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Station en Péril E-Book

Philippe Mercurio

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Beschreibung

Une simple escale devient une lutte acharnée…


En quête d’un peu de repos, Mallory Sajean accoste sur une station spatiale. Elle découvre un véritable champ de bataille et une prise d’otages. Malgré les risques, elle se joint à une escouade de policiers qui vont tenter le tout pour le tout…


Tandis qu’elle affronte aliens fanatiques et cyborgs, Mallory apprend qu’elle va devoir vaincre une créature légendaire : un Sorfal…


Station en péril est une nouvelle située entre le premier et le deuxième livre de la série de Science-Fiction MALLORY SAJEAN.


Si vous aimez Space Opera, action, mondes exotiques et personnages hauts en couleurs, vous allez adorer Mallory !


Lisez Station en péril et vivez une aventure menée tambour battant !

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Seitenzahl: 99

Veröffentlichungsjahr: 2020

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Du même auteur :

Science-Fiction

MALLORY SAJEAN 1 — Incident sur Kenval Roman, 380 pages - papier, numérique et audio

MALLORY SAJEAN 2 — Aldébaran Divisée Roman, 379 pages - papier et numérique

MALLORY SAJEAN 3 — Vlokovia Disparue Roman, 433 pages - papier et numérique

Fantasy

L'Arbre au bout du monde Roman, 447 pages - papier et numérique

Copyright © 2017 Philippe Mercurio

Tous droits réservés

ISBN : 9791097258023

Dépôt Légal : Avril 2017

Couverture : © 2019 ; Sariya Asavametha

I : ULTIMATUM

LORSQU'IL s’arrima à la station spatiale, une vibration à peine perceptible parcourut la membrure du Sirgan, le vaisseau-courrier de Mallory Sajean. Elle abandonna le cockpit et dévala l’étroite coursive traversant son navire pour se rendre au sas. Aussitôt la pression d’air équilibrée, la porte s’ouvrit sur un véritable chaos.
Les docks portaient les marques de récentes explosions. À moitié calcinés, des débris jonchaient le sol. Apparemment, un conteneur rempli de nourriture avait volé en éclat. Une âcre odeur de plastique fondu se mêlait à celle des aliments éparpillés. Un peu partout, des traînées noires maculaient les cloisons métalliques. L’intérieur de la station s’étalait en longueur de chaque côté, offrant le même spectacle sur des centaines de mètres. Avec une inquiétude croissante, Mallory nota l’absence de tout être vivant, alors qu’un tel lieu aurait dû grouiller de monde…
— Génial ! s’exclama-t-elle. J’ai encore choisi le mauvais endroit !
Elle tendait la main vers la commande du sas, quand un alien à la peau sombre et luisante surgit d’un couloir qu’elle aurait juré désert une seconde plus tôt. Pourvu d’un corps sphérique, il ressemblait à un têtard géant sans queue, une grosse boule dont les bras et les jambes formaient de longues tiges articulées. Des membres qui paraissaient presque trop fragiles pour supporter sa masse…
En quelques foulées dans la faible pesanteur, il se précipita sur l’humaine et lui colla une arme sous le nez.
— Vous ! Venez avec moi ! cracha-t-il à travers le boîtier traducteur fixé près de sa bouche.
Il agita son grossier revolver pour indiquer qu’il fallait le prendre au sérieux.
Mallory, dont ce n’était pas la première rencontre avec une créature armée et agressive, se contenta de l’étudier en détail. Renforçant l’apparence batracienne de l’alien, un visage disproportionné s’étalait sur son anatomie bulbeuse. Autrement dit, sa face était large d’un bon mètre et ses yeux jaune pâle grands comme des assiettes. Sous une paire d’évents nasaux monstrueux, une gueule de crapaud, tout aussi démesurée, complétait le tableau.
Un maslik. Mallory s’en étonna : qu’est-ce qu’une espèce détestant la technologie pouvait faire dans une station spatiale ?
Même s’il dominait l’humaine d’une trentaine de centimètres, elle paraissait plus solide que lui. Gainée dans une combinaison de vol noire, sa silhouette à la fois musclée et féminine dénotait la pratique assidue d’un sport de combat. Ses manches retroussées laissaient voir des tatouages qui recouvraient ses avant-bras et le dos de ses mains : un entrelacs de ronces sur fond de peau claire.
— Obéissez, femelle terrienne ! insista l’extraterrestre belliqueux.
Boîtier traducteur ou pas, le ton de la voix était méprisant. La colère s’inscrivit sur le visage encadré de cheveux noirs de la jeune femme. Les sourcils froncés, elle darda ses yeux sombres dans ceux de son agresseur :
— Et si je…
Le claquement sec d’un coup de feu l’interrompit. Devant elle, le maslik s’écroula. Mort. D’un côté du cadavre, un liquide vert débordait d’un trou de deux centimètres. De l’autre, la balle était ressortie en créant une ouverture dix fois plus large, par laquelle s’échappaient les viscères de l’alien.
Mallory scruta rapidement la station d’un bout à l’autre. Elle aperçut une ombre se rapprochant du vaisseau. Une ombre avec un fusil. Sans savoir si elle n’allait pas être la prochaine victime du tireur, elle décida d’éviter le contact direct pour le moment. D’une tape sur le panneau de commande, elle déclencha la fermeture du sas. Un nouveau cycle d’équilibrage atmosphérique s’effectua, et elle put retourner à l’intérieur de son appareil. Remontant la coursive principale en direction du cockpit, elle lança :
— Jazz ! Connecte-toi au réseau de la station. Une véritable bataille a dû se livrer ici et les survivants jouent à « tire d’abord pose des questions ensuite », mais il doit bien rester quelqu’un d’assez sensé pour nous expliquer ce qu’il se passe.
Claire et harmonieuse, une voix masculine jaillit des haut-parleurs de bord :
— Désolé, capitaine, je n’ai aucun accès. D’ailleurs, les griffes d’arrimage du dock sont verrouillées. Nous sommes coincés…
Cerveau humain enchâssé dans les systèmes de gestion du navire, Jazz tenait les rôles de copilote et d’unité centrale. Il représentait une catégorie peu répandue : celle des « Intelligences Naturelles » ou IN, en opposition aux banales IA. Certes très rapides, ces dernières manquaient cruellement de flexibilité.
Mallory ne perdit pas une seconde à se lamenter. Elle repartit en sens inverse et se rendit jusqu’à une cabine transformée en caisson de stase. Une fois devant, elle porta la main au bracelet en argent qu’elle avait au poignet gauche : son navcom.
Projetée devant elle par cet appareil de communication, une série d’icônes lumineuses défila. Elle se concentra sur l’une d’elles : un ours en peluche. Sur la porte du caisson, une lampe témoin passa du rouge à l’orange clignotant. Sous peu, le troisième membre de l’équipage allait être opérationnel…
Toujours réveiller Torg avant d’accoster, se reprocha Mallory. Je devrais le savoir depuis le temps !
Cette escale s’annonçait vraiment mal. Elle regrettait sa décision : elle était attendue dans le système d’Aldébaran et une halte ne s’imposait même pas. En plus d’être sur le trajet, cette station devait sa renommée à la présence permanente de nombreuses espèces. Elle était aussi censée disposer d’excellentes commodités, grâce à un générateur plus puissant que ceux dont bénéficiaient habituellement ce genre d’endroits. La pilote rêvait de longs bains chauds et de massages pendant deux, peut-être trois jours, seulement interrompus par de bons repas. Pour avoir simplement voulu se changer un peu les idées et se détendre avant sa prochaine mission, elle se retrouvait en zone de guerre !
Jazz se manifesta de nouveau :
— Capitaine ? Un type armé d’un fusil et en uniforme frappe contre le sas du navire. Je pense qu’il souhaite nous parler.
Le tireur, comprit Mallory. Puisqu’il était impossible de joindre quiconque, elle allait devoir faire avec cet individu.
Sur le dock ravagé se trouvait un régulien. Humanoïde à la peau verte, il se distinguait des terriens par un orifice frémissant en guise d’appendice nasal. Quand l’écoutille s’ouvrit enfin, il recula brusquement.
S’extirpant du sas, un colosse de deux mètres et demi se planta devant lui. Mal à l’aise, le régulien effectua un nouveau pas en arrière.
Issu de croisements entre diverses espèces aliens, Torg était un cybride. Sa fourrure noire zébrée de rouge cachait une musculature à faire pâlir de jalousie un bulldozer et ses articulations étaient renforcées de pièces d’acier reliées entre elles pour former un exosquelette. Un garde du corps idéal, qui avait sauvé la vie de Mallory à de nombreuses reprises.
Il se pencha sur l’extraterrestre verdâtre et lui demanda sèchement :
— Vous jouez à quoi ici ?
Sa contenance retrouvée, le régulien en uniforme répondit avec un accent prononcé, tout en voyelles chantantes :
— Sergent Toskaï-Rij, agence de police privée CA-23. Je veux parler au capitaine de ce navire.
Surgissant de l’intérieur du Sirgan, Mallory contourna l’énorme cybride et apostropha l’alien :
— Pour un policier, vous n’y allez pas de main morte avec votre fusil, jeta-t-elle sur un ton accusateur, tout en montrant du doigt le cadavre qui gisait devant le sas.
Se radoucissant, elle ajouta :
— Bon, je dois avouer que votre intervention est plutôt bien tombée et je vous en remercie, mais j’aimerais savoir ce qu’il se passe.
Le régulien hocha légèrement la tête :
— Une tribu de masliks a pris la station en otage. Mes collègues et moi sommes les seuls à leur offrir un peu de résistance. Malheureusement, ils se sont retranchés dans le poste de commande, avec deux douzaines de captifs. Aucun vaisseau ne peut partir : ils ont coupé l’alimentation principale des griffes d’arrimage.
Mallory en eut mal au ventre : les griffes de docks standard étaient conçues pour rester fermées au repos. Elles s’ouvraient seulement sous tension ou mécaniquement, à l’arrivée d’un navire à quai. À l’instant même où le Sirgan avait abordé, le piège s’était refermé…
Elle digéra ces informations et demanda :
— Ils veulent quoi ces gros têtards ? Ils ne font pas ça pour le plaisir, au moins ?
À l’idée que l’on puisse s’attaquer aveuglément à des innocents, son sang bouillait. Après le terrible épisode vécu dans le système de Procyon , elle n’allait pas s’effrayer d’une bande d’outres enragées et technophobes.
Toskaï-Rij n’eut pas besoin de lui répondre. Le long des quais, à vingt mètres d’intervalle, le même hologramme s’afficha. Il se résumait à une phrase en plusieurs langues :
« RENDEZ-NOUS LE SORFAL OU NOUS DÉTRUISONS LE CENTRE DE CONTRÔLE ET LES OTAGES AVEC UNE CHARGE EXPLOSIVE. »
Chaque idiome s’accompagnait d’un compte à rebours dans l’échelle temporelle correspondante. Un frisson dans le dos, Mallory découvrit qu’il ne restait que trois heures…
Provisoirement à l’abri dans la cambuse du Sirgan, Mallory et Torg écoutaient les explications du policier. La cuisine de bord était si étroite qu’ils avaient dû replier la table pour leur permettre de s’asseoir tous les trois. Le sergent Toskaï-Rij résuma rapidement les faits :
— Mon escouade est chargée de convoyer le sorfal vers le système de Capella. Dès que nous avons accosté, les masliks ont pris le contrôle de la station et bloqué les navires. Ils devaient guetter notre arrivée.
Laissant le tact de côté, Mallory assena :
— Donc, il y a un traître dans votre agence, voire au sein de votre équipe…
Il cligna des yeux et sa peau devint vert sombre, signe d’un embarras marqué.
— Disposer de cette excuse me faciliterait la vie. Les masliks étant des primitifs, j’ai opté pour un itinéraire direct vers Capella. J’ai foncé tête baissée dans un piège, persuadé d’être en sécurité. Il est probable que d’autres groupes se trouvaient sur chaque trajet possible…
Mallory haussa les épaules : ce n’était pas son rôle de distribuer des blâmes. Une question la démangeait toutefois. Machinalement, elle ramena ses cheveux coupés au carré derrière ses oreilles et demanda :
— C’est quoi, un sorfal ?
Toskaï-Rij contra avec impatience :
— Je ne suis pas autorisé à communiquer ces informations. Sachez seulement qu’il s’agit d’une créature très dangereuse : nous sommes contraints de le maintenir en stase, même s’il est enfermé dans un compartiment blindé.
Mallory ne fut pas surprise par ce refus de s’étendre sur le sujet. La confirmation qu’elle venait de mettre son nez dans une affaire importante attisait sa curiosité : s’il croyait qu’elle allait se contenter d’une réponse pareille, il rêvait. Elle se promit de ne pas partir sans comprendre pourquoi une bande de masliks menaçait la station.
En se relevant lestement, elle conclut :
— En tout cas, les gros têtards doivent être sous la coupe de votre sorfal d’une façon ou d’une autre, sinon ils n’auraient jamais osé se lancer dans l’espace. Encore moins utiliser une bombe…
Toskaï-Rij acquiesça :
— Exact. D’ailleurs, il s’agit de la raison de son arrestation : exploitation d’une espèce sous-développée.