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Dans Tant que le soleil brille, IBBY peint avec sincérité un paysage poétique où le harcèlement, les blessures du passé, les amours fanés, la peur, la déception, le courage, la solitude, et la résilience se mêlent. C'est un recueil de poésie qui respire la vie, qui célèbre la détermination qui brille en chacun de nous, invitant l'âme à danser dans la lumière de l'espoir, même au coeur des ténèbres. Message de l'autrice : Tant que le soleil brille, ne lâche pas.
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Seitenzahl: 33
Veröffentlichungsjahr: 2024
1 - ÂME BRISÉE
ART SCELLÉ
AMOUR DES CD
2 - ÂME RÉSILIENTE
PEAU TEMPS CIEL
SOL Y TÚ
3 - ÂME PUISSANTE
COUPS, RAGE
DIS, FAIS, RENDS
Note :
Prends tout ce qui peut t’aider.
On appelle ça un cœur brisé,
mais ce n’était pas que mon cœur.
C’était mon âme toute entière qui a été
décontenancée
de la vie qui l’habitait.
- âme brisée
Maux cueillis dans le passé, car moqueries dans ce passé.
- harcelée
Tu rigoles, mais ça ne te fait pas rire. Ce n’était pas une blague et tu le sais, c’était méchant. Ton cœur le sait.
Certaines âmes
te montreront l’exemple
à ne pas suivre.
Tu t’es sentie sans valeur, lorsqu’ils se sont tous moqués de toi. Tu t’es senti sale et seule, quand ils t’ont pointée du doigt. T’as longtemps attendu les fins de soirées pour pouvoir te lâcher. Combien de récrés as-tu passées cachée ? Combien de fois as-tu sentie ton cœur battre plus fort, lorsque tu entendais les mots durs qu’ils employaient pour t’évoquer. Ça t’a valu des nuits blanches, et beaucoup de pensées noires. Tu te souviens du nombre de fois où t’as essayé de recoller les morceaux d’une relation qu’ils avaient brisée. Ou de toutes les fois où t’as demandé pardon, alors que tu n’avais rien fait. T’avais trop de douceur, trop de gentillesse dans le cœur, ils se sont servis de ça pour t’écraser. Tu savais pas dire « non », alors même broyée sous leur pas t’as dit, « oui ». Ils t’ont détruite. Ton courage t’a conduit à te consoler par le rire. Tu te berçais d’illusions, et tu nageais dans les rêves pour te perdre dans le faux, car le vrai te faisait mal. Tu avais mal.
- art scellé
Tu connais ce mot, hein ? En long, en large, et en travers. Tu l’as entendu pour t’évoquer, tu l’as vu dans le regard des gens, tu l’as touché sur ta peau. Tu connais ce mot. Tu connais ses ravages, tu connais le carnage. T’as fini par saisir très jeune que dans ce monde, les physiques « beaux », valent plus que les cœurs bons. Tragédie. T’avais à peine cinq ans, quand tous ces bambins t’ont jetée au sol, puis frappée [...]. Manque de bol, il avait plu ce jour là. Tu te souviens de l’humiliation, tu te souviens du bruit qu’à fait ton cœur de bébé, tu l’as entendu battre jusqu’à tes petites oreilles. Pourquoi fallait-il souffrir autant ? Pourquoi ces kilos en trop valaient-ils plus que la petite fille que tu étais ? Pourquoi étaient-ils focalisés sur ça, à … un aussi jeune âge ? « Grosse » on t’a dit, et on t’a fait culpabiliser pour ça. « Grosse » on t’a répété, et tu t’es, bouché les oreilles, pour avancer parmi les orties. « Grosse », on t’a crié, et tu as coupé ces orties pour courir sur une route droite et claire. « Grosse », tu connais ce mot.
Tu l’as vécu.
Le manque de monnaie,
le manque de confiance,
le manque d’estime,
t’ont conduite à être moins
que tout ce que tu pouvais être.
Quand on te dit à sept ans que t’es laide,
c’est difficile de croire à cet âge que t’es belle.
Aujourd’hui encore tu doutes. Venin.
Ils auraient pu retenir leurs langues et
leurs doigts pointus. Ils auraient pu,
ils ne l’ont pas fait.
Ils ont menti, tu étais belle dehors et dedans ; et eux, ils
étaient laids de l’intérieur.
- cheum
Trop gentille,
donc
trop de gens pillent.
Jeux thé
commun,
déchet,
tu t’es
recyclée.
- tej’
Tu
ne te respectes pas
pour des gens qui
ne te respectent pas.
Ce qui m’attriste le plus,
c’est l’attachement que tu portes à l’avis des gens.
Et le tien ?
Ce
« toujours plus d’eux »
sera ton
« toujours moins de toi ».
Avec certains.
