Une grâce, une espérance : ta cité céleste est déjà là - Kris Baul - E-Book

Une grâce, une espérance : ta cité céleste est déjà là E-Book

Kris Baul

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Beschreibung

Les sources de ma foi, ce qui me désaltère dans tous les textes sacrés. Mes choix sont un peu arbitraires. Mais tu recevras ainsi un témoignage et c'est ce qui compte, car Dieu lui-même a voulu que la foi, une grâce qu'on recherche mais qui est donnée, te soit apportée par un autre toi même. Ces commentaires sont ceux d'un homme d'âge mûr qui a reçu cette Parole depuis le plus jeune âge et n'a jamais cessé de s'en nourrir.

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Seitenzahl: 68

Veröffentlichungsjahr: 2017

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« Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; …

Il essuiera toute larme de leurs yeux,

Et la mort ne sera plus » (Apocalypse 21 / 4)

Ami, tu veux connaître les sources de ma foi, ce qui me désaltère dans tous les textes que je connais ou ce qui me paraît fondamental.

Mes choix sont un peu arbitraires. Si tu faisais la même demande à un autre, une part au moins ne ressemblerait pas à ce que je te livre là. Mais au moins tu recevras un témoignage et c’est ce qui compte, car Dieu lui-même a voulu que la foi, une grâce qu’on cherche mais qui est donnée, te soit apportée par un autre toi-même. Voici donc.

Cela me paraît suffisant, ensuite tu pourras en parler avec d’autres et enrichir ainsi la Parole reçue.

Tu pourras te reporter aux textes évoqués dont la référence est indiquée. Mes commentaires sont ceux d’un homme mûr qui a reçu cette Parole depuis le jeune âge et n’a jamais cessé de s’en nourrir ; il n’y a pas d’autre légitimité à ces commentaires que cela.

Peut-être es-tu près de la foi. J’espère alors toucher ton cœur et ton intelligence. Toi qui a reçu la grâce de la foi, nous pourrons aussi discuter de ces choix.

25/09/2016

Kris BAUL

Table des matières

Une révélation

A l’image de Dieu

Tu aimeras ton Dieu

Mon bien aimé

Où les hommes s’éloignent de Dieu

Jardin d’Eden

Combat de Jacob

Un peuple rebelle

Avant que le coq chante

Ils le livrèrent à Pilate

Martyre

En mon âme je les souffre avec joie

Eloi, eloi, lema sabachtani

Envoi du Fils

Magnificat

Benedictus

Nunc dimittis

Tu es mon Fils

Pourquoi chercher parmi les morts

Le temps de l’Esprit

Femme voici ton fils, voici ta mère

Notre Père

Ils commencèrent à parler en langues

Je suis le pain de vie

Dieu proche

Béatitudes

Espérance

Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis

Tu aimeras ton prochain

La cité céleste

Discerner la volonté du Père

Maintenant mes yeux t’ont vu

Comme un mandat reçu de Dieu

Ne vous modelez pas sur le monde

Dieu avec nous

Epilogue

Une révélation

A l’image de Dieu

« Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. » (Gn 1/27) « Telle fut l’origine du ciel et de la terre lorsqu’ils furent créés » (Gn 2/4).

Tu as presque tout fait Seigneur en créant le monde. Mais non pas tout. Tu as voulu que nous participions à ta création ; tu as voulu qu’à notre tour nous éprouvions la joie de procréer, de créer notre univers. Tu as fait de nous des êtres capables de modeler notre monde, d’être créateurs de beautés nous aussi. Tu as voulu que de grandes choses sortent de l’esprit et des mains de ceux que tu aimes.

Un peu comme ceux qui ont envie de faire partager leur joie ; l’amour mystérieux entre le Père, le Fils et l’Esprit ne pouvait pas rester confiné dans une éternité heureuse ; il devait être transmis, communiqué, attirer d’autres à l’éprouver, leur donner la même joie.

Tu n’as pas souhaité simplement créer des pantins admiratifs ou contemplatifs, tu as placé dans le monde des êtres qui te ressemblent, capables d’amour eux–aussi. A l’image de Dieu, nous sommes créés hommes et femmes, afin que nous formions un couple aimé, aimant et procréateur.

Ce n’est pas dire que célibataires, consacrés, laissés pour compte ou veufs nous seraient foutus ou méprisables. La société humaine est bâtie sur la relation sociale : famille, amitié, communauté, cité, tout est fondé sur une relation qui donne de la sécurité, mieux, dans la famille et le couple, de l’amour. Sous d’autres formes, l’amour filial, l’amitié, la volonté de l’intérêt commun sont des signes multiples qu’un lien social est à l’œuvre.

Cette réalité est à faire vivre, à vivifier, à renouveler en continu. C’est vrai que beaucoup de signes montrent que cette relation humaine est abîmée de toutes sortes de manières, dans le monde étroit de notre société, dans le cœur même de nos communautés et au cœur de nos familles mêmes.

L’humanité a compris progressivement que l’amour est plus fort, ne serait-ce que pour avoir plus de sécurité et de paix, mais c’est plus fort que nous, nous nous faisons du mal tout le temps.

A l’image de Dieu ; dans le moteur de notre cœur, nous ne sommes qu’à l’image, nous ne sommes pas Dieu.

La création même est abîmée par nos œuvres ; elle l’est par l’action sur notre terre, par l’action sans égard pour l’humanité qui nous entoure, et même par le refus de t’accueillir comme notre créateur. Que de désordres lorsque nous quittons notre existence d’hommes et de femmes créés à l’image de Dieu. Le pire est sans doute lorsque, nous revêtant de ta Parole et de l’apparence du fidèle à Dieu, l’humanité écrase, méprise le faible, tue, en ton nom même. Là, notre culpabilité est grande.

Une seule issue pour ne pas rester sur un chemin perdu dans le désert. Retrouver les moyens de restituer à l’humanité sa dignité de créature à l’image de Dieu, lui donner les moyens de créer, lui donner l’occasion de relations sociales équilibrées et finalement permettre à l’humanité d’exprimer cet amour pour lequel il est créé. Cela ne peut pas se faire si certains perdent leur dignité d’homme, leur capacité à construire et à faire croitre leur famille ou s’ils sont bloqués dans la peur, la misère ou par la barbarie.

Là où l’humanité est inventive, créatrice, ouverte à la vie, recherche le progrès de l’humanité, ne cache pas sa tendresse pour l’homme, laisse s’épanouir l’amour entre un homme et une femme, accueille l’enfant, là se trouve de l’amour et l’image de Dieu dans l’humanité non seulement n’est pas abîmée, mais est le révélateur de l’amour en Dieu trine, de l’amour de Dieu.

C’est possible. Ce n’est pas une vue de l’esprit ; chaque fois que ces signes apparaissent c’est que l’amour, insufflé dans le gênes de l’humanité dès la création, est à l’œuvre. Nous sommes souvent déçus, mais nous ne voyons pas ces signes qui montrent que l’amour, dès ce monde, est une heureuse fatalité.

Ce diamant précieux est à préserver au milieu des tempêtes. Et même lorsque l’épreuve submerge nos vies, une petite lampe fragile, au fond de nous, nous rappelle cette réalité et nous apporte une espérance renouvelée. Ne l’étouffons pas. Sachons aussi écouter les anges, les messagers, que Tu ne cesses de nous envoyer. Cessons d’être sourds.

Tu aimeras ton Dieu

Le décalogue est un morceau de l’ancien testament (Dt 5) qui apparaît permanent et fondamental ; n’est-il pas donné par Dieu même, par l’intermédiaire de Moïse ? Mais les commandements mélangent des choses de nature différente. Peut-on en effet mettre sur le même plan la crainte de Dieu, le respect du sabbat et le fait d’honorer père et mère, de ne pas tuer, de ne pas commettre l’adultère, de vol ou de faux témoignage ou de ne pas convoiter le bien d’autrui, ni la femme de son voisin ?

Le texte prend la précaution de dire qu’il s’agit d’une parole de Dieu, que cette parole est prononcée par Dieu dans le feu, dont ont peur les juifs, et que c’est le Dieu qui les a fait sortir de l’esclavage en Egypte.

Dieu est encore loin de la perception des hommes et inspire une forme de crainte, qui n’est pas que de respect, mais déjà la Parole de Dieu passe par un vecteur humain. Voici que c’est le Dieu qui les fait sortir de l’exil et de l’esclavage. Cette parole est elle-même libératrice peut-être.

Elle donne en effet à l’homme les clés d’une existence libre et en paix avec lui-même. Oui, Dieu te veut libre, il ne te dicte pas ton