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Faire un saut dans le vide ou dans le passé... Changer de vie, se prendre pour un autre... Rompre ses chaines pour mieux renaitre, ailleurs et autremernt.... Tels sont les défis ou les aspirations des personnages de ce recueil. Bon gré, mal gré, emportés par les vents de la liberté, ils vous embarqueront avec eux. Bonne lecture
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Seitenzahl: 50
Veröffentlichungsjahr: 2023
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Préface
La mélodie du plombier
Dégringolade
Le fer
Le repas dominical
La souris blanche
Cascade sur rail
Auto-promo-suggestion
Le prince
Encore raté
Libérée ?
Une disparition élucidée
Barbe à papa blues
Drame sur le gazon
Si tu savais, Elvis…
Malle alors !
Regret
Le parc
Abracadabrantesque
Au chat sans collier
Félin félon ?
Placarmoire
Ariel
Remerciements
Vents de liberté est un recueil de nouvelles regroupant des textes imaginés, créés et travaillés dans les ateliers d’écriture de la MJC 3CM à Montluel. Si la MJC est un lieu qui se veut de partage, de retrouvailles, d’émulsion collective et d’expression individuelle, ce recueil vous confirmera que les ateliers d’écriture portent ces mêmes valeurs. 4 autrices issues de ces ateliers, Camille Domain, Evelyne Grondier, Fabienne Jomard, Maryse Schellenberger, accompagnées par l’œil expert et bienveillant de Raphaëlle Jeantet, vous présentent le fruit de leur travail, individuel et collectif. Car oui, la lecture de l’ouvrage confirme bien ces deux derniers traits. C’est avec douceur que le lecteur découvre la singularité de chacune des plumes sans jamais oublier une forme de construction collective. Oscillant entre originalité et clins d’œil les unes envers les autres, chaque autrice entraîne sans difficulté son lecteur dans un périple de mots.
Vents de liberté réussit le pari de ce qu’il annonce : premièrement une liberté dans l’écriture, dans la forme, dans les sujets. Une liberté également dans le rythme : certaines nouvelles sont courtes, d’autres plus longues et l’enchaînement, ainsi que la diversité des textes, à la fois ordonnent et chamboulent très intelligemment la lecture. Les chutes, elles, font sourire, parfois émeuvent, déstabilisent ou connectent avec d’autres. En bref, le lecteur plonge, lit et relie puisqu’entre indépendance et interdépendance, la frontière peut se faire fine…
Si ce vent de liberté trône au-dessus du recueil, il est bien évidemment aussi le maître mot à l’intérieur des textes. L’audace prend toutes les formes, avec des personnages tantôt libres, tantôt contraints, portés et habités par différents courants de liberté. Les vents, quant à eux, s’amusent à être soit légers soit trop forts ; le lecteur parcourt par instants les pages avec tendresse et délicatesse, comme poussé par une brise de liberté, ou bien se laisse capter par une tempête qui vient renverser le cours de l’intrigue.
Des vents de liberté, ce sont aussi des images puissantes. Les textes font appel instantanément à un univers aussi bien réel que littéraire ou imaginaire. En quelques pages, quelques lignes parfois seulement, les métaphores fusent et les symboles prennent place avec force pour créer un nouveau monde fictionnel.
Et au milieu de toute cette aventure, nous apercevons Camille, Evelyne, Fabienne et Maryse planer au-dessus des textes, ayant la capacité de diriger les vents mais aussi de se laisser habiter par la liberté, c’est-à-dire voguer, comme le lecteur, vers des horizons insoupçonnés.
Alors un conseil, faites confiance à ces quatre voyageuses qui tirent les fils de l’émotion, de la surprise, du drame, de l’attente et de l’humour : lecteurs, laissez-vous porter sans détour, par ces Vents de liberté.
Bonne lecture !
Coline Delêtre
Coordinatrice du Pôle Culture — MJC 3CM
Camille Domain
C’est l’histoire d’Anatole, un plombier virtuose et dynamique. Cette histoire, c’est mon histoire…
À une heure nocturne, j’étais en pleine prestation dans une maison baroque. Alors que je m’apprêtais à descendre pour intervenir sur les conduites en cuivre, vérifier le compteur et inspecter tout un tas d’autres instruments, une portée de bassets déboula sur moi. Ce qui m’arriva ensuite fut l’accident le plus extraordinaire de ma vie !
Je dégringolai l’échelle, passant du rez-de-chaussée avec son parquet ciré, au sous-sol. Je me retrouvai allongé sur le dos. La clé de douze que je portais à la taille créait une compression qui me fit pousser un cri et monter dans les aigus. Puis le silence fut. La chute n’était pas grave, les dégâts mineurs mais je me sentais diminué. Après un moment de latence, me redresser fut difficile. Au premier pas, je dansais la gigue et dus improviser, en me concentrant sur les battements de mon cœur, qui, tel un métronome, continuait à battre la mesure.
Une quinte de toux plus tard, je réussis enfin à retrouver un rythme. Mais dans ma tête, les phrases, accords et accents se mélangeaient. Ils formaient une mélodie entêtante et harmonieuse.
Alors la fugue me sembla être la meilleure échappatoire et je montai presto retrouver Octave, le propriétaire. Quand je quittai la maison, la tessiture de ma voix avait changé et était désormais plus proche de celle du ténor.
Une nouvelle partition était en train de s’écrire alors je décidai de changer de vie.
Fabienne Jomard
Hier matin, vers 7 h 30, un technicien de surface, grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boss, est tombé du quatorzième étage.
Pauvre mytho, quelle chute !
Maryse Schellenberger
Bon sang, qu’est-ce que cette nana est énervante !
John n’en peut plus. Il est planté au bord du quai et ressasse les événements du matin, un matin à classer dans la catégorie des pires matins de sa vie. Il était en rendez-vous chez son dentiste quand il a senti vibrer son téléphone. Bouche grande ouverte, sous la torture de la roulette, pas question de déchiffrer un message, urgent ou non. Quand il a enfin pu lire le SMS, il n’en a d’abord pas cru ses yeux.
« Besoin du fer à repasser, rdv boutique 16 h. Thanks »
Il chercha en vain une autre signification possible et finalement se décida docilement à retourner à l’appartement. Là, nouvel obstacle, où pouvait bien se cacher ce foutu fer ?
Après avoir fait valser quelques pièces de linge sur les rayons de la salle de bains, il mit enfin la main sur l’objet du délire. Il ne s’en servait quasiment jamais mais il eut quand même le réflexe de vider la réserve d’eau : pas question de noyer le contenu de son sac à dos.
