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Ce recueil de poésies met en scène la correspondance, le va et vient des mots avec les couleurs, les parfums et les sons comme l'a souligné Baudelaire. Notre esprit ,riche en connexions sensorielles permet la transmutation, la traduction et l'assemblage des messages sensoriels que ce soit dans la contemplation d'un paysage, à l'écoute d'une musique, dans la découverte d'un tableau ou d'une sculpture , dans l'expression des sentiments amoureux, d'une méditation sur l'existence. C'est cette universalité des sensations qui ont donné naissance à ce recueil
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Seitenzahl: 25
Veröffentlichungsjahr: 2021
Danse et chant flamenco
Symphonie nocturne
Beauté?
Lumière hivernale
Ô tempora
Senteurs de prunes
Rêves d’orage et de pluie
Rêveries en bossa nova
Masque ultime
La nuit éclairée
Bodhisattvas
Pensées vagabondes
Etrangetés oniriques
Oxygène
Méprise
Synesthésies printanières
Septentrions amoureux
Songe éveillé
Musicalité colorée
Synesthésies amoureuses
Magie incantatoire
Aimer c’est entendre.
Symphonie concertante
Ton âme offre
Atmosphère
Quand les dormeurs paisibles
Symphonie d’aurore
Contraste poétique
Eveil de la forêt
Évanescence musicale
Spleen
Une guitare ...la voix de Pepe
Marchena,
Les jardins d’Andalousie frappent à ma porte
Et le ruissellement des arpèges syncopés flottent
Une pincée de corde et me voilà à Granada.
Danseurs et danseuses cambrés martelant de leurs pieds
Le tempo cascadant comme une bouffée
Et le chanteur à la voix vibrante de conteur
Le rythme s’accélère et les olé pleuvent en chœur .
Montant vers l’azur les senteurs de fleurs d’orangers
En fumerolles parfumées qui s’évaporent
Sont plus sensuelles que les sombres mandragores
Et toujours le claquement rotatoire des danseurs inspirés.
Ainsi va le flamenco avançant et tournant,
Et les femmes aux yeux de braise et port de reines,
Marquent la cadence du chant ondulant,
Les danseurs aux regards défiant la géhenne.
Le flamenco ,danse pétrie d’intériorité,
Enferme les danseurs arqués et félins
Des visages et des corps saisis par l’entrain
D’un rituel sacramentel déclamé.
Le cante hondo remonte les temps immémoriaux
Un mélange de rigueur et de fièvre oscillante
Les aigus tourbillonnants cèdent soudain à l’andante
D’un accord final qui donne la mort au flamenco.
La nuit chantait son mystère que la brise colportait
Une symphonie ,con anima ,glissait dans l’air,
Je l’entendais pourtant ,c’était une élégie stellaire,
Sertie de bruissements et de soupirs étoilés.
La Voie lactée semblait le clavier d’un clavecin
Et les étoiles pulsaient de place en place
Elles composaient une symphonie d’arpèges fugaces
Les ténèbres s’éclairaient d’une poussière d’or fin.
La lune revêtue ,d’une houppelande d’argent
Jouait les éclairagistes du clair-obscur d’aigue-marine ,
Les nuages nacrés se fondaient dans le firmament ,
On eût dit le ciel tourbillonnant de Vincent .
Il venait des cieux comme une prière,
Instants d’appartenance de l’homme à l’univers,
La nuit étoilée semblait un livre d’heures
Dont l’écriture onciale s’écrivait en lettre d’or.
La lumière pâle de fanal du clair de lune
Saupoudrait l’ombre complice pour nous plaire
Séléné nous offrait sa grâce tutélaire ,
Tu étais près de moi et nos âmes ne faisaient qu’une.
Parfois je m’interroge sur la beauté des choses
Qu’elle soit dans la musique qui me séduit
Un lamento de saxo qui swingue dans la nuit,
Un vibrato de violon beau comme un lit de roses.
La caravane nacrée des nuages en goguette;
Dans la vibration dorée des blés, le chant de l’alouette;
L’épaulement des Pyrénées dans les lointains ;
