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« Il y a un banc posé tout au bout de cette allée qui ne mène nulle part sauf à ce banc ».
Marie aime la mer, adore ses enfants et dessine avec bonheur. Et puis un jour, elle rencontre Alex qu’elle attendait depuis toujours. C’est un solitaire. À dessein. Marie apprendra vite pourquoi cet homme magnifique s’isole. Volontairement.
Qu’importe, Marie l’esquisse et Alex se laisse croquer avec passion. Jusqu’à ce que l’un ou l’autre ne puisse plus le supporter.
Sur un fond de bord de mer, des grains de sable et des miettes de croissant vont enrayer cette idylle naissante. Alex a choisi de rester imperméable à ce torrent d’amour. À cause de ÇA.
De la côte d’albâtre à la côte girondine en passant par Paris, Marie l’acceptera-t-elle ? Au pied des arbres ou les pieds sur le bitume, aura-t-elle la force d’accepter ce rejet ? Ou bien, affrontera-t-elle le jeu en y apportant ses propres règles ? Et surtout, Alex et ÇA le lui permettront-ils ?
Marie est une amoureuse folle et follement amoureuse. Elle est aussi combative, mais jusqu’à quel point ? Ouvrez ce livre, et vous le saurez.
À PROPOS DE L'AUTEURE
Née à Limoges en 1975, Géraldine Favard signe ici son premier roman, né de ses rencontres et pour lequel elle a puisé dans ses souvenirs. De sa parenthèse normande, mais plus encore de ce bassin d’Arcachon si cher à ses yeux. Elle travaille dans le domaine juridique et vit à Poitiers avec ses enfants.
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Seitenzahl: 155
Veröffentlichungsjahr: 2022
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Géraldine Favard
Toqués !
Roman
ISBN : 979-10-388-0499-9
ISSN : 2825-3213
Collection : Vibrato
Dépôt légal : décembre 2022
© couverture Sophie Priot pour Ex Aequo
© 2022 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle, réservés pour tous pays. Toute modification interdite.
Toqués ! n’est pas une simple histoire de tocade — pour jouer avec le titre — mais un étonnant récit entre deux êtres dont l’un refuse le sentiment amoureux tandis que l’autre le sublimera, à sa façon.
L’un, c’est Alex, d’origine brésilienne, célibataire, solitaire.
L’autre, c’est Marie, mère de deux enfants, séparée de son compagnon.
C’est aussi l’héroïne qui nous embarque, tout au long de ce roman, dans son monde farci de dessins, entrecoupé de souvenirs puisés depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte, alimenté par cette incroyable alchimie qui provoque tant de tumultes dans notre corps, notre cœur et notre âme.
L’amour se niche partout, trouve les fissures et les colmate. Si on le laisse faire, évidemment. C’est ce que Marie prouvera à Alex. Je n’en dis pas plus, vous le constaterez par vous-même au fil des mots qui surfent sur les pages, en référence métaphorique à la mer, chère à l’autrice.
Avec un style qui lui est propre, Géraldine Favard, dont c’est le premier opus, nous offre un texte singulier, original et empli d’émotion. Sa forme narrative mélange pensées et dialogues, nous laissant ainsi le loisir d’entrer totalement dans l’esprit de Marie et de naviguer avec elle dans ses émois.
Belle lecture à vous !
Jeanne Malysa
Je marche et marche encore. Je gagnerais du temps en bus mais je n’ai pas envie de rentrer. J’arpente la ville d’un pas décidé comme si je savais où j’allais. La nuit commence à tomber, les lampadaires à s’allumer, ce n’est plus le jour et pas encore la nuit. J’aime ce moment. La soirée sera peut-être exceptionnelle. J’imagine à chaque coin de rue que je vais faire une rencontre qui va bouleverser ma vie.
Je suis comme ça, une optimiste, une rêveuse. Je n’ai jamais réussi à être profondément malheureuse ou alors pas longtemps. Ce n’est pas dans ma nature ou un truc du genre. Je m’appelle Marie, j’ai quarante ans.
Pas à pas, sans l’avoir vraiment voulu, je me rapproche de ma maison. Je l’aperçois au loin. Il y a de la lumière chez ma voisine d’à côté. J’aime depuis toujours me demander ce que font les gens à l’instant précis où mon œil perçoit l’éclairage de leur intérieur. Ma voisine, une femme âgée qui vit seule avec sa chatte, doit être en train de regarder le journal télévisé un bol de soupe à la main, son animal ronronnant sur les genoux. J’aimerais avoir un chat, en plus du flat retriever qui adoucit déjà ma solitude quand mes enfants sont absents, cela m’apaiserait. Je pense à ces bars à chats dont j’ai entendu parler. C’est un drôle de concept quand même. Je me demande s’il existe aussi des bars à poissons rouges.
C’est à ce moment précis que je le vois.
Le point incandescent luit dans la pénombre, je ne vois que les contours de la main qui tient la cigarette, ces longs doigts presque féminins, je sais tout de suite que c’est lui. La silhouette gigantesque qui se découpe ne laisse aucune place au doute. Alex m’attend devant chez moi.
Mon cœur fait un bon dans ma poitrine. Ce n’est pas une image, il bondit vraiment et se fracasse contre ma cage thoracique, ça me fait un mal de chien.
Vous ne le savez pas encore mais je dessine. Sans cesse. J’ai un cahier dans mon sac et partout je griffonne, en réunion, dans une salle d’attente, dans le bus, sur mon canapé, j’esquisse. Je ne sais pas écrire mais je sais dessiner. Ce que je préfère ce sont les personnages, les visages surtout. Je ne fais pas de caricature, je cherche à coller à la réalité dans ses moindres détails, sans exacerber. Je suis très appliquée dans mon dessin, personne n’est parfait après tout. Mes sujets de prédilection jusqu’ici étaient mes enfants. Ma fille surtout, Juliette, ses longs cheveux bouclés et ses yeux en amande. Mon fils aussi mais je le réussis moins bien. Félix a un nez retroussé et des pommettes saillantes qui me donnent du fil à retordre.
Et puis j’ai rencontré Alex et j’ai tapissé les murs de ma chambre de ses portraits.
La rencontre a lieu à Paris, il paraît qu’elle est la ville des amoureux et j’aime bien les clichés.
C’est le début de l’été et je passe le week-end chez Mélanie. Je la connais depuis toujours ou presque. Au lycée on faisait déjà les petites connes. Mélanie est un peu comme ma sœur jumelle, nos vies se déroulent en parallèle. On a vogué sereinement sur la même mer d’huile puis traversé courageusement la même tempête. On a vécu les mêmes joies et les mêmes calamités. On a chacune des enfants partagés avec nos amours de jeunesse. On attend toutes les deux un évènement au coin d’une rue.
Pour l’heure, Mélanie fête son anniversaire. La nuit s’annonce joyeuse, les verres tintent en terrasse. Elle a invité quelques collègues et discute avec Marc. Ce mec lui plaît un peu, elle me l’a soufflé à l’oreille avant d’arriver, pas vraiment son genre mais parfois il faut forcer sa nature, a-t-elle ajouté. Cette idée me laisse songeuse et soudain je sens qu’on me regarde.
On ne peut pas dire que je reste bouche bée, la vérité c’est que je ne me dis rien du tout et c’est justement ce qui mérite d’être dit. À chaque fois que mon regard croise celui d’un homme, je m’interroge, je me questionne. Il ne me plaît pas, il me plaît, peut-être, j’en sais rien, ça viendra ou peut-être pas.
Je ne pense à rien du tout quand Alex s’approche de moi.
On boit un verre ensemble ?
Oui pourquoi pas.
Alex.
Marie.
Et voilà c’est tout, je ne vais pas en faire des tonnes, c’est comme ça que c’est arrivé.
Qu’est-ce que tu bois ?
Mojito.
J’apprends que sa mère est brésilienne, qu’il n’a pas tout à fait quarante ans, qu’il est barman dans un bar près de là mais qu’il ne travaille pas ce soir. Qu’il est parfois DJ à ses heures, et musicien aussi. Il est grand, ses genoux touchent la table. Il est mince, brun avec quelques cheveux blancs, il porte une barbe et des vêtements trop grands. Et puis il y a ce regard noir, opaque, direct.
Nous avons beaucoup bu ce soir-là mais l’image de ses yeux sombres plantés dans les miens est tellement nette que j’ai l’impression de l’avoir collée sur la rétine. Je n’ai jamais aimé les regards fuyants, de biais. Beaucoup d’hommes regardent ailleurs quand ils vous parlent. On peut prendre ça pour de la timidité, c’est parfois vrai mais souvent c’est de la foutaise, ces mecs sont malhonnêtes, pas francs du collier. Ils s’écoutent parler, se racontent une histoire.
Alex me regarde comme je le regarde, droit dans les yeux. Moi, plus quelqu’un me plaît, plus je le fixe. J’ai besoin de connaître les moindres détails de son visage, ça m’aide pour mes dessins. Je regarde son cou et ses mains aussi. Les mains d’Alex sont longues, élégantes. On boit, on parle, on grignote, il comprend très vite que je suis une meurt-de-faim et une boit-sans-soif et il ne s’enfuit pas, au contraire, puisqu’il est comme moi. L’ivresse nous envahit. Je ne sais pas où est Mélanie. Soudain il me prend la main, il la regarde, la caresse.
Je crois qu’on pourrait faire l’amour.
Ah. Maintenant ?
Oui tout de suite.
Je ne couche jamais le premier soir.
On a passé minuit, c’est la deuxième nuit.
Je me lève, lui aussi, il m’enlace, la terrasse est bondée, il m’embrasse, le contenu de mon sac se répand sur le sol. J’en profite pour attraper mon téléphone, j’envoie un SMS lapidaire et alcoolisé à Mélanie et on quitte le bar.
Voilà, nous ne nous sommes pas croisés, nous nous sommes rentrés dedans.
Ce n’est pas cette nuit-là que je découvre son refuge. Cette nuit-là je découvre son corps, avec mes mains, avec ma bouche, avec mes narines. J’adore son odeur, racée, exotique. Il fait très chaud, Alex transpire abondamment et je saurai plus tard qu’il mange épicé, curcuma, safran, paprika, cardamome. Je voyage sans cesse dans ses bras.
Le voyage dure environ trois heures. Trois heures d’ivresse, d’euphorie, de jouissance jusqu’à ce que Mélanie m’appelle, hystérique.
Putain Marie mais t’es où ?
Au pays des merveilles.
T’es conne ou quoi, c’est qui ce type ?
C’est Alex, il est génial, je m’éclate !
Mais il t’a amenée chez lui ? T’es bourrée ? C’est où, nom d’un chien ?
J’arrive là, t’en fais pas, à tout de suite.
J’ai perdu ma culotte mais j’ai une robe longue. Alex propose de me raccompagner et heureusement, je ne sais pas où je suis. Le jour commence déjà à se lever, l’air est doux, nous traversons un jardin. Il y a des statues colossales dont un couple qui fait l’amour, ça nous fait marrer. On est en plein Paris et je n’entends que le gazouillis des oiseaux et la voix d’Alex. Nous marchons main dans la main ou plutôt nous titubons, enivrés d’alcool et de plaisir. Arrivés en bas de l’immeuble de Mélanie, il me serre dans ses bras et il me soulève, je décolle, je vole, j’ai la tête dans les étoiles.
On se reverra Marie n’est-ce pas ?
Oui !
Un dernier baiser dans l’embrasure de la porte et il disparaît de mon champ de vision. Je monte, je m’écroule sur le lit tout habillée mais les fesses à l’air. Mélanie, trop saoule pour m’attendre, ronfle à côté, on dirait un canasson à bout de course.
Je me sens légère comme jamais mais je ne vais pas vous mentir en disant que je suis folle de joie. Je ne me dis toujours rien, le fait qu’Alex souhaite me revoir est une formalité, une évidence. Je ne me pose pas la question, ça coule de source.
Vous savez, on sous-estime les capacités de son cerveau, on oublie l’inconscient qui joue son rôle en rasant les murs.
Je ne me dis rien mais au fond je sais déjà. Alex ne m’aimera pas comme je l’aime déjà.
Nous sommes le lendemain et je suis sur le quai de la gare, en attente du train qui me ramènera chez moi. Je ne suis pas pressée, je suis bien où je suis. J’aime les gares, de la même façon que j’aime les fins de journée.
Il y a un jeune homme assis sur sa valise en face de moi. Il doit avoir vingt ans, vingt-cinq à la limite, son visage est magnifique et terrible à la fois, une mélancolie infinie se dégage de ses traits. Je sors mon cahier à dessins, je m’applique. J’ai juste terminé quand le train arrive. Le jeune homme disparaît, nous ne sommes pas dans le même wagon. Une fois installée je ressors mon dessin pour le peaufiner. J’ai un choc.
Deux semaines plus tard, je retourne à Paris.
Alex ne m’attend pas sur le quai, il travaille ce soir. Je vais le rejoindre dans son bar avec Mélanie. L’endroit est bondé. Il ne me voit pas tout de suite, il prépare avec minutie une rangée de margaritas pour un enterrement de vie de jeune fille. Les nanas sont déchaînées, la future mariée, déguisée en Minnie, se frotte à tous les mecs qui les entourent. Mélanie et moi passons totalement inaperçues.
Quand enfin il pose les yeux sur moi son visage s’illumine. Il vient m’embrasser longuement, son baiser est d’une douceur extrême et il a goût de cumin. Mélanie sourit, je crois qu’elle dit quelque chose comme « on t’a perdue là. »
C’est incroyable mais je ne suis pas pressée qu’Alex quitte son service, je le regarde évoluer et j’aime ça.
À deux heures trente du matin, nous sommes tous les deux nus dans son salon et nous dansons collés l’un à l’autre. Nous avons terriblement envie l’un de l’autre mais aussi la même envie de faire durer le plaisir le plus longtemps possible. Le moment est d’une sensualité extrême et il fait chaud à en crever. La pièce est illuminée et la fenêtre ouverte, je pense à ses voisins d’en face et je m’en fiche, la vision doit être magnifique après tout. Alex me soulève et me transporte dans la chambre. Il me dépose sur son lit, allongée sur le ventre. Il explore mon corps avec ses longues mains, s’attarde sur mes fesses et y enfouit son visage avec une infinie délicatesse. Il me respire et me goûte, l’état dans lequel je suis est indescriptible, liquide. Il me retourne et me goûte encore longuement, je gémis sans retenue, je n’entends plus la musique. Quand il entre en moi, je m’agrippe à lui, je le malaxe, je le mords, je voudrais un morceau de lui, je le griffe, je suis folle. Il me dit qu’il adore ça, il veut que je continue, il m’inonde en criant et mon corps explose. Il pivote et se laisse tomber sur le dos, je pose ma tête sur son torse dégoulinant, je le lèche doucement, je l’embrasse. Je relève la tête.
Alex sourit en regardant le plafond.
(Ce sourire au milieu de cette barbe lui a fait penser à une clairière ensoleillée au cœur d’une forêt. C’était un peu comme si l’amour qu’ils venaient de faire était une longue marche avec tout ce qu’elle peut avoir de fastidieux et de glorieux. Il avait respiré les effluves de fleurs, avancé vaillamment, transpiré abondamment, bu dans le ruisseau qui serpente entre les fougères. Son arrivée triomphale s’exprimait dans ce sourire béat et quand elle a levé doucement la tête vers lui, la lumière éclatante de la clairière lui a brûlé la rétine. Elle a pleuré. Si ce n’est les yeux de ses enfants, elle n’avait jamais rien vu de plus beau.)
J’ouvre les yeux, je ne sais pas l’heure qu’il est. Il fait jour dans la chambre, la fenêtre est ouverte, les rayons de soleil passent à travers les persiennes. C’est encore une belle journée d’été. Je pense au sourire d’Alex et je souris moi aussi. Je suis seule et je n’entends aucun bruit excepté le sifflotis de quelqu’un dans la rue. Je reconnais le « tea for two » sifflé par Bourvil au hammam et ça me rend encore plus gaie. Je me demande si j’ai déjà été aussi détendue. Je n’en ai pas le souvenir, ça doit remonter à ma petite enfance.
C’est la première fois que je vois l’intérieur d’Alex de jour et sobre. Il y a beaucoup de choses à regarder dans cette chambre. Il y a une penderie fermée par un tissu qui se déroule, quasiment identique à celle de ma propre chambre sauf que le tissu est gris. Il y a une chaise en bois avec quelques vêtements pliés dessus. Il y a une guitare sèche et un ukulélé dans un angle. Il y a des livres sur une étagère, ainsi qu’empilés à même le sol. Ils forment deux tours qui me font penser au Word Trade Center. Il y a un bureau avec un ordinateur portable posé au centre, des papiers, deux pots à crayons qui sont en fait des pots à résine comme ceux qu’on voit accrochés aux pins dans le sud-ouest. Il y a une table de nuit en bois à gauche du lit sur laquelle se trouvent un réveil comme on en faisait autrefois, une très jolie lampe qui semble ancienne elle aussi, une bouteille d’eau, un livre et une petite boîte pour ranger des médicaments. Au mur il y a un tableau qui me fait penser à un Picasso et un poster encadré d’un paysage magnifique, je reconnais le mont du Pain de sucre qui se découpe sur la mer. Et puis il y a une petite table ronde dans un angle avec des photos en noir et blanc encadrées et posées en quinconce sur leurs trépieds. Je me lève pour les regarder. Une photo de mariage très ancienne, avec une femme très belle, très brune avec de grands yeux noirs, côtoie une autre avec deux jeunes enfants en maillots de bain mais je ne reconnais pas Alex. Il y a aussi plusieurs personnes de différentes générations qui posent devant une maison ancienne et enfin un jeune couple souriant assis sur une plage, l’homme a un bébé dans les bras et il ressemble à Alex. Il y a enfin une photo plus récente, placée au centre, celle d’un garçonnet tout sourire avec un chien, c’est lui, pas de doute.
Je pense que ce n’est pas commun de trouver ce genre de choses chez un homme de cet âge. Je me dis que des photos disposées minutieusement comme ça, on en trouve sur les commodes des personnes âgées ou sur les rebords de cheminées des mères de famille. Et puis les vitres des cadres sont impeccables et malgré le rayon de soleil qui balaye la table, il n’y a pas un seul grain de poussière visible. Je jette un nouveau coup d’œil circulaire à la pièce, et là je remarque que tout est bien ordonné, aligné, au millimètre près, au cordeau. Les deux tours de livres sont parfaitement symétriques. Tout est figé comme dans un musée.
Alex est maniaque, je me dis.
