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Il faut avoir fait l'expérience d'une carence pour savoir à quel point le magnésium est important. De médecins en cardiologues, pneumologues, ostéopathes, magnétiseurs et bien d'autres, l'auteure raconte son expérience, ses errances, le découragement issu d'un état de santé amenuisé par l'asthme et les prises de cortisone. Puis la découverte de l'élément magnésium, et pour finir la joie de retrouver la forme, une santé stabilisée et un système immunitaire renforcé. Ses recherches pour comprendre son état l'ont amenée à comprendre également les différents symptômes lors des carences, les analyses de sang et leur interprétation, les confusions à ne pas faire entre les différents sels de magnésium et leur dosage dans les compléments alimentaires, comment en trouver dans une alimentation naturelle, l'influence du magnésium sur l'immunité naturelle. Autant de questions que peuvent se poser les lecteurs et qui trouveront une réponse à travers son récit détaillé.
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Seitenzahl: 89
Veröffentlichungsjahr: 2022
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Introduction
Un peu d'histoire et de chimie
Le magnésium : qu'est-ce que c'est ?
Les causes des carences
Les symptômes du manque de magnésium
Les effets du magnésium sur le métabolisme humain
Détermination du taux de magnésium avec les prises de sang
Interaction avec des médicaments
Dans quels aliments trouver le plus de magnésium ?
Expérience d'une carence...
D'autres expériences...
Et pour finir...
Bibliographies de référence
La numérologie des 72 anges de la Kabbale
La première fois que j’ai entendu parler du magnésium, j’étais adolescente. Ayant maintenant environ la soixantaine, autant dire que cela ne date pas d'hier… Je me trouvais chez ma grand-mère maternelle au milieu de mes cousins. La bonne humeur régnait dans la maisonnée où nous nous trouvions tous en vacances. Notre grand-mère était très « bio », même si à cette époque-là, cette appellation n’était pas aussi répandue et utilisée à tout-va comme à présent. En fait, la question ne se posait même pas : les légumes étaient bio, parce que les pesticides n’étaient pas utilisés comme de nos jours, du moins pas autant (car l’usage des pesticides de synthèse remonte à 1930). Elle faisait pousser ses légumes dans son jardin, et cela dit en passant, il n’y avait pas que des légumes, mais aussi des fleurs superbes. Elle était également très « tisanes » et « décoctions » et possédait plusieurs livres sur les vertus des plantes, des légumes et des fruits frais. À chaque printemps, on mangeait des cerises délicieuses issues de son jardin, et consciencieusement, on mettait de côté les queues de cerises aux vertus diurétiques, pour les faire sécher.
Ma grand-mère s’intéressait à toutes les méthodes qui pouvaient entretenir ou ramener la santé naturellement. Et c’est dans cet état d’esprit qu’elle a découvert le chlorure de magnésium.
Donc, durant ces fameuses vacances chez ma grand-mère, un beau matin, elle nous fit boire du chlorure de magnésium dilué dans de l’eau. Vous savez ? Ce petit sachet de 20 gr acheté en pharmacie… Un verre chacun. Au goût, ce n’était pas terrible, un peu âpre, mais comme elle nous avait dit que c’était très bon pour notre santé, on ne rechignait pas trop, et c’était à celui qui faisait la plus belle grimace…
Ce fut donc mon premier contact avec l’élément « magnésium ». Bien sûr, je n’en avais pas compris toutes les vertus, j’étais un petit peu trop jeune pour m’intéresser à tout cela, et je le regrette maintenant, car je pense que ma grand-mère aurait pu me transmettre oralement beaucoup de choses…
J’ai oublié cet épisode « magnésium » pendant de longues années, et je ne l’ai redécouvert que récemment, après une grosse carence de cet élément.
Ce livre, c’est à elle que je le dédie, car si elle avait eu le temps et l’occasion de transmettre elle-même son savoir, je sais qu'elle l’aurait certainement fait, pour aider, pour soulager, ayant toujours été très attentive aux souffrances d’autrui.
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Non ! Je ne prétends pas vous faire un cours d’histoire ou de chimie, car j’en serais bien incapable. Ce ne sont que quelques notions de base, glanées çà et là, concernant l’origine du magnésium.
Ce mot « magnésium » vient du nom de la ville grecque « Magnesia » dans le district de « Thessalie » en Grèce.
Les environs de cette ville en était extrêmement riche, et ce, sous différentes formes. Il y avait d’importants dépôts de carbonate de magnésium.
En 1755, Joseph Black, chimiste et physicien écossais découvreur du dioxyde de carbone, reconnaît le magnésium comme un élément.
En 1810, Sir Humphrey Davy, chimiste britannique, a isolé le magnésium, et en 1926, un chercheur français a prouvé, à la suite d’essai sur animaux de laboratoire, qu’il s’agissait d’un minéral essentiel pour l’organisme.
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Ce métal est très léger (un tiers plus léger que l’aluminium). Dans la nature, son éclat fait penser à l’argent. Ses propriétés le rendent inflammable à l’air. Cela se fait difficilement sous forme de bloc, mais plus facilement s’il est réduit en petits copeaux. En poudre, il s’échauffe et s’enflamme spontanément par oxydation avec l’oxygène de l’air, en donnant une flamme blanche très lumineuse. D’ailleurs, il a été utilisé aux débuts de la photographie dans les lampes-éclairs, et ensuite pour les flashs sous forme d’ampoules à usage unique. Cependant, la production de lumière ultraviolette lors de sa combustion, rend dangereuse pour la vue son observation directe d’une manière répétée.
Le magnésium est un élément chimique, de symbole Mg et au numéro atomique 12. C’est un métal alcalinoterreux, le huitième élément le plus abondant de la croûte terrestre, le troisième métal derrière l’aluminium et le fer. C’est aussi le troisième composant des sels dissous dans l’eau de mer.
Dans l'organisme, il fait partie de la catégorie des oligoéléments (ou des sels minéraux selon les classifications). Les oligo-éléments sont des éléments minéraux représentant moins de 1 pour 10 000 des organismes vivants.
Les oligo-éléments existent en quantité négligeable, mais jouent pourtant un rôle important dans notre organisme. Le magnésium lui-même, assure le transport des substrats à la progression de l'influx nerveux, de la synthèse de protéines à la contraction musculaire. Élément clé de la transformation de l'énergie, il intervient auprès de centaines d'enzymes comme celles participant à la transformation des sucres et des graisses en énergie utilisable par le muscle. Notre corps en a intensément besoin et ne peut s’en passer. Au total, il contient de 20 à 25 gr de ce minéral. Environ 34 % de notre stock de magnésium se trouve dans les cellules des tissus corporels et des organes, se répartissant entre le cerveau et les organes-clés comme le cœur, le foie et les reins ; 65 % sont stockés dans les os et dans les dents grâce à la vitamine B6, avec le calcium et le phosphore. Seulement 1 % du magnésium de notre corps se trouve dans le sang, celui-ci contribuant à « répartir » le magnésium dans le corps d’une façon équitable, c’est-à-dire en fonction de ses besoins. Il interagit avec le sodium, le potassium et le calcium, entre autres, avec lesquels il doit rester en équilibre dans l’organisme. Le corps travaille très dur afin de garder constants les niveaux de ces éléments principaux. Le magnésium est utilisé dans plus de 300 réactions biochimiques du corps. Il aide à maintenir les fonctions normales des muscles, du cœur et des nerfs, et renforce les os. Il est également impliqué dans la digestion des aliments et le transit intestinal.
Le magnésium contribue à la transmission nerveuse et à la relaxation musculaire après la contraction, et il est de ce fait, vital pour la fonction cardiaque. Il contribue grandement au maintien d’un rythme cardiaque régulier, au métabolisme des lipides, ainsi qu’à la régulation du taux de sucre sanguin et de la tension artérielle. Par son action relaxante sur les muscles lisses, dilatante sur les vaisseaux et normalisatrice sur la conduction nerveuse, le magnésium peut notamment jouer un rôle dans le soulagement des douleurs associées au syndrome prémenstruel, aux menstruations et aux migraines.
On voit donc que le magnésium a une action très importante dans notre corps, à tel point que, si on vient à en manquer dans notre apport journalier pour alimenter notre sang, il va automatiquement puiser dans nos réserves. Comme on ne peut absolument pas en manquer au niveau sanguin, sinon cela entraînerait la mort à plus ou moins courte échéance, le corps va « combler » cette carence en prenant ce qui lui manque dans les organes et dans les os, afin de rétablir son équilibre initial. Si cela se poursuit sur une trop longue durée, cela va entraîner des troubles physiques, mais aussi psychiques, que nous allons aborder dans les chapitres suivants.
Le magnésium existe dans différents sels. J’ai déjà parlé du chlorure. Il y a également l’acétate, le carbonate, le citrate, le gluconate, le glycérophosphate, le pidolate, le lactate, pour les sels d’acides organiques, mais aussi l’oxyde, l’hydroxyde pour les sels d’acides minéraux. Ces derniers ont, quant à eux, une plus faible biodisponibilité par rapport aux précédents, c’est-à-dire qu’ils sont moins facilement assimilables et ils auront, de ce fait, plus de difficulté pour arriver sur leur site d’action dans notre corps. Leur consommation n’est donc pas particulièrement recommandée, non pas que cela nous soit néfaste, mais plutôt parce qu’il en faudrait une quantité plus importante, puisqu’ils ne sont pas vraiment bien assimilés par notre organisme qui en rejette une partie. Dans les sels d’acides organiques, le magnésium n’existe pas à l’état pur, mais sous la forme d’un pourcentage qui varie de 5 à 28%. Prenons par exemple un complément alimentaire sous forme de sachet, dont je ne citerais pas le nom. Ce sachet contient 2,250 g (2 250 milligrammes) de pidolate de magnésium, ce qui correspond à 184 mg de magnésium pur ou élément. Cela fait environ 8% de l’élément pur par rapport au sel. Toutes les boites de complément alimentaire achetées en pharmacie vont avoir cette comparaison dans leur composition. Par contre, chez certains laboratoires, la composition ne sera pas détaillée de cette façon, et quelquefois même pas détaillée du tout, et on ne saura pas de quel magnésium il s’agit. Dans la plupart des cas, ce sera souvent de l'oxyde de magnésium.
Voici approximativement quelques correspondances en pourcentage, du magnésium pur contenu dans les sels d’acides assimilables par l’organisme, donc principalement les sels d’acide organiques :
Et pour ceux qui sont moins assimilables, les sels d’acide minéraux :
