SANS QUEUE NI TÊTE - La Noursonne - E-Book

SANS QUEUE NI TÊTE E-Book

La Noursonne

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Beschreibung

"De 7 à 77 ans", comme on dit. Ce recueil de textes courts s'adresse à tous, et surtout aux adultes dont le regard n'a pas perdu la fraîcheur de innocence. Les Nours, s'étant retrouvés dans la douceur de leur Tanière, revisitent le monde. "Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous", disent-ils aux plus grands, comme aux plus petits. La plume au coin du feu couche sur le papier, jour après jour, la myriade d'histoires courtes dans lesquelles le quotidien de chacun, vu autrement, devient intemporel et universel, faisant du monde ancien un monde nouveau. Dans ce qui semble anodin se trouve bien souvent l'Essentiel avec de surprenants acteurs dont la vie nous échappe. C'est ainsi que l'indispensable Insecte à quatre pattes rondes rencontra la Chenille aux lignes de fer ... Sachez ouvrir les yeux !

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Seitenzahl: 52

Veröffentlichungsjahr: 2017

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Est le premier d’une collection, toujours en cours d’écriture

TABLE DES TEXTES

Départ vers l’Ours

A la découverte de l’Ours des Cévennes - 1

Découverte de l’Ours des Cévennes - 2

Le viaduc du Doulovy

Début de l’aventure

Dimanche de fête

Adrénaline

A toi

Parti plus loin

Bois de Païolive

Pas d’ami comme toi

Conjux - Hautecombe

Empreintes

DEPART VERS L'OURS

Douze heure vingt-neuf.

La Chenille aux lignes de fer est ponctuelle.

Première semaine avec les nouveaux horaires proposés par mes employeurs.

Je ne travaille plus le vendredi après-midi et, à la place, je travaille le mercredi après-midi.

Sympa, j’ai pu partir une demi-journée plus tôt et cela nous permet, à mon Ours, ou plutôt, mon Nours d'Amour et à moi-même, de vivre d'une façon plus sereine une vie de couple, ou du moins de s’en approcher d’ici que …

Le temps est couvert, sans pluie.

Alors que j’arrive à la Station, cherchant mon distributeur de passagers, une toute jeune fille est interpellée par la police : elle n'avait pas payé son billet pour la Chenille.

Une voyageuse prend sa défense et fait part de son indignation.

Elle est seule face à trois contrôleurs et quatre agents de la sécurité ferroviaire, tous armés.

Démesure ?

Monde étrange ?

Treize heures cinquante neuf.

Ca y est !

Je suis dans la Chenille, à ma place.

On est vraiment bien installé dans les anneaux de première classe.

La voiture n'est pas remplie.

La majorité des personnes sont seules, isolées sur, ou par, des écrans d'ordinateur ou de tablettes alors que nous sommes tous ensemble.

Monde étrange.

Une jeune femme s’est installée sur ma droite, de l'autre côté du couloir.

Elle regarde un film et, de temps à autre, elle esquisse un sourire.

Elle est peut être étudiante dans cette ville où elle est montée en même temps que moi.

Peut être prend-elle la Chenille tous les weekends pour retrouver son petit ami.

Le trajet n'est pas long, mais à le faire tous les weekends, elle finit par s'ennuyer.

Elle a opté pour une tablette légère avec disque dur amovible.

Élise lui irait bien.

Élise donc, regarde un film ; une histoire sans prétention mais distrayante.

Marc, son petit ami, l’a demandée en mariage la semaine dernière.

Élise repense souvent à ce moment.

Elle est heureuse et un sourire se trace sur ses lèvres lorsqu'elle regarde la jolie bague à son annulaire gauche.

Ils aimeraient faire le mariage l'été prochain, le 08 aout exactement.

« Cela nous laisse un peu de temps pour nous organiser » pense-t-elle en essayant de se rassurer.

Jacques est assis un peu plus loin.

Quarante-huit ans, cheveux blonds, écharpe bigarrée autour du cou.

Il s'active car il descend au prochain arrêt, et nous y arrivons.

Une jeune femme vient de s'assoir à côté de moi.

Elle sent la frite à plein nez !

Bon, la fin du voyage sera sans doute un peu moins agréable, mais ... dans quarante-cinq minutes je retrouverai mon Nours, et ce ne sera que du Bonheur.

Quand même, un petit parfum, quelque chose d’autre que l'odeur de friture aurait été bienvenu !

Ma voisine sort un en-cas pour se caler l’estomac.

Elle tapote sur son ordinateur portable.

Élise sourit en regardant son film, bras croisés.

Elle est vêtue d'une petite robe bleue marine, une petite veste en lainage, violette, d'un joli collant en dentelle noire et chaussures de sport légères, à la mode, toutes brillantes.

Ses longs cheveux châtains foncés ont été réunis en une queue de cheval et elle porte des lunettes de vue.

Tous sur leurs écrans !

A mon arrivée, alors que je sors de l’anneau, nul n’a échangé avec quiconque.

Mondes étranges, mondes vrais, où sont les frontières ?

A LA DECOUVERTE DE L'OURS DES CEVENNES qui vit seul dans sa grotte Partie 1

La Chenille aux lignes de fer venant du Nord a cinq minutes de retard.

Elle est bondée.

Une fois dans l’anneau, j'ai trouvé une place assise près d'un homme à queue de cheval.

Il est assoupi.

J'installe ma valise sous mes pieds.

Le voyage s'annonce ... long jusqu'à la prochaine Station.

Un autre dort, un peu plus loin, côté couloir.

Sa compagne lui caresse doucement le front. Moment d'intimité, rien qu'à eux, et pourtant partagé par nombre de voyageurs pas assez fatigués.

Beaucoup ont leur Smartphone allumé ; moyen moderne mis à notre disposition pour s'occuper, ou, comme nous, rester en contact.

C'est beau la magie des ondes et des gigas !

Parfois des effluves de parfum viennent jusqu'à moi.

J'aimerais que ce soit le tien...

A ma droite, deux jeunes femmes.

L’une d’elles est endormie alors que sa tablette lui fait gentiment, docilement, défiler un film.

Ah, le film vient de s’arrêter.

Ecriture plus que passable : la faute à la Chenille, ou à ses occupants, peut-être les deux, et au manque de place sur ces sièges exigus.

Il fait nuit.

J'éprouve une impression bizarre : Nous avançons à grande vitesse et je ne sais absolument pas où nous sommes.

Décidément, elle aime bien lui caresser le front, la dame de devant.

Arrivée avec retard à la Station de changements.

Course effrénée, bousculade pour trouver le bon distributeur de passagers.

Tous courent, marchent très vite, le regard rivé sur les affichages.

Ils en oublient les autres, les bousculent, ne se retournent même pas, …

Et moi aussi !

Si je m’étais croisée, j'aurais pesté contre cette personne mal élevée qui bouscule tout le monde avec sa valise pour pouvoir se frayer un chemin.

Enfin, le distributeur K.

C'est de l'autre côté de la Station.

Elle est immense, cette Station !

Je n'ai plus de souffle.

Ma valise pèse une tonne, les escalators ne vont pas assez vite …

Je perds l’équilibre.

« NON !, je ne veux pas rester là, mon Nours m'attend. »

J'arrive sur le distributeur, cette Chenille aussi a du retard.

« OUF ! »

J'ai la gorge en feu, je tremble.

Ca y est ! Je m’installe dans l’anneau.

Impression étrange, la Chenille voisine semble se déplacer lentement, et l’ensemble de la Station avec elle, et en prenant de la vitesse, …

Non, c’est notre Chenille qui démarre.

Je vais pouvoir me calmer.

Mon Nours est déjà dans l’Insecte à quatre pattes rondes sur les lignes noires de la nouvelle roche pour venir me rejoindre.

Mon écriture ressemble à des gribouillages.

La faute au stress.