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Des sermons prononcés par saint Augustin lors de la semaine pascale de l'année 407, dans lesquels il commente la Lettre de Jean.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Augustin est né en 354 à Thagaste, en Afrique du Nord. Vers 395, il devient évêque d’Hippone où il mourra en 430, alors que la ville est assiégée par les Vandales. Augustin aime prêcher et il sait passionner son auditoire qui réagit volontiers. Augustin puise sa science dans l’étude et la prière et, comme son maître le Christ, il se plaît à partager avec des gens simples ce qui donne sens à sa vie.
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Seitenzahl: 151
Veröffentlichungsjahr: 2022
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AugustinD’Hippone
Tu aimeras
La collectionLa Manne des Pères
Collection dirigéepar Sœur Marie Ricard, Bénédictine de Martigné-Briand (49)
La liste des ouvrages déjà parus se trouve en fin de volume.
Couleurs des bandeaux de la collection
rouge : IIe siècle
vert : IIIe siècle
jaune : IVe-Ve siècle
terre de Sienne : VIe siècle et au-delà
Envoi de manuscrit ou de projet audio :
Saint-Léger éditions
1, chemin des pièces Bron
49260 Le Coudray-Macouard
02 41 67 79 30
Augustin D’Hippone
Tu aimeras
Sermons sur la Première Lettre de Jean
Tome 2
Nombreux sont nos contemporains qui découvrent avec plaisir les Pères de l’Église.
Grâce à leurs écrits, leurs prédications, c’est la foi chrétienne qui est nourrie.
Il n’est donc pas surprenant que cette étude engendre un vrai bonheur chez tous ceux qui l’entreprennent, en même temps qu’elle participe à un accroissement de leur témoignage dans le monde d’aujourd’hui.
Je me réjouis profondément de cette traduction rendant accessibles au plus grand nombre ces textes essentiels de notre patrimoine spirituel. Je forme tous mes vœux pour la fécondité de cette entreprise.
Angers, le 24 septembre 2014+ Emmanuel Delmas, évêque d’Angers
L’éditeur remercie très fraternellement
Mère Céline Guilbot osb, prieure des Bénédictines de Martigné-Briand (49), Père Jean-Pierre Longeat osb, président de l’Alliance Inter Monastères (92) et Lydie HK Rivière, Xavière.
© Saint Léger éditions, 2017.Tous droits réservés.
Texte source
Commentaire de la première Épître de saint JeanTexte latinIntroduction, traduction et notes par Paul Agaësse, sj,Paris, Cerf, Sources chrétiennes 75, 1961.
La mise en français fondamental a été faite par une moniale de Dourgneet Claire MOREAU, oblate de Jouarre,et revue par Sœur Marie Ricard
Ce tome 2 comporte les Sermons 6 à 10.
Introduction et jalons
Sœur Marie Ricard
Les versets de la Première Lettre de Jean, commentés ou cités, sont écrits en italique.
Un « Livret général », donnant des repères historiques, est édité à part et offert pour l’achat d’un exemplaire de la collection La Manne des Pères.
À demander à votre libraire.
Il est aussi téléchargeable sur : saintlegerproductions.frdans l’espace La Manne des Pères
Orient et Occident au 5e siècle
Saint Augustin. Icône du xxe siècle. Philippe Grall. Atelier d’icônes S. André, Lausanne.
Le commandement qui met au large, c’est la charité.Là où est la charité, en effet, rien n’est à l’étroit…La charité ne met donc pas à l’étroit.Tu ne veux pas être à l’étroit sur la terre ?Habite au large !
Sermon 10, 6
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Avertissement
Ce présent tome rassemble les Sermons 6 à 10 du Commentaire de la Lettre de saint Jeanqu’Augustin a prononcés au cours du Temps pascal 407.
L’évêque se proposait de lire, pour ses fidèles, l’en-semble de la Lettre de Jeanqui comporte cinq chapitres :il s’arrêtera en fait au verset 3 du chapitre 5 (découpé en 21 versets).
Les six premiers Sermons1sont prononcés pendant la Semaine pascale, au cours de laquelle l’évêque prêche chaque jour ; ensuite il ne parlera que le samedi et le dimanche. Les quatre derniers Sermons sont prononcés pendant le Temps pascal à des dates qu’il est difficile de préciser, à l’exception des deux derniers Sermons qui semblent l’avoir été le samedi et le dimanche de l’Octave de l’Ascension.
Au fur et à mesure que se déroule l’explication de la Lettre, Augustin prend de plus en plus de liberté par rapport au texte de Jean ; c’est très net à partir du Sermon 7. Une première raison, chronologique, peut être invoquée : les six premiers Sermons sont dits dans la même semaine ; on sent le prédicateur pris par le texte qu’il lit et commente.
Les quatre autres s’étalent dans le temps et l’évêque, tout en gardant fermement l’idée force, trouvée chez
1. Les cinq premiers sont rassemblés dans le Tome 1 paru dans la même collec-tion chez le même éditeur.
Jean, et qu’il poursuit depuis le début (l’unité dans la charité), insère de plus en plus de développements personnels. On a le sentiment parfois qu’Augustin s’est laissé emporter par sa fougue et l’urgence de la situation actuelle de l’Église (les divisions sont cruelles). Sans doute est-ce le cas, mais, d’une part, en bon orateur, il reste parfaitement maître de son sujet, d’autre part, il faut nous rappeler que les longs développements, propres aux premiers siècles (et même plus tard) effrayaient moins les auditeurs de l’époque que nos oreilles contemporaines vite lassées… Ce que nous appelons longueurs et redites ne l’était pas forcément pour eux ! Et quand ils se lassaient, l’orateur relançait l’attention par une boutade, une question, une petite pique : cela faisait aussi partie du jeu.
Pour faire droit à nos sensibilités, nous avons renoncé, pour ce Tome 2, à présenter le texte inté-gral : chaque fois qu’un passage est supprimé, le signe […] l’indique et les coupes les plus importantes sont résumées entre crochets.
L’Introduction du Tome 1 donne des précisions utiles pour l’ensemble.
À la fin du volume (P. 99), des Jalons développent des thèmes permettant une meilleure intelligence du texte des Sermons. Il est possible de s’y référer à tout moment.
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SERMON 6
Sermon du Vendredi de Pâques
L’amour vrai
1. Vous vous souvenez, frères et sœurs, que j’ai fini mon sermon d’hier par cette phrase : Mes enfants, n’ai-mons pas seulement avec des paroles et de beaux discours, mais avec des actes et en vérité(3, 18).
Ces mots, j’en suis sûr, ont dû rester et doivent rester dans votre cœur. En effet, ce sont les derniers que vous avez entendus.
Et Jean continue : Par là, nous savons que nous appar-tenons à la vérité et, devant Dieu, nous rendons la paix à notre cœur. En effet, si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout (3, 19-20).
Jean a dit d’abord : Mes enfants, n’aimons pas seule-ment avec des paroles et de beaux discours, mais avec des actes et en vérité(3, 18). Posons-nous la question : par quels actes et selon quelle vérité pouvons-nous recon-naître quelqu’un qui aime Dieu ou qui aime son frère et sa sœur ?
Peu de temps avant, Jean nous a expliqué jusqu’où la charité doit aller pour être parfaite. C’est ce que le Seigneur a dit dans l’Évangile : « La plus grande preuve de charité, c’est de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15, 13).
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Jean nous le dit aussi dans cette Lettre: Jésus a donné sa vie pour nous. Nous devons, nous aussi, donner notre vie pour nos frères et nos sœurs (3, 16). Voilà la charité parfaite, et nous ne pouvons pas en trouver de plus grande.
Mais tous n’ont pas cette charité parfaite. Pourtant la personne qui n’a pas encore la charité parfaite ne doit pas se décourager. Si elle est déjà née, la charité peut devenir parfaite. Cette charité qui naît, il faut la nourrir et lui donner des aliments qui la rendront parfaite.
Nous avons cherché quand cette charité commence, et nous avons trouvé cette réponse : Si une personne riche voit un frère ou une sœur dans le besoin et ferme son cœur, est-ce qu’on peut dire qu’elle aime Dieu le Père ?
Donc, frères et sœurs, voici le commencement de la charité : c’est donner les biens que nous avons en trop à une personne pauvre qui est dans une situation difficile. Si quelqu’un donne une part de ses nombreux biens temporels, il délivre alors son frère ou sa sœur de sa misère temporelle.
C’est le début de la charité. Si tu la nourris avec la parole de Dieu et l’espérance de la vie future, tu parvien-dras à la charité parfaite, tu seras prêt à donner ta vie pour tes frères et tes sœurs.
2. Mais beaucoup de gens qui n’aiment pas leurs frères et leurs sœurs font des actes de ce genre en cher-chant autre chose. Nous sommes donc ramenés à ce que notre conscience nous dit.
Où avons-nous la preuve que bien des actes de ce genre sont faits par des gens qui n’aiment pas leurs frères et leurs sœurs ? Combien disent qu’ils sont martyrs
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alors qu’ils sont dans l’erreur et la séparation ? Ils ont l’air de donner leur vie pour leurs frères et sœurs. S’ils donnaient leur vie pour leurs frères et sœurs, ils ne se sépareraient pas de la Fraternité universelle2.
Beaucoup donnent et distribuent leurs biens, mais ils font cela pour que les gens les regardent. Ils ne cherchent qu’à être admirés, à recevoir de grandes louanges. Tout cela n’est que du vent, sans rien de solide, sans valeur.
Puisqu’il y a des gens qui agissent ainsi, où trouve-t-on la preuve de l’amour fraternel ? Mes enfants, n’aimons pas seulement avec des paroles et de beaux discours, mais avec des actes et en vérité.
Nous nous demandons : avec quels actes, selon quelle vérité ? Est-ce qu’il peut y avoir un acte plus clair que de donner ses biens aux pauvres ? Pourtant, beaucoup font cela pour se faire remarquer, mais pas par amour. Est-ce qu’il peut y avoir un acte plus admirable que de mourir pour ses frères et ses sœurs ? Mais, même cela, certains le font pour être célèbres, pour qu’on parle de leur courage, mais sans amour au fond du cœur.
Celui qui aime vraiment son frère et sa sœur, le voici : il se tient devant Dieu, là où Dieu seul le regarde. Il tient son cœur en paix et il l’interroge pour savoir si vraiment, c’est par amour de ses frères et sœurs qu’il agit ainsi. Et le regard qui pénètre au fond du cœur, en ce lieu qu’un être humain ne peut atteindre, témoigne en sa faveur.
L’apôtre Paul était prêt à mourir pour ses frères et sœurs. Alors il disait : « Moi, je donnerai ma vie tout entière pour vous » (2 Corinthiens 12, 15).Pourtant,
2. Voir Jalons, p. 97.
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Dieu seul voyait ce qu’il avait dans le cœur, les gens ne le voyaient pas. Il disait aussi : « Pour moi, cela m’est égal d’être jugé par vous ou par un tribunal humain » (1 Corinthiens 4, 3).
Et dans un autre passage, il montre que les bonnes actions peuvent être faites uniquement pour se faire remarquer et non par vraie charité. En effet, Paul chante les louanges de la charité et il dit : « Je peux distribuer aux pauvres tout ce que je possède, je peux livrer mon corps au feu. Si je n’ai pas la charité, cela ne me sert à rien » (1 Corinthiens 13, 3).
Est-ce que nous pouvons faire des choses pareilles sans charité ? Oui, c’est possible. Il y a des gens qui n’ont pas la charité, puisqu’ils ont déchiré l’unité. Cherchez parmi ceux-là. Vous en verrez beaucoup qui donnent largement aux pauvres. Vous en verrez d’autres prêts à mourir et qui se jettent d’eux-mêmes dans la mort, sans être condamnés au supplice. C’est tout à fait sûr, ces gens-là n’agissent pas par charité.
Revenons donc à notre conscience3. L’apôtre Paul dit à son sujet : « Voici pourquoi nous sommes fiers, et notre conscience en est témoin » (2 Corinthiens 1, 12).
Revenons à notre conscience. Paul nous dit encore : « Chacun doit regarder ce qu’il fait avec attention. S’il trouve une raison d’être content de lui, il doit la trouver en lui seul, sans se comparer aux autres » (Galates 6, 4).
Chacun doit regarder ce qu’il fait ! Est-ce que ses actes ont leur source dans la charité ? Est-ce que les
3. Commence un petit, mais vigoureux, « plaidoyer pour la conscience ». Un verset de la Lettre de Paul aux Galatesva permettre à Augustin de marteler le mot : la conscience. La vérité est en toi, dit-il, sois responsable de tes actes.
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branches de ses bonnes actions poussent en grand nombre sur les racines de l’amour ? « Chacun doit regarder ce qu’il fait avec attention. S’il trouve une raison d’être content de lui, il doit la trouver en lui seul, sans se comparer aux autres ».
Ce ne sont pas alors les autres qui nous rendent témoignage, mais c’est notre conscience.
3. Voilà donc ce que Jean nous recommande : Par là, nous savons que nous appartenons à la vérité, quand nous aimons avec des actes et en vérité, et pas seulement avec des paroles et de beaux discours. Et, devant Dieu, nous rendons la paix à notre cœur (3,19).
Qu’est-ce que cela veut dire : devant Dieu ? Là où Dieu voit. C’est pourquoi le Seigneur dit lui-même dans l’Évangile : « Attention ! Quand vous faites ce que la loi de Dieu demande, ne le faites pas devant tout le monde, pour que les gens vous regardent. Sinon, votre Père qui est dans les cieux ne vous donnera pas de récompense » (Matthieu 6, 1).
Il dit aussi : « Quand tu donnes de l’argent aux pauvres avec ta main droite, ta main gauche ne doit pas le savoir » (Matthieu 6, 3). Voici ce que cela veut dire : la main droite désigne la conscience pure, et la main gauche désigne la convoitise4du monde. À cause de la convoitise, beaucoup de gens font des choses étonnantes en grand nombre, mais c’est la main gauche qui les fait, ce n’est pas la main droite. Or c’est la main droite qui doit agir, et la main gauche ne doit pas le savoir. Ainsi,
4. Cupiditas. Nous avons déjà rencontré ce mot dans le Sermon 2, 14 (Tome 1 : p. 85 et p. 150). Voir p. 111.
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quand par amour nous faisons quelque chose de bien, la convoitise du monde ne doit pas s’en mêler.
Et comment le savoir ? Tu es devant Dieu. Interroge ton cœur. Vois ce que tu as fait. Vois ce qui t’a attiré : être sauvé ou recevoir des compliments ? Regarde au-dedans5. En effet, personne ne peut juger ce qu’il ne voit pas. Si nous voulons rendre la paix à notre cœur, faisons-le devant Dieu. En effet, si notre cœur nous accuse, c’est-à-dire si, au-dedans, il nous reproche de ne pas agir avec les sentiments qu’il faut, Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout (3, 20).
Tu peux cacher aux autres ce qu’il y a dans ton cœur, mais à Dieu, cache-le si tu peux ! Comment pourrais-tu le lui cacher ?
C’est à lui qu’un pécheur, plein de crainte et de repentir, a dit : « Où aller loin de toi ? Où fuir loin de ton regard ? » Il cherche où il peut s’enfuir pour que Dieu ne le juge pas, et il ne trouve pas. En effet, est-ce qu’il y a un lieu où Dieu n’est pas ? « Si je monte au ciel, tu es là. Si je descends au milieu des morts, te voici » (Psaume 138/139, 7-8).
Où peux-tu aller ? Où peux-tu t’enfuir ? Est-ce que tu veux un conseil ? Si tu veux fuir loin de Dieu, fuis vers lui. Fuis vers lui en lui avouant tes fautes, mais ne te cache pas. Tu ne peux pas te cacher de Dieu, mais tu peux lui avouer tes fautes. Dis-lui : « Tu es mon abri » (Psaume 31/32, 7).
Nourris l’amour qui est en toi, lui seul peut t’amener à la vraie vie. Ta conscience doit te rendre
5. Intus. Voir Jalons, p. 111.
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ce témoignage : cet amour vient de Dieu. S’il vient de Dieu, n’essaie pas de te vanter devant les autres. En effet, ce ne sont pas leurs louanges qui te font monter au ciel, ni leurs reproches qui te font descendre.
Cherche le regard de celui qui donne la récompense. Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout.
4. Amis très chers, si notre cœur ne nous accuse pas, nous sommes pleins de confiance devant Dieu (3, 21). Qu’est-ce que cela veut dire : Si notre cœur ne nous accuse pas ? Si notre cœur répond en toute vérité ceci : « Oui, nous aimons », l’amour fraternel est en nous, cet amour est vrai, sincère. Il cherche seulement le bien des frères et sœurs et il n’attend d’eux aucune récompense.
Alors nous sommes pleins de confiance devant Dieu et nous recevrons de lui tout ce que nous demandons, parce que nous obéissons à ses commandements(3, 21-22). Pleins de confiance, non pas à la vue des êtres humains, mais devant Dieu qui voit le fond des cœurs. Devant Dieu nous sommes pleins de confiance, et nous recevrons tout ce que nous demandons, mais parce que nous obéis-sons à ses commandements.
Quels commandements ? Est-ce qu’il est nécessaire de toujours le répéter ?6« Je vous donne un comman-dement nouveau : aimez-vous les uns les autres » (Jean 13, 34). Jésus nous parle de la charité, c’est elle qu’il nous recommande.
Voici quelqu’un qui aime ses frères et sœurs. Il les aime devant Dieu, là où Dieu pose son regard. Il examine
6. Encore un petit artifice pour garder l’attention des auditeurs. Augustin feint de soupirer de lassitude ou d’impatience !
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son cœur avec attention devant Dieu et il y trouve seule-ment les racines de la charité, ces racines qui portent le fruit des bonnes actions. Eh bien, celui-là est plein de confiance devant Dieu ! Tout ce qu’il demandera, il le recevra parce qu’il obéit à ses commandements.
5. Mais voici une question. Elle ne concerne pas telle ou telle personne, toi ou moi. En effet, si je demande quelque chose au Seigneur notre Dieu et que je ne suis pas exaucé, ce sera facile de dire : « Il n’a pas la charité ». Ce sera facile de le dire pour n’importe qui de nos contemporains.
On peut penser ce qu’on veut de quelqu’un. La vraie question est quand il s’agit de ceux qui, on en est sûr, sont saints. Paul
