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Il était une fois deux jeunes filles méchantes et jalouses. Elles savaient très bien qu'elles ne pourraient jamais se marier, vivre heureuses et avoir beaucoup d'enfants : elles étaient condamnées à observer le bonheur de leur soeur Belle. Alors, elles se révoltèrent contre la fatalité. Salomé Frisch propose une réécriture du conte La Belle et la Bête de Charles Perrault du point de vue des méchantes soeurs. Dans cette pièce de théâtre, elle explore la jalousie et les désirs inassouvis qui traversent les fratries. Comment exister par soi-même quand sa soeur cadette est parfaite aux yeux de tous ?
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Seitenzahl: 38
Veröffentlichungsjahr: 2022
Salomé Frisch a 15 ans lorsqu’elle écrit Que brûlent les roses et 17 ans lorsqu’elle auto-publie la pièce de théâtre. Elle travaille avec des comédiens et un metteur en scène pour monter un spectacle en décembre 2022. Passionnée d’écriture depuis ses 9 ans, elle a remporté plusieurs concours (Prix Clara, prix Jacqueline de Romilly, prix de l’AFPEAH, etc.). Elle a aussi fondé en 2019 une association d’aide aux jeunes auteurs, les Murmures Littéraires. Plus largement, elle s’intéresse à la littérature collaborative et aux outils technologiques dans l’art. Que brûlent les roses a été publié une première fois par les éditions Je vous aime en 2021 à la suite d’un concours et a obtenu le soutien du Coup d’pouce culture de l’ICART.
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Préface
Personnages
Acte I
Scène 1 : IPHIS, LE MIROIR
Scène 2 : IPHIS, ARYANNE
Scène 3 : IPHIS, ARYANNE, OPHÉE, LE PÈRE
Scène 4 : IPHIS, ARYANNE, OPHÉE, LA ROSE
Acte II
Scène 1 : OPHÉE, ARYANNE
Scène 2 : IPHIS, ARYANNE, LA BAGUE, LES YEUX, LE MIROIR
Scène 3 : IPHIS, ARYANNE, LE PAPIER
Scène 4 : IPHIS, ARYANNE, LE SOURIRE, LES YEUX, LES OREILLES
Scène 5 : OPHÉE
Acte III
Scène 1 : IPHIS, ARYANNE
Scène 2 : IPHIS, ARYANNE, LA FÉE
Scène 3 : OPHÉE
Scène 4 : CŒUR MÉCHANT, CŒUR ENVIEUX
Scène 5 : LES STATUES, LE CHÂTEAU, LE MIROIR, L’ARBRE, LE MIROIR, LA ROSE
Mai 2020, une amie m’a proposé un défi : écrire La Belle et la Bête du point de vue des méchantes sœurs. Je n’ai jamais vu le dessin animé de Disney et la version de Perrault ne me touchait pas. Mais en relisant l’histoire, j’ai perçu tout son potentiel tragique. Sous un autre angle, ce conte a tout d’une tragédie grecque : il en a la fibre nerveuse. C’est ce que j’ai voulu faire résonner. La révolte contre le destin, la question de la monstruosité et de l’humanité, l’issue fatale. Autant de thématiques vieilles de milliers d’années, mais qui nous touchent encore aujourd’hui.
J'aime plus que tout écrire des personnages ambigus, proches de la folie ou de la méchanceté (souvent l'un et l'autre d'ailleurs). L'égoïsme humain me fascine, parce qu'il s'agit d'une façon d'affirmer son individualité en s’opposant aux vouloirs de la société. J'apprécie ce glissement des personnages qui ne répondent jamais tout à fait à la norme, qui ne la comprennent pas.
J'ai souhaité faire vivre deux jeunes filles méchantes, égoïstes et jalouses. Malgré leurs défauts, elles n'en restent pas moins humaines. Et c'est ce que cette pièce de théâtre veut montrer.
À 15 ans, j’ai écrit Que brûlent les roses, c’était il y a bientôt trois ans. Depuis, le texte a été corrigé à plusieurs reprises, des passages ajoutés, d’autres supprimés. Le projet a fait son chemin : fin 2020, la pièce a obtenu le deuxième prix du concours des éditions Je Vous Aime et a été publiée dans leur recueil. Un an plus tard, une nouvelle opportunité m’est offerte : des comédien.ne.s et un metteur en scène se sont emparés du texte pour créer un spectacle fin 2022. Nous avons été lauréat.e.s de la première édition du Coup d’pouce culture d’ICART, qui va nous permettre de financer la création de la pièce. Je remercie Anthony Dresti, Océane Croce, Léon Abravanel, Juliette Waxweiler et Thaïs Laurent pour ce merveilleux travail en équipe qui donne chair à mes personnages.
Peut-être qu’aujourd’hui et demain, j’écrirais cette pièce différemment. Je me dis parfois que ce ne sont pas tout à fait les bons mots, les vrais mots... Mais peut-être qu’au contraire, une adolescente était la plus à même d’écrire ce texte. L’adolescence est un constant dialogue avec l’insatisfaction et la révolte : c’est l’essence même de mes deux héroïnes.
IPHIS
ARYANNE
OPHÉE (Belle)
LE PÈRE
LA FÉE
LA ROSE
LE MIROIR
LA BAGUE
LE CHÂTEAU
L’ARBRE
LE PAPIER (Le Père)
LE SOURIRE (Ophée)
LES YEUX (Ophée)
LES YEUX (Iphis)
LES OREILLES (Ophée)
CŒUR MÉCHANT (Iphis)
CŒUR ENVIEUX (Aryanne)
LES STATUES (Iphis et Aryanne)
Iphis se regarde dans le Miroir.
IPHIS — Je suis belle. Forcément. Des mains délicates et fraîches qui se meuvent gracieusement et un regard de lynx. Il y a aussi ce teint pâle, je peine tant à le conserver, ce teint qui brille sur ma peau.
LE MIROIR — Tu es hypnotisante.
