Vers noirs - Tito Mawuvi - E-Book

Vers noirs E-Book

Tito Mawuvi

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Beschreibung

A quand l'heure de l'Afrique? Quand est- ce que l'Afrique sortira du joug de la servitude? Telles sont les questions qui tourmentent la conscience juvénile du jeune auteur de Vers Noirs : De la chaîne au Bazar. Derrière ces lignes structurées dans une poésie purement Africaine, il relate l'événement inhumain de l traitre négrière et dénonce la domination permanente es colons sur les peuples Africains. Il révèle ses sentiments vis-à-vis de ces puissances dominatrices; crie la liberté et dit Non à la servitude volontaire. Ainsi invite-t-il l'Afrique à sa dignité noire, sans oublier d'éveiller sa conscience sur la restauration des désordres contemporains (le bazar) qui règnent sur le continent.

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Seitenzahl: 22

Veröffentlichungsjahr: 2022

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Vers noirs

MawutoAVANT PROPOSPRELUDEI-LA CHAINE.II-LE POIDS DE LA DOMINATION.III-LA HAINE.IV-LA LIBERTE.V-LA RECHERCHE D’IDENTITE.VI-LE BAZARPage de copyright

Mawuto

 MAWUVI Tito

Vers noirs

De la chaîne au bazar

Recueil de poèmes

Editions Moffi

www.moffi.tg

[email protected]

AVANT PROPOS

« Vers noirs »

-J’ai le pur désir qu’ils soient « noirs ».

-« Nègre », je voudrais qu’ils soient.

-Je voudrais qu’ils soient « libres »,

-Et qu’ils soient si « sincères ».

-Je voudrais bien « éternuer ».

-J’aimerais « crier ».

-Or l’autre ne sait « crier »,

-Et ne sait « éternuer ».

-Il ne sert qu’à la « plaisanterie ».

-Je préfèrerais qu’ils soient si « noirs ».

-Je veux être libre.

-Je veux parler moi aussi.

-L’autre ne sait que rigoler.

-Avec une sorte d’« alchimie mesurée ».

-En tant quel tel, je suis « humain ».

-Je sais rigoler ‘’moi aussi’’.

-Pas mal de temps, « je rigolais ».

-Mais vous m’en avez interdit.

-Je voudrais parler aux miens,

-Qui ne pourraient plus « rigoler ».

-Je voudrais parler à l’Afrique.

-Je voudrais crier « Peuple noir !».

-Je voudrais crier « Au secours !»,

-Et amplifier les « murmures » de mon temps.

-A vous « nègres fous », « Enfants sourds »,

-Qui osent étouffer ces rimes,

-Dans une sobre poésie,

-Et creuse.

-A l’Afrique,

-A vous « peuples esclaves » ; A « toi »,

-Je dédis mes vers noirs.

‘’Chaque chose a son temps’’ Bonne chance

PRELUDE

J’ai vu l’Afrique,

Au bord du Négrier,

Pleurer.

J’ai vu l’Afrique,

A l’occident,

Sarcler.

J’ai vu l’Afrique,

Devant ses terres,

Intimidée.

J’ai vu l’Afrique,

Tendre la main et

Mendier.

J’ai vu l’Afrique,

Aimer.

J’ai vu l’Afrique,

Donner.

Et j’ai dit

Non.

Je suis l’Afrique.

I-LA CHAINE.

LE SENTIER DU DESESPOIR

Ainsi nos pas s’en vont,

Sur ces terres Blanches,

Au ciel éclairé.

Les embargos sont en feu,

Et même l’homme circule,

Libre.

Nous marchons vers le

Désespoir.

Vers un monde, vide

D’espoir.

L’Antiquité nous heurte,

Et l’esclavage nous rattache.

La liberté nous lâche,

Après que nos reliques

S’en volassent,

Et s’en vont et s’en volent.

Homme ! homme ! Toi homme !

Etre insensé !

L’Afrique ne t’appartient plus

16h35 / 27/11/19 ; Agoé-Nyivé cours de philo.

LES MURS DE GOREE

J’étais là.

Au fond du Sénégal,

Au-delà de la véranda

Mystérieuse.

Gorée, zébré de sang,

Regorgeait ‘’d’hommes’’.

Le piccolo du Dakar

Flûta le chant du Non-retour.

J’étais là.

Au pas d’un monstre,

Le négrier s’avançait.

Prêt,

A dévorer l’humain.

Gorée ! Gorée ! Gorée !

Oh ! Murs de Gorée !

Les zébrures de l’Afrique

S’enflammaient.

Et le sang rouge Humain,

Dans le bleu des eaux,

Se noircissait.

L’humain est capturé,

Torturé, et vendu.

Mené et ramené.

J’étais là.

Non, Je retournerai à Gorée,

Chanter l’hymne de la

‘’LIBERTE’’.

Ce 10-01-2020; Au cours

A DIEU MERE

Ce matin est clair.

Le vent est calme et le mendiant

Arrive.

ZODAGLO le chef, ricane.

Le miroir flatte, les cartouches se fanent.

Le marché est prêt.