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Grace Goodwin

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Beschreibung

Isabella Martinez a toujours été une vraie rebelle avec ses parents, l’école, ses petits amis. Nul ne peut assouvir ses besoins et ses désirs. Devenue hors la loi et n’ayant pas d’autre choix que la prison, elle opte pour un nouveau monde en choisissant de devenir une Epouse Interstellaire. Sa décision est vite prise, elle est seule sur Terre. 

Arrivée sur Viken, elle apprend qu’elle a épousé non pas un mais trois farouches extraterrestres—leurs désirs, leurs besoins, leurs exigences sont bien pires que ce qu’elle imaginait. 

Des ennemis envisagent de détruire Viken au sein-même de la Flotte de la Coalition, Bella va devoir apprendre à faire confiance, sous peine de tout perdre. Ses époux vont assouvir tous ses désirs. Leurs secrets briseront son coeur … ou ses chaînes. 

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Veröffentlichungsjahr: 2019

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Programme des Epouses Interstellaires®, Tome 11

Grace Goodwin

Table des matières

Le test des mariées

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Chapitre 13

Chapitre 14

Contenu supplémentaire

Le test des mariées

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À propos de Grace

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Copyright © 2019 by Grace Goodwin

Tous Droits Réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite ou transmise sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit, électronique ou mécanique, y compris photocopie, enregistrement, tout autre système de stockage et de récupération de données sans permission écrite expresse de l’auteur.

Publié par Grace Goodwin as KSA Publishing Consultants, Inc.

Goodwin, Grace

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Dessin de couverture 2020 par KSA Publishing Consultants, Inc.

Images/Photo Credit: Deposit Photos: magann, zamuruev

Note de l’éditeur :

Ce livre s’adresse à un public adulte. Les fessées et toutes autres activités sexuelles citées dans cet ouvrage relèvent de la fiction et sont destinées à un public adulte. Elles ne sont ni cautionnées ni encouragées par l’auteur ou l’éditeur.

Bulletin française

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Le test des mariées

Programme des Épouses Interstellaires

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1

Rager, Planète Viken, Galaxie Nord, Dispensaire 1

Je savourais cet instant, les yeux clos, tous mes sens en éveil. Une peau douce et soyeuse sous mes mains. Ma bite palpita douloureusement, tendue comme un arc. Cette odeur féminine qui m’entourait, la fragrance musquée de ma partenaire, son sexe chaud et humide à quelques centimètres de ma bouche avide, je la humais goulument, je savourais son désir, ce corps frémissant de désir, je la faisais attendre, pour mieux la combler.

Elle était à moi. Ses cuisses frémirent sous mes larges mains, ses gémissements de désir imprégnèrent l’atmosphère et résonnèrent dans mon corps tels des cymbales, se répercutèrent jusqu’à mon sexe dur comme de la pierre, en de longues vagues. J’adorais cette attente, j’avais trop envie d’elle. L’envie, le désir que j’éprouvais étaient une vraie drogue, c’était brut, addictif. J’aurais aimé que ça ne s’arrête jamais. Je l’attendais depuis si longtemps. Ma femme.

Je savais au fond de moi, que rien de tout ça n’était vrai. J’étais allongé, inconscient, sur un fauteuil d’examen, sur la planète Viken. Mes mains étaient sanglées dans des courroies, je ne pouvais écarter les replis de sa vulve, la lécher, la goûter, la sucer—la baiser. Je connaissais son corps aux courbes voluptueuses, son corps chaud et attirant, son désir, mais rien de tout ça n’était vrai, j’allais bientôt me réveiller, seul.

Comme d’habitude.

Mais je m’en fichais. Je ne pouvais pas arrêter, je n’en avais pas envie, c’était incroyable. Je partageais les pensées et les désirs d’un autre guerrier, d’un guerrier marié, cette femme était la sienne. Il pouvait la dominer, la maîtriser, la conquérir, la faire mourir de plaisir.

A moi.

Non, elle n’était pas à moi, l’envie d’avoir une femme rien qu’à moi faisait peu à peu son chemin. Cela relevait plus de l’instinct que d’une decision mûrement réfléchie, les désirs de cet autre guerrier me guidaient à cet instant précis, j’avais envie de goûter à cette femme, de lui procurer du plaisir, de l’entendre hurler.

J’ouvris les yeux et regardais, étonné, la femme se tenant devant moi. Elle était attachée sur une table. Ses épaules, sa taille et ses hanches étaient retenues par d’épaisses lanières de cuir, il lui était tout à fait impossible de s’échapper. Ses poignets étaient entravés au-dessus de sa tête et de ses jambes, oh mon dieu, ses jambes étaient repliées et grandes ouvertes, des sangles de cuir maintenaient ses cuisses et ses chevilles bien écartées, sa vulve était bien en vue, pour mon plus grand plaisir.

Agenouillé entre ses jambes, je ne pouvais voir son visage, ce n’était pas bien grave vu le morceau de choix qui s’offrait à moi. Ses seins lourds se soulevèrent tandis qu’elle haletait. Ses tétons durcis pointaient, elle frissonnait de désir. Ses jambes tremblaient, tout son corps était tendu, elle frémissait à la moindre caresse ou au moindre souffle sur son sexe, tout son corps se cambrait. Son sexe était humide et luisant, sa vulve gonflée, rose de désir, je me souvins qu’elle avait joui suite à mon cunni. Je ressentais son désir sauvage.

Elle n’en pouvait plus, elle agitait la tête en tous sens tandis que je me penchais et soufflais de l’air chaud sur sa chair tendre. Mon dieu, j’adorais les sexes féminins, la jouissance si complexe de ces femmes. Rien n’était plus excitant que la besogner et la voir jouir. Découvrir exactement ce qui lui plaisait, où la toucher, la caresser, la lécher. Une chatte était un instrument de musique, dont on pince les cordes, dont on joue afin que la femme émette des sons mélodieux, à l’image du doux gémissement s’échappant de sa bouche.

Elle se cambra, son vagin se contracta, je la regardais, fasciné. Obsédé. Possessif. Elle avait envie de sentir une bite en elle, la dilater, la pénétrer. La posséder.

Dans ce rêve, sa chatte m’appartenait. Seuls ma langue, ma bite, mes doigts pouvaient la pénétrer.

« Je t’en supplie. » Sa voix me troublait, je poussais un grognement. J’attendais qu’elle me supplie.

Je glissais deux doigts en elle en souriant. Avec mon pouce, j’effectuais des cercles autour de sa vulve étroite. Elle poussa un gémissement, essaya de bouger mais n’y parvint pas puisqu’elle était attachée. Je recourbais mon deuxième doigt, cherchant ce fameux point G qui lui procurerait encore plus de plaisir.

Elle essaya de s’échapper, je savais qu’elle n’en pouvait plus, les sensations procurées étaient quasiment insupportables. Elle se cambra sur la table capitonnée mais les courroies la maintenaient en place, je me figeais. La sensation risquait d’être trop intense. Loin de moi l’intention de l’effrayer. Bien au contraire. Je pourrais passer des heures entre ses cuisses écartées, à la branler. « Tu veux que j’arrête ?

– Non, souffla-t-elle. Je t’en prie continue.

– A qui appartiens-tu ? » Je connaissais déjà la réponse mais cet instinct primaire et animal en moi avait de nouveau besoin de l’entendre. Encore et encore. « Je lécherai ta chatte jusqu’à ce que tu jouisses si tu me dis à qui tu appartiens.

– A toi. » Son vagin se contracta sur mes doigts, ma bite s’agita douloureusement en guise de réponse. J’allais bientôt pénétrer sa moiteur toute chaude et la pilonner jusqu’à ce qu’elle hurle de plaisir. J’allais l’inonder de sperme, le lien créé par mon sperme la rendrait folle de désir, elle jouirait non-stop, s’arcbouterait. J’allais la pénétrer, la baiser, la faire jouir jusqu’à ce qu’elle s’évanouisse d’épuisement. Jusqu’à ce qu’elle sache qui était le maître. Qu’elle ne retienne qu’un seul nom, le mien.

« A moi. » Je m’assurais qu’elle m’ait entendu avant de me pencher vers son clitoris—gonflé, son petit capuchon était retroussé—et le suçais, le léchais. Son goût explosa dans ma bouche, je poussais un grognement devant le goût délicieux de son doux nectar. Doux, épicé. Parfait. Elle était à moi. Toute à moi.

Je la guidais vers l’extase à l’aide de ma langue et mes doigts et m’arrêtais. J’attendais, je la suçais, je la lèchais. Plus vite. Plus sauvagement.

La sentant sur le point de jouir, je ralentis l’allure et retirai mes doigts, la laissant vide, en demande. Désespérée.

« Je t’en supplie ! » Elle essaya de bouger mais les sangles retenaient ses cuisses grandes ouvertes. Ses muscles frémissaient et s’agitaient. Elle ne pouvait plus résister. Elle ne pouvait pas m’échapper.

Ma bite était prête. Je m’aperçus de ma nudité, une goutte de fluide s’écoulait de mon membre en érection.

J’en recueillis quelques gouttes en souriant et me relevai.

« Tu es prête, femme ?

– Oui ! Mon dieu, fais vite. Baise-moi. Vas-y ! »

Je rigolais. Elle est pressée la petite.

Son fluide onctueux persistait sur ma langue, je m’enfonçais d’un coup d’un seul, ma bite la pénétrant d’un seul coup, elle poussa un gémissement, les muscles de son vagin m’enserrant tel un fourreau brûlant.

Mais ça ne me suffisait pas. J’avais besoin de la sentir sur ma bite dure comme du bois, de sentir les spasmes de son vagin, qu’elle se lâche, tandis que les vagues de plaisir la submergaient. J’avais besoin de sentir son fluide enduire mon sexe pendant qu’elle m’engloutissait, pompait tout mon sperme.

Profondément enfoncé en elle, j’en enduisit son magnifique petit clitoris de mes fluides. Je la regardais, j’attendais.

Elle hurla au bout de quelques secondes. Les muscles de son vagin se contractèrent et palpitèrent, l’orgasme déferla. Je tirais doucement sur ses tétons durcis en érection, les fis rouler entre mes doigts et ondulais des hanches, je m’enfonçais encore plus profondément et plus sauvagement en elle tandis que son corps explosait de plaisir.

A moi. Elle était à moi. J’étais le seul à pouvoir lui faire ça, à lui procurer un tel plaisir.

Je poussais un rugissement et m’enfonçant en elle et la pilonnant, elle jouit encore plus intensément, un autre orgasme la submergeant, elle était à moi, rien qu’à moi.

Mon corps lui répondait comme si elle était toute puissante. Je m’enfonçais en elle à corps perdu, son goût rehaussant mon instinct de conquérant, de possession. L’inonder de sperme. Mon enfant en elle. Mon sperme. Ma femme.

De la lave en fusion coulait dans mes veines, descendait jusque dans mes couilles, la tension augmenta et explosa. Je poussais un rugissement et éjaculais, j’imprimais ma marque, comme un animal.

J’avais l’impression d’être un animal. Sauvage. Déjanté. Incontrôlable.

Elle était la seule à pouvoir me faire ça. J’avais envie que ça continue. J’en avais besoin. Elle seule me faisait cet effet.

Un mélange de douleur et de plaisir. De débauche et d’amour. D’obsession et de protection. Une douzaine d’émotions m’envahirent pendant que je la pénétrais, que je la possédais.

J’embrassais et explorais son corps baigné de sueur. Je l’adorais. J’avais envie de goûter sa peau. De la renifler. De la consoler. J’éprouvais un besoin de douceur après ce moment de sauvagerie.

Ce besoin était presque douloureux, mon cœur se serra, la peine me brûlait telle une dague rougeoyante.

Sa peau était à ma portée. A quelques centimètres à peine. Le paradis m’attendait …

« Rager ? »

La voix était grave, masculine. Ce n’était pas celle à laquelle je m’attendais. J’avais envie d’elle. De sa peau. De son odeur. De ses caresses …

« Bon sang, Rager. Je savais que tu serais chiant. »

Je ressentis une piqûre dans le cou, la vision de la femme se dissipa instantanément. La douleur était vive, j’ouvris les yeux pour voir qui osait me déranger. Avec une clarté d’autant plus cruelle qu’elle contrastait brutalement avec ce que je venais de vivre, je me retrouvais au dispensaire, sanglé à une table d’examen glaciale. Le goût amer du médicament qu’on venait de m’injecter et qui coulait dans mes veines emplit ma bouche.

La mémoire me revint. Retour au monde réel.

« Bon sang docteur. C’est dégueulasse. » J’étais en colère, furieux. Le goût étrange du medicament avait complètement dissout le goût exquis de sa chatte. En dépit de mes tentatives, impossible de sentir son goût de miel sur ma langue.

Une porte s’ouvrit, deux paires de bottes pénétrèrent dans la pièce.

Je savais, sans même les voir, qu’il s’agissait d’Evon et Liam, mes amis et frères d’armes. Les imbéciles qui m’avaient amené ici. Dans ce foutu fauteuil. Ce rêve.

Le docteur me donna une tape sur le bras comme si on était des amis de longue date, appuya sur un bouton pour défaire mes liens et s’éloigna. « Bienvenue parmi nous, Rager. »

J’effectuais des mouvements de rotation avec ma nuque, on retira les menottes qui retenaient mes bras et mes chevilles, je m’étirai, j’essayais de retrouver mon calme alors que je n’avais que cette chatte en tête. Chaude. Humide. Le paradis sur ma langue et ma bite. « J’avais pas envie de revenir. »

Le docteur rigola. « Personne n’en a envie. »

Je me redressai, Evon et Liam s’approchèrent et s’arrêtèrent à quelques pas de moi. Ils se penchèrent et je fus contraint de lever les yeux. J’étais plus grand qu’eux mais je me sentais tout petit sur cette table d’examen, absolument vulnérable.

« Ça gaze ? » demanda Evon. Sa famille était au service de la Flotte de la Coalition depuis des générations. Lui et sa soeur Thalia bossaient au service Qualité du Secteur Nord. L’uniforme noir d’Evon et ses cheveux blonds coupés courts indiquaient qu’il portait haut et fier la bannière du Secteur 2. Le bandeau rouge qu’il arborait au biceps, nous portions tous le même, indiquait que nous étions des Gardes Royaux. Nous appartenions à Viken, et pas uniquement à nos propres secteurs. Tout comme les autres guerriers de notre planète, nous avions combattu la Ruche et en étions revenus, nous nous conformions aux règles du Secteur. Ces deux hommes étaient mes plus fidèles alliés. On avait combattu la Ruche ensemble, on avait survécu. On était tous revenus. Entiers. C’était des tueurs sans pitié et brutaux.

« Putain j’ai envie de vous défoncer, » grommelais-je en m’essuyant le visage. Putain, ça avait l’air tellement vrai. Sa peau. Ses gémissements.

Je suis peut-être aussi couillon que ces deux mecs finalement.

Je contemplai mon uniforme gris anthracite, soulagé qu’aucune tache de sperme ne témoigne du plaisir inoubliable que je venais de vivre. J’avais éjaculé dans mon rêve mais aucune trace de foutre sur mon pantalon, on aurait dit un ado en proie à un rêve érotique. J’ignorais comment c’était possible mais j’étais bien content de ne pas avoir à subir cette humiliation devant le docteur et mes amis. Ils avaient vécu pareille expérience lorsqu’ils s’étaient inscrits au Programme des Epouses Interstellaires. On nous avait pourtant dit qu’on ne garderait aucun souvenir de cette expérience.

Alors pourquoi avais-je autant les nerfs en repensant à la douceur de sa peau ? Liam et Evon avaient-ils vécu ça aussi intensément que moi ? Ou étais-je simplement un mec bizarre qui avait tellement envie d’une femme que j’étais prêt à rompre avec la tradition séculaire et suivre l’ordre nouveau de ces trois guerriers se partageant une seule et même épouse, à l’image de nos rois. Evon avait prétexté qu’on aurait plus de chances de trouver une femme à trois. Il avait peut-être raison. Mais on était très différents tous les trois. Je ne pouvais imaginer qu’une femme nous accepte tous les trois. Ça relevait d’autre chose qu’un simple rêve de gosse.

Une femme ? La joie possessive qu’éprouvait le guerrier en regardant sa femme, en la conquérant, en la baisant ? Ça n’était pas pour moi. Je savais exactement ce qui me manquait. « T’es qu’un enfoiré, Evon. J’aurais jamais dû accepter. »

Je m’attendais à ce que le docteur quitte la salle mais il s’affairait sur son pupitre de commandes. On l’ignora tous les trois tandis qu’Evon répondit.

« Pourquoi ? »

Je contemplais ses yeux bleu clair et ceux bleu foncé de Liam et m’énervais. « Mais putain ça marchera jamais. Aucune femme ne voudra nous épouser tous les trois. »

C’était tout bonnement impossible. Liam était originaire du Secteur 1, où les femmes étaient baisées en public. Les hommes du Secteur 1 étaient obsédés par la baise en public, ils aimaient sodomiser et donner du plaisir à une femme devant tout le monde. Dans leur secteur, ce type de rapport était la meilleure façon de montrer que leurs femmes étaient soumises. La récompense dévolue à un valeureux guerrier. Un cadeau, un signe de confiance indéfectible, un consentement. L’amour à l’état pur.

Voilà le portrait d’Evon, toujours à vouloir commander. Son secteur exigeait la soumission la plus totale de la part d’une femme, d’autant plus dans l’intimité. Bondage. Soumission. Les guerriers vivant ici exerçaient une forme de domination totale. Evon voudrait d’une femme docile, qui lui vouerait une confiance aveugle et comblerait ses moindres désirs. Sa vie, ses plaisirs seraient entre ses mains, elle dépendrait de lui en tous points.

Moi ? J’en avais rien à foutre. Comme la majorité des guerriers du Secteur 3, j’avais tout simplement envie d’une bonne chatte dans laquelle éjaculer. J’avais envie de la voir me faire une fellation, lui faire plaisir, branler sa bouche, tout comme j’aimais goûter à mon tour la chaleur toute féminine de son nectar au goût de miel. Je suis du genre patient, tout à fait capable de lécher le corps d’une femme pendant des heures, me délecter de son odeur magique, la mener à l’extase en la léchant sans relâche, avant de la pénétrer et la posséder.

« Ça a bien fonctionné pour nos rois. » J’avais bien souvent entendu la voix froide et synthétique si caractéristique d’Evon sur le champ de bataille. Il était ainsi fait. L’enjeu était de taille. Une épouse pour trois ? Exit notre existence solitaire ? L’enjeu était effectivement de taille.

« Sauf qu’on n’est pas des rois. On n’est pas sur Viken United. On est bloqués sur un terminal, perdu dans ce cauchemar de glace. Putain, mais quelle femme serait assez dingue pour vouloir vivre ici ? »

Liam s’approcha de moi et s’appuya contre la table d’examen, il contempla le docteur, les bras croisés. « Rager a raison, Evon. C’est perdu d’avance. »

Oui, il avait raison. Le Terminal Nord était entouré d’une steppe glaciale s’étendant sur des centaines de kilomètres à la ronde. Mais la planète était reliée au terminal de télécommunications et de téléportation, on pouvait envoyer des messages à la Flotte de la Coalition et à d’autres planètes membres. L’appellation purement technique était ‘Communication Interstellaire Quantum’, ou ‘CIQ’. Nous étions des gardes royaux, des officiers CIQ, ce terminal était le seul lien Viken avec le reste de l’univers. Sans lui, nous serions bloqués sur une mer de glace dans l’espace, sans possibilité de contacter le monde extérieur, d’envoyer nos guerriers affronter la Ruche, de recevoir nos épouses. Pas de téléportations. Pas de télécommunications. Rien, hormis le vide sidéral.

On pouvait survivre, en théorie. La planète y pourvoirait, là n’était pas le souci, on survivait ici depuis des millénaires, bien avant que la Ruche ne menace l’unité des planètes et des guerriers de Prillon Prime. Les guerriers Prillon avaient été les premiers à affronter la Ruche, c’est eux qui s’étaient battus le plus longtemps. La Ruche constituait une menace et le CIQ, nos installations de télécommunications et téléportations étaient cruciales pour que notre planète reste à l’écart de la Ruche.

Notre mission était importante ici, chaque guerrier assigné au CIQ avait été scrupuleusement choisi parce que nous connaissions exactement les enjeux. On avait tous fait la guerre, on avait tous affronté la Ruche et ses horreurs de nos propres mains. Le fait que Liam soit d’accord n’apaisait pas mon humeur pour autant. Ni celle d’Evon apparemment.

« Vous verrez que j’ai raison, vous me supplierez de la toucher. » Le désir qui se lisait dans le regard d’Evon me portait à sourire.

« C’est une menace, Evon ? T’adores tout régenter, j’imagine que c’est pas maintenant que tu vas changer. » Je rigolais, ma déclaration fit rire Liam, lui qui n’avait pas le rire facile.

« Il a raison. » Liam se borna à sourire en gardant son sérieux. Quand Liam nous jetait ce regard ténébreux, je voyais clair dans son coeur. Evon était le stratège, Liam était réaliste. Il avait perdu sa famille, avait grandi à la dure, c’était le fils d’un chef SSV. Les maudits SSV. Notre ennemi juré. Pire que la Ruche, d’une certaine manière, puisque c’étaient des Vikens—des traîtres—qui aspiraient à la guerre civile, à séparer les nations unies par les trois rois. Ils avaient déjà essayé d’assassiner leur héritière, la Princesse Allayna, et semer le chaos sur Viken.

Le père de Liam était le chef des Séparatistes du Secteur sur Viken, un des hommes ayant fomenté le complot contre la petite princesse. Liam n’était plus sous le joug et l’influence des SSV depuis fort longtemps. Il avait échoué en prison lorsqu’il était ado pour ensuite se porter volontaire et servir la Flotte de la Coalition dans son combat contre la Ruche. Sa famille l’avait répudié. Il n’avait plus aucun lien avec eux ou sa mère, ça faisait des années qu’il ne lui avait pas parlé. La famille était primordiale dans le Secteur 1. Nous étions sa seule et unique famille.

Liam posa sa main sur l’épaule d’Evon. « On te connaît par coeur, Evon. Tu vas commencer à aboyer tes ordres dès que t’auras vu cette femme, comme lorsqu’on était sur Noerzen 5 face aux berserkers de la Ruche. »

On avait tous failli périr au combat mais Evon avait su garder l’équipe soudée. On avait combattu comme des bêtes Atlan parce qu’il nous l’avait ordonné. Il avait mené l’assaut, c’était grâce à lui qu’on avait survécu.

« Je m’adapterai. On s’adaptera. » L’argument d’Evon ne tenait pas la route, on en avait tous conscience. Je poussai un grognement désapprobateur, Liam prit la parole.

« Non. On s’adaptera pas. » Liam était agacé, sa longue chevelure noire ondoyant sur ses épaules masquait son expression. Je sentais le désir dans sa voix, le désespoir aussi. « On est trop différents, frérot. Si tu veux une partenaire, t’as qu’à te trouver des guerriers comme toi. On a tous des besoins différents, bordel. Je bande en pensant au cul de ma future femme, à ses fesses écartées pendant que je la pénètrerai en douceur. J’ai hâte de voir la marque de mes mains sur son joli p’tit cul. »

Liam me décocha un coup de coude dans les côtes, censément pour m’encourager à abonder dans son sens mais je l’ignorais. Je faisais une demi-tête de plus qu’eux, j’étais également plus baraqué. Mon bataillon m’avait surnommé la Bête de Bronze à cause de mes cheveux cuivrés et ma stature. Je suis grand pour un Viken et impulsif. Il m’arrivait de perdre mon sang-froid, comme une bête en rut. Un guerrier costaud, plutôt mauvais garçon et bardé d’armes. Pas vraiment l’homme idéal. Ça m’avait valu pas mal de problèmes quand j’étais encore une jeune recrue. Je comptais désormais sur Liam et Evon pour m’aider à garder la tête froide. Lorsqu’on me poussait à bout et que je perdais la tête - en de rares occasions - ils étaient toujours là pour m’éviter les ennuis.

« Ça veut dire quoi ce coup de coude ? Je sais très bien ce qui t’excite. Un joli p’tit cul ça se refuse pas, disons que j’ai des goûts plus simples. »

Evon rigola et me donna une tape sur l’épaule. « C’est ça. Tout est question de goût. Tu boufferais de la chatte matin midi et soir. »

Je ne pus m’empêcher de réprimer un sourire. « T’as fichtrement raison. » Je repensai à mon rêve, au cunni qui l’avais fait jouir, à ma bite. Putain. Elle était attachée, j’ai pas besoin qu’une femme soit attachée pour qu’elle écarte les cuisses, après qu’Evon lui aura donné du plaisir. Je bandai à nouveau et me vois contraint de remettre ma bite en place dans mon uniforme. « Attachée au lit, elle sera à ta merci. »

Evon approuva. « Elle m’accordera sa confiance. La plus haute récompense.

– Ça marchera jamais, grommela Liam. La femme de nos rêves devra se montrer quelque peu déjantée. Nous satisfaire tous les trois ? Impossible. »

Je me levais en soupirant. On avait tous passé les tests. J’étais le dernier. Y’avait plus qu’à attendre. Et on risquait d’attendre longtemps, y’avait peu de chance qu’une telle femme existe sur Viken ou sur n’importe quelle autre planète dans l’univers, une femme susceptible d’aimer se faire baiser, sucer, commander et sodomiser en public. Aucune femme ne serait capable de supporter mon impulsivité, la morosité et les silences boudeurs de Liam et le besoin impérieux d’Evon de toujours tout maîtriser, à tout moment, dans les moindres détails. Sans relâche, implacable, il ne s’arrêtait jamais, ne se reposait jamais.

A supposer qu’une femme soit réellement en mesure de combler nos appétits sexuels, il faudrait un vrai miracle pour tomber sur la femme qui voudrait de nous en tant qu’hommes et maris. Aucune femme ne pourrait nous aimer tous les trois. S’en persuader serait une grossière erreur. Je venais de m’en apercevoir.

« Retournons bosser, » dis-je. J’avais envie de rentrer dans mes quartiers et me branler afin d’évacuer ce trop-plein de tension. J’aurais bien besoin d’oublier tout ça mais c’était impossible. Le devoir nous appellait.

« Oui, on a fait le test mais quid de la fameuse épouse ? Putain, c’est impossible. On devrait se trouver une nana chacun. Je risque de tout faire foirer. » Evon me sapait le moral. Il aimait tout régenter, c’était peut-être lui l’homme idéal au final. C’était dans l’ordre des choses pour un homme de son âge. Une femme. Des enfants. Une vie bien rangée. C’était pas chose facile dans le Nord pour un trio de Vikens. Liam, Evon et moi avions le même âge. Oui, nous aussi aimerions bien avoir une femme à partager à trois, forcément parfaite puisqu’issue du Programme des Epouses Interstellaires. J’avoue qu’on était tous quelque peu désabusés. Sans blague ? Ce rêve d’accouplement s’estompait, la perspective d’un mariage s’évanouissait.

« Fais chier, marmonnais-je.

– Impossible ? dit le docteur. Je ne pense pas. »

On avait complètement oublié sa présence. Il nous regardait, tout content. « Vous êtes toujours persuadés qu’aucune femme dans l’univers n’est apte à combler vos désirs ? Vous vous trompez. Il y en a une. » Il regarda Liam. « Disposée à tout accepter venant d’un mari issu du Secteur 1. » Il regarda Evon. « Une femme qui voudra bien accéder aux demandes d’un homme du Secteur 2. » Ce fut à mon tour « Qui se fera un plaisir de s‘allonger et bénéficier de vos attentions, Rager, du Secteur 3. »

Mon coeur s’arrêta tandis que mon esprit essayait d’enregistrer ce qu’il venait de dire. « Docteur ? » à ma grande surprise, mes mains tremblaient.

Il sourit. « Félicitations, guerriers. Vous voici mariés. »