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A son rythme, Anthony PATÉ nous convie à découvrir un monde où souvenirs d'enfance, douleurs et joies de vie, amours et doutes conduisent à lutter inlassablement pour un monde meilleur.
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Seitenzahl: 18
Veröffentlichungsjahr: 2021
A Ninette et Juju. Dansez les filles. Chantez !
Je ne voulais en écrire qu'un.
La vie est un poème,
La vie n'est qu'un poème.
Il ne faut en écrire qu'un.
Bien sûr, il ne faut en écrire qu'un.
Un par vie.
Un seul, un bien choisi, les mots sentis.
J'en ai écrit un,
Puis deux,
Puis un par jour,
Puis un par seconde.
Il apparaît en contrebas.
A la rencontre de deux vallées.
Si vertes.
Mon village.
Sur ce vieux muret de bord de route.
Mon père et ma mère sont assis pour l’éternité.
Au loin, le rocher me commande de me calmer,
De me reposer enfin.
Je chemine lentement et prudemment.
J’y suis.
Je suis arrivé au village.
Celui de mon enfance.
Celui de mon père.
Celui de mes rêves.
Les virages se succèdent,
La chaleur m’enveloppe.
Mon village est là.
Il fait nuit bientôt,
J’irai respirer le noir de la rivière.
Déambuler et m’inspirer de ses ruelles.
Puis le soleil se lèvera,
Je redeviendrai contemplateur
Des merveilles des gorges.
Je me noierai dans les bruits du causse, enfin,
Encore.
Dimanche arrivera,
Comme un soulagement.
Le marché,
Ce marché.
Une enfilade légère et majestueuse.
Colorée.
Vivante.
Libre.
J’entre fébrilement,
J’y marche naturellement.
J’y suis chez moi,
Chez moi le plus possible.
C’est ici, à ce moment, en cet endroit.
Près de cette halle,
Sous ce beffroi,
A deux pas de la rivière,
Sous le roc,
Dans ce village.
Reviens ma belle,
Ma tendre, ma douce.
Mais reviens, où vas-tu ?
Tu ne peux pas t’en aller comme ça.
On a tant fait ensemble, on a tant promis.
On a tant voulu, s’il te plaît reviens.
C’est beau ce qu’on a fait ?
Mais oui.
C’est beau.
C’est grand.
Oui.
Mais de rien mon enfant.
De rien.
Vraiment de rien.
Tu as grandi ? C’est donc ça.
Déjà ça...
Alors vas-y ma belle, fonce.
Ma douce. Mon enfant. Ma fille.
Un joli vent souffle en moi.
Il m’apaise.
Il me transporte par-ci, par-là.
Je fredonne cette chanson,
J’oublie son nom.
Je suis bien.
Ce joli vent me porte,
J’avance et je m’arrête.
Je respire.
Je suis si bien.
