait à perdre les richesses que présente la vie. Parce que, comme celui dont le faste est l’oxygène, nous passerions bien loin des richesses essentielles que pourtant la vie porte à nos regards sur un plateau d’argent. Relâcher la pression pour pouvoir repartir, faire entorse à la règle de l’action exclusive et s’en porter bien mieux, car celui qui comme le roseau accepte de plier peut bien se relever. À quoi bon s’acharner comme un bois d’acajou à resserrer les brides des chevaux du temps qui continuent leur course folle ? Ils chargent vers un infini que nul n’effacera, et nous les voyons passer, chacun attelé irréversiblement aux fils de nos vies noués par les Moires sur leurs montures. Ils chargent vers jamais et nous sommes impuissants face au temps qui passe, qui coule, qui s’enfuit…
Que reste-t-il à l’éphémère qui n’a qu’une bribe d’existence en ce bas monde ? Que reste-t-il à un être périssable si ce n’est la mémoire ? Éternité de l’éphémère, elle construit des légendes, érige des empires, construit des souvenirs. Ainsi, plutôt que de lutter pour une cause vaine, bâtissons la mémoire de nos vies, de nos heurs, la seule force de l’humain qui veut traverser les ères. Les bons moments comme les moments de peine ont leur place dans la réminiscence. Ainsi va l’être invincible qui a compris que le secret d’une vie accomplie réside dans la faculté de l’homme à sublimer chaque instant, chaque seconde, pour établir le sanctuaire salvateur où il reviendra vaquer à ses heures ; le sanctuaire de ses joies et celui de ses peurs, celui de son passé et de son avenir, où foisonnent ses forces ainsi que ses faiblesses ; le sanctuaire unique d’une vie singulière ; l’essence de l’humain qui sait voir la beauté.
« Moi qui vis tant de choses et perdis la lumière,
Moi qui vois le regret, le trouble de l ’oubli,
J ’ai acquis la fierté du majestueux éclair
Qui au gré des caprices illumine la nuit.
Ma mémoire n’est fidèle qu ’à son puissant contraire,
Mais cet éclat futile m ’assure mon vécu.
Qu ’il est bon de sentir le savoir éphémère ;
Mieux vaut tout oublier que ne rien avoir su… »
L’oubli, mon existence
Il faut savoir saisir l’instant alors qu’il se présente, dire bonjour au rêve quand vient l’heure de la nuit et donc laisser au jour son empire sur la veille. Il faut saisir la fleur quand elle s’épanouit encore, ne pas lui demander, quand son heure est passée, de reproduire l’éclat de sa prime jeunesse. Convions le bonheur au festin de nos jours lorsqu’il passe impromptu nous conter la fortune. Ainsi la nostalgie sera une force vive qui donnera courage à celui qui pourra regarder derrière lui les traces de son passé et se dire, satisfait, qu’il aura bien vécu. Pauvre sera celui dont le souvenir sera fait de lacunes, de regrets et autres frustrations ; la réminiscence ne sera pour lui qu’un supplice incessant d’avoir eu une vie, de l’avoir ignorée…
Il est essentiel de refaire parfois ce travail de rétrospection, de quitter un peu la vie pour ouvrir la porte à la contemplation, à une posture qui, en même temps qu'elle nous soustrait de l'urgence, nous ouvre à des perspectives qu'on ne saurait apprécier avec les visières de la vie. C'est ainsi qu'on ressent la chaleur des souvenirs, qu'on peut repenser ses acquis et les ré-exploiter, qu'on s'égaie des petits riens qui sont en fait le tout de l'existence, qu'on peut apprécier son parcours avec ses périodes de transition qui montrent, non pas que la route n'est pas correctement rectiligne, symbole même d'une vie inaccomplie, mais au contraire que l'on se développe et qu'on s'enrichit de chaque rencontre, de chaque épreuve, de chaque victoire, de chaque échec, de chaque étape, de chaque mot, de tous les maux de sa vie...
Ainsi que le vivant qui vers ailleurs se tourne
Dans l’objectif ultime d ’arriver à son cœur ;
Ainsi que l ’éphémère qui l ’achromie contourne
Afin de sublimer son retour vers Harfleur,
L ’argile se fait montagne pour sublimer la plaine
Par un plateau immense qui en tient les vertus ;
L’aqueuse se fait nuage pour parfaire la Reine
Hydrophile à ses heures, rendant liquides les nues.
Aux Colosses d ’argile que la montagne érige
En colonnes sublimes que si fier le ciel sied ;
Aux géantes figures que le soleil afflige…
Voir qu ’au-delà du ciel la terre est à nos pieds…
Aux colosses d’argile
« Memento mori », « souviens-toi que tu vas mourir » répétait-on au Moyen-âge. Que la sagesse de ces mots anime notre temps, il est bien grand temps que l’humain soit l’essence des hommes et que l’acceptation conduise chacun de nous à apprécier la vie plutôt qu’à s’éreinter à suivre des chimères qui n’ont que trop usé de la faiblesse de l’homme. Accepter que le temps ne nous appartient pas, voici le premier pas d’une longue épopée ; l’épopée de l’humain qui construit son bonheur ; l’épopée de celui qui saura vivre et admirer l’instant, sans prêter au suivant les stigmates de l’avant, sans reprocher au futur l’imperfection des rêves, sans vouloir maintenir un ordre sans raison d’être, en acceptant la vie comme une essence capricieuse et passionnée à la fois, qui donne au cœur la satisfaction de ses désirs profonds lorsqu’on sait l’aborder et l’effleurer du bout du doigt. Une caresse légère comme une amante ardente, énergie et douceur associées pour toujours… Ainsi, la vie dévoile ses trésors, cachés si près de nos regards. Car il faut aimer la vie et la craindre à la fois, l’admirer, la comprendre pour créer un royaume où nul ne peut pâtir des douleurs de la veille, des maux de l’existence ; où celui qui écoute entendra la douce voix du jour qui lui dira combien le passé, le présent, l’avenir et l’espoir ne sont pas des barrières, mais des temps à combler de sagesse et de force pour que « les chrysanthèmes rougeoient comme des roses »*…
W.P
*Sous le feu d’une étoile, Why’z Panthera
Après les cendres
Toi, homme, comment peux-tu dire que tu aimes
