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Les interrogations d'un poète sur sa mission et son parcours
Sur le Chemin est un parcours en poésie illustré par Frédéric Naef. Ici Robert Fred livre ses vues et revient sur un chemin de vie, une fenêtre, où apparaît le poète. Écrit en vers libre, l’ouvrage aborde un voyage qui laisse le corps à son poids naturel et convie l’âme à la rêverie, au défrichage, à l’exploration et à la création.
Poète est suivi d’
Errances, une invitation, une promenade au hasard du regard qui explore une vision du monde. Elle y est encore ingénue, comme sortie de l’ombre, et pourtant palpable. Sentiment d’un élan qui se livre à la mer avec l’espoir d’y trouver un monde nouveau.
Savourez les mots du poète, qui se livre comme dans une confidence.
EXTRAIT
Deux secondes
Donnez-moi deux secondes pour vivre ;
j’en prendrai trois…
Rien que pour contrarier ce fantôme
qui me dit de mourir.
Je ferai de la troisième un petit peu d’art
qui ne coûte pas cher
et trempe le feu d’un peu de clarté…
À PROPOS DE L'AUTEUR
Né en 1964 à Genève,
Robert Fred est un poète suisse. Ce père au foyer écrit depuis 1988 et s'inspire de Saint-Exupéry, Marc Twain, Hermann Hesse, Rainer Maria Rilke, Cendrars et Khayyâm.
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Seitenzahl: 16
Veröffentlichungsjahr: 2016
La vie ne tient pas de comptes…
Robert Fred lie et délie le chemin, il trouve des passages, il prend le temps des sources, boit leur chant, s’ouvre devant. Pour lui être poète c’est être une porte, un porte-parole aussi. Une parole ointe d’amour, de passion, de troubles et de mémoire. Une parole qui se construit au fil du chemin.
Dans ce recueil, il s’interroge sur sa fonction, son rôle de poète. Mais ce n’est pas un sempiternel art poétique, voire une autre lettre à un jeune poète ! Non, lire son recueil c’est retrouver un ami cher et cheminer en sa compagnie ; être avec lui celui qui « cherche le ciel et marche sur le monde », être avec lui celui qui s’imprègne et se nourrit du sel de la vie. Être avec lui cet « ogre affamé » d’espace et d’esprit de liberté. Cet esprit qui semble doux et fort comme une eau-de-vie, impalpable comme une part des anges. Est-ce cette part des anges qui guide nos sensations et respirations ? Est-ce cette part des anges que l’on nomme poésie, l’âme ou la pensée qui brise les chaînes et fait tomber les masques ?
Les amis sont là pour recevoir des confidences, pour écouter, pour permettre aussi à celui qui s’interroge de trouver des chemins. Des chemins d’exil et de solitude, dans le silence ou dans le bruit, des chemins de violence ou de douceur.
Cet ami que l’on écoute frémit, nous remue. Et en le lisant, je comprends avec lui qu’être poète aujourd’hui, c’est enchanter par la pensée les mots de la terre et l’esprit des hommes.
Gérard Guy
Passant tu cherches le ciel
et marches sur le monde…
Les chaînes,
l’apparence,
l’égoïsme…
Laisse-les à l’avide,
laisse-les au mauvais œil…
Ton chemin commence ici…
Fais sang le jour
où n’écris pas ;
tu es fait d’heurs
et n’as d’ancre…
Fi le mal ! fais-le bec…
