Penser ses maux - Yasmine Feydel - E-Book

Penser ses maux E-Book

Yasmine Feydel

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Beschreibung

Oser écrire, Ce que je n'ai jamais pu dire, Par honte, par lâcheté, Par habitude de tout réprimer. Se livrer comme jamais auparavant, Et libérer des sentiments Enfouis, Années Après années. Pour panser ses plaies les unes après les autres, Doucement, prendre son temps, - certaines sont encore à vifs. - Et danser sous la pluie, Des heures durant, Danser jusqu'à l'épuisement Pour me prouver que je suis toujours - en vie. -

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Seitenzahl: 35

Veröffentlichungsjahr: 2024

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À tous nos maux,

De ces petites écorchures aux blessures les plus profondes,

À tous nos mots,

Des plus durs aux plus doux en passant par les non-dits et les cris.

Avertissement

Ce recueil aborde plusieurs thématiques sensibles qui peuvent être difficiles à lire comme les agressions sexuelles, les pensées suicidaires, les troubles du comportement alimentaire, le harcèlement et les discriminations.

Prenez soin de vous

Sommaire

Mon

corps

1. Ta poupée

2. Ma propre ennemie

Esprit bordélique

1. Nuit tourmentée

2. Inclassable

3. Fausse perfection

4. Asphyxie

Mise à nue

1. Se dévoiler

2. S’accepter

Plume futuriste

1. Aller au-delà

2. Écrire l’avenir

Mon Corps

1. Ta poupée

Mon corps ?

Je ne suis plus vraiment sûre de pouvoir dire ça…

Ils ont fait de mon ce corps

Un objet,

Un objet de désir,

Un objet de plaisir,

Un objet dont ils pouvaient se servir,

Utiliser à leur guise,

Briser en mille morceaux,

Avant de le jeter

Et d’en chercher un nouveau.

Première fois.

C’était à l’école primaire.

Nous étions des enfants qui tentaient

De reproduire le théâtre de nos parents.

Nous jouions un rôle, improvisant nos répliques

Sans problèmes, l’imagination débordante.

Et parmi tous les acteurs que nous étions,

Je me souviens plus particulièrement de toi,

Toi qui étais bien avancé pour ton jeune âge,

Je me souviens de ce que tu me disais

Ou encore comment tu profitais de moi.

Il faut dire que tu savais t’y prendre

Et puis j’avais si peur de l’abandon,

Si peur que tu me laisses seule comme les autres,

Que finalement,

C’était un jeu d’enfant

D’obtenir ce que tu désirais de moi.

Jusqu’au jour où tu n’es pas venu seul,

Jusqu’au jour où derrière cet arbre

Au fond de la cour,

Vous m’avez maintenue,

M’empêchant de fuir,

Me laissant à ta merci.

Jusqu’à ce jour où tu m’as embrassée

Sans mon consentement

Alors que je n’étais qu’une enfant.

Je savais seulement que je ne voulais pas,

Et qu’il fallait que j’en parle à ma maman.

Ce jour-là, elle ne m’a pas dit ce que j’aurais voulu entendre.

Même les adultes font des erreurs.

Cette histoire m’a longtemps poursuivie,

Et, parfois, elle remontait à la surface,

Elle prenait alors de l’ampleur,

S’offrant à moi comme un tsunami,

Elle m’immergeait à nouveau sous l’eau

Alors seulement que je venais de reprendre mon souffle.

Et c’était ta faute, tu avais provoqué un raz-de-marée,

Tu avais réussi à retourner la situation.

L’histoire venait d’éclater au grand jour

Et toi, tu avais menti à tous,

Tu avais clamé ton innocence, inversé les rôles,

J’étais devenue pour tous cette fille désespérée

Qui t’avait embrassé sans que tu ne le veuilles.

Après tout, pourquoi aurais-tu donné de l’attention

À la pestiférée ?

La pestiférée,

J’étais cette fille mise à l’écart de tous,

Toujours de côté,

Jugée trop vite sur son apparence,

Sa couleur de peau,

Son poids,

Tout.

Tu as toujours été ma relation toxique.

J’avais besoin de ton attention,

Alors quelques mots doux

En échange de caresses

Ce n’était pas cher payé, non ?

Puis tu rejoignais les autres,

Et je n’avais pas plus d’importance

Qu’une poupée de chiffon.

Tu me donnais des miettes

Comme à une affamée,

Et toujours,

Juste de quoi me raccrocher,

Un faux espoir pour me faire rester.

Mais d’autres jours,

Tu t’en prenais à moi,

Et quand tu réalisais que j’étais

À bout,

Que j’allais craquer,

Que j’allais parler,

Alors tu revenais serrer

Les chaînes avec lesquelles

Tu me retenais prisonnière

Avec tes belles promesses

Pleines de mensonges.

Ça me suffisait,

Il ne m’en fallait pas plus,

Puisque j’étais addicte à

Ton doux poison.

- Mon enfer en primaire –

Tu étais ce garçon

Que j’aimais plus que de raison

Et qui, durant des mois,

S’est joué de moi.

Tu sais,

Je t’en veux encore un peu,

Pour tout ce que tu m’as fait.

Comment tu pouvais être

À la fois

Si gentil

Et à la fois

Si méchant

Avec moi ?

Je ne t’ai jamais compris

Et je ne te comprendrai jamais

Mais je retiens que tu es celui

Qui a gâché ma première Saint-Valentin