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Un appel va replonger Orso dans un passé qu’il pensait avoir laissé derrière lui…
Il y a dix ans, Orso a tout quitté pour échapper à un passé douloureux, trouvant refuge auprès des Wild Angels, un groupe de bikers impitoyables. Mais lorsque des fantômes du passé refont surface, les souvenirs et la souffrance remontent à la surface, menaçant de détruire l’équilibre qu’il a si difficilement bâti. Désormais, Orso doit faire face à ce qu’il a fui pendant des années, confronté à des retrouvailles inattendues et à un danger imminent qui pourrait tout remettre en question. Entre tensions, trahisons et désirs incontrôlables, Orso devra choisir entre sa vie de biker et un passé qu’il ne peut plus ignorer. Parviendra-t-il à se libérer des démons qui le hantent, ou sombrera-t-il dans le chaos de son propre passé ? Découvrez une romance palpitante, mêlant suspense, action et passion brûlante, où bikers, bad boys et émotions intenses s’entrelacent pour un moment de lecture captivant !
EXTRAIT
Quand enfin je sais pourquoi Elisha est venue me trouver, je me demande si je n’aurais pas préféré rester dans l’ignorance. Savoir que ce sont ces enculés de Devil’s qui sont derrière cette sombre affaire me met hors de moi. Et dire que leur enflure de président connaît Eli et la harcèle. Cette histoire, je le sens, va être un puits d’emmerdes. — Oui Eli, je connais hélas ce MC de merde. Tu as bien fait de venir me voir et surtout d’avoir peur d'eux. Nous ne sommes pas des enfants de chœur, mais comparés aux « Devil’s Sucks », on est des débutants. Je regarde une nouvelle fois la photo de la pauvre Kat, puis décide de prendre Eli dans mes bras. Elle craque, et je la serre fort contre moi. C’est logique, elle adorait tellement sa grande sœur. Je me souviens encore de toutes les fois où elle suivait Kat comme son ombre, pour essayer de lui ressembler. — Ne t’inquiète pas, Eli. Tu es en sécurité ici avec nous. Sache que ces enculés vont payer pour ce qu’ils ont fait à Katarina.
CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
"Une romance addictive avec des bad boys, des émotions fortes, et une intrigue pleine de suspense. J’ai adoré chaque page !" -
corely, Booknode
"Un savant mélange d’action, de sensualité et de rebondissements. Impossible de lâcher ce livre une fois commencé !" -
Alienor-7, Booknode
À PROPOS DE L'AUTEURE
Nh Paloma
- Originaire de Decize dans la Nièvre/Bourgogne, Nh Paloma est maman de trois enfants et passionnée de lecture depuis toujours. Après des années à écrire pour le plaisir, elle décide de se lancer dans l’aventure littéraire en publiant ses propres histoires. À travers ses romans, elle explore des univers sombres et passionnés, peuplés de personnages torturés et de récits intenses.
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Veröffentlichungsjahr: 2020
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The Wild Angel
Caly. G.
&
NH Paloma
Romance
Editions « Arts En Mots »Illustration graphique : © Val
Prologue
Tout d’abord, je me présente, je suis Orso. Je travaille dans un salon de tatouage avec certains membres du club.
Je suis membre d’un groupe de bikers « The Wild Angel » depuis maintenant plus d’une dixième année. Pourtant j’avais un destin tout tracé avec la femme que j’aimais plus que tout au monde, mais il a suffi d'une seule seconde pour que ma vie tourne au cauchemar.
Maintenant, je vis l’instant présent. Je profite de chaque moment comme si celui-ci était le dernier. Le pire dans tout cela c’est que je ne sais même pas ce qu’est devenue celle que j’aimais, personne n’a retrouvé son corps depuis que ce gang de motards avait braqué cette banque. Dans un sens, j’ose espérer pour elle qu’elle est morte sinon elle doit vivre l’enfer.
En premier lieu, j’ai voulu être dans cette communauté de bikers pour la retrouver, mais maintenant, j’adore ça, et je ne vis que pour lui et mes potes aussi fous que moi. Bien sûr il y a des femmes prêtes à écarter les cuisses pour le premier mec qui porte un blouson. Nous les appelons les brebis, elles sont là pour satisfaire nos moindres envies et consentantes bien sûr.
D’ailleurs, je suis en ce moment même, avachi sur le canapé du club house avec la belle Cassandre entre mes jambes en train de me tailler une pipe comme je les aime. C’est vrai que cette dernière est très douée dans ce domaine jusqu’à cet instant je n’ai trouvé personne d’aussi performante qu’elle.
— Continue ma belle, tu sais que j’aime avoir ta jolie petite bouche de suceuse sur ma queue, lui dis-je en lui faisant prendre un rythme plus soutenu, puis crache ma semence dans sa bouche quelques minutes plus tard dans un râle de plaisir.
Une fois que je reprends pied avec la terre ferme, je pousse la nana et me lève sans aucun regard vers cette dernière. Après tout, les brebis sont là pour notre plaisir et rien d’autre.
Je monte dans ma chambre, m’allonge sur mon lit et repense à mon adolescence avec celle que j’aimais le plus au monde : Katarina. Le pire c’est que je ne sais même pas si elle est encore en vie ou pas.
Je suis toujours dans mes pensées quand je sens mon téléphone vibrer dans ma poche. Je l’attrape et regarde le numéro. D’un coup mon cœur bat plus vite dans ma poitrine cela fait des années que cette personne ne m’a plus donnée aucune nouvelle. Que me veut la petite sœur de Katarina…
Chapitre 1
Elisha
Je sors de chez moi complètement retournée par ce que je viens d’apprendre par mon meilleur ami Caleb. Il est policier dans le commissariat du quartier. Alors que je cours droit devant sans m’arrêter, j’ai envie de crier, j’ai besoin de faire sortir toute cette colère que je ressens. Des larmes coulent le long de mes joues sans que je puisse les retenir. Je ne sais pas comment prendre ce que l'on vient de me dire. Certes, nous n’avions pas de nouvelle de ma grande sœur depuis des années maintenant, mais nous gardions toujours espoir de la retrouver un jour. Et là, j’apprends qu’ils ont retrouvé son corps mutilé, violenté sur le bord de la route départementale de la grande ville proche de chez nous.
Je pense qu’elle avait réussi à leur échapper et qu’ils l’ont tuée pour cela. Je vois rouge et n’ai qu’une seule idée en tête pour la venger, mais je n’y arriverai jamais seule. J’ai besoin d'aide, besoin d’une personne qui était très attachée à elle. Quand je repense à Orso mon cœur bat la chamade. La première fois que j’ai vu cet homme, grand, costaud et avec un corps de rêve, j’ai complètement craqué pour lui, mais lui n'en avait qu’après Katarina. J’avoue qu’à l’âge que j’avais quand ils se sont connus, j’étais encore un peu jeune pour penser à me maquiller ou me faire belle pour un mec. Je sais que je dois le prévenir, qu’il fasse vraiment un trait sur elle, mais hors de question que je lui dise par téléphone, je préfère le voir et lui dire directement ce qui est arrivé à la femme qui n’a jamais quitté son cœur. J’ai un pincement au mien en sachant que ce type ne ressentira jamais rien pour moi.
Au bout d’une heure de course, je me sens vidée de toute émotion et je décide de rentrer chez moi sachant très bien que Caleb y sera toujours à m’attendre sur le canapé. Depuis quelque temps maintenant nous couchons ensemble pour prendre simplement du bon temps. Enfin pour ma part, car je sais que lui est très amoureux de moi tandis que du mon côté je ne ressens pas la même chose pour lui. D’ailleurs, je lui ai dit franchement, mais il m’a répondu qu’il prendrait ce que je lui donnerai donc il sait à quoi s’attendre, je ne joue pas avec lui. Je monte les escaliers, pour aller dans mon appartement, je rentre et je tombe direct sur Caleb les yeux noirs de colère.
— Putain de merde Eli… Tu étais où ? Je me suis fait un sang d’encre pour toi… dit-il hors de lui.
Il me hurle dessus, alors qu’il vient de m'annoncer que ma sœur a été retrouvée morte, dans un fossé et le corps mutilé suite aux nombreux coups qu’elle a dû recevoir. Mon sang bouillonne dans mes veines et je lui hurle dessus à mon tour.
— Je ne t’ai rien demandé Caleb ! alors fiche moi la paix et fait pas chier d’accord. Je n’ai pas besoin que quelqu’un qui me surveille à longueur de journée pour savoir si je vais tenir le coup ou non. Je suis une grande fille maintenant tu sais, dis-je en radoucissant ma voix.
Caleb passe une de ses mains dans son cou et frotte sa nuque, un signe de stress chez lui.
— Je suis désolé d’agir comme cela avec toi ma belle, mais je tiens trop à toi pour qu’il t’arrive une chose comme ta sœur à du vivre, dit-il en s’écartant de moi pour que je puisse enfin aller jusqu’à mon fauteuil.
Il s’assoit en face de moi la tête baissée entre ses mains. Je sais que ce que je vais lui dire va le rendre encore plus triste qu’il ne l’est déjà, mais je dois reprendre contact avec Orso et venger Katarina avec, ou sans son aide et je sais qu’avec Caleb dans mes pattes, il ne me laissera jamais risquer ma vie ainsi et agir comme je le souhaite. Je prends une grande inspiration et me lance :
— Je vais partir quelque temps loin d’ici Caleb. J’ai besoin de retrouver une personne qui va pouvoir me comprendre et m’aider dans ce que je veux faire, lui dis-je simplement sans plus entrer dans les détails, car le reste ne le concerne pas.
Je vois ces yeux noisette s’assombrir.
— Très bien… dit-il en se levant d’un seul coup. Je vais sortir de ta vie à partir de cet instant Elisha. Ne viens plus pleurer dans mes pattes quand tu auras besoin d’une épaule pour te réconforter ou quelqu’un pour partager ton lit. J’ai donné assez de ma personne pour rien avec toi, cette fois c’est fini…
Il se dirige vers la porte.
— Tu sais depuis le début de notre relation que je ne voulais rien de sérieux avec toi, putain…, balancé-je.
Il se retourne vers moi et ce que je lis dans ces yeux me fait mal, mais je n’y peux rien, je ne suis pas amoureuse de lui et je ne lui ai jamais menti sur notre pseudo relation.
— J’y ai cru jusqu’à la dernière seconde je pensais bêtement que tu finirais par tomber amoureuse de moi Eli… Mais je comprends que cela n’arrivera pas. Je dois m’éloigner de toi pendant quelque temps donc ton départ arrive à pic et peut-être que quand tu seras de retour j’y verrai plus clair, termine-t-il en ouvrant la porte.
— Je suis désolée Caleb, lui dis-je tristement avant qu’il ferme la porte une fois sorti.
Je reste sous le choc quelques secondes, mais je me reprends très vite. Il faut que je téléphone à Orso en espérant qu’il ait toujours le même numéro qu’à l’époque sinon il faudra que je me débrouille seule. Je fais défiler les numéros dans mon répertoire jusqu’au sien et avant de changer d’avis je tape sur la touche appeler. À peine trois sonneries plus tard, j’entends enfin la voix rude et froide d’Orso :
— Elisha ?
L’entendre prononcer mon prénom me donne des frissons dans tout le corps. Je sais que je dois me sortir ce type de la tête, mais je n’y peux rien si mon cœur ne l’entend pas ainsi.
— Salut à toi aussi Orso, lui réponds-je d’un ton aussi détaché que je le peux.
Je l’entends soupirer à l’autre bout :
— Que me vaut cet appel gamine, me demande-t-il.
Je soupire. Je déteste toujours autant qu’il me surnomme de cette façon ridicule. Pour lui, je serais à jamais la petite sœur de celle qu’il a aimée.
— Je veux savoir où tu te trouves… J’ai un truc à te dire en face à face, lui expliqué-je.
J’entends d’autres voix autour de lui, surtout celle d’une meuf qui lui demande s’il a besoin de ses services. De quoi elle parle cette conne. De quel service aurait-il besoin ?
— Plus tard ma belle, tu me rejoindras dans ma chambre, l’entends-je dire à la femme près de lui. Écoute Elisha, je suis un peu pris comme tu peux le constater donc dis-moi ce que tu dois me raconter maintenant ou sinon je raccroche, crie-t-il d’un ton froid que je ne lui reconnais pas.
Il croit vraiment que je vais céder à son chantage, là, il rêve. La Elisha d’avant l’aurait sûrement fait, mais plus maintenant.
— Hors de question Orso, soit, tu me dis où tu habites sinon tu ne sauras jamais rien de ce que je voulais t'annoncer, lui dis-je fermement. Et décide-toi vite tu as cinq secondes sinon je me débrouille sans toi… un… deux… trois… quatre…
Je suis prête à raccrocher quand j’entends sa voix.
— Putain Elisha tu es toujours aussi chiante après toutes ces années, dit-il. Je suis à Los Angeles mais tu n’en saura pas plus. Juste quand tu seras en ville, préviens-moi et je viendrais te chercher. Ça te va gamine ? me demande-t-il.
Je me retiens de lui gueuler dessus.
— Parfait connard !!! Je te préviens dès que j’arrive, et je lui raccroche au nez ne lui laissant même pas le temps de répondre.
Je suis assez fière de moi sur ce coup-là. Je prépare donc ma valise, réserve un billet d’avion pour Los Angeles, mange un petit bout puis vais au lit en pensant à comment je vais bien pouvoir lui annoncer que la femme qu’il a aimée n’est plus de ce monde. Je pleure la sœur que j’ai perdu une bonne partie de la nuit et je m’endors épuisée, vidée…
Chapitre 2
Orso
Bordel de merde, je n’en reviens toujours pas de ce qu’il vient de se passer. Des années que j’évite de penser à tout ce qui a un rapport avec Katarina et en un appel tout est remis en question. Penser à Elisha me fait penser à Kat et penser à elle me fout un coup au moral. C’est à ce moment précis que Cassandre décide encore une fois à revenir à la charge comme quand j’étais au téléphone avec Eli.
— Orso, mon chou tu as l’air bien tendu. Tu as besoin que je te détende, me susurre-t-elle.
Je me retiens de soupirer et de lever les yeux au ciel.
— Cass, me fais pas chier. C’est vraiment pas le moment. Alors va te faire foutre et va te faire baiser ailleurs, lui réponds-je sèchement.
Je passe devant elle en la bousculant et en serrant les dents et lui crache au visage.
— Oublie de venir me voir ce soir, ça nous fera des vacances à tous.
Je quitte ma chambre et descends dans la salle commune ou il y a foule ce soir. Bon nombre de mes frères sont présents la plupart bien occupés, soit avec des brebis chaudes comme la braise ou a boire un verre avec leur régulière.
Je rejoins Angel au bar. Angel est notre président, mais il est aussi notre fondateur. Pour moi, il est ce qui représente le plus une figure paternelle depuis que j’ai rejoint les rangs du club. Je me laisse tomber sur mon siège en soupirant et demande au prospect qui est derrière le bar de me servir une bière. Angel me regarde en fronçant les sourcils :
— Orso, qu’est-ce qu’il t’arrive petit ? me demande-t-il en me regardant de haut en bas.
Je descends la moitié de ma pression cul sec avant de lui répondre.
— Oh pas grand-chose Prés…, mon passé qui vient de me téléphoner. Et j’avoue ça fout une sacrée claque dans la gueule quand même.
Je soupire et finis de boire le reste de ma bière en sentant le regard lourd et pesant de mon président sur moi.
— Tu veux m’en parler gamin ? me dit-il tous d’un coup.
Je tourne le visage vers lui et pousse un soupir à fendre l’âme :
— Hélas Prés, pour le moment j’en sais autant que toi. La gamine va sûrement débouler dans les jours qui viennent pour m'expliquer le pourquoi de son appel. Mais d’ici là, je suis dans un putain de flou, ça me fout les nerfs sévères. T’imagines j’ai envoyé chier Cassandre quand elle est venue me voir après cet appel !
Angel me regarde, les yeux ronds comme des billes avant d’exploser d’un rire tonitruant. Quand enfin il semble se calmer, c’est pour me donner une énorme claque dans le dos à m’en décrocher quelques côtes.
— En même temps cette petite pute n’a pas perdu son temps, parce que si tu te retournes, tu la verras se faire démonter par Kéo. Et le connaissant il va la mettre KO pour quelque temps.
Je pouffe d’un petit rire sans joie à la vieille vanne que vient de sortir mon Prés. Je secoue la tête pour arrêter de penser à quoi que ce soit et je me lève en posant une main sur l’épaule d’Angel :
— Bon je vais aller me pieuter, car demain c’est moi qui suis d’ouverture du salon. À plus Prés.
Je le quitte comme ça et monte me coucher en pensant toujours au coup de fil d’Eli.
Cette nuit a vraiment été une des plus merdiques au monde depuis que Kat a disparu. Je n’ai fait que rêver en boucle de sa disparition, au vide intersidéral que j’ai ressenti en moi quand je n’ai pas réussi à la retrouver.
J’en ai tellement marre de me tourner et retourner dans mon pieu que je me lève et me pose sur ma table à dessin installée devant la fenêtre de ma chambre. Je me masse l’arête du nez puis je regarde le dessin que je vais devoir réaliser ce matin sur ma cliente. Elle veut un mixe entre deux images, une geisha qui sort d’une fleur de lotus. Pour moi c’est assez simple enfin quoique beaucoup de détails et de travail en perspective, mais j’aime mon boulot au sein du club. Être tatoueur a toujours été un truc que je voulais faire.
Une fois l’heure de me bouger le cul arrivé, je file prendre une douche et je vais m’habiller tranquille, je descends dans la salle commune où se trouve juste un prospect derrière le bar qui en me voyant commence déjà me préparer un café alors que je m’assois sans rien lui dire. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire je suis servi et reste dans mes pensées tout en buvant mon café, que je finis en moins de deux. Je salue rapidement le prospect et file jusqu’à ma moto une BugattiPanigaleV4s rouge. Ce petit bébé est ma Ferrari perso, mon petit plaisir coupable et j’en prends soin. En tout cas, c’est sur elle que je choisis de grimper aujourd’hui pour rejoindre le salon.
J'arrive rapidement devant le salon de tattoo, le « The Wild Angel’s Tattoo ». Oui je sais on n’a pas été bien loin pour le nom, mais quand on a décidé du nom on a voulu comme rendre un hommage à notre Prés, mais on voulait aussi « montrer » nos couleurs à tout le monde.
Je me gare avec mon bébé à portée de vue depuis la boutique. Je suis gaga avec ma moto, en même temps vu le prix que j’ai mis pour l’avoir c’est normal.
Je rejoins la boutique et l’ouvre. Je vais allumer toutes les lumières, j’en profite pour me faire couler un café, tout en laissant mon casque et mon cuir en salle de repos. Pendant que mon café finit de couler, je commence à préparer ma salle pour mon premier rendez-vous de la matinée, le fameux tattoo que j’ai retravaillé pendant mon insomnie. Je n’ai pas le temps de dire ouf que mon portable m’annonce l’arrivée d’un SMS. Je le sors de la poche de mon jean et un sentiment étrange me prend au bide quand je vois de qui vient ce message : Elisha. Je l’ouvre avec une certaine appréhension, mais ce que j’y découvre me tire malgré tout un petit sourire.
« Salut Mister Connard, mon avion atterrit ce soir à vingt et une heure, donc bouge ton cul et sois à l’heure. »
Je me décide de lui répondre dans le même style qu’elle :
« Salut gamine. Ne t’en fais pas si je ne suis pas personnellement présent il y aura quand même quelqu’un pour te récupérer. À ce soir mouflette. »
Je range mon portable dans ma poche, continue mon installation jusqu’à ce que la machine à café se rappelle à mon bon souvenir. Je vais récupérer mon précieux qui a fini ou qui est fait à vous de voir et vais m’installer à l’accueil de la boutique où je branche l’ordinateur pour avancer Kitty quand elle arrivera. Je finis à peine ma tasse que le carillon de la porte sonne. Je relève la tête en souriant en découvrant ma première cliente du jour, car elle ne doit pas voir le trouble qui m’habite depuis hier soir.
— Salut Candy, alors prête pour passer sous mes aiguilles ? Lui demandé-je toujours en souriant.
— Oh oui Orso, prête comme jamais. Même si je sens que tu vas prendre plaisir à me faire souffrir.
J’explose de rire de sa réponse. Je m’attendais à tout, mais pas ça. Cette cliente assez régulière est vraiment cool et l’entente entre le tatoueur et son client est importante.
— Bon Candy, on s'installe quand tu veux, ça risque de prendre du temps cette pièce, lui annoncé-je tout en lui indiquant la salle de travail d’un signe de main.
C’est comme cela que commence cette journée de boulot si courte, mais en même temps si longue.
Chapitre 3
Elisha
Je sursaute dans mon lit, et me retrouve assis dans celui-ci alors que mon réveil sonne. Je n’ai qu’une envie, de le balancer contre le mur. Pourtant je tends la main vers la table de chevet pour l’atteindre et l’éteins. Je me lève péniblement, car je sais que cette journée sera longue et dure, mais il faut aussi que je passe dire au revoir à mes meilleures amies.
Je suis triste de m’éloigner d’elles pendant un temps indéterminé, pourtant je sais au fond de moi que je dois faire ce voyage seule pour régler tout ça une bonne fois pour toutes. Il faut dire que j’ai aussi hâte de revoir Orso, savoir ce qu’il est devenu depuis toutes ces années et s’il est toujours craquant.
Je prends sur la chaise à côté de mon lit la tenue que j’ai préparée la veille et pars directement en direction de la salle de bain. Une fois dans celle-ci je me douche en moins de dix minutes, un record venant de moi, mais je n’ai pas le temps de traîner ce matin. Je dois rejoindre mes amies le plus vite possible pour une dernière matinée shopping avant longtemps, ensuite restaurant puis mon avion décolle vers trois heures de l’après-midi. Je me sèche le corps et les cheveux. J’enfile mes sous-vêtements, un jean slim noir, ainsi qu’un top de la même couleur au décolleté plongeant. Je me regarde dans le miroir et souris heureuse du résultat. Je démêle mes cheveux et décide de me faire une simple queue de cheval haute, un peu de maquillage, mais pas trop, car je me trouve plus belle au naturel. Une fois tout cela fait je sors de la salle de bain, passe dans ma chambre et attrape ma valise. Je prends dans ma table de nuit mon parfum du moment en mets quelques gouttes à des endroits précis, puis je sors en faisant rouler mon bagage jusqu’à la cuisine.
Je me sers un café noir et m’installe à la table de la cuisine. Je sors mon téléphone de ma poche arrière, puis je vais dans mon répertoire afin de cliquer sur le nom de ma best pour l’appeler. Au bout de deux sonneries, elle décroche :
— Eli ça va ? Tu es déjà prête pour la dernière virée avant un petit moment, me demande-t-elle.
— Et comment… La carte bleue risque de chauffer, il me faut certains vêtements pour faire craquer les mecs sexys de là-bas, dis-je rêveuse.
J’entends Rachel soupirer à l’autre bout de fil.
— Je suis juste dégoûtée de ne pas pouvoir venir à Los Angeles avec toi pour me taper quelques mecs canon, me sort-elle en rigolant. En plus je suis sûre qu’au moins un type sera capable de faire ronronner ma petite chatte comme jamais.
Je crache ma gorgée de café devant moi, manquant de m’étouffer à ces paroles crues.
— Mais tu es complètement malade Rachel, j’ai bien failli m’étrangler à cause de tes conneries… Pfff… Pauvre tarée va, lui dis-je.
Elle rigole de sa connerie.
— Ca va décoince toi un peu Eli, ne fait pas ta prude… Qui c’est, peut-être que le mec pour qui tu craques depuis des années va tomber sous ton charme, me lance-t-elle toujours morte de rire.
— Je ne pense pas du tout Rachel. Je ne suis pas le genre de fille qui doit lui plaire. Il préfère les nanas sûres d’elle, un peu comme toi, je lui réponds.
— Ouais, nous verrons bien… Bon il faut que je termine de me préparer avant de venir te retrouver. À plus ma belle, on se retrouve au centre commercial. Dans vingt bonnes minutes, je suis là-bas.
— D’accord à de suite !!!
Je raccroche et file mettre mes converses noires. Il faut que je mette mes deux autres paires dans ma valise ainsi qu'une paire d’escarpins. Après tout peut-être que Rachel a raison, si je rencontre quelqu’un, il faut que je sois présentable. Cinq minutes plus tard, je suis prête. Je mets ma valise dans le coffre de ma Chevrolet jaune, ferme la porte de ma maison et monte dans ma caisse direction le centre commercial.
J’arrive sur le parking en moins de cinq minutes, j’avoue que j’ai roulé un peu plus vite que la normale, mais chut. Je sors de mon bolide et j’aperçois devant l’entrée du centre commercial Rachel et Nadège qui m’attendent avec impatience. Enfin surtout Nad qui est une accroc des boutiques. Elle dépense en fringue par mois plus de deux mille dollars, après elle peut se le permettre vu le compte bancaire de ses parents. Nadège n’a jamais manqué de rien sauf de l’amour de ces géniteurs. Seules Rachel et moi savons ce qu’elle ressent. Je souris, avance vers mes deux meilleures amies bien décidées à profiter à fond des dernières heures que nous allons passer ensemble avant mon départ.
Nous passons plus de trois heures dans différentes boutiques et j’en sors avec plus de six sacs. J’ai acheté quatre jeans, deux robes assez sexy que les filles m’ont dit de prendre, des tops courts, des sous-vêtements en dentelle de différentes couleurs, des nuisettes et pleins d’autres choses. D’ailleurs pour une fois Rachel et Nadège n’ont rien pris pour elles, mais elles ont acheté des choses pour moi.
Une fois dehors, nous nous dirigeons vers ma voiture pour que je mette toutes mes dernières emplettes dans ma valise et allons déjeuner dans le fast-food du coin. Nous prenons notre commande et allons nous asseoir à une table pour manger tranquillement.
— Je suis triste que tu partes Eli… Si, j’avais pu, je serais venu avec toi. En plus, je suis sûre qu’il y a des mecs pas mal. Promets-moi de prendre des photos pour que je puisse au moins mater, me lance Nadège alors qu’elle met une frite dans sa bouche.
Je lève les yeux au ciel :
— Tu n’as pas un mec en ce moment ou je me trompe, lui demandé-je.
Elle soupire.
— En effet, mais ce n’est pas sérieux et puis tu me connais, je ne garde jamais un mec bien longtemps, me balance-t-elle.
— Tu sais le jour où tu rencontreras le bon, on en reparlera.
Elle hausse les épaules et rigole.
— En attendant, je profite de la vie ma belle et pas qu’un peu si tu vois ce que je veux dire, dit-elle en fixant un mec brun pas loin de notre table qui la mange du regard.
J’abandonne, je sais qu’avec Nadège je n’aurais jamais le dernier mot sur ce genre de chose. Nous terminons donc le repas dans la bonne humeur et sortons du restaurant d’un pas lourd, car nous savons toutes les trois que le moment de la séparation sera très dur. Arrivée devant ma voiture, mes larmes roulent sur mes joues, tout comme pour mes amies, nous ne nous sommes jamais quittés une seule fois depuis notre rencontre qui remonte aux bacs à sable.
Je serre très fort Rachel et Nadège puis leur fais un gros bisou, leur promettant de les appeler dès que j’arrive à Los Angeles puis je monte dans ma caisse et prends direction l’aéroport. Je gare ma Chevrolet sur un parking réserver au voyageur et rentre dans l’aéroport pour prendre mon vol. Je me dirige vers le guichet pour enregistrer ma valise. Une fois cela fait et ma carte d’embarquement en main, je passe le contrôle de sécurité et j’embarque enfin à bord de l’avion qui m’emmène vers Orso et mon avenir.
Je passe plus de quatre heures a voyager à côté d’un mec très sympathique et mignon qui également va à Los Angeles. D’ailleurs grâce à lui, je ne vois pas le temps passer et franchement j’aime bien parler avec lui. Je lui propose qu’on se revoie pendant mon séjour, ce qu’il accepte avec joie. Il me donne son numéro de téléphone et je fais de même. Nous descendons de l’avion et Esteban me lance avec un sourire charmeur, devant faire craquer toutes les filles qu'il rencontre :
— Je serais très heureux de te revoir Elisha.
— Dans ce cas à très bientôt. Je te téléphone dès que je peux pour qu’on se revoie, réponds-je.
— Parfais ma belle !!! A très vite…
Puis il s’éloigne de moi non sans m’avoir fait un bisou sur la joue plus longtemps que la normale. Je sors mon téléphone de la poche, cherche le nom d’Orso et clique dessus. Il décroche après trois sonneries.
— Allô gamine, me dit-il simplement.
Je grimace, car j’ai vraiment horreur qu’il m’appelle ainsi.
— Arrête de m’appeler de cette façon connard ! Tu dois te rappeler que je n’aime pas cela.
— Dans ce cas petite naine tu ne m’insultes pas ça te va, me balance-t-il.
— Je suis arrivée… Ne me dis pas que tu as oublié que mon avion atterrissez à vingt et une heures quand même, demandé-je un peu énervé.
Je l’entends dire à une meuf de se pousser qu’il a des choses à faire. Je sens mon cœur se briser, car je sais très bien ce qu’il faisait avec cette nana. Je dois vraiment me sortir ce type de la tête, il n’est pas pour moi.
— C’est bon j’arrive Gamine… Prends un truc à boire… Je suis sur place dans une bonne dizaine de minutes… termine-t-il.
— D’accord à de suite, finis-je par répondre sur un ton complètement détaché.
Je raccroche et me dirige à une table dans le bar de l’aéroport. Commande un café en attendant qu’il vienne.
Chapitre 4
Orso
Bordel de merde cette journée m’a paru encore plus longue qu’elle ne l’était en réalité. Entre mes rendez-vous prévus et toutes ces personnes venues soit pour être renseignées, soit pour faire un flash, aucun de nous n’a été épargné.
Nous finissons de faire la caisse pour rapporter la recette au QG, je regarde l’heure pour, je pense la première fois de la journée et pousse un soupir de frustration en voyant qu’il n’est pas loin de dix-neuf heures trente.
Il va vraiment falloir que je m’active si je ne veux pas être à la bourre pour aller à l’aéroport chercher la gamine. Je regarde où en est Kitty dans le nettoyage en rangeant la recette du jour.
— Et Hello Kiki, tu en as encore pour longtemps, beuglé-je depuis le comptoir pour qu’elle puisse m’entendre.
Et vu le grognement qui me parvient, elle m’a très bien entendu, enfin surtout le surnom débile dont je l’ai affublé juste pour la faire enrager.
— T’inquiètes pas face de cul, j’ai fini, me chante-t-elle en sortant de notre salle de repos avec mon cuir et mon casque avec lequel elle me colle un coup dans l’estomac en me le donnant.
— Toujours aussi aimable en fin de journée, lui dis-je avec mon petit sourire d’ange à qui on pardonne tout.
Elle lève les yeux au ciel en poussant un soupir à fendre l’âme tout en enfilant sa veste.
— Fais pas chier Orso, on vient de passer une journée de dingue et là un bon bain avec un putain de verre de sky m’appelle encore plus que de rentrer dans tes conneries, ronchonne-t-elle encore.
Je ne peux retenir un petit rire et passe un bras autour de ses épaules pour l’attirer à moi, je dépose un baiser sur son front avant de la pousser vers la sortie.
— Allez va trouver le bonheur dans ce foutu bain, je vais finir de fermer. Tu as bien mérité ce repos pour aujourd’hui, lui dis-je gentiment avec un petit clin d’œil.
Elle me serre fort dans ses bras en me faisant une bise sur la joue.
— Merci Orso, passe une bonne soirée et à demain, me dit-elle en me relâchant et en partant presque en courant.
Je lève les yeux en poussant un petit soupir, non, mais genre comme si j’étais un tyran, sérieusement…On aura tout vu avec elle. Je dépose mon casque sur le comptoir et je vais couper toutes les lumières après avoir fait un dernier tour pour voir si tout est nickel, ce qui est le cas vu que la tornade Kitty est passée par là. Une fois tout éteint, je reprends mon casque et ferme le shop pour aujourd’hui.
Je rejoins mon bébé est dès le moteur en route et le casque sur la tête je rentre fissa au QG, parce que bordel, le temps passe trop vite et que je vais finir par être à la bourre.
Je suis content, qu’il n’y aie pas trop de circulation aujourd’hui ce qui est une chose relativement rare quand même. Une fois arrivé je gare mon bébé à l’abri sous le regard un peu jaloux du prospect qui est affecté pour l’instant à la surveillance des motos. Je le salue d’un petit signe de la tête tout en me dirigeant vers la salle commune. Je regarde rapidement si je repère Angel, mais ne le vois nulle part, ce qui signifie seulement deux choses : soit il est en train de tringler une brebis dans un coin, soit il est encore cloîtré dans son bureau. Et le connaissant, je penche plus pour cette seconde option. C’est bien pour cela que je me dirige vers le fond de la salle commune pour rejoindre son bureau. Je ne suis pas encore arrivé que je vois le VP, Loan venir dans ma direction, autant en profiter pour lui demander ça m’évitera d’aller au bureau pour rien si Angel n’est pas là-bas.
— Salut Loan, le Prés. est dans son bureau ? Lui demandé-je alors que j’arrive devant lui.
— Salut Orso, Ouais ouais t’inquiètes il attendait justement que tu lui apportes la recette du jour pour finir sa journée, me répond-il avant de reprendre son chemin jusqu’au bar.
Je reprends donc ma route jusqu’au bureau du Prés. Et une fois devant la porte ouverte, je frappe contre le montant.
