Un amour en enfer - Fatima Nasrine - E-Book

Un amour en enfer E-Book

Fatima Nasrine

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Beschreibung

Dans un monde où le sourire n'est pas le bienvenu. On est heureux quand on voit le sang de nos ennemis couler. C'est dans ce monde que moi Valentina Moretti je trouve mon compte. Être le chef de la mafia italienne est la plus belle chose qui pouvait m'arriver.
Tuer. J'adore!
Mais c'est quand il le faut.
On me surnomme Dìabla. Pas étonnant.

*****
Et lui c'est Alexeï Ivanov. Chef de la mafia russe. Un homme impitoyable.

*****
Une rencontre sanglante. Mais comment tout ça peut prendre une autre tournure qui n'a rien avoir avec eux?
Tout le monde est-il réellement appelé à connaître ce sentiment...


À PROPOS DE L'AUTRICE

Âgée de vingt trois ans et ingénieur agronome, Fatima Nasrine est née le 28/07/2000. Elle commence à écrire sur wattpad en 2019 où trois ans plus tard elle est contactée par la maison d’édition Ô Plaisir! pour l’édition de son livre Un amour en enfer

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Seitenzahl: 127

Veröffentlichungsjahr: 2023

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UN AMOUR EN ENFER

 

 

 

Nasrine Fatima

 

 

CHAPITRE : 1

Valentina

 

 

L'odeur du sang émanait de cette pièce. J'ai un malin plaisir à voir ce fils de pute se faire massacrer.

L'homme devant moi, les pieds attachés à une barre de fer et sa tête ensanglantée pendant dans le vide ne ressemble plus qu'à un animal victime de la violence d’un braconnier enragé.

 

Je cisaille chaque parcelle de son corps. Il hurle de douleur et étrangement ça ne me fait rien. C'est ce qui arrive quand on refuse de remettre à Valentina Moretti ce qui lui revient.

 

Mon argent, ça ne blague pas.

 

Quand me doit on me paie ou alors le châtiment de la mort est au rendez-vous

 

— Je t'en prie... Dìabla ne fait pas ça m'implore-t-il.

 

— Je t'ai prévenu Emilio, mais tu voulais jouer au malin.

 

Je tends la main et récupère une arme.

 

Et puis... Bam une balle dans la tête.

Je suis recouverte par son sang. Son crâne ouvert montre sa cervelle de moineau. Je crache une partie de son sang qui a réussi à atteindre mes lèvres. Avant de me nettoyer les mains.

 

— Pulisci tutto per me. (Nettoyez-moi tout ça).

 

Je sors du sous-sol de torture

Comme j'aime bien l'appeler.

 

Je dois prendre un bain, car le sang de ce connard est répandu sur moi. Mes hommes sont dans ma salle de repos, les têtes baissées quand j'enlève mon t-shirt blanc devenu à présent rouge.

Je l’envoie balader sur le canapé et m'assieds en entreprenant d’enlever mes chaussures, mais un regard pèse sur moi depuis tout à l'heure.

 

Je lève mes yeux vers le garde qui ose me mater ouvertement et me rapproche de lui un sourire presque sadique en coin.

 

— Ti piace vedermi nudo ? (Tu aimes me voir nue ?)

 

— Non Dìabla je...

 

En une fraction de seconde il a déjà une balle dans la jambe gauche. Au moins ça servira de leçon aux autres.

 

— Soignez-le.

 

Je disparais par la suite dans ma chambre prendre une bonne douche froide comme à mon habitude. Je me vêtis d'un pantalon noir, d’un haut de la même couleur avant de m'étendre sur le lit qui trône dans la pièce.

 

J'allume une clope pour faire passer le temps et peut être devrais-je passer la nuit dans ce night-club. Mon night-club le plus grand de tout Florence et où se réunissent les parrains de la mafia italienne. Le chef c'est moi. Ta tête m'énerve, je te bute. Je n'en ai rien à foutre. Je suis de loin le chef le plus sanglant qu'ils ont eu. Par-dessus tout je suis une femme.

 

J'utiliserai toutes les techniques s'il le faut, mais je serais la plus grande mafieuse de tous les temps. Ils pensent que la femme n'est bonne qu'à être baisée, mais moi je suis prête à faire exploser les couilles de ces hommes un par un. Des êtres infâmes.

 

Valentina Moretti la seule fille du mafieux Ronaldìno Moretti. Dès mon enfance quand les petites filles de mon âge jouaient aux poupées, je savais déjà manier une arme. J'apprenais à me battre nuit et jour. Je suis la copie conforme de mon père. Je tue sans regret. Je te tranche la gorge en souriant.

 

À sept ans j'avais déjà commis quatre meurtres, y compris celui de ma mère. Cette femme qui était censée prendre soin de moi comme toutes les autres mamans. De toute façon je n'ai jamais eu besoin d'elle. Penser à elle me donne la nausée. Je me souviens encore quand mon père m'a donné une arme et m'a dit :

 

Bute là. Elle ne mérite pas de vivre.

 

Ce soir-là j'avais vu ma propre mère se faire baiser par un des hommes de mon père. Je me souviens de la dernière phrase que lui a dit mon père, je ne pourrais jamais l'oublier.

 

C'est ta propre fille qui va te hotter la vie.

 

Sans remords, j’avais envoyé une balle dans sa tête et une autre dans la tête du chien qui était avec elle. Jusqu'aujourd'hui je ne regrette pas ce jour. Peut-être parce qu’elle ne m'a jamais aimé et moi pareille. Elle n'avait d'yeux que pour l'argent.

Rien ne me faisait peur à cette époque et encore moins maintenant que j'ai vingt-trois ans. Mon père m'a formé pour être sa remplaçante, moi et personne d'autre. Bien sûr il y en a qui ont essayé de contester sa décision. Paix à leurs âmes, ils sont à présent six pieds sous terre.

 

— Dia volo tuo padre desidera vederti. ( Diablesse votre père souhaite vous voir).

— Digli che sto arrivando. (Dites-lui que j'arrive).

 

Il ne m'a même pas prévenu qu'il arrive. Je n'aime pas quand il se déplace. J'ai peur que quelque chose lui arrive avec sa vieillesse. Si tu veux me tenir par la corde du cou, utilise mon père. Mais sache qu'après chaque membre de ton corps sera redistribué à ta famille. Que celui qui se sent prêt essaye pour voir.

 

Une dernière bouffée de fumée et j'écrase le reste de cigarette sous mon talon. Je sors de ma chambre et trois hommes me suivent jusque dans mon bureau, où les bras droits de mon père sont placés dans tout le professionnalisme qu'il soit.

 

Son éternel Yuri c'est certainement le plus fidèle de ses hommes. Il est là depuis que je suis toute petite.

 

— Papa ! Qu'est-ce que tu fais là ?

 

— Je voulais te voir. Avant d'être la chef de la mafia tu es d'abord ma fille je te signale.

 

— N'essaie pas de me prendre par les sentiments. Tu sais que ça ne marche jamais.

 

— Je le sais et je viens d'apprendre que tu as tiré sur un de tes hommes.

 

— Il n'avait qu'à pas me regarder.

 

Je prends sa clope entre ses mains et commence à fumer à mon tour.

 

— Dìabla. Ce surnom que tu t'es donné te colle parfaitement à la peau.

 

— Papa ! J'aime ça. Semer la terreur j'adore et tu le sais.

 

— Bref, fait ce que tu as à faire tu gères très bien les affaires et ça, c'est ma fille.

 

— Ta fille !

 

— N'oublie pas la cargaison qui arrive la semaine prochaine elle est d'une très grande importance.

 

— Je m'en souviens très bien.

 

— Et aussi je veux que tu règles son compte à Emilio il nous doit pas mal d'argent.

 

— Son compte est déjà réglé. Ravier ! hurlais-je.

 

— Dìabla.

 

Ravier mon homme de main, entre et dépose les cartons de cadeau bien emballé ayant des destinations très précises.

 

— Papa dans ces quatre boites il y a un membre du corps d’Emilio. Je vais envoyer ça à ces collaborateurs. Ils comprendront vite.

 

— Tu as été rapide. Je vais à présent m'en aller. J'ai mal au dos. Prends soin de toi.

 

— C'est à toi de prendre soin de toi. Regarde-toi tu es devenu trop sentimentale et laisse-moi te dire que ça ne te va pas du tout.

 

Il secoua la tête avant de s'en aller appuyer sur sa canne.

 

— Ravier ! hurlais-je une fois de plus.

 

— Dìabla.

 

— Je veux que ces cadeaux arrivent à leurs destinataires pas plus tard que maintenant.

 

— In teso (compris).

 

Il transporta les boites et s'en alla. Une journée enfin terminée, je devrais peut-être rentrer chez moi.

 

CHAPITRE : 2

 

Énième coup de poing dans le sac de sable et un énorme trou se forme laissant ainsi tout son contenu se vider.

 

Ça fait déjà deux heures de temps que je m'entraine sans répit. Il est trois heures du matin l'heure où les gens normaux sont censés dormir sauf que je suis tout sauf une personne normale.

 

— Miguel une partie.

 

— No voglio combattere dìabla. (Je ne veux pas me battre Dìabla), je ne veux pas me faire défigurer de si bonne heure.

 

Miguel c'est mon bras droit le plus proche presque mon ami. Mais je sais bien que dans ce monde il n'y a pas d'amitié qui compte. On a le droit d'avoir confiance en une seule personne et cette personne c'est nous même. Aucun de mes hommes n’a réussi à me frapper. Ou du moins me mettre K.O , ils finissaient tous amochés raison pour laquelle personne ne veut se prêter au jeu durant mes séances d'entrainement.

 

— Dìabla. Tu devrais te reposer.

 

— Me reposer ? Sérieusement tu blagues Miguel. Je n'ai fait que deux heures d'entrainements j'ai l'habitude d'en faire au moins six je te rappelle.

 

— OK, vas-y, mais ne compte pas sur moi pour te défouler.

 

— J'ai justement une envie folle de me battre.

 

Miguel c'est vraiment le seul qui peut me parler de la sorte. Nous avons presque grandi ensemble, on a fait nos entrainements ensemble et maintenant c'est mon bras droit il existe une légère complicité entre nous, mais il ne faut pas abuser.

 

— Fais venir un homme.

 

— OK !

Il revient quelques instants après avec un homme robuste. Il n'est pas mal en matière de gabarit, mais je ne pense pas qu'il fasse le poids. Miguel s'assit en piochant son téléphone tandis que l'homme se prépare. Je ne connais pas son nom, il est sûrement le nouveau.

 

— Come ti Chami ? (Comment tu t’appelles ?)

 

— Ugo.

 

— Tu es le nouveau.

 

C'est maintenant que ça me revient, Miguel m'en avait pourtant parlé.

 

— Montre-moi ce que tu sais faire.

 

Une grande bouffée de fumée et je balançai ma clope. J'ai une tenue assez à l'aise pour me permettre de me défouler autant que je peux. Un demi-haut noir et une culotte de la même couleur.

J'aime le noir, comme la couleur de mes yeux. J'enfilai de nouveau mes gangs et me plaçait devant lui l'air décontracté.

— Tutti i colpi sono consentiti.(Tous les coups sont permis).

 

Il me sourit, voyons voir ce qu'il a dans les biceps.

 

Premier coup raté. Il n'est pas assez rapide premier point pour le maitriser. Mais moi je le suis je lui envoie mon poing dans la figure et un coup de pied dans l'entrejambe. Premier avantage de se battre avec un homme. Il se releva sur ses deux pieds.

 

Et m'envoya un coup rapide celui-là je ne l'ai pas vu venir. Ça fait mal. Il sourit pensant peut-être qu'il m'a atteint. Mais j'ai assez joué. Je lui envoyais mon poing à deux reprises une clé de bras, un coup dans la nuque, un coup de pied aux genoux et il est au sol.

 

— C'est bon Dìabla. Laisse-le.

 

Cria Miguel.

 

— C'est encore un débutant. Tu devrais intensifier les séances d'entrainement, ces gars sont des poules.

 

J'enlève les gangs tâchés de sang et quitte cette pièce. Ça suffit pour l'instant. Cet homme a réveillé une envie de meurtre en moi ce matin. Mais je dois peut-être me calmer de peur de buter un garde innocent. Je me précipite dans la salle de bain et coule une eau légèrement tiède et j´y reste jusqu'à ce que l'eau devienne totalement froide.

 

Je ne déjeune jamais, mais ce matin j'ai un déjeuner d'affaires important avec des investisseurs. J'ai plusieurs entreprises à mon compte c'est plus facile de faire passer la marchandise.

 

J'opte pour mes tenues de femme responsable pour changer le look Valentina Moretti pour laisser place à Anna Lombardi. Une seule et même personne, mais ça personne ne le saura jamais. Les autres mafieux veulent ma tête sans savoir que je suis une femme et l'idéal est de changer d'identité. Je déteste prendre cette apparence, mais dans le monde des affaires on devient un caméléon.

 

Une dernière couche de fards à paupières et je suis prête je ressemble à un clown avec tout ce maquillage, mais je suis complètement différente, mes iris noirs on était recouverts par des lentilles bleues et mes cheveux sont passé du noir à une perruque blonde. Les tatouages dans mon cou étaient recouverts par le col haut de mon manteau. Je suis à présent une femme d'affaires, mais...

 

On ne marche jamais sans une arme. Je range mon petit bijou dans la poche intérieure de mon manteau.

 

— Dìabla ! On peut y aller ?

 

— Oui Miguel.

 

C'est avec lui que je me déplace le plus souvent quand je change d'apparence. Tous ceux qui savent que cette entreprise n'est qu'une couverture pour un transfert de drogue savent aussi qui la détient. Le chef de la mafia italienne, mais ils n'ont aucune idée de qui est le remplaçant du grand Moretti.

 

Je suis juste un porte-parole à leurs yeux.

Ils sont aussi cons les uns que les autres.

 

— Allons-y !

 

Nous sortions de mon immense demeure avec sécurité vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Même les plus grands tueurs en série travaillent pour moi.

 

Une Bugatti noire a été préparée et trois hommes m'y attendent.

 

— Buon giorno Dìabla. (Bonjour Dìabla).

 

— Buon giorno.

 

Je m'engouffre dans la voiture suivie de Miguel et on ne tarde pas à quitter l'immense parking.

Je jouais avec le petit objet métallique qui se trouvait dans ma poche. J'ai tellement envie de l'utiliser.

— Calmati Dìabla non ucciderai nessuno. (Calme-toi Dìabla tu ne vas tuer personne).

 

— J'ai tellement envie de voir du sang.

 

— J'ai un règlement de compte pour toi ce soir.

 

— Quale uomo mi sarà servito ? (Quel homme me sera servi ?)

 

— Antonio.

 

— Cet enfoiré !

 

— Il nous doit sept millions.

 

— Sept millions ? Tu te fous de ma gueule ?

 

— C'est la stricte vérité. Il n'a pas remboursé la totalité de la dette après avoir reçu la marchandise.

 

—Ucciderò questo figlio di puttana ! (Je vais le buter ce fils de pute).

 

Hâte d'être à ce soir.

 

*************

Je m'affalai sur mon canapé en allumant une autre clope. Après tuer, c'est la chose que j'aime et je sais le mieux faire.

Si je savais que cette réunion à la con allait tourner en vinaigre, j'aurais préféré rester dans mon night-club à régler des affaires plus importantes à gérer comme la cargaison qui arrive la semaine prochaine.

 

La porte s'ouvrit et se referma sur Miguel.

 

— Il n'y a plus de trucs très importants à faire ici. On doit régler quelques affaires avant l'arrivée de la marchandise. C'est l'une de nos plus grandes commandes et il faut que tout aille comme sur des roulettes.

 

— OK je me change et on y va.

 

J'enlevai cette fichue robe et enfilai un jeans noir et un haut gris. Je remettais le manteau et enfilai mes Nike noirs.

Je gardai juste la couleur de mes yeux bleus.

 

— On y va !

 

Je quittai enfin le grand bâtiment après avoir laissé des instructions.

 

J'allumais une nouvelle clope et commençai à fumer sans gêne.

 

— Tu risques d'avoir un cancer des poumons si tu continues à fumer comme ça.

 

Je lui lançai un regard extrêmement noir.

 

— Je fais ce que je veux. Je n'ai jamais dit avoir peur de la mort donc tu me lâches !

 

— OK ! Comme tu veux Dìabla.

 

— J'aime ça. C'est la seule chose qui m'aide à me calmer, je crois que tu l'avais déjà compris.

 

Personne ne parlait de nouveau. Tout était silencieux. C'est mieux ainsi je ne veux pas me prendre la tête avec lui, mais s'il continue ça va très mal tourner.

— Dìabla siamo arrivati