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Formulaires à remplir, sourires forcés, conversations météorologiques à la sortie du pub. Jelly et porridge le dimanche matin, moutons à toutes les sauces. Une plongée dans une Angleterre pré et post-Brexit toujours en manches courtes par 9 degrés. Contrariétés, embarras et désagréments dans le quotidien d’une franco-italienne basée à Oxford.
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Seitenzahl: 150
Veröffentlichungsjahr: 2016
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À mon papa qui veille toujours sur moi, où qu’il soit.
« Etre heureux ne signifie pas que tout est parfait.
Cela signifie que vous avez décidé de regarder au-delà des imperfections ». Aristote
Prologue
Couleurs et saveurs sous cellophane
Exceptions anglaises
Le monde merveilleux de « Click Your Perfect Trip»
L’entretien d’embauche
Un, deux, trois... oui chef !
Petits mensonges entre amis
Cinq bulles ? Alors on part !
Une langue compliquée
Bouffée d’oxygène
Robocop & co.
L’impossibilité d’une île
Le nom de la... sauce
Faune locale
Je suis dans un tunnel : je ne capte pas
Soutenons le bon sens!
Stupeur et règlements
Je vais oser le dire : « non ! »
Émotions : défense d’entrer
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?
Docteur Jivago
Docteur Octopus
Trois cent soixante-cinq jours à célébrer
Joyeux anniversaire
Gazon bénit
Home sweet home…
Seulement anglais tu parleras
À nous les petits anglais!
Questions sans réponse
La soutenable légèreté de la mutation professionnelle
Epilogue
Je ne suis pas douée.
Je n’ai pas de don ni de faculté particulière. Je ne joue pas du piano ni de la guitare, je n’excelle pas dans une discipline telle que la danse, la peinture ou les travaux manuels, même si j’adore reproduire les chorégraphies, mélanger les couleurs à l’huile pour trouver la bonne nuance et je voudrais suivre un atelier chez Leroy Merlin pour maitriser la perceuse.
Je ne sais pas comment tenir une raquette de tennis, j’ai peur de la pente quand je suis sur des skis. Je peux réparer une boutonnière d’une chemise mais mes prouesses de couturière s’arrêtent là. Je sais faire la pâte à pizza mais pas celle feuilletée. Je suis ordinaire, à la limite du banal et conformiste, absurdement bourgeoise. L’originalité, la surprise, les exploits en tout genre ne font pas partie de mon répertoire.
Pourtant je suis passionnée, d’une manière forcenée passionnée, que cela plaise ou pas.
Je suis née sur la côte nord de l’Italie. Pendant plus de vingt années, j’ai côtoyé mer chaude, ciel bleu et soleil trois cents jours par an. Après avoir vécu à Paris, quand Jean, mon mari, m’a annoncé sa mutation professionnelle dans le Sud….del’Angleterre, je me suis demandée si ce changement n’allait pas un peu plus perturber mon « équilibre » entre saisons, couleurs et températures.
« Mais non ! Arrêtons avec les clichés un peu dépassés de l’Angleterre et des Anglais. La pluie, le thé, les sous-entendus, leur façon de faire la queue sans savoir quoi attendre ». J’échange avec excitation avec l’une de mes amies françaises, « tout cela fait partie d’une sorte de folklore caricatural », j’ajoute avec ardeur. Je suis donc prête à embrasser cette aventure outre-Manche. Sans à priori.
De toute façon, je ne vois que du positif. Je ne peux qu’apprécier ma bonne étoile. Je vis dans une grande maison avec ma famille, dans un environnement bourgeois, je suis en bonne santé et j’ai même choisi de me remettre à travailler. Je suis incapable d’anticiper d’éventuelles frustrations ou déceptions.
Si j’étais arrivée au Royaume Uni il y a vingt ans ou même il y a dix ans dans une situation «pas-mariée, pas-d’enfants », ma vie en Angleterre au quotidien aurait été « un peu plus » ou « un peu moins ». Certainement différente.
Je suis arrivée il y a trois ans. Je ne suis pas ici pour un regroupement familial, ni parce que je fuis le chômage et la crise galopante des pays du Sud de l’Europe. J’ai suivi mon mari dans son parcours de carrière. C’est la phrase que j’ai concoctée pour dire en même temps que ma « moitié » a une carrière et que moi je suis excusée d’en ambitionner une.
Mais après les premières semaines pendant lesquelles je flotte dans un bonheur enivrant, je retombe ensuite sur terre.
Et je me demande si c’est l’œuf ou la poule. Est-ce cet environnement qui m’entraine comme un aimant géant dans des coups des blues à répétition ? Ou est-ce une dépression latente qui transfigure l’outre-Manche en la méchante responsable ? En gros : est-ce que c’est l’Oxfordshire, ses moutons, ses routes trouées et inondées, son absence de glamour ? Ou est-ce mon moi profond ?
Serais-je cyclothymique ? Dans la vallée de la Tamise, je vais trouver de quoi ranimer mon déséquilibre. Je m’efforce avec inspiration de ne pas plonger dans ce cercle vicieux. J’essaie de rester toujours positive.
Je mets en place une sorte de séance improvisée d’aromathérapie : je me vaporise de parfum à maintes reprises dans la journée et je me laisse envahir par ses particules de nirvana bénéfique; je prépare les ingrédients pour une recette gourmande, j’ouvre les fenêtres pour accueillir la lumière à bras ouverts ; je fais le ménage pour aérer les pièces et dépoussiérer les objets comme dans une boule de renouveau propice aux décisions ; je repère un coin de la maison où réparer une fissure, effacer une tache sur un mur et je prépare le nécessaire pour le bricolage ; je pars courir pour m’oxygéner et dégager un maximum d’endorphines pour recharger les batteries ; je sonne chez un voisin ; j’endosse un vêtement original avec une touche sexy et une paire de chaussures à hauts talons.
Dans un déclic de sagesse, je ressens que c’est dans l’attention que l’on porte aux petites choses dont dépend la réussite d’une existence.
Que m’arrive-t-il en Angleterre ?
Ici je voudrais me laisser surprendre par les saveurs de la cuisine. Mais si je peux trouver tous les ingrédients, c’est au supermarché, pas sur des échoppes d’un marché en plein air comme j’ai pu connaitre en Italie ou en France. Je ne déniche pas de tomates qui regorgent de soleil et de vitamines, ni d’olives charnues.
Mais ici le mot « saveur » n’est qu’un concept car elles sont sous cellophane : les tomates qu’elles soient cerise, grappes ou à salade sont dans des barquettes en polystyrène enveloppées ultérieurement dans un film plastique. Ne parlons pas des tomates cœur de bœuf. Étant donné leur prix élevé le packaging sophistiqué est de rigueur. Idem pour le persil. Pour l’huile ou les olives tout est dans la « norme ». Je suis rassurée. En effet la bouteille d’huile ne possède pas une protection « renforcée » et le bocal contenant les olives est, tout simplement, en verre. Et la date de péremption n’est pas proche. Ici aussi, elles peuvent survivre.
No comment pour le poisson. Inutile de penser : c’est une ile, c’est proche de la mer, bla bla. Rien à voir. Les filets de poisson sont couverts d’une croute de pané épaisse de trois centimètres. C’est plus joli. Surtout il peut intervenir efficacement, assurément et rapidement sur le ratio masse musculaire/graisse.
Je décide d’abandonner l’idée d’un plat gourmand. J’opte pour le top de la gloutonnerie : sachet chips sel-vinaigre et soda. Sept cents grammes de chips conditionnées en sachet géant, contenant lui-même vingt-quatre petits sachets. Vive la protection de l’environnement !
Quant aux fraises, il y en a un tas de variétés. Emmitouflées dans leurs jolies barquettes, elles arborent vaniteusement l’enseigne du royaume. Je me penche davantage et je découvre qu’elles nécessitent d’être lavées avant consommation alors qu’elles stagnent sous un toit fin et transparent. Deuxième découverte : le film plastique n’est pas recyclable et la barquette sera recyclée selon l’appréciation du centre de tri.
N’essayez pas donc de gagner du temps quand vous vous apprêtez à respecter votre ratio de cinq fruits et légumes par jour.
Pour honorer les consignes d’une vie saine, je détermine une liste de fruits qui vont nous assurer le plein de vitamines : fraises, framboises, bananes, raisin, pommes, ananas et kiwi.
Une envie soudaine m’assaille. Je voudrais peser tous les plastiques recyclables qui protègent, entourent et préservent la fraicheur de ces produits. Peut-être que je me trompe. Il faut manger les contenants et non pas les contenus.
Mon doute est amplifié quand je constate l’état de dégradation dans lequel les fruits se retrouvent dès que la date de péremption est à peine dépassée d’un jour. Si par mégarde, vous la dépassez de deux jours, ils seront dénaturés, modifiés, transformés. Ils seront prêts à se désagréger à l’aube du troisième jour.
Et moi qui étais déçue par l’apparence des fruits issus de l’agriculture biologique ! Les tomates par exemple ne seront peut-être pas les reines de beauté dans un potager bio mais au moins elles ne seront ni défraichies, ni décolorées, ni pâlies au bout d’une semaine dans votre cuisine.
Mon appétit est en chute libre. Je dois passer à autre chose. Ma maison, par exemple. Celle que je loue à prix d’or dans un joli petit village typiquement anglais.
Je peux, donc, m’enthousiasmer à l’idée de faire de jolis trous dans les murs pour accrocher mes tableaux. Même pas. Je suis la locataire de la maison et toute « touche ou retouche » effectuée doit être effacée, avant de quitter les lieux. Autrement dit : mieux vaut éviter de se créer des ennuis avec l’agence immobilière et le propriétaire.
Je pourrais me passionner pour l’environnement dévoilé par les fenêtres ouvertes... oups, il pleut. Quand il ne pleut pas et que j’ouvre les fenêtres, des toiles d’araignées gorgées d’eau me souhaitent la bienvenue.
Je ne m’amuse pas ni ne rit avec mes voisins. Une fois terminé le « hello, thank you, lovely day, isnt it ?», les sujets de conversation se font plus rares et j’ai même la sensation que les anglais, dans une pudeur savamment maîtrisée, laissent en suspens le discours pour signifier que la discussion est bien terminée. C’est ni de l’impolitesse ni de la gentillesse… c’est « anglais » et c’est comme ça outre-Manche.
Je devrais refaire un tour en Sardaigne pour voir si les gens vivant sur une ile ont la même attitude. Inutile de le faire pour la Sicile, ils sont trop proches du continent, même de plusieurs continents !
J’ai lu une fois dans un recueil de phrases sages ou pseudo pensées que s’obliger à parler moins fort incite tout le monde autour de soi à baisser également d’un ton. Comme ça, on atteint l’harmonie suprême… on se dit « Byyyeeeee » en parlant de moins en moins fort et la rencontre entre voisins est terminée.
Parfois, miracle, mon interlocuteur britannique se laissera aller à un « how is it going today ? ». Ma naïveté me fait tomber dans le piège : je prends la peine de répondre avec richesse de détails, en parlant tantôt d’un mal de tête, tantôt d’une contrariété administrative. NOOOOON. Fatal error. Il suffit de répondre par la même banalité « how do you do ? » et afficher un sourire hypocrite. Cela suffit largement.
Si vraiment on apprécie l’individu, on peut amplifier le dialogue pour qu’il s’élève intellectuellement. Il s’agit d’un sujet irrésolu et qui touche à la sécurité nationale : la météo.
« Après la pluie le beau temps ». Cette devise n’a jamais été aussi vraie, ici.
Je peux toujours dire à la façon anglaise « belle journée, n’est-ce pas ? », même s’il pleuvote. De toutes façons un peu plus tard, il y aura du soleil et un peu plus tard encore, un nuage bleuté renversera grêle et pluie pendant dix minutes, puis, encore, le soleil dispersera ses rayons avec une puissance inattendue.
Toujours rester prudente et on passera inaperçue. Inutile de dire « il fait frais aujourd’hui ! » quand mes voisins ont l’habitude de porter un tee-shirt à manches courtes par 12°C. Inutile aussi de repérer dans les magasins des vêtements à manches longues dès que le calendrier indique printemps ou été, pure théorie bien sûr mais bien réel.
Prudence, donc. Même à la radio. Ils ne prennent pas beaucoup de risques. Je commence à croire qu’il s’agit d’enregistrements vu qu’ils disent toujours la même chose: « aujourd’hui dans la Thames Valley, alternance d’averses et d’éclaircies ».
Exception : durant les inondations de 2014. Pas possible d’écouter la radio en voiture car pas possible de se déplacer en voiture.
« On est en retard » – je crie en direction de Marius, une main sur mon sac, l’autre sur la main potelée de César.
« On va arriver en retard à l’école, et si on arrive en retard à l’école, on termine dans les embouteillages et si… », je m’époumone en régurgitant une série de tirades à l’encontre des enfants.
Nous y voilà. On se prépare pour affronter trois miles entre la maison et l’école. Il n’y a même pas un pet de neige et pourtant tout est bloqué. De plus, pour rendre plus suggestif le parcours, un feu de circulation nous assure une bonne demi-heure d’énervement dans la voiture.
Mais Dieu merci, le Royaume Uni est le deuxième pays le plus sûr d’Europe en termes de sécurité routière. Mais il n’y a pas de routes !!!!
Celle que nous parcourons est tristement réputée pour produire régulièrement des ralentissements importants, voir des blocages de la circulation en cas d’inondation. La cause est un feu qui régule les deux sens de circulation sur un pont d’à peine trois cents mètres et qui ne propose qu’une voie de circulation. De surcroit, il est la seule jonction entre le village de Sutton Courtenay que nous habitons et l’école européenne de Culham fréquentée par Marius.
Quand je suis arrivée ici, j’étais bien consciente de toutes les « différences ». Je m’étais malheureusement arrêtée à la langue, aux poids et mesures, à la conduite automobile et aux prises électriques.
Grâce aux années d’école en Italie je savais que « John goes into the garden ». Et tout jeune écolier français commençant l’anglais a du s’entendre dire que « Bryan is in the kitchen ».
Bonté des études du passé, j’ai pu constater qu’il y a énormément de « John qui vont dans le jardin », car il est sacré. John est directement et intimement lié à son jardin comme un indien à une vache, comme un italien à ses lunettes de soleil ou comme un français à une portion de camembert.
Jusque-là ok. Mais quand j’ai pu lire sur une affichette placardée à l’entrée de la garderie d’Augustin et César qu’on allait célébrer la fête de la boue, j’ai compris que j’étais loin de connaitre toutes les merveilles de mon nouveau pays d’adoption.
« Biiip, biiip », la sonnerie du réveil me ramène hors du rêve. La réalité depuis quelques mois est un travail. Un nouveau. Après ma première expérience dans une petite entreprise, je me réjouis d’intégrer une grande entreprise... ou plutôt une entreprise de plus grande taille.
Il faut savoir que grâce à mon désordre obsessionnel latent ou déclaré, j’ai réussi dans la vente. L’épouvantail dont je devais me tenir éloignée dixit mon professeur à l’université. Oui, dans la vente par téléphone.
Disons que j’ai fait le parcours à l’envers. D’abord manager d’équipes de vente et marketing téléphonique dans des entreprises de différentes tailles en Italie et en France et, ensuite, en « commerciale sédentaire ». On les appelle comme ça maintenant. Histoire de faire un peu moins agressif que « vendeuse téléphonique ».
Mais, attention ! Vente téléphonique pas n’importe où et pour n’importe qui. Dans une des alcôves du libéralisme à outrance, ici, en Angleterre. Et pour une entreprise américaine ! Je ne fais jamais dans la demi-mesure. Obsessionnelle et, en plus, italienne. Quel mix explosif d’exagération !
« Pourquoi avez-vous postulé pour le poste de commercial sédentaire chez « Click Your Perfect Trip ? », m’interroge avec entrain le recruteur (en réalité un autre vendeur au téléphone mais celui-ci offrant des postes de travail) en dialoguant au téléphone.
« Parce que j’aime le challenge lié au contenu du poste et le dynamisme avec lequel l’entreprise a su se faire connaitre dans les dix dernières années», je rétorque avec l’accent le plus posh dont je dispose et l’assurance la plus effrontée.
Je suis surdimensionnée pour ce poste. C’est le terme qu’un recruteur aurait utilisé en France et raison pour laquelle il ne m’aurait jamais appelée au risque de créer de la frustration dans le salaire et blabla... Ils ne veulent que des « copiés-collés ».
Ici en Angleterre, ce qui compte est la livre sterling et si je peux faire gagner un max des livres sterling à l’entreprise grâce à mes compétences et à ma motivation, tout est bon : gros, petit, moche, vert, longues jambes, Bac plus 7 ou pas de Bac, si tu sais te vendre et si tu sais vendre, tu as le poste ou presque. En plus, je suis fine, gracieuse et avec Bac plus 5.
« J’ai déjà fait de la vente au cours de mes précédentes expériences », je m’empresse d’ajouter emportée par une alarme injustifiée durant un blanc de la conversation.
Après une série de « brilliant, great » de la part du recruteur, l’échange se termine avec la question fatidique que je pose clairement « quand aurais-je une réponse ? Est-ce qu’il y aura d’autres entretiens pour savoir si je suis sélectionnée ? ».
« Vous êtes retenue pour les prochains entretiens », me fait savoir avec mollesse le sélectionneur, « quelqu’un du département ressources humaines de l’entreprise va vous contacter dans les jours qui viennent et, ensuite, vous serez contactée par un manager de l’équipe française », termine-t-il dans un laïus qu’on sent préparé et répété plusieurs fois. J’ai bien précisé qu’il s’agit d’un vendeur et son speech est bien rodé.
Pour une fois, je vais beaucoup plus loin que les « thank you, lovely day, isnt it ? », et je rajoute avec une fière maitrise de la langue « I’m looking forward to hearing from you soon » que j’ai astucieusement concocté au préalable.
Je repose le combiné, je touche une mèche de cheveux, j’ajuste mes lunettes d’une manière affectée (je peux me le permettre avec une paire de Gucci) et j’expire de soulagement dans un rictus post-orgasmique. Maintenant plusieurs et embêtantes questions sans réponses s’imposent : « qui va m’appeler ? quand ? quelles questions va-t-elle, ou il poser ? ».
Au total, dix personnes me feront le scan. Le recruteur. Une chargée en ressources « humaines ». Deux team leaders de deux différentes équipes dans trois différentes langues, trois collaborateurs, futurs potentiels coéquipiers et entretien final de visu avec le manager du département.
