Un Parisien à Vienne - Napoléon d'Abrantès - E-Book

Un Parisien à Vienne E-Book

Napoléon d'Abrantès

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Beschreibung

Extrait : "Je flânais l'autre jour, cherchant de par les rues de Paris, les monuments de Paris, les promenades de Paris, un sujet d'article pour les Cent-et-Un, quand je me pris tout à coup, saisi d'un sentiment d'orgueil national, à crier : C'est une belle chose que Paris !"

À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN

Les éditions LIGARAN proposent des versions numériques de qualité de grands livres de la littérature classique mais également des livres rares en partenariat avec la BNF. Beaucoup de soins sont apportés à ces versions ebook pour éviter les fautes que l'on trouve trop souvent dans des versions numériques de ces textes.

LIGARAN propose des grands classiques dans les domaines suivants :

• Livres rares
• Livres libertins
• Livres d'Histoire
• Poésies
• Première guerre mondiale
• Jeunesse
• Policier

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EPUB

Seitenzahl: 30

Veröffentlichungsjahr: 2015

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Note de l’éditeur

Paris, ou le Livre des Cent-et-Un publié en quinze volumes chez Ladvocat de 1831 à 1834, constitue une des premières initiatives éditoriales majeures de la « littérature panoramique », selon l’expression du philosophe Walter Benjamin, très en vogue au XIXe siècle. Cent un contributeurs, célèbres pour certains, moins connus pour d’autres, appartenant tous au paysage littéraire et mondain de l’époque, ont écrit ces textes pour venir en aide à leur éditeur qui faisait face à d'importantes difficultés financières… Ainsi ont-ils constitué une fresque unique qui offre un véritable « Paris kaléidoscopique ».

Le présent ouvrage a été sélectionné parmi les textes publiés dans Paris ou le Livre des Cent-et-Un. De nombreux titres de cette fresque sont disponibles auprès de la majorité des librairies en ligne.

Un Parisien à Vienne

Je flânais l’autre jour, cherchant de par les rues de Paris, les monuments de Paris, les promenades de Paris, un sujet d’article pour les Cent-et-Un, quand je me pris tout à coup, saisi d’un sentiment d’orgueil national, à crier : C’est une belle chose que Paris ! Et de là, je ne fus pas long à en venir à comparer mon Paris ans autres lieux que j’avais vus : ce qui, soit dit en passant, est la manie de tous ceux qui ont mis le pied hors de la barrière. J’allais donc ainsi, ne songeant pas plus aux Cent-et-Un que s’ils n’eussent jamais existé, et je disais : Où ai-je donc vu quelque chose qui ressemble à cela ? Et je courais dans mes souvenirs à perte de vue : et des souvenirs belges à propos d’un cigare ; et des souvenirs de lacs suisses à propos du bassin des Tuileries, voire même des souvenirs africains, si le soleil couchant m’arrivait à travers les arbres, rouge comme une raie de sang ! – Que sais-je, moi ? C’est si doux de se rappeler le passé ; rarement le présent le vaut, et qui sait ce que sera l’avenir ?

Donc, de souvenirs en souvenirs, j’arrivai aux Champs-Élysées. – Oh ! alors un souvenir doux, gracieux, brillant, vint me prendre au collet, et je m’arrêtai en lui disant : Sois le bienvenu. Alors, sous l’empire d’une de ces hallucinations qui font que la mémoire revit de cinq ans, je me mis à me promener délicieusement non dans les lieux où j’étais, que me faisaient les Champs-Élysées ? mais dans les lieux où je croyais être. Un brave homme qui me rencontra, et qui n’était pas sans doute de ce pays-ci, me demanda où nous étions, et je lui dis, en lui ôtant mon chapeau : « Au Prater, » monsieur. – Il me remercia, et me demanda encore ce que c’était que cet arc de triomphe qui se trouvait là. Je regardai et je lui dis : « C’est la porte Impériale, bâtie, je crois, par l’empereur Joseph II. » Le pauvre homme me crut fou, et voulant, dans sa compassion, me reconduire chez moi, il s’enquit de mon adresse. « Allez vous promener, lui dis-je, je loge chez Artaria, au Kohlmarkt, n° 1194. »