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Si vous posez autour de vous des questions portant sur le réchauffement climatique, et sur les moyens dont nous disposons pour le stopper, on vous parlera des éoliennes, des panneaux solaires, des voitures électriques et probablement de notre mode de vie.
Moins souvent, on vous parlera du rôle du charbon, du pétrole et du gaz naturel qui sont à l’origine de la plus grosse partie du problème. Et sans doute on vous parlera encore moins du rôle du nucléaire, de la maîtrise du chauffage de nos bâtiments, de l’agriculture raisonnée ou de la croissance effrénée de nos importations en tous genres.
La menace climatique relève d’une problématique parfaitement circonscrite, face à laquelle nous ne sommes pas démunis, contrairement à ce que certains voudraient laisser croire.
De multiples contrevérités sont propagées, volontairement ou non. Ce livret ambitionne de fournir des points de repère permettant de démêler le vrai du faux et de positionner les mesures les plus urgentes à engager ou à renforcer.
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Seitenzahl: 97
Veröffentlichungsjahr: 2024
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Réchauffement climatique
Bonnes questions& vraies réponses
Nouvelle édition mise à jour en 2024
Auteurs
Cet ouvrage a été réalisé par l’association « Sauvons le Climat »
Sous la direction de :
Claude Jeandron, Jacques Masurel, Jean Poitou
Avec la participation de :
Pierre Audigier, Jean-Louis Bobin, Bernard Durand, Pierre Chagvardieff, Jean Fluchère, Elisabeth Huffer, Jean-Paul Hulot, Claire Kerboul, Régis Langlois, Frédéric Livet, Paul Mathis, Éric Maucort, Patrick Michaille, Hervé Nifenecker, Fabien Perdu, Jean-Pierre Pervès, Gérard Pierre, Georges Sapy, Étienne Siccardi.
Avant-propos
Éclairer, informer, permettre à chacun de clarifier sa propre vision
La concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère de notre planète atteint aujourd’hui un niveau supérieur à tout ce qu’elle a connu depuis plus d’un demi-million d’années. Démarrée au début de l’ère industrielle, vers les années 1880, cette hausse est essentiellement due à l’accumulation des émissions croissantes de gaz carbonique et de méthane résultant de l’activité humaine et de la consommation sans frein des énergies fossiles. Si nous ne faisons rien, cette hausse va se poursuivre.
Sauf à réduire les émissions, notamment celles de gaz carbonique, d’un facteur au moins égal à 2, notre globe verra sa température moyenne augmenter de plusieurs degrés au cours du présent siècle, par rapport à l’ère pré-industrielle. Une telle augmentation de température, comparable en ordre de grandeur à celles qui ont suivi les périodes glaciaires, mais qui se produira de façon beaucoup plus rapide, aura des conséquences majeures sur le climat. Les effets qui en résulteraient sur notre santé, la végétation et les productions agricoles, le niveau des mers, les espèces vivantes, etc. sont évidemment plus difficiles à cerner mais nul ne peut exclure que des évolutions irréversibles catastrophiques, allant jusqu’à mettre en cause les conditions de vie de l’espèce humaine, puissent se produire.
Il est encore possible de préserver le climat de notre planète et, par lui, l’avenir des générations futures, en combinant l’utilisation de toutes les énergies qui ne produisent pas de gaz à effet de serre, en généralisant les économies d’énergie et la haute qualité environnementale et en ne permettant la combustion des réserves fossiles que sous condition absolue de capter et séquestrer de façon sûre le CO2produit.
Les bons choix sont essentiels. Ils doivent reposer sur des informations validées. On constate cependant que face à la complexité du domaine, de nombreuses informations non avérées voire fausses circulent, risquant d’orienter les choix dans de mauvaises directions, faute d’une vision correcte et objective de la situation et des éléments techniques qui la sous-tendent. L‘environnement et l’énergie sont des domaines hautement sensibles et complexes où les données et vérités scientifiques, souvent méconnues voire tronquées, disparaissent parfois derrière l’intérêt de certains lobbies ou derrière les craintes et passions irrationnelles. À force de vouloir faire « écolo », fait-on vraiment le mieux, à budget constant, pour l’écologie ?
Sauvons le climat (SLC) cherche humblement à apporter une contribution neutre, scientifique et cartésienne au débat, à trier entre mythe et réalité. SLC associe des personnes et experts de haut niveau, dont plusieurs prix Nobel. L’apport de ces experts est totalement bénévole et indépendant. Chaque domaine est couvert par des spécialistes expérimentés. SLC se situe hors de tout parti politique.
Nous avons, depuis plusieurs années, identifié un certain nombre de points spécifiques sur lesquels il nous est apparu nécessaire de rappeler et préciser certaines réalités, celles-ci étant parfois contestées voire niées.
Ce recueil se présente sous forme de fiches volontairement simples dont l’objectif est de constituer une base de réflexion saine. Après une première édition en 2019, nous avons souhaité actualiser ce recueil pour intégrer les éléments de contexte les plus récents.
Sauvons le Climat souhaite ainsi éclairer le chemin à parcourir et mettre en lumière les véritables pistes car il n’est plus temps de promouvoir de mauvaises solutions.
L’objectif de ce recueil et d’en identifier certaines et de remettre simplement les choses en place pour ne pas se laisser aveugler ou influencer par des données imprécises ou incorrectes. Tout le monde est concerné et les enjeux sont fondamentaux : Sauvons le Climat cherche ainsi à éclairer les enjeux pour informer et permettre à chacun de clarifier sa propre vision.
Avertissement au lecteur
Plutôt que de rédiger de longs articles, nous avons cherché à répondre simplement aux questions que beaucoup se posent. Ces questions se chevauchant souvent, les réponses peuvent être liées, aussi, pour limiter les répétitions, de nombreux renvois ont été placés au fil des textes. Des liens utiles ont été ajoutés dans certains cas en bas de texte.
A - CLIMAT / gouvernance
Les activités humaines ont un effet majeur sur le réchauffement climatique : VRAI
Le réchauffement climatique, provoqué par les émissions de CO2(et plus généralement de gaz à effets de serre (GES*) produites par les activités humaines, était prévu par le suédois Arrhenius dès 1896…
Cette prédiction a été confirmée avant les années 1970 par des calculs théoriques. Au début des années 1990, les observations ne permettaient cependant pas encore d’identifier sans ambiguïté le rôle de l’homme. Mais depuis, des indices probants se sont accumulés :
– Le constat que la basse atmosphère (jusqu’à 10 000 à 15 000 m d’altitude) se réchauffe alors qu’au-dessus la stratosphère se refroidit. Un phénomène qui ne peut s’expliquer que par l’accumulation de gaz à effet de serre dus aux rejets d’origine humaine.
– La composition isotopique du carbone atmosphérique. Elle signe l’origine fossile du CO2qui s’accumule dans l’atmosphère.
Il est également démontré que le CO2ne peut venir des océans, puisque sa concentration y croît, ce qui est révélé par leur acidification (voir A8).
Il faut cependant noter qu’à notre échelle de temps l’activité volcanique, les variations du rayonnement solaire et surtout les fluctuations du système océan-atmosphère peuvent temporairement masquer ou au contraire exacerber le réchauffement provoqué par le CO2d’origine anthropique.
La croissance économique entraîne le monde à sa perte : FAUX
Les lois physiques qui régissent les phénomènes écologiques sont très complexes, ce qui permet souvent à l’écologie de devenir le champ d’un militantisme d’opinion.
On crie à l’épuisement de la ressource, on imagine des normes et des interdits, on rêve de décroissance en feignant d’ignorer qu’elle sera la source de misères et de conflits…
La lutte pour l’accès à l’eau ou à l’énergie, les combats contre la désertification des sols ou la déforestation, la recherche et l’expérimentation de nouveaux matériaux ou de nouvelles cultures, le développement de technologies économes en matériaux naturels, requièrent des moyens compatibles avec l’élévation du niveau de vie des populations concernées, plutôt qu’avec leur appauvrissement.
Il en est de même, et c’est ce qui finalement importe, du développement humain qui requiert lui aussi la croissance de l’économie, croissance qui elle-même dépend pour une très large part de l’aisance énergétique (voir B5).
En matière de climat la France est un mauvais élève : FAUX, mais pourrait mieux faire
Un mauvais élève obtient de mauvais résultats. En matière de lutte contre le changement climatique, la performance est facile à mesurer : c’est le niveau d’émissions de CO2(principal gaz à effet de serre ou GES*) exprimé en tCO2/hab.
En 2020, selon la Banque Mondiale, chaque Français a émis 4 tonnes de CO2, à comparer à une moyenne européenne de 5,5 ; 7,3 pour un Allemand ; 13 pour un Américain.
La moyenne mondiale est de 4,3 tonnes par an et par personne, avec un niveau très bas dans les pays en développement (0,2 tonne pour un Éthiopien).
L’élève français est donc aujourd’hui particulièrement performant par rapport à des pays de niveau de vie comparable (OCDE*). Il le doit notamment à son mode décarboné de production d’électricité (mix nucléaire + hydraulique). Mais il progresse très lentement et doit maintenant se focaliser sur les principales émissions de gaz à effet de serre (en 2019 : 30 % par le transport et 14 % pour le résidentiel-tertiaire), susceptibles d’importants progrès en termes de décarbonation.
Il faut aussi signaler par ailleurs que les taux d’émissions qui viennent d’être cités sont émis sur le territoire français. Pour déterminer l’empreinte carbone totale du français, il faut ajouter les émissions générées à l’étranger pour tous les produits importés : celles-ci sont du même ordre de grandeur que les émissions enregistrées sur le territoire national. Mais ceci ne change pas le classement présenté.
https://donnees.banquemondiale.org/indicator/EN.ATM.CO2E.PC
https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/chiffres-cles-du-climat-france-europe-et-monde-edition-2022
En matière de CO2, l’Allemagne est un bon élève : FAUX
En 2020, chaque Allemand a émis 7,3 tonnes de CO2, à comparer à une moyenne européenne de 5,5 tonnes. Un Français, avec 4 tonnes est au-dessous de la moyenne européenne : l’Allemand est largement moins performant.
Il est à la peine en matière de production d’électricité décarbonée car il consacre beaucoup d’efforts à remplacer ses installations nucléaires par des « énergies renouvelables » intermittenteset des centrales à gaz (importé en partie de Russie), tout en conservant encore ses centrales à charbon et lignite, grosses émettrices de CO2. En remplaçant une énergie décarbonée pilotable* par des technologies, certes décarbonées, mais intermittentes et fatales*, le réseau allemand requiert le soutien d’énergies fossiles pour pallier l’intermittence du vent ou du soleil (Voir G10). Pour remplacer le charbon et le gaz, l’Allemagne affirme vouloir développer très fortement l’utilisation de l’hydrogène « vert », issu de l’électrolyse d’électricité renouvelable. Cela l’obligera à augmenter sa production d’électricité et donc encore plus sa production éolienne et solaire et ses importations d’électricité sauf à externaliser la production de son hydrogène dans des pays très ensoleillés. Dans les deux cas, elle sera conduite à recourir massivement aux importations, ce qui la mettra dans une nouvelle dépendance. De plus, avec une électricité assez fortement carbonée (en moyenne 10 fois plus qu’en France), l’efficacité des techniques de décarbonation de tous les secteurs émetteurs1 y est moindre qu’en France ou en Suède.
L’Allemagne est donc un très mauvais exemple, alors qu’elle aurait dû montrer la voie à suivre en fermant prioritairement ses centrales à charbon. Son influence en Europe est telle qu’elle a inspiré une politique européenne brutale et peu efficace, fortement orientée vers le développement des énergies renouvelables, et qui ignore que près du quart de l’électricité des pays européens provient du nucléaire, une énergie bas-carbone.
https://allemagne-energies.com/2023/08/02/le-gouvernement-allemand-annonce-la-construction-de-presque-24-gw-de-centrales-a-hydrogene/
Le GIEC* est une énorme organisation manipulée par les lobbies : FAUX
Le GIEC* dispose d’une structure permanente composée seulement d’une dizaine de personnes. Les représentants des 195 pays contribuant au GIEC élisent un bureau pour la durée de l’élaboration d’un rapport d’évaluation, puis un millier de volontaires, qui justifient de hautes connaissances scientifiques, épaulés par deux fois plus de contributeurs, font la synthèse de plusieurs dizaines de milliers de publications. Les versions intermédiaires sont à leur tour contrôlées par plusieurs milliers d’experts. Ainsi, oublis, erreurs, lacunes, interprétations suspectes, sont largement détectés et signalés. Cela garantit la fidélité du rapport à ce qui est publié au niveau mondial.
Les rapports sont rédigés par des chercheurs qui ne reçoivent que les salaires versés par leurs institutions. Ils prennent sur leur temps de recherche pour participer à la synthèse des connaissances telles qu’elles ont été publiées.
Une fois les faits établis, avec leurs marges d’incertitude, les contraintes sociales et géographiques sont prises en compte dans les synthèses. Les propositions finales intègrent également les facteurs de risques (inégaux selon les pays), les richesses (qui aide qui) et les fragilités, les ressources locales…
Le GIEC* ne fait ni ne finance donc aucune recherche. D’un rapport au suivant, il y a un fort renouvellement des auteurs et des contributeurs. Le GIEC comporte 3 groupes de travail :
– Le groupe 1 s’intéresse au système climatique et à son évolution.
– Le groupe 2 travaille sur l’adaptation ; il s’intéresse à la vulnérabilité des systèmes socio-économiques et naturels face au changement climatique.
– Le groupe 3 travaille sur la mitigation ; il évalue les possibilités de limiter le réchauffement et donc ses impacts.
Le groupe 1 s’appuie essentiellement sur les sciences « dures », physique et chimie, alors que les groupes 2 et 3 font appel également aux sciences humaines.
Les COP sont globalement positives : DISCUTABLE
