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Trop longtemps nous avons sous-estimé les impacts de l'activité humaine sur la nature. Est-ce par paresse ? Est-ce par ignorance ? Probablement les deux. Aujourd'hui il y a urgence à se libérer des lobbies "climato-sceptiques" qui ne veulent rien changer. Devenir "écolos" ce n'est pas adhérer à un parti, c'est surtout croire que le monde peut être plus juste et plus humain.
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Seitenzahl: 32
Veröffentlichungsjahr: 2016
AVANT-PROPOS
UNE EXIGENCE CITOYENNE
L’ECOLOGIE POLITIQUE : UNE NECESSITE
NOUS DEVENONS CHAQUE JOUR UN PEU PLUS ECOLOGISTES, TANT MIEUX !
GARE AUX LOBBIES
LE « PROFIT A TOUT PRIX » EST ANTI-ENVIRONNEMENTAL
RECONCILIER L’ECONOMIE ET L’ECOLOGIE
LA QUESTION SOCIALE ET AUSSI ENVIRONNEMENTALE
FIER DE LA LOI SUR LA TRANSITION ENERGETIQUE
RESPECTER LA PLANETE : C’EST AUSSI UNE RESPONSABILITE INDIVIDUELLE
REDUIRE LA CONSOMMATION D’ENERGIE
DES LOGEMENTS MOINS ENERGIVORES
MOINS UTILISER LA VOITURE
POUR LE VELO
RECONCILIER LA VILLE ET LA NATURE
DES ESPACES VERTS DANS LA VILLE
S’ALIMENTER PLUS SAINEMENT
EN GUISE DE CONCLUSION
Comme beaucoup de ma génération j’ai longtemps imaginé que notre planète était « indestructible ». Comme beaucoup j’ai longtemps sous-estimé les impacts sur la nature de notre activité sur terre.
Est-ce par paresse intellectuelle ? Est-ce par manque d’informations ? Probablement les deux. Mais ce qui est certain c’est que notre système de pensée collectif a été formaté par les impératifs productivistes de notre système économique. Il n’a pas favorisé la prise de conscience individuelle et collective. Bien au contraire. Les lobbies sont à l’œuvre. Et malheureusement les militants écologistes étaient peu nombreux et avaient bien du mal à se faire entendre, y compris à gauche.
Pourtant depuis plusieurs décennies nous savons que l’activité humaine a un impact sur la nature. Elle occasionne le réchauffement climatique, l’érosion de la diversité biologique, la diminution de la qualité des sols, la déforestation, la désertification… Tout cela se retourne contre l’espèce humaine et a des conséquences concrètes sur notre qualité de vie : air de moins bonne qualité, réduction de l’eau potable, crise alimentaire, montée des eaux, réfugiés climatiques… En abimant la planète on hypothèque la vie humaine sur Terre.
Nous avons mis trop longtemps à en tirer les conséquences. La réalité nous rattrape. Dorénavant il faut éviter la catastrophe.
Aussi réjouissons-nous que toutes les grandes autorités dans le monde affirment l’enjeu premier de la lutte contre le réchauffement climatique. L’ONU, le FMI, l’UE, OCDE, les USA, la Chine… Unanimement toutes ces organisations déclarent vouloir agir pour le respect de la planète. Les autorités religieuses également se mobilisent. Le Pape François lui-même publie une lettre encyclique sur « la sauvegarde de la maison commune ».
Mais tout cet unanimisme envers les questions environnementales ne doit pas être que de belles intentions. Il faut du concret. Il faut passer de la parole aux actes. Avec la COP 21 nous en sommes enfin aux travaux pratiques. Un plan d’action mondial est en marche. Nous pouvons nous féliciter que la France ait été un moteur essentiel à sa réussite. Espérons maintenant que la prise de conscience planétaire soit salvatrice.
Aujourd’hui j’écris ces quelques lignes non pas comme un « pollueur » repenti, ni pour me saisir d’un sujet à la mode, mais pour témoigner modestement et sincèrement de ma vision de l’écologie.
Comme vous certainement, ma conviction « écologiste » a évolué. Dorénavant elle est assez forte pour modifier certains de mes comportements dans ma vie familiale et quotidienne. Je ne m’en porte pas plus mal ! Mais elle impacte aussi ma manière d’appréhender certaines questions auxquelles je suis confronté comme responsable politique, comme maire et comme député.
J’aimerais pouvoir en témoigner ici dans ce texte volontairement court.
La COP 21 a été un événement international considérable. Avant la réunion des 195 pays le scepticisme dominait largement sur la possibilité de conclure un accord. Pour les médias c'était même « chronique d'un échec annoncé ». Et pourtant ! C’est chose faîte, un accord est intervenu, même si la vigilance doit rester de mise quant à ses applications concrètes.
