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Marguerite Labelle, 38 ans, a quitté son copain violent et décide qu'elle en a assez de sa vie de célibataire. Elle s'inscrit sur un site de rencontres qui lui laissera un gout amer. Toutefois, elle fera une rencontre inattendue avec un homme âgé de 55 ans nommé Hubert qui multiplie les conquêtes. Une expérience sensuelle et magique la fera vibrer. Marguerite fera la découverte de sa sexualité et de l'amour à nouveau possible.
À PROPOS DE L'AUTEURE
Priscilla Turcotte est une auteure québécoise. Elle est aussi coiffeuse et confidente à ses heures. Elle écrit pour ceux et celles qui ont déjà été blessés, afin de démontrer que l’épanouissement et l'amour sont encore possibles ?
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Veröffentlichungsjahr: 2022
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Un peu, beaucoup, passionnément..
Un livre de Priscilla TURCOTTE
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Titre: Un peu, beaucoup, passionnément... / Priscilla Turcotte.
Noms: Turcotte, Priscilla, 1981- auteur.
Identifiants: Canadiana 20189431571 | ISBN 9782924169858 | ISBN EPUB 978-2-924169-89-6
Classification: LCC PS8639.U724 P48 2019 | CDD C843/.6—dc23
2019©Éditions du Tullinois
www.editionsdutullinois.ca
Tous droits réservés.
Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’Auteur, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L335-2 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle.
Auteure: Priscilla TURCOTTE
Titre: Un peu, beaucoup, passionnément..
Révision de Textes: Anne-Laure PEREZ
Graphisme Couverture: Mario Arsenault Tendance EIM
IBSN: 978-2-924169-85-8
Dépôt légal: 1er trimestre 2019
Bibliothèque et Archives Nationales du Québec
Bibliothèque et Archives Nationales du Canada
Imprimé au Canada
Première impression: Février 2019
Tables des matières
Titre
Prologue
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Table des Matières
Autres publications de
Priscilla TURCOTTE
Aux Éditions du Tullinois
Le Don Céleste
(Roman fantastique)
Princesse Cupcake
(Livre jeunesse à colorier)
Mystique
(Roman fantastique)
La Quête du Trésor Perdu
(Jeunesse-Ados)
La Dernière Gardienne
(Fantastique-Ados)
Priscilla TURCOTTE
Un peu,beaucoup,passionnément
Éditions du Tullinois
Aimez un peu,beaucoup,passionnémentà la folie.
Surtout, aimez-vous!
Prologue
Effeuiller la marguerite
Cette expression provient d’un jeu qui consiste à enlever un à un les pétales d’une marguerite. Chaque pétale correspond aux sentiments d’un homme. Il m’aime un peu, beaucoup, à la folie, passionnément ou pas du tout. Le dernier pétale arraché correspond à la réponse de la question: m’aime-t-il?
On peut aussi prendre l’expression effeuiller dans le sens de déshabiller une femme.
Réf.: www.linternaute.com
Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons.
Sigmund Freud
Chapitre 1.
Les parcours amoureux, pourquoi en parlons-nous toujours? C’est le sujet premier dans les réunions de famille. Il y a toujours une tante ou un oncle qui nous rappelle sans cesse que nous sommes célibataires en disant:
— Tu es jolie, Marguerite, pourquoi n’es-tu pas capable de trouver un homme?
Non, mais ma vie ne se résume pas à avoir un homme à mes côtés. Ce n’est pas un manque d’envie d’en rencontrer un, mais cela ne se trouve pas dans un catalogue ou en claquant des doigts.
Je me nomme Marguerite. Je sais, ce n’est pas un nom qui fait jeune. Mais depuis que la série Marguerite Volant est passée à la télévision, mon nom me dérange moins même si l’histoire se déroule en 1763. J’ai 38 ans. J’ai vécu cinq ans avec un homme en qui je croyais, mais je l’ai quitté. Quand on réalise que l’on vit dans le mensonge, violentée et volée, c’est facile de s’ouvrir les yeux, mais un peu moins de prendre les grands moyens. Dès le début de notre relation, tout semblait si naturel et si simple. Nous étions faits l’un pour l’autre. Je sais, je suis fleur bleue. Comment fait-on pour savoir que c’est lui le bon? Moi, j’y ai cru, sans jamais douter.
Je suis ordinairement quelqu’un qui passe beaucoup de temps à se poser des questions. Comment se fait-il alors que je me sois trompée? Je ne suis pas une débutante pourtant. J’ai déjà aimé avant et j’espère aimer encore. Je le souhaite en tout cas. Quand je repense à notre histoire qui avait si bien commencé, je me rends bien compte qu’il était impossible de savoir ce qui se passait dans sa tête. Une chose est sûre, cela n’a pas marché. Il m’a fallu du courage pour ne pas le rappeler.
Nous avions construit quelque chose ensemble. Nous avions une belle maison dans un coin tranquille avec un parterre de fleurs, un petit jardin, des mangeoires d’oiseaux et une belle chatte caramel que nous avions nommée Capucine. Nous avions pensé avoir un enfant, mais le projet a toujours été remis à plus tard. Ce n’était jamais le bon moment. Quand est-il, le bon moment? Dans mon cas, le moment n’a jamais été bon. Nous avions même une boîte aux lettres de la même forme que notre maison. Cucu! Je le sais, mais nous étions comme cela. Un jour, notre relation s’est terminée. J’ai perdu plusieurs années en investissements émotionnels et financiers.
J’ai été anéantie. Je dormais mal et je n’avais plus envie de rien. J’ai dû consulter, car j’étais au bord de la dépression et j’avais le goût de me laisser mourir. La consultation m’a aidée, et j’ai voulu me reconstruire émotivement.
Comme j’étais l’instigatrice de la rupture, je suis passée pour la méchante qui brisait ce qui avait été construit. Bien entendu, j’ai dû être tolérante dans plusieurs choses. J’ai toujours été loyale. J’ai été trompée, mais ce qui m’a fait le plus mal, ce sont les mensonges qui accompagnaient cette tromperie. Je suis dégoûtée par toutes les histoires inventées.
Comme bien des femmes, j’ai souffert du syndrome de la culpabilité. Mais, cela a été assez, et j’ai décidé de me choisir.
Après ma thérapie, je ne me sentais plus coupable d’être moi-même. La violence, personne ne devrait la tolérer, et rien n’était de ma faute.
Cette fois-là, cela a été celle de trop. Son impatience et ses gestes ont sonné l’alarme en moi. J’ai enfin ouvert les yeux. Prête pour le travail, je préparais le déjeuner. Pierre est sorti de la chambre quelques minutes plus tard avec son air bête habituel, vêtu d’une chemise et d’un pantalon pâle. Il s’est dirigé vers la cafetière.
— Chéri, je t’ai versé une tasse.
En me retournant pour la lui donner, je l’ai heurté dans le dos. La tasse et son contenu ont volé sur le plancher et sur lui.
— Désolée!
Je me pliais en deux quand son poing a frappé mon abdomen. Il avait une expression indéchiffrable. Un mélange de rage et de haine s’y trouvait.
— Merde! a-t-il crié. Tu ne peux pas être plus incompétente!
Il est sorti de la pièce. En parcourant la cuisine des yeux, j’ai été soulagée d’être seule. J’ai essuyé les larmes sur mon visage et j’ai ramassé le dégât en me disant que cela serait la dernière fois qu’il me touchait. Mais, comme une idiote coupable, je me suis dirigée vers la salle de bain pour m’excuser. Ses deux bras m’ont agrippée par-derrière. Une main m’a couvert la bouche tandis que je me sentais pressée contre le mur. Le cœur affolé, je me suis débattue pour réussir à m’éloigner.
— Ne te mets plus jamais en travers de mon chemin! a-t-il hurlé.
Voilà, c’est ce que j’ai fait. Je l’ai quitté. Je suis partie.
Durant mon année et demie de célibat, je n’avais pas très envie de partager ma vie avec un homme. Je ne voulais pas partager la salle de bain et voir celui-ci se tripoter le paquet devant la télévision en exigeant que je lui amène une bière. En y réfléchissant bien, je n’avais aucun désir charnel.
Ma vie allait changer...
-o0o-
Il était songeur. D’un coup, il a interrompu un baiser. En baissant le regard, cet homme voyait une énième femme dont il ne se souvenait pas le nom. Ces femmes qui avaient pratiquement la même apparence les unes après les autres. Blondes, longues jambes, poitrines voluptueuses, les traits du visage masqués par une épaisse couche de maquillage et des conversations platoniques superficielles à propos de l’argent. Ce grand séducteur ne laissait personne franchir le centre de son cœur. L’absence d’attachement était son but ultime jusqu’au jour où il l’avait rencontrée... Sa vie allait changer...
La vie est parsemée d’épines plus que de fleurs.
Proverbe italien
Chapitre 2.
Il était temps que mes soirées du samedi se déroulent différemment. J’étais fatiguée de les passer à souper seule devant la télévision à me taper des séries télévisées. Quoique j’adore les séries. Je voyais, à travers les personnages, leur histoire parfaite. Je sais, ce n’est que de la fiction, mais c’est plus fort que moi. J’ose croire que tout est possible.
Aujourd’hui, je suis invitée à une soirée frivole où il y aura une démonstration de produits érotiques. Tout le monde aime les réunions entre amies pour rire, pour se détendre et pour s’amuser. Il n’y a rien de plus agréable également que d’être entourée par les gens que vous aimez. Plus amusant que les traditionnels soupers ou que les soirées au cinéma. Les présentations sont réjouissantes et divertissantes. C’est certain que cette soirée sera plus excitante que les sorties habituelles. J’ai bien hâte de voir si je serai inspirée. Je me rends donc chez la consultante que je ne connais absolument pas. C’est une connaissance de Joëlle, qui m’a invitée pour me sortir de mon cocon et me changer les idées. Celle-ci passe me prendre bientôt.
Nous arrivons chez cette femme complètement hystérique de nous présenter sa grande sélection de produits sensuels, de jouets pour adultes, de lingerie, de livres et de jeux. Elle nous installe dans le salon en nous promettant une soirée piquante. Elle nous informe aussi que nous repartirons toutes avec un cadeau. Au moins, je ne serai pas venue pour rien.
La consultante, dont je ne me souviens plus le nom (ah oui! Samantha) a tout à fait le look et le profil d’une fille qui aime le sexe. Je vais cesser mes préjugés et écouter sa présentation avec le sourire.
— Tout d’abord, je veux que vous goûtiez aux huiles et aux crèmes comestibles. J’ai plusieurs saveurs, indique Samantha.
À tour de rôle, nous goûtons les produits qui ne sont pas mauvais du tout. Je préfère la saveur de fraise et citron.
Je trouve que les autres filles agissent de façon un peu trop libertine quand Samantha enlève ses vêtements pour présenter ses sous-vêtements, comme l’aguichante culotte garçonne.
— Vous avez le droit d’essayer les sous-vêtements pour connaître vos mensurations, le lubrifiant et les crèmes comestibles. Vous pouvez feuilleter les livres de massage. Vous trouverez sûrement tout ce dont vous avez besoin pour ajouter du piquant à votre vie sentimentale. Par contre, pour les objets sexuels, si vous les utilisez, vous devez les acheter et partir avec. Vous êtes dans un forfait tout-inclus pour une soirée de relaxation et de luxure entre filles.
— Quoi, ai-je bien entendu? Je peux essayer des vibromasseurs ici! Voyons, elle divague. Il faut que je sorte d’ici. J’invente un contretemps.
— Je suis vraiment désolée, les filles, mais je viens de recevoir un message important. Je dois partir.
— Déjà? Ça vient juste de commencer! s’exprime une des filles au regard vraiment spécial.
Je me dirige vers mon domicile avec le taxi que j’ai appelé à la vitesse de l’éclair en espérant ne plus être invitée par des femmes qui veulent jouer ensemble. Je n’ai rien contre, mais ce n’est pas mon truc. Je peux vous dire que cette Joëlle n’est pas près de me reprendre à ce petit jeu.
De retour à la maison, après ce début de soirée étrange, je me fais couler un bain chaud. Ensuite, je prends un livre pour me glisser sous les couvertures. Je lis quelques pages et je me mets soudain à penser à la première fois que j’ai embrassé un garçon sur la bouche. Je l’avais laissé faire et j’avais oublié de respirer. J’ai longtemps cru que les baisers étouffaient. Heureusement, j’ai vite découvert que l’on pouvait faire les deux en même temps. Nous sommes vraiment naïfs à cet âge.
Je ferme les yeux pour que demain arrive. Malheureusement, je suis incapable de dormir. Il n’y a rien de pire que de vouloir sommeiller sans y arriver. C’est de la torture d’avoir ce petit hamster qui trotte dans la tête sans moyen de le faire taire. Je crois que c’est plus insupportable que le bruit de la goutte d’eau dans un évier ou d’une mouche qui ne cesse de se poser sur votre visage. Le silence est parfois angoissant. Je veux dormir! Pourquoi penser à la lessive que je dois faire demain et au rendez-vous que je dois prendre? Comment puis-je rester ouverte à l’amour? Comment faire confiance à un autre homme qui prononcera les mêmes mots que j’ai déjà entendus et crus?
