Pourpre - Audrey Louis40 - E-Book

Pourpre E-Book

Audrey Louis40

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Beschreibung

Des personnages déracinés en quête de sens ...Une quête identitaire pour des hommes désolés...

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Seitenzahl: 17

Veröffentlichungsjahr: 2019

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Sommaire

Pourpre

Fantômes

Avril

Pourpre

Une lumière rougeoyante s’étendait dès lors partout sur le monde. Les hommes trop insolents brûlaient leur propre terre de par leur mépris des ressources qu’elle contenait.

Il faisait une chaleur atroce, les forêts avaient cédé leur place à d’immenses déserts où craquelait désormais une terre pourpre. Peu d’hommes serviraient en cet espace suffoquant qu’était devenu la planète. Malgré, cette catastrophe écologique, quelques forêts abritaient encore un peu d’humidité : forêts des hommes, forêts du monde.

Au creux de quelques feuilles de peupliers ou de bouleau, l’homme pouvait trouver quelques gouttes d’eau afin de subsister au milieu de ce chaos semblable à l’enfer.

Au sein de ces quelques espaces pas encore rougis, les hommes semblables à des spectres déambulaient à la recherche d’un peu de fraicheur. Tels des cadavres ambulants, ils se cachaient les uns des autres afin de se protéger car en ces temps de fin du monde où le soleil ne tarderait pas à imploser : chacun tentait de survivre. Des carcasses de loups, sangliers, biches et autres animaux jonchaient le sol.

De côté-là, « il n’y a plus rien à craindre » se disait Manille.

A l’origine, la forêt rouge semblait être pour elle une légende. Tandis que la Terre se réchauffait de jour en jour, son ventre rond lui pesait de plus en plus.

Manille portait la vie au milieu des décombres. Mais elle devait survivre pour l’enfant qu’elle portait et qui naitrait ivre de sécheresse, mais il vivrait.

Il le fallait.

Derrière chaque arbre, il pouvait se trouver un homme assoiffé prêt à tout pour quelques gouttes de son nectar précieux : du lait.

Manille le savait : elle demeurait sans doute la dernière femme au monde à porter du liquide. Assommée par la chaleur, le corps lourd et le coeur brulant, Manille marchait péniblement dans la forêt.

« L’homme est un loup pour l’homme » se disait-elle.