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Extrait : "Sur les bords de la Marne, à égale distance des jolis villages de Saint-Maur et de Saint-Mandé, au milieu de vastes jardins bornés au nord par le parc de Vincennes et qui dominent les plaines fertiles de Maisons et d'Ivry, s'élève une masse de bâtiments irrégulièrement groupés, dont l'aspect rappelle le souvenir de ces grands édifices élevés autrefois à la religion par le génie de la solitude."
À PROPOS DES ÉDITIONS LIGARAN
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Seitenzahl: 30
Veröffentlichungsjahr: 2015
Paris, ou le Livre des Cent-et-Un publié en quinze volumes chez Ladvocat de 1831 à 1834, constitue une des premières initiatives éditoriales majeures de la « littérature panoramique », selon l’expression du philosophe Walter Benjamin, très en vogue au XIXe siècle. Cent un contributeurs, célèbres pour certains, moins connus pour d’autres, appartenant tous au paysage littéraire et mondain de l’époque, ont écrit ces textes pour venir en aide à leur éditeur qui faisait face à d'importantes difficultés financières… Ainsi ont-ils constitué une fresque unique qui offre un véritable « Paris kaléidoscopique ».
Le présent ouvrage a été sélectionné parmi les textes publiés dans Paris ou le Livre des Cent-et-Un. De nombreux titres de cette fresque sont disponibles auprès de la majorité des librairies en ligne.
Sur les bords de la Marne, à égale distance des jolis villages de Saint-Maur et de Saint-Mandé, au milieu de vastes jardins bornés au nord par le parc de Vincennes et qui dominent les plaines fertiles de Maisons et d’Ivry, s’élève une niasse de bâtiments irrégulièrement groupés, dont l’aspect rappelle le souvenir de ces grands édifices élevés autrefois à la religion par le génie de la solitude. Une longue avenue plantée d’arbres dont les branches convergent en arceaux, et que suit le courant d’un des bras de la Marne, y conduit le promeneur qui s’égare de ces côtés. Veut-il en explorer les entours ? un pont léger lui ouvre l’accès d’une île formée par la rivière, et dont les contours gracieux offrent les perspectives les plus pittoresques. Un épais gazon, des bosquets de bouleaux et de peupliers en décorent les longues sinuosités. Quel est donc ce séjour riant ? C’est le Bedlam de la France ; c’est ce qu’on appelle la Maison royale de Charenton ; c’est l’asile de la plus déplorable des infirmités humaines. C’est là que, sous l’influence de tous les genres de délire que peut enfanter l’altération des facultés intellectuelles, parlent, agissent, se meuvent, d’une manière plus ou moins désordonnée, près de cinq cents malheureux des deux sexes devenus étrangers aux sentiments de la nature, aux douces affections de l’âme, aux bienséances sociales ; isolés de leurs proches, de leurs amis, de leurs intérêts les plus chers ; qu’une guérison incertaine peut rendre à la société, mais que l’inefficacité des moyens de l’art peut condamner à une séquestration sans fin.
