Valcanian - Cyril Lauctore - E-Book

Valcanian E-Book

Cyril Lauctore

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Beschreibung

Se déroulant de nos jours, cette histoire basée sur le mythe des Vampires et des Loups-garous, évoque l'existence d'une quatrième race appelée Valcanian. Martin, un père de famille, vivant une vie ordinaire, va rencontrer un étrange individu. Cette rencontre bouleversera sa vie ainsi que celle de sa famille pour le bien de l'humanité. Il deviendra malgré lui, un chef de clan redoutablement ingénieux et respecté, mais non sans mal.

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Seitenzahl: 320

Veröffentlichungsjahr: 2020

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À ma famille.

Merci !

Chers lecteurs,

J’ai dû réfléchir un long moment avant d’écrire ce livre. En effet, après avoir reçu une lettre qui a suscité toute mon attention et ma curiosité, j’ai pris la décision de rencontrer monsieur R., afin qu’il me donne plus de détails.

Lettre reçue le 07 février 2024.

« Je vous envoie cette présente, car je sais que vous êtes un auteur ouvert d’esprit et que vous savez faire preuve de discernement.

C’est pourquoi je vous envoie ce témoignage, afin que le monde sache ce qu’il s’est passé il y a 2 ans, où une poignée d’êtres humains (enfin presque) a sauvé l’espèce humaine de l’extinction.

Je vais vous parler plus précisément de Martin, un homme intelligent, courageux et qui du jour au lendemain est passé d’un homme de tout ce qu’il y a de plus banal, à un être doué de capacité inimaginable. Et surtout qui est rentré, bien malgré lui, dans une guerre que le commun des mortels ne pourrait s’imaginer.

Vous allez vous apercevoir dans mon récit que certains mythes assez sombres et qui ont valus de nombreux films sont en faites une bien triste réalité. »

Mr R.

Après de longues heures de conversation, où les émotions allaient et venaient, voici l’histoire qui découle de cette invraisemblable rencontre.

Sommaire

Chapitre I

Chapitre II

Chapitres III

Chapitre IV

Chapitre V

Chapitre VI

Chapitre VII

Chapitre VIII

Chapitre IX

Chapitre X

Chapitre XI

Chapitre XII

Chapitre XIII

Chapitre XIV

Chapitre XV

Chapitre XVI

Chapitre XVII

Chapitre XVIII

Chapitre XIX

Chapitre XX

Chapitre I

3 ans plus tôt (2021)

– Bonsoir chérie, ta journée s’est bien passée, demanda Martin à sa femme Amaryllis.

Il l’embrassa tendrement avec des yeux aussi pétillants qu’au premier jour de leur rencontre, il y a maintenant 16 ans. Amaryllis a 42 ans, assez grande pour une femme, avec de beaux cheveux bruns et de magnifiques yeux verts.

– Oui mon amour, répond-elle assez fatigué de sa journée. Elle s’assit ensuite, sur le canapé du salon avec Martin, en attendant le retour de leurs deux enfants, Léonie, leur fille de 15 ans et Sébastien, leur fils 12 ans.

En discutant paisiblement, Amaryllis se disait que Martin qui avait 41 ans n’avait quasiment pas changé depuis toutes ces années. Il était de taille normale pour un homme et a toujours eu le physique d’un athlète, car Martin adorait le sport. Il a de beaux cheveux bruns, les gardant assez courts, certainement par habitude car Martin avait servi dans l’armée pendant plus de 15 ans. Il a de beaux yeux de couleur marron, mais qui ont tendance à changer de couleurs en fonction des saisons.

Soudain pendant qu’Amaryllis était dans ses pensées, la porte d’entrée s’ouvrit. C’était Léonie et Sébastien qui rentraient du collège.

– Bonsoir les enfants, s'exprima Amaryllis d’une douce voix.

– Coucou, répondirent d’une seule voix les enfants.

– Votre journée s’est bien passée, interrogea Martin.

– Parfaitement papa, répondit Sébastien.

Martin admira ses enfants avec bonheur. Tous deux étaient de beaux enfants travaillant remarquablement bien à l’école.

Sébastien le plus jeune ressemblait énormément à sa mère. Il était grand pour son âge, assez mince, probablement dû à une croissance phénoménale. Il était brun comme ses parents et aimait le sport comme son père plus particulièrement le judo, ce qui n’enchantait pas Amaryllis. Léonie quant à elle, mesure déjà 1 m 70 à 15 ans. Elle avait pris beaucoup de traits physiques de son père. Ce qui marquait chez cette demoiselle, c’était sa longue chevelure brune qui descendait jusqu’ aux hanches.

– À table tout le monde, scanda Amaryllis, ce qui fut sursauté Martin qui était dans ses pensées.

Tout le monde s’installa autour de la table dans un magnifique salon de 45 m2, décoré avec gout par Amaryllis, qui adorait les espaces modernes.

Après avoir mangé, chacun retourna à ses occupations. Les enfants aux devoirs scolaires dans leurs chambres respectives, décorées avec les envies du moment. Car les adolescents changent souvent d'envies au fur et à mesure du temps qui passe. Quant aux parents, ils s’activèrent, dans la grande cuisine dotée d’un bel ilot central, à faire la vaisselle et autres tâches ménagères. Comme chaque soir, Amaryllis partait ensuite dans le bureau attenant au salon pour travailler un peu, car elle était cadre supérieure dans une grande entreprise de Poitiers, ce qui lui demandait une grande implication dans son travail.

Quant à Martin, il prenait le temps de digérer devant les informations à la télévision avant de partir faire son footing quotidien. En effet, il avait servi dans l’armée quelques années avant de se reconvertir dans une entreprise régionale et depuis continuait le sport avec la même ferveur.

– Chérie, c’est comme ça qu’il surnommait sa femme, Amaryllis.

– Oui mon amour ?

– Je pars courir quarante minutes dans le parc, à tout à l’heure.

– Okay je t’aime, répondit rapidement Amaryllis qui était concentré dans son travail.

Martin partit aussitôt de la maison. C’était pour lui un moment de relâchement et de plénitude. Martin adorait courir. Ça lui permettait de faire le vide dans sa tête et de recharger les batteries après une bonne journée de travail. Il travaillait aux ressources humaines et était donc assis en permanence dans un fauteuil, certes confortable, mais c’était un homme qui avait besoin de bouger. C’est pourquoi, il courrait quasiment tous les jours.

Après quelques minutes de course, Martin rejoignait le parc qui était vraiment à proximité de la maison. Il était situé dans une ville limitrophe à Poitiers. Aucune voiture ne pouvait y pénétrer, ce qui faisait le bonheur des promeneurs ainsi que des enfants. Le parc disposait de grandes allées blanches parsemées d’arbres tout autour de celles-ci, ainsi qu’un formidable endroit avec des structures diverses et variées pour les enfants. Avec l’éclairage des lampadaires, l’endroit pouvait faire penser à un havre de paix.

Soudain, une petite pluie fine fit son apparition dans cette belle soirée étoilée.

– He bien, il fallait que je m'y attende, marmonnait Martin.

À ce moment-là, ce n’est pas la pluie qui le dérangeait le plus, c’était la sensation d’être suivis, un peu comme la sensation que quelqu’un vous regarde s’en pouvoir déterminer, qui et où !

Il tourna la tête, quand soudain !

– Tu te fais une frayeur pour rien, se dit-il à lui-même en sursautant à la vue d’un couple de pies s’envolant.

Il reprit son rythme de course, mais quelques minutes plus tard, Martin fut repris par cette même sensation d’être épié. Au même moment, il entra dans une partie beaucoup plus sombre du parc. Cet aspect plus sombre, était dû à une végétation beaucoup plus dense. Martin était un homme courageux, mais le contexte ne le rassurait guère. Il n’était pas du genre à fuir le danger, mais plutôt à lui faire face. Malgré tout, cette sensation d’être toujours suivi, fit pénétrer en lui, un frisson glacial parcourant tout son corps.

Afin de s’en assurer, il fit une pause en faisant semblant de refaire ses lacets en mettant les pieds l’un après l’autre sur un banc. Mais rien ni personne à l’horizon.

– Bon, reprends-toi Martin, se disait-il. Tu vois bien qu’il n’y a personne !

À part un lampadaire qui clignotait, car il devait sûrement y avoir un dysfonctionnement, « il n’y avait pas âme qui vive ». La pluie venait de cesser quand Martin finissait de refaire son lacet. Il commençait à repartir pour finir son footing, quand soudain, une voix assez basse l’interpella. Elle venait du banc d’en face, de l’autre côté du chemin.

– Martin, aide-moi !

Martin ne le savait pas encore, mais à ce moment-là toute sa vie allait basculer.

Il se retourna aussitôt comme si sa vie en dépendait. À ce moment-là, son cœur s’accéléra à une vitesse phénoménale.

– Vous m’avez appelé ? Mais qui êtes-vous, demanda Martin sur un ton inquiet.

Il était en train de se dire qu’il n’avait peut-être pas eu d’hallucinations en se pensant suivi.

L’homme sur le banc avait l’air d’avoir du mal à rester assis et parlait comme s’il souffrait.

Martin s’avança de quelques mètres sur un pas assez méfiant.

– Et d’abord comment connaissez-vous mon nom, interrogea Martin d’un ton autoritaire, car c’était la première fois qu’il voyait cet individu.

L’homme sur le banc paraissait très costaud, ça lui faisait penser au gabarit des catcheurs que l’on voyait à la télévision. Il était grand avec des cheveux assez longs gominés. Il avait aussi un bouc bien taillé et des vêtements assez chics.

– Je vais répondre à toutes tes questions Martin, mais d’abord aide-moi à me relever du banc et marchons ensemble jusqu’au kiosque, demanda l’homme qui avait l’air de souffrir le martyre.

Martin s’énerva.

– Monsieur, je ne vous connais pas et je vous ai demandé, qui vous étiez et comment connaissiez-vous mon nom ?

Même si le porche n’était qu’à une dizaine de mètres Martin se méfiait de l’homme, car de nos jours on peut tomber sur n’importe qui !

– Tu as raison de te méfier, mais tu es un homme intelligent et courageux, c’est pour ça que je t’ai choisi, dit l’homme souffrant, mais d’un calme absolu.

– Choisi ? Comment ça choisit ? Je ne comprends vraiment rien monsieur, dites-moi ce que vous voulez ou je m’en vais de ce pas et j’appelle la police.

– Non ne pars pas, répondis l’homme mystérieux.

– Je me prénomme Falkïr et je suis un Valcanian.

– Un Valcanian ?

– Je t’expliquerai dans quelques minutes ce que cela signifie, lui répondit Falkïr toujours avec le même calme.

– Je n’ai plus beaucoup de temps à vivre et j’aimerais te transmettre mon savoir ainsi que toutes mes autres facultés.

– Monsieur, je ne comprends vraiment rien, vous voulez que j’appelle les secours ?

– Non amène-moi sous le kiosque et je vais tout expliquer en détail.

Malgré les doutes quant aux intentions de l’homme mystérieux, Martin l’aida à se relever du banc et se dirigeait tous deux vers le kiosque.

Une fois arrivés sous le kiosque, une table en bois avec 2 bancs de part et d’autre était présente. Martin installa Falkïr sur le banc de la table et se mit en face.

– Bon, maintenant que nous sommes installés dites-moi ce que vous voulez, demanda Martin.

– Voilà… Je t’ai choisi comme je le disais, parce que tu es un homme courageux, intelligent et ouvert d’esprit et ce qui va suivre demande un esprit ouvert. Le monde dans lequel tu vis n’est pas celui que tu penses ! Il y a certains mythes de votre civilisation qui existent vraiment.

– Pourrais-tu être plus clair, s’impatienta Martin.

– Sois patient, car je dois vraiment tout t’expliquer en détail pour que tu puisses prendre ta décision.

– Décidément, je ne comprends rien, se lassa Martin.

– Laisse-moi prendre le temps de t’expliquer et écoute-moi attentivement. Peux-tu faire ça dans les cinq prochaines minutes, demanda l’homme toujours aussi calmement.

– Je vais essayer, mais sois plus précis, ironisa Martin un peu agacer par la situation.

– Alors voilà … comme je te disais je suis un Valcanian. Nous sommes un mélange des trois races vivant sur ce monde.

– Des 3 races ? Bon, laissez tomber je m’en vais, rétorqua Martin pensant avoir en face de lui un homme échappé de l’asile psychiatrique.

Martin commença à se lever pour rentrer chez lui et soudainement, l’homme qui était assis en face de lui, se présentait devant Martin à la vitesse d’un éclair.

– Mais comment avez-vous fait ça, Martin se demanda alors si, il n’était pas fou, car l’homme était arrivé face à lui, pour s’opposer à son départ, à une vitesse sans égale. D'autant plus qu’il avait l’air blessé et donc diminué physiquement.

– Laissez-moi partir maintenant, dit Martin sur un ton très menaçant.

– Non Martin, tu dois absolument m’écouter, car la survie de l’espèce humaine dépendra de ta décision, alors je t’en conjure écoutes-moi. Je sais que tu me prends pour un fou, car je peux lire dans tes pensées. Si tu dois partir soit, mais avant je te demanderai une dernière chose, dit Falkïr toujours sur un ton très serein.

– Très bien si ça peut vous faire plaisir.

– J’ai des capacités hors normes comme tu as pu le constater.

Martin ne disait plus rien, car il avait effectivement remarqué que l’homme était très rapide et Martin était le genre d’homme à pratiquer la politique du « qui ne répond consent ».

– Frappe-moi de toutes tes forces, demanda l’homme sur un air très sérieux.

– Ça ne va pas non, s’énerva Martin.

– Pour que tu puisses attester de mes dires et afin que je puisse continuer à tout expliquer, frappe-moi, insista Falkïr.

– Bon après tout comme vous voudrez.

Martin se prépara à frapper l’homme au visage en se disant qu’il ne fallait pas rater son coup, car Falkïr était très imposant.

Le coup parti d’une rare violence.

– Aie, cria Martin.

Son crochet avait bien atteint le visage de Falkïr, mais à son grand désarroi le visage de celui-ci ne bougea pas d’un centimètre. En revanche lors de l’impact Martin sentit une vive douleur lui traversant tout le bras, comme s'il avait tapé contre une roche.

– Tu me crois maintenant ? Je dispose de capacités surnaturelles comme la force, la vitesse et bien d’autres encore.

Martin acquiesça d’un signe de la tête.

– Asseyons-nous tu veux bien, j’ai beaucoup de choses à te dire et mon temps est compté, dit-il toujours très calmement.

Martin s’exécuta cette fois sur un air très décontenancé.

– Je vous écoute.

Falkïr s’assied à son tour, puis prit quelques secondes de réflexion avant de parler.

– Je disais donc que nous, les Valcanians, sommes un mélange des 3 races existantes sur ce monde. Vous les humains ainsi que les vampires et enfin les loups-garous.

– Incroyable, alors tout ça existe vraiment, dit Martin très attentif.

– Oui effectivement. Les Valcanians ont hérité du meilleur des trois races. Nous avons pris la dextérité et la vitesse des Vampires, la force et l’incroyable acuité des 5 sens des loups-garous et enfin le courage, le cœur et l’humanité des humains. Ce qui fait de nous les êtres les plus puissants de cette planète.

– Et côté alimentation, s’inquiéta Martin.

– Comme je disais, nous avons pris ce qu’il y avait de meilleur dans les trois races. Notre alimentation est celle des humains.

Nous mangeons comme de bons Français !

L’homme sentit que Martin commençait sensiblement à se détendre. Il s’arrêta de parler quand un couple de coureurs passa à proximité du kiosque.

– Tu disais tout à l’heure que je devais faire un choix et que l’avenir de ce monde y dépendait. Quel est-il ?

– Patience, je dois d’abord t’expliquer. Nous sommes en guerre contre les vampires et les loups-garous qui se sont alliés contre nous depuis plus de deux siècles. Ils ont pour objectifs d’asservir les humains à l’esclavage et surtout de garde-manger à l’échelle mondiale. Ils se sont infiltrés partout. Que ce soit dans les entreprises multinationales que dans les gouvernements des grandes nations. Certains sont hauts-fonctionnaires et d’autres, travaillent dans les supers marchés, ils sont vraiment partout.

– Et comment comptent-ils nous réduire à l’esclavage, s’inquiéta Martin.

– En prenant le pouvoir de plusieurs nations, en provoquant des guerres, car les guerres leur permettent de kidnapper des familles entières pour les cloner et en faire un garde-manger en toute impunité. Une fois les grandes nations sous leurs contrôles, personne ne pourra plus rien faire.

– Les cloner ? Je croyais que ce n’était pas possible, l’interrompu Martin.

– Bien sûr que si, je t’ai dit, ils sont partout même chez les scientifiques de renom.

– Alors c’est grave ce qu’il se passe et les Valcanus ne font rien ?

– Les Valcanians, répondit l’homme sèchement.

– Oui désolé c’est que toutes ces informations d’un coup me déboussolent un peu.

– Je comprends. Pour répondre à ta question, nous avons essayé, il y a plus de deux cents ans, mais ils étaient beaucoup plus nombreux que nous de par leur alliance et nous avons perdu quasiment tous les Valcanians. Nous nous sommes cachés pendant un bon moment et nous avons refait surface il y a une vingtaine d’années. Pour le moment, les Vampires nous laissent tranquilles tant que nous n’augmentons pas en nombres, car en nombres suffisants nous serions trop dangereux pour eux. Comme je te le disais, nous sommes plus puissants que les autres races.

– Qu’attendez-vous pour agir alors ?

– J’étais en train de préparer une offensive en secret avec un Valcanian de confiance, mais je me suis fait trahir, car une dizaine de Vampires m’attendaient. J’ai réussi à tous les abattre, mais les blessures que j’ai subies sont telles que je n’y survivrais pas.

– Dans les mythes, les Vampires et les loups-garous sont immortels, ce n’est pas votre cas ?

– Si, mais comme les vampires et les loups, nous avons nos failles. Si nous avons trop de blessures malgré notre grande capacité de régénération, nous pouvons en mourir de même que si l'on nous atteint le cœur avec diverses armes. Les vampires et les loups eux sont sensibles à l’argent et au niveau du cerveau.

– Et moi dans tout ça, qu’est-ce que je viens faire là-dedans, demanda Martin.

– Je te propose de te faire muter en Valcanian afin de continuer le combat.

– Moi ?

– Oui toi Martin, j’ai vu en toi toutes les aptitudes pour combattre notre ennemi. De plus, je te ferais don de toutes mes capacités et mon savoir acquit depuis cinq siècles. Seuls les plus anciens peuvent faire ça et seuls les membres du grand conseil en ont les droits.

– Vous en faites partie ?

– Oui, je suis le second du grand maître. Tu seras plus puissant que la plupart de nos ennemis et tu auras tous mes souvenirs. Il faudra que tu crées ton clan en secret, même le grand conseil ne devra rien en savoir, car je suspecte un traître en son sein. Quand tu auras formé ton clan de guerrier, présente-toi à eux.

– Mais je ne sais même pas qui ils sont et où ils se trouvent, s’inquiéta Martin.

– Ne t’inquiètes pas mon ami, tu auras toutes mes connaissances.

Martin sentit la nausée monter en lui avec quelques vertiges et pour en rajouter la pluie revenait de plus belle.

– Je dois y réfléchir. Tu te rends compte de ce que tu me proposes, rétorqua Martin.

– J’en suis conscient.

– Et ma famille dans tout ça ?

– Tu devras les transformer aussi, car ils seront une cible de choix pour tes ennemis. En devenant des Valcanians, ils pourront se défendre.

– Je suis en train de faire un cauchemar là, il faut que je me réveille, s'inquiéta Martin l’air désespéré.

– Non c’est bien la réalité Martin, je te laisse jusqu'à demain matin pour réfléchir, car on dit que la nuit porte-conseil !

– C’est le choix de toute une vie et tu ne me laisses que quelques heures ?

– Malheureusement, je suis mourant et je ne tiendrais pas 24 heures de plus.

– Très bien, je vais y réfléchir… Je dois partir maintenant, ma femme va s’inquiéter.

– A demain Martin.

Comme un éclair, Falkïr disparu dans l’obscurité. Martin était figé sur son banc et repensait à toutes les informations qu’il avait dû engranger en si peu de temps. Il se sentait seul au monde et pourtant il devait prendre une décision rapide le concernant, mais surtout, concernant toute sa famille.

– Je dois rentrer à la maison maintenant, se dit Martin en se parlant à voix basse.

Arrivé devant la porte d’entrée de la maison, Martin prit une grande inspiration puis entra.

– C’est moi, affirma-t-il en rentrant d’un pas décidé.

– Tu t’es perdu en chemin, ironisa Amaryllis.

– Non j’ai voulu courir un peu plus longtemps que d’habitude voilà tout.

– Mais tu es mouillé de la tête au pied, tu devrais prendre une douche tout de suite avant d’attraper froid et évites de me mettre de l’eau partout s’il te plait.

Amaryllis était une femme assez maniaque concernant la propreté de la maison.

– Oui, c’est une bonne idée, j’y vais de ce pas !

– Tu es sûr que ça va, tu as l’air tout bizarre, interrogea Amaryllis sur un ton inquiet.

– Oui, tout va bien, j’ai dû forcer un peu trop ce soir, répondit Martin.

Amaryllis connaissait son mari sur le bout des doigts, et allait tôt où tard, s’apercevoir que quelque chose le souciait.

Plus tard dans la soirée, les enfants étaient déjà couchés depuis un moment, Martin et Amaryllis lisaient chacun un livre bien confortablement allongés dans le lit conjugal.

– Je te sens soucieux, mon amour.

Martin qui était effectivement dans ses pensées sursauta légèrement.

– Si l'on te proposait de faire de grandes choses en ce monde, mais que ça pouvait mettre les gens que tu aimes en danger, que ferais-tu, demanda Martin sur un ton solennel.

– Pourquoi, on te propose un nouveau poste au travail ?

– Non pas exactement, que feras-tu ?

– Si c’est pour faire de grandes choses, pour le bien de chacun, alors je n’hésiterais pas. Mais pourquoi parles-tu de mettre en danger les personnes que tu aimes, interrogea Amaryllis avec un grand étonnement, car ce n’était pas dans les habitudes à Martin de poser ce genre de questions.

– Non laisses, je divague un peu, ça doit être la fatigue. Bonne nuit chérie.

Martin embrassa sa femme tendrement puis se tourna dans le lit dos à Amaryllis.

– Oui, tu as l’air fatigué, profites de te reposer, demain on est samedi. À son tour, Amaryllis éteignit la lumière puis se tourna.

Une fois la lumière éteinte, Martin se remémora une à une les paroles de Falkïr. Il se tourna puis se tourna sans cesse dans le lit sans trouver le sommeil, et pour cause dans quelques heures il devra prendre la décision de toute une vie.

– La nuit porte conseil, tu parles oui, chuchota Martin agacé et apeuré par une telle décision.

Chapitre II

Après une nuit très agitée, Martin se réveilla avec l’impression de ne pas avoir dormi de la nuit et c’était presque le cas. Toute la famille était au petit déjeuner dans le salon. Martin embrassa tout le monde tendrement comme si c’était la dernière fois qu’ils les voyaient.

– Te connaissant tu as mal dormi mon amour, dit Amaryllis avec une voix douce.

– Oui, ma foi j’ai connu meilleure nuit, répondit Martin.

Plus tard dans la matinée, les enfants étaient partis à leurs sports respectifs. Sébastien au judo et Léonie à la natation. C’étaient leurs sports de prédilections et un moment pour eux de décompresser de leur semaine d’école.

Martin partit prendre sa douche quand soudain la sonnette de la porte d’entrée retentit. Amaryllis partie ouvrir la porte.

– Bonjour, que voulez-vous, demanda Amaryllis aimablement.

– Bonjour Amaryllis, je suis Falkïr, un récent ami de ton époux.

– Falkïr ! C’est la première fois que j’entends ce nom. Que voulez-vous ?

– J’ai besoin de voir Martin assez rapidement, dit-il toujours aussi calmement malgré une souffrance atroce.

– Martin, un certain Falkïr pour toi. Hé bien entrez monsieur.

Amaryllis voyait cet homme pour la première fois, elle ne semblait pas très rassurée, car l’homme en question était très imposant et n’avait pas l’air joyeux.

– Falkïr, tu dis !

Déjà, se disait Martin avec la peur au ventre, car il restait indécis à la proposition de son hôte.

– Bonjour, dit Martin à Falkïr d’une voix fébrile.

– Tu es sûr que ça va, interrogea Amaryllis.

– Oui, ne t’inquiètes pas, par contre je vais aller dans le bureau discuter avec notre invité.

– Comme tu voudras, répondit Amaryllis perplexe.

– Suivez-moi !

Falkïr s’exécuta et suivit Martin dans le bureau.

Une fois le bureau fermé, les deux hommes s’installèrent face à face.

– Vous êtes malade de venir ici, s’énerva Martin.

– Calmes- toi Martin, tu ne peux plus repousser l’échéance, il est temps de me donner ta réponse.

– Ma femme est juste à côté et mes enfants ne vont pas tarder à rentrer.

– Tout ceci n’y change rien, arrête de vouloir gagner du temps et donne-moi ta décision, rétorqua Falkïr en gémissant, car ses blessures le faisaient souffrir énormément.

– Très bien, je vais te donner ma réponse, mais avant sache qu’elle est mûrement réfléchie.

– Je t’écoute, s’impatientant Falkïr.

– Je vais devoir refuser !

Martin malgré son esprit chevaleresque, dut se résigner afin de protéger sa famille.

– Je respecte ton choix, mais je peux lire en toi que tu regrettes déjà. Tu privilégies ta famille et c’est tout en ton honneur. Sache que je ne t’ai pas choisi par hasard, car j’ai vu en toi toutes les capacités pour sauver l’espèce humaine. Peux-tu m’accorder encore cinq minutes ?

– Bien sûr que voulez-vous ?

– J’ai besoin que tu restes dans le bureau le temps que j’explique la situation à ta femme.

– Ça va pas non, il en est hors de question, s’énerva Martin en se levant de son fauteuil.

– Écoute-moi Martin, tu as pris ta décision afin de protéger ta famille, mais si ta femme était d’accord pour ce changement de vie, je suis persuadé que ta décision serait toute autre. Je me trompe ?

– Non tu as raison, se résigna Martin.

Falkïr sortit du bureau pour se diriger sur le canapé du salon où se trouvait Amaryllis.

– Amaryllis, j’aurais besoin de te parler urgemment !

– Oui que voulez-vous me dire ?

Amaryllis qui était confortablement installée sur le canapé se redressa rapidement, car le ton employé par l’homme qu’elle ne connaissait pas était plutôt grave.

– Il y a un problème avec Martin, demanda telle.

– Oui et non, répondit Falkïr en s’installant à côté d’elle.

– Amaryllis, j’ai proposé à Martin un changement de vie radicale et il a besoin de ton avis pour prendre ça décision. Es-tu prête à m’écouter attentivement, car ton avis est crucial pour la survie de cette planète.

Amaryllis regarda Martin l’air perplexe et inquiet. Martin lui fit un signe de la tête comme pour dire oui.

– Je vous écoute !

Falkïr commença son récital exactement comme il l’avait fait avec Martin. Amaryllis au fur et à mesure du récit se décomposait et regardait régulièrement Martin qui c’était installé face à elle.

Quelques minutes plus tard…

Amaryllis toute pâle semblait se reprendre un peu et se leva pour faire les quatre cents pas dans le salon. Après quelques minutes interminables pour Falkïr et bien évidemment Martin, Amaryllis se rassit sur le canapé et regarda Martin dans les yeux.

– Mon amour… je suis avec toi quoi qu’il arrive tu le sais bien, dit Amaryllis à Martin qui appréhendait la réponse de sa femme.

– Je sais, mais je ne veux pas vous mettre en danger, toi et les enfants.

– Si Falkïr dit que tu es l’homme qu’il faut pour combattre nos ennemis de l’ombre, alors tu dois devenir comme lui pour aider l’humanité tout entière.

– Oui, mais, et vous, demanda Martin à Amaryllis en parlant de sa famille.

– Je suis prête à te suivre dans ton destin. Tu as toujours fait partie de ceux qui ont toujours voulu défendre les faibles des oppresseurs. Si les Vampires et les Loups-garous veulent asservir l’espèce humaine, Falkïr à raison, tu es l’homme de la situation même si tu doutes de toi.

– Et les enfants, demanda Martin.

– Les enfants te suivront aussi jusqu’au bout du monde, car je te rappelle qu’ils te ressemblent.

Falkïr, soulagé regardait le couple discuté. Il se disait qu’après sa mort, grâce à ce couple, il y avait encore de l’espoir.

– Alors, Martin, qu’en dis-tu, demanda Falkïr.

– J’accepte, répondit Martin, heureux d’avoir le soutien de son épouse.

– Je vais maintenant vous expliquer comment tout va se passer et ce que tu devras faire.

À ce moment-là, le cœur de Martin battait la chamade et Amaryllis n’était pas très rassurée non plus. Falkïr regardait Martin droit dans les yeux et prit une grande inspiration pour se concentrer sur ce qu’il allait lui dire.

– Voici comment ça va se passer, je vais devoir te mordre pour injecter mon venin en toi afin que tu deviennes un Valcanian.

– Ce sera douloureux, demanda Martin apeuré.

– La morsure en elle-même bien sûr que oui, mais cela ne sera pas le pire.

– Pas le pire, reprit Martin inquiet comme il ne l’a jamais été.

– Quand le venin attendra ton cœur et ton cerveau alors la douleur sera tellement intense que tu risques de t’évanouir.

– Ha oui quand même, tu es très rassurant. Et ça fait ça à tout le monde ?

– Non tu endureras une extrême douleur, car je vais te transmettre toute ma puissance ainsi que mes connaissances acquises en 500 ans d’existence. Une fois mordu, tu seras un Valcanian deux jours plus tard. Sachez que quand j’aurais fini de te transmettre tous mes dons, alors je mourrais.

– Pas très rassurant tout ça !

– Avant que je te transforme, je vais te donner la marche à suivre pour créer ton clan et deux ou trois conseils.

– Je t’écoute attentivement, répondit Martin extrêmement concentré.

– Quand tu seras un Valcanian, grâce à la transmission de mes dons et mes connaissances, tu feras partie des êtres les plus puissants en ce monde. Tu devras en faire bon usage, car normalement on augmente en capacité avec le temps. En gros plus nous sommes vieux, plus nous sommes puissants et ça vaut aussi pour les Vampires et les Loups-garous.

– Si je comprends bien une fois transformé, j’aurais déjà 500ans. Et pour ma famille ?

– Effectivement, tu auras la force et les connaissances d’un immortel de 500 ans. Pour ta famille, ils seront de simples Valcanians, mais c’est déjà beaucoup ! Car je te rappelle que nous sommes plus forts à la base que nos ennemis.

Amaryllis aussi très attentive commençait à appréhender son changement de vie, mais était prête à tout pour son mari.

– Avant d’enrôler ta famille parmi celles des Valcanians, je te conseille de t’entourer de deux personnes de confiance qui seront à l’avenir tes bras droits pour diriger ton clan. Ils devront être loyaux envers toi et combattifs. Choisis-les bien, car ils seront déterminants pour l’avenir de ton clan.

– J’ai déjà une idée des personnes que tu décris, dit Martin énergiquement.

– Tu devras trouver une grande demeure assez isolée avec un grand espace autour de cette propriété pour loger et entrainer ton clan. Tu devras faire tout cela dans la discrétion la plus absolue pour ne pas attirer l’attention chez nos ennemis.

– Est-ce que nos ennemis peuvent nous repérer quand on les croise, interrogea Martin.

– Non, les Vampires et les Loups-garous ne peuvent nous détecter uniquement quand on se sert de nos pouvoirs, à l’inverse nous, nous pouvons les repérer en les croisant, ce qui est un fabuleux avantage pour nous.

– Oui c’est certain, répondit Martin sur un air très motivé.

– Tu le seras bien assez tôt, mais les humains peuvent nous repérer aussi quand on se sert de nos pouvoirs, car nos yeux s’illuminent l’espace de deux secondes.

Falkïr commençait à avoir du mal à s’exprimer, car la douleur se faisait de plus en plus présente.

– Donne-toi un an pour créer ton clan et entrainer tes guerriers, ensuite déplace-toi voir le grand maître pour te présenter à lui et lui expliquer le pourquoi du comment. Le grand maître est un homme sage et comprendra. En revanche, certains membres du conseil dont je fais partie ne vont pas du tout apprécier et il risque d’y avoir des discussions houleuses, mais j’ai confiance en toi. Tu t’en sortiras très bien.

– M’en sortir, tu rigoles, tu as vu tout ce que tu me demandes, s’énerva Martin.

– Je n’ai plus rien à te conseiller, je te souhaite réussite, courage, abnégation et crois en toi Martin.

– C’est l’heure des « au revoir », Amaryllis, je compte sur toi pour aider Martin au mieux.

– Je le ferai, dit Amaryllis sur un ton décidé.

– Martin, es-tu prêt ?

Chapitres III

Dans le salon de la maison familiale de Martin et Amaryllis, une atmosphère de doute et d’appréhension s’installa.

– Prêt ? Je ne serais jamais prêt pour être mordu intentionnellement par qui que ce soit, répondit Martin complètement pétrifié.

– Adieu mon jeune ami, dit Falkïr à Martin en se rapprochant de lui.

Falkïr attrapa le bras de Martin à une vitesse fulgurante et le mordit au poignet. C’est alors que Martin sentit une douleur vive et ne put s’empêcher de crier de douleur.

– ARRGH !!! Ce sont les seuls sons que pouvait sortir Martin tellement il souffrait.

Il sentait pénétrer le venin, comme un vaccin dont le liquide froid pénètre la chaire.

Quelques secondes plus tard, Falkïr s’écarta de Martin encore sous le choc de la douleur, car ces quelques secondes lui ont paru interminables tellement la douleur était intense.

– Merci, dit Falkïr à Martin avant de s’effondrer au sol inconscient.

Aussitôt Amaryllis se jeta au sol pour s’occuper de Falkïr qui ne répondait à aucune injonction. Quand soudain le corps de Falkïr commençait à se désagréger. Son corps se transformait en une fumée opaque un peu comme des fumigènes. Une fois la fumée dissipée, il ne restait plus rien de la présence de Falkïr qui avait disparu à jamais.

Amaryllis se mit à pleurer et Martin s’allongea sur le canapé du salon pour se remettre de ses émotions, car ce n’est pas tous les jours que l’on se fait mordre par un homme (enfin presque).

– Ça va mon amour, demanda Amaryllis.

– Oui, ne t’inquiète pas. Par contre, je vais aller m’allonger dans la chambre avant que les enfants rentrent du sport.

– Je leur explique ce qui se passe et ce qui va ce passé ?

– Non, ne leurs dit rien pour le moment, tu connais les enfants des fois les secrets peuvent leurs échappé dans une discussion pour se rendre intéressant. D’ici deux jours, je partirai de la maison pour commencer à recruter et chercher un endroit pour notre clan. Une fois que j’aurais commencé à tout mettre en place, je reviendrais pour vous transformer. Donc pour le moment fait en sorte de vivre normalement.

– Je vais essayer, répondit Amaryllis.

Quelques heures plus tard

Martin allongé dans son lit avait énormément de fièvre, il divaguait par moment et se sentait incapable de bouger, il était comme figer sur son lit. Des images commençaient à apparaître dans sa tête ce qui le perturbait, il se trouvait dans une phase ou il était entre rêve et réalités. Les images qu’il voyait étaient tout simplement des morceaux de souvenirs de Falkïr.

Ça y est, le venin commençait à faire son effet !!!

Martin gémissait et commençait à être agité sur le lit.

– ARGH ! Qu’est-ce qui m’arrive, j’ai la tête qui va exploser, chuchota Martin.

Il avait mal à la tête comme jamais. La douleur était telle, qu’il se sentait paralysé. Soudains, tous ses muscles se contractaient un à un, à tel point qu’il n’y avait plus que ses pieds et sa tête en contact avec le lit pendant au moins deux minutes ce qui lui parut une éternité. Puis vinrent des séries d’images qui défilaient dans sa tête. C’était les souvenirs et les connaissances de Falkïr qui venaient par petite étape. Il voyait le début de la guerre avec les Vampires et les Loups, les membres du grand conseil, les émotions, les joies, les douleurs vieilles de cinq siècles. Puis son corps se relâcha.

– Je commence à mieux comprendre tout ce que Falkïr m’expliquait, se dit Martin en parlant à voix basse.

Martin se sentait déjà beaucoup mieux et en profita pour appeler Amaryllis.

– Chérie tu peux venir s’il te plait.

Amaryllis pénétra dans la chambre inquiète.

– Ça va aller mon amour, demanda-t-elle.

– Oui ne t’inquiètes pas j’encaisse, tu me connais, répondis Martin qui voulait rassurer sa femme.

– Je te demande ça parce que je t’entends gémir de douleur malgré la porte fermée et je n’ose pas venir.

– Ça va aller, ce n’est qu’une question d’heure, dans quelque temps, je me sentirais beaucoup mieux. Je commence à entrevoir tout le passé de Falkïr et j’ai l’impression que mon corps devient plus solide.

– Bon, je te laisse te reposer, je vais emmener les enfants en ballade. Repose-toi !

– Merci !

Amaryllis partie avec Sébastien et Léonie en balade pour permettre à Martin de muter discrètement sans éveiller les soupçons des enfants.

Un épisode de douleurs reprit de plus belle. Martin transpirait comme si son corps était monté à plus de quarante de fièvre et ses muscles se contractaient de nouveau. Martin commençait à trembler. Les tremblements s’augmentaient peu à peu, tout son corps se raidit et on ne distinguait plus que le blanc de ses yeux. Martin convulsait, puis plus rien, il ne bougeait plus, ne respirait plus, il était mort sur son lit !

Falkïr l’avait prévenu que cela pouvait arriver quand le corps d’un humain ne pouvait encaisser la véracité du venin. Falkïr lui avait dit aussi qu’il l’avait choisi parce qu’il pensait Martin assez résistant pour survivre à cette mutation et surtout à la transmission des pouvoirs et des souvenirs. Cette transmission n’était pas courante chez les Valcanians. Falkïr se serait-il trompé ? Martin était-il capable de résister à ce genre de transmissions, est-ce que cinq siècles de savoir et de souvenirs n’étaient pas de trop pour le cerveau d’un humain…

Soudain, un bruit retentit dans la chambre. C’était Martin qui reprenait une grande inspiration comme quand on sort d’une apnée un peu trop longue en milieu aquatique. Martin était vivant, il se sentait même très bien, il ne s’était jamais senti aussi bien !

– Je suis prêt !

Martin se sentait renaitre. Il avait une forme olympique.

– Je vais aller prendre une douche bien méritée, se dit Martin qui avait énormément transpiré.

Il se leva du lit pour rejoindre la salle de bain attenante à la chambre, mais tellement vite qu’il percuta la porte en laissant une belle marque de son passage. Puis il cassa la porte vitrée de la douche en l’ouvrant.

– Je ne suis pas si prêt que ça, ironisa-t-il, car il ne maitrisait pas du tout les nouveaux pouvoirs qu’il venait d’acquérir.

Il devait prendre le temps de s’accoutumer à ses nouvelles facultés. Il était devenu beaucoup plus rapide, plus puissant, tous ses sens étaient en éveil. Il voyait beaucoup mieux qu’avant, il entendait tous les bruits, il sentait des choses qu’il n’avait jamais senties auparavant.

Il était tout simplement devenu un Valcanian et probablement grâce à Falkïr, l’un des plus puissants.

Après sa douche, un peu laborieuse, Martin décida de se concentrer afin de ne pas casser tout sur son passage en se dirigeant vers la cuisine, car il avait une faim de loup, ou plutôt de Valcanian. Martin dévora tout ce qu’il trouvait dans le réfrigérateur.

Amaryllis et les enfants rentraient à la maison après une bonne balade. Amaryllis, très surprise de voir Martin, debout dans la cuisine envoya Sebastien et Léonie dans leur chambre.

– Ça va mon amour, demanda-t-elle.

– Oui, tout va bien, je ne me suis jamais senti aussi bien. Je suis maintenant devenu un Valcanian et mes capacités ne cessent d’accroitre à chaque minute qui passe, répondit Martin.

– Ouf, je suis soulagé que tu n’aies pas trop souffert.