Relation particulière - Tome 1 - Angela Rhys - E-Book

Relation particulière - Tome 1 E-Book

Angela Rhys

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Beschreibung

Angela se rend à un vernissage dans une galerie à Paris pour se changer les idées car elle est triste. Séparée récemment après plusieurs années de vie commune, elle s’efforce de faire avec cette décision qu’elle subit comme elle peut. Durant la soirée, elle croise le regard hypnotique de Stan, un homme des plus séduisant et mystérieux. Ils finiront par se rapprocher. S’en suivra une relation particulière entre eux qui les déstabilisera et les changera autant l’un que l’autre à leur grande surprise.

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Seitenzahl: 139

Veröffentlichungsjahr: 2020

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Relation

particulière

 

Tome 1

 

Histoire d’A. Al.

 

 

*1ère partie*

 

I

 

-Je suis un pervers, je pratique le BDSM !

Voilà ce que me lâche en pleine figure mon Monsieur H que je fréquente depuis bientôt six semaines, à la petite table d'un restaurant charmant en plein cœur de Paris.

Je manque m'étouffer en déglutissant ma propre salive. Je le fixe et le détaille espérant y voir une trace d'humour dans ses yeux mais rien. Absolument rien. Alors mon cœur décide de s'emballer à son tour.

Le cadre romantique de ce dîner s'effondre brusquement. Des flashs de la chambre rouge de Christian Grey me viennent en rafale... Seule et unique référence de ce genre de pratique que je connais peu.

Il est 20h03 dixit l'horloge en fer forgé qui git au-dessus de notre tête sur une poutre en bois foncé quand le temps s'arrête pour moi.

J'en perds l'appétit net malgré les bonnes odeurs culinaires qui défilent.

BDSM ?!... BDSM comme les sodomaso qui adorent se faire mal et en faire en faisant l'amour !!! D'ailleurs ces gens font-ils l'amour ou baisent-ils seulement en le faisant ?!

Putain de merde !

-Humm ok mais moi je suis tout le contraire. A la voix tremblante et peu sûre d'elle.

-Oh mais ça je sais bien et là est tout le problème...

Il est d'un calme déstabilisant face à cette révélation. Il m'impressionne.

Je l'observe continuer à déguster sa glace à la vanille en prenant soin de lécher sa cuillère à chaque bouchée engloutie. Trop sexy en faisant ça... Je le soupçonne de le faire exprès d'ailleurs.

ALLUMEUR !

-Ah ! Impossible d'en dire plus. Je suis encore sous le choc. Le temps ralentit à présent et ma main n'arrive plus à apporter à ma bouche ma part de crème brûlée en attente d'être dégustée dans sa petite cuillère.

Elle fait bien... Si c'est pour m'étouffer avec.

Serait-ce notre dernier repas ? Va-t-il me quitter ? Ou vais-je devoir lui dire au revoir ce soir ?

Si ma tête et mon instinct de survie me crient OUI en chœur, ce n'est pas ce que mon cœur veut. Il pleurniche NON et cache son désarroi profond.

-Pourquoi suis-je autant attiré par vous ? Vous n'êtes pas du tout mon genre de femmes en temps normal ! Il me détaille du regard en essayant en vain de trouver une réponse à sa question.

-Euh... Quoi répondre ? Je l'ignore moi même !

-Peut-être que vous faites une crise existentielle ou que votre subconscient se lasse de vos habitudes ?! Cela dit, on a tous un côté pervers en soi. C'est comme notre part d'ombre. Comme dans Star Wars... Je tente un sourire mais il peine à sortir. Mais qu'est-ce que je raconte ?!!!

-Comprenez-vous ce que je vous ai dit Angel ? Et il n'y a pas un grain de perversité en vous ma belle. Vous êtes bien trop... innocente.

Il me fixe toujours avec un regard amusé et attendrissant.

-Si pourtant ! Enfin... Je crois. Tu parles ! Piètre défense.

Il s'approche de mon visage et me chuchote :

-Je suis sadomasochiste.

-D'accord mais vous ne faites jamais l'amour "normalement" de temps en temps, cela dit ?

Il recule et s'adosse au dossier de sa chaise maintenant en expirant profondément.

-Plus depuis plusieurs années.

-Ah bon !? Ma bouche forme un O parfait. Ce qui lui esquisse un sourire craquant.

-Mais pourquoi ça ?

-Parce que le BDSM est pour moi un besoin. Le pratiquer me fait du bien. J'ai des journées parfois assez stressantes et pour ne pas craquer, je le pratique régulièrement. J'ai trouvé mon équilibre grâce à lui.

-Je vois. Mais vous n'avez pas envie de réessayer avec moi ? Je suis apaisante comme fille. Je lui lance un petit clin d'œil.

-Pas vraiment ! Il me lance un sourire ironique.

-Alors oui... Nous avons un problème...

Je baisse les yeux et me concentre sur ma crème brûlée.

Dommage... Ce n'est qu'un au revoir...

Je reste figée devant lui, à la mine contrariée. Je dissimule mon stress et ma gêne derrière un sourire de pacotille tout en faisant semblant d'apprécier mon dessert. Toute saveur s'étant décampée de celui-ci. Il était si délicieux, il y a encore quelques minutes.

-Moi aussi, je suis attirée par vous. Vous me plaisez beaucoup mais votre sadomasochisme... Pas mon délire du tout ! Je ne suis pas faite pour ce penchant fétichiste. Désolé...

Il me dévisage et me jauge, le faciès frustré et déçu. Il se resserre un peu de vin rouge qu'il boit d'une traite. Il a l'air aussi tendu que moi tout d'un coup.

Un silence interminable s'installe entre nous avant qu'il ne le brise enfin.

-Avez-vous déjà tenté des choses atypiques dans votre sexualité ?

-Non. Du tout.

-Je m'en doutais fortement. Aucune envie secrète et inavouable de vouloir tester une nouveauté quelconque ?

-Non plus.

-Et si vous décidiez d'essayer ? Pour moi. Juste une fois. Évidemment, j'irai en douceur avec vous. Qu'en pensez-vous ?

Encore heureux !!!

-En toute franchise, rien qu'à l'idée d'avoir mal ne me coupe toute envie charnelle.

-Je vous fais peur ?

-Un peu oui. Je ne comprends pas pourquoi vous insistez ! Larguez-moi simplement...

-Mais je n'ai pas du tout envie que notre relation s'arrête. Je veux le faire avec vous. Je veux vous avoir toute entière et je veux que ça marche entre nous.

Ses paroles me réchauffent le cœur.

-Moi aussi mais est-ce que ça peut fonctionner ?

-Acceptez seulement d'être attachée au moins ?

-Attachée ! Mais comment ?! Je crie sans le vouloir et ne manque pas d'attirer l'attention de la table voisine où dine un autre couple.

Il me fait vraiment flipper là !

-Par les bras uniquement.

A mon tour de m'affaler sur mon siège à présent en expirant longuement. J'aurais bien bu un verre d'alcool fort si ma gorge n’avait pas été aussi serrée.

Je vois qu'il espère une réponse positive. Il est tellement craquant. J'imagine déjà ses belles lèvres roses et douces se poser partout sur moi.

-Alors c'est d'accord !

Il me répond par un sourire resplendissant et des prunelles grises pétillantes.

On verra bien où ça nous mène.

 

 

 

II

 

Il me plait tellement. Je n'ai pas envie de renoncer à lui aussi vite. Surtout pas après l'avoir entendu me dire la même chose. Jusqu'à maintenant, on se fait du bien et cette magie qui nous lie fait vibrer chaque cellule de mon corps. C'est enivrant et addictif.

J'ai beau avoir déjà été en couple, il est le premier à me faire me sentir aussi... vivante, joyeuse et spéciale.

Je vois enfin son visage s'apaiser comme le mien.

Il entremêle ses doigts aux miens et m'embrasse si chaleureusement que j'ai du mal à l'imaginer dans ce contexte de "dureté sexuelle".

Jusqu'à présent j'ai découvert son côté doux, romantique et protecteur. Même dans nos rapprochements intimes il s'est montré normal si je peux m'exprimer ainsi d'ailleurs. Mais du coup il n'était pas vraiment lui-même alors !

D'un côté cette réalité m'attriste mais de l'autre elle révèle à quel point je compte pour lui pour avoir fait cet effort de ne pas m'effrayer ni de me brusquer.

Je comprends mieux maintenant pourquoi nous n'avons encore jamais dépassé le stade des préliminaires avancés.

A la fin du repas qu'il règle en espèces, nous quittons le restaurant rapidement et nous nous rendons dans un petit hôtel à proximité. Celui-ci se trouve être avenant et chaleureux.

Il paie une chambre pour la nuit à la réception, encore en liquide et nous rejoignons celle-ci main dans la main par les escaliers. Elle se situe au premier étage.

La vue sur Paris à la nuit tombée y est superbe. Toutes ces lumières synchronisées des nombreuses enseignes me fait penser à un ballet lumineux incessant.

Je prends un temps pour l'admirer un sourire rêveur accroché aux lèvres.

Je me sens bien. Je me sens amoureuse et comblée.

Arrivée devant la porte de la chambre, Stan me lâche la main pour l'ouvrir. Je suis subitement très excitée mais effrayée également car je ne sais pas ce qui m'attend.

Si l'expérience ne me plaît pas, je devrais lui dire adieu...

Mon regard s'assombrit à cette pensée négative. Stan le remarque et se tourne vers moi.

-Hey mon cœur ça va aller vous verrez... Il me caresse la joue avec une infinie douceur. Je craque littéralement pour ce type.

Je hoche la tête comme unique réponse et retrouve un sourire timide.

Une odeur de roses se dégage de la chambre, ce qui la rend des plus romantiques. Le lit. Imposant. Haut. Et au contour boisé foncé contraste magnifiquement avec les murs rose pale et en fait une chambre d'amoureux.

Je me rends dans la salle de bain. Elle est en faux marbre corail avec une grande douche à l'italienne et un miroir ovale. Il y a un nécessaire de toilette complet et de nombreuses serviettes blanches toutes douces à notre disposition.

C'est la première fois de ma vie que je vais à l'hôtel et je ne suis pas déçue.

Je dépose ma petite pochette en tissu noir sur la commode près de la vasque et me déshabille en prenant soin de ne pas abîmer ma robe portefeuille violine.

Une fois fait, je la dépose délicatement sur le porte-serviette chauffant.

Je me lave méticuleusement avec un gel douche à la mangue posé sur l'étagère de la douche.

L'eau s'écoulant sur moi m'apaise un peu et calme ma nervosité excessive. J'ai très envie de lui mais son côté BDSM n'est pas pour moi.

Je suis une vraie chochotte, une vraie fille quoi !

Je n'arrive pas à concevoir plaisir et douleur quand il s’agit de sexe. Dix ans à côtoyer le même homme physiquement ne m’a pas aidé à ouvrir mes horizons de ce côté-là, il faut l'avouer aussi.

 

***

 

Une demi-heure plus tard, je ressors de la salle de bain, recouverte d'une huile à la rose et de mes sous- vêtements : un ensemble noir à dentelle.

La chambre est bien chauffée. Je me sens enveloppée par une douce chaleur mais je reste dans le chambranle de la porte. Figée car je n'ose avancer.

Je le cherche du regard.

Mon Monsieur H est assis sur le petit canapé deux places en cuir caramel, les jambes croisées. En silence, il regarde la télé, télécommande à la main. Il est plutôt classe avec sa chemise bleu ciel entrouverte et son jean Stone qui lui vont à la perfection.

Quand il se rend compte de ma présence, il tourne la tête vers moi et me reluque de la tête aux pieds. Un coup de chaud me vient subitement et je sens mon corps s'embraser sous l'effet de ce regard obscène qu'il prend parfois.

-Vous êtes belle et bandante.

-Merci. Vous n'êtes pas mal non plus. Je reste debout, les bras croisés dans le dos comme une petite fille intimidée.

-Il faut que vous sachiez que je n'ai connu qu'un seul homme avant vous.

-Et moi j'ai connu un bon nombre de femmes mais ça n'a pas la moindre importance. J'aime être avec vous et j'ai très envie de vous. Détendez-vous et venez-vous allonger.

Je m'exécute.

Il se lève et retire lentement sa ceinture en cuir noir tout en s'approchant de moi telle une panthère prête à bondir sur sa proie. Il est beau et si sexy. Je sens son parfum musqué embaumer mes narines et ça m'enivre.

Il éteint la télé et allume la radio de son IPhone. Life's what you make it de Talk Talk est en train de passer. Il s'approche encore plus de moi et je remarque que son regard a changé, il est plus intense et ça augmente mon désir pour lui d'un cran. J'ai peur de ne pas pouvoir me retenir une seconde de plus. Quelle torture Seigneur !

J'ai envie. Non. J'ai besoin de l'embrasser. De le toucher. De le sentir sur ma peau.

Je me redresse alors pour venir à la rencontre de ses lèvres mais il me repousse violemment par les épaules sur le matelas en me disant non de la tête. Ce qui me fait rebondir légèrement dessus.

Vexée, je boude. Frustrant ce type...

-Ne bougez plus !

-Mais je voulais juste vous emb...

-Chuuut!!! Après... Il me coupe avec un ton autoritaire et l'expression sérieuse qui va avec.

Je ne fais plus aucun geste et me mure dans un mutisme. Je reste spectatrice, dans l'attente. Mon regard part dans tous les sens pendant que mon corps tel un militaire au garde à vous attend son ordre d'exécution.

J'inspire et j'expire lentement. Essayant de me contrôler en vain.

Puis il me rejoint enfin sur le lit au bout d'interminables secondes. J'ai hâte qu'il me touche.

-Il faut que vous appreniez à avoir confiance en moi pour que vous arrêtiez à avoir peur. Bien que je trouve cela très excitant aussi ! Cela dit, je vous veux détendue avec moi mon cœur...

Il se relève un court instant pour se débarrasser de ses vêtements qu'il laisse tomber au sol.

J'ai une vue splendide sur son corps d'athlète. Je suis subjuguée. J'en reste sans voix.

Trop d'émotion pour moi. Je baisse les yeux et mâchouille mes lèvres en acquiesçant de la tête. Il est perturbant pour mes hormones. Pour mon cœur. Il me déstabilise de trop et ça commence à m'oppresser. Ma respiration s'accélère, mon cœur tape dans ma poitrine et ma peau devient moite.

Il vient se placer au-dessus de moi et me caresse le ventre de la main puis remonte le long de mes bras qu'il positionne l'un après l'autre au-dessus de ma tête. J'en glousse de l'intérieur. Sa peau est chaude et la mienne brûlante.

Ce contact succinct sur ma peau me fait frissonner de plaisir. Soudainement, je me mets à rigoler car prise en otage par ma nervosité à fleur de peau. J'en peux plus ! Je veux qu'il me prenne. Lui, imperturbable, joint mes deux mains et les attache soigneusement mais fermement l'une à l'autre avec sa ceinture.

Quand sa queue en érection frôle mon ventre, j'hoquète sans m'en rendre compte et manque de tomber dans les pommes au sens propre du terme.

 

III

 

Quand il a fini, il m'esquisse un sourire lubrique et me baise les seins avec envie à travers mon soutien-gorge. J'ondule, impossible de tenir en place. Je suis si excitée et il me fait décoller d'un simple frôlement de peau. Il est très envoûtant.

Il possède un tel charisme.

Soudain, il arrache ma culotte, me griffant le long de ma cuisse gauche au passage. J'en cris de douleur. Mais il ne s'excuse même pas. Il se contente de s'emparer de mon intimité et commence à lécher mon sexe avant d'atteindre mon clitoris.

Je suis trempé mais ça n'a pas l'air de lui déplaire. Il se joue de moi avec sa langue et ses lèvres. J'en murmure de plaisir, m'empêchant de crier. C'est trop bon, délicieux même.

Je jouis rapidement et j'en deviens pantelante. J'en reste essoufflée. J'ai littéralement explosée en plein vol. A ma grande surprise, la sensation d'être attachée en a décuplé mon orgasme.

A présent je ressens les effets des endorphines dans mes veines. Je redescends très lentement. Seuls les sons de nos respirations irrégulières résonnent dans la pièce. La tension sexuelle est à son comble.

Il m'embrasse le pubis et l'entrejambe avant de s'arrêter subitement. Il se lève et se rend dans la salle de bain, me laissant là, sans rien dire.

Pas des plus confortables d'être ligotée mais je n'ai pas mal alors ça m'est supportable.

Il revient quelques minutes plus tard, nu, un préservatif à la main. Il se met debout au pied du lit devant moi et me fixe. En érection, il déchire l'emballage du condom qu'il balance par terre et le déroule sur son sexe.

Il s'avance vers moi, me prend par les hanches et me pénètre sans ménagement. Chacune de mes cellules génitales en frémissent en l'accueillant.

Le sentir pleinement en moi me fait ressentir une légère douleur au bas du ventre. Un rappel à ma longue abstinence.

Il commence doucement un mouvement de va et vient puis accélère progressivement. Mon dieu que c'est bon, j'en ai le souffle coupé à plusieurs reprises. Je me pourlèche les lèvres et les mordille en réaction. Il semble apprécier le spectacle à en voir un petit rictus apparaître sur son visage.

Je ferme les yeux, me cambre pour accentuer la sensation et je plane.

Le son de sa voix me sort de ma transe.

-Vous êtes étroite. Depuis combien de temps n'avez-vous pas fait l'amour ?

-Plus de six mois. Dans un souffle saccadé j'arrive à lui répondre. J'en ai un peu mal de son passage.