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"Maintenant on arrête de jouer !"
A GENOUX: Soumis à son Désir
J'étais si nerveux lorsque je suis entré dans le bureau de mon directeur de thèse...Il m'avait envoyé un courriel demandant une réunion au lieu de simplement me héler dans le couloir.
"Luc, je ne sais pas si je peux continuer plus longtemps,» dit-il.
"Je ne comprends pas..." demandai-je. Ma nervosité se transforma en peur.
Qu'allais-je s'il ne pouvait plus être mon directeur de thèse? Que faire si mon travail était si mauvais qu'il ait décidé de m'exclure ?
"Vous savez ce que je veux dire," David dit soudainement, ses yeux regardant par-dessus les dernières pages de mes recherches, maculées de notes rouges sang comme l'encre de son stylo.
Je me suis assis, en espérant qu'il en dirait plus ... Il était à son bureau, aussi calme et détendu que jamais. Il soupira et jeta son stylo sur le bureau.
"Maintenant on arrête de jouer Luc. Vous allez me prouver que voulez cette thèse, ici, et maintenant."
Agenouillez-vous !
Nouvelle Érotique M/M (7300 mots) très chaude...!
Scènes hautement érotiques. Tabou et Sexuel. Gay M/M.
A GENOUX ! Soumis à son Désir: (Nouvelle Érotique LGBT, Soumission, Tabou, Gay M/M)
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Veröffentlichungsjahr: 2017
Dominique Adam
À Genoux !
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Les mois passent, et la thèse d’Histoire de Luc n’avance pas. Pourtant, le professeur qui l’encadre est un véritable génie dans sa spécialité, que le jeune homme a toujours profondément admiré ; il a conçu ce sujet en pensant à lui, comme un témoignage de respect pour les méthodes qu’il lui a enseignées.
Mais un jour, le professeur convoque Luc dans son bureau. Il est étrangement froid et critique. L’étudiant croit immédiatement qu’il a commis une grave erreur, et cherche désespérément comment se faire pardonner.
Il s’attend à ce que son mentor lui ordonne de recommencer certaines parties de son devoir, ou peut-être l’ensemble… Mais ce n’est pas du tout la proposition qu’il va lui faire. Non, le professeur a fait une découverte qui n’a rien à voir avec les cours : il a ressenti la fascination de Luc pour lui, et il exige que le jeune homme l’assume également.
Luc est gay. Ou du moins, Luc est attiré par son directeur de thèse, et désespère d’être un jour assez bien pour lui. Or, c’est réciproque... et cela parasite leur relation de travail.
En étudiant assidu, Luc va devoir en tirer les conclusions qui s’imposent, s’il veut satisfaire son exigeant professeur… Il lui laisse deux heures. Au travail.
Le professeur David Alberg était une sommité mondiale. Depuis que j’étais inscrit à la faculté, je m’émerveillais d’étudier l’Histoire dans des livres qu’un prof local avait écrits. Au fil des années, j’avais assisté à ses conférences, puis j’avais été en âge de recevoir des cours directement de lui… J’étais fasciné : il avait une présence incroyable sur l’estrade, on ressentait sa passion, mais aussi sa sévérité pour les pseudo-historiens qui répandaient des versions romancées sans invoquer de preuves.
Je buvais ses paroles, sans même cligner des yeux un instant. Ses moindres compliments me rendaient fou de joie ; ses critiques me détruisaient, et je n’en dormais plus de la nuit. Ma copine de l’époque me quitta parce qu’elle était jalouse de mon fanatisme pour ce professeur. Mais elle ne pouvait pas comprendre : j’étais incapable de m’en empêcher. Sa stature pleine d’assurance, son regard direct et brillant d’intelligence, sa voix grave et incisive… Cet homme commandait l’admiration ; il aurait fallu être un robot pour ne pas en éprouver.
Et maintenant que j’avais l’âge de passer ma thèse, je lui avais humblement demandé d’être mon directeur de recherche. Il avait examiné mon projet avec attention ; j’étais au bord des larmes, à la fois ému qu’il se penche sur ma modeste réflexion, euphorique au cas où il accepterait, et désespéré au cas où il refuserait.
Son bureau était un endroit magique pour moi : mon regard courait sur les témoignages de ses voyages autour du monde, statuettes égyptiennes, mayas ou chinoises, maquettes de châteaux de la Loire, de Saint-Pétersbourg ou d’Écosse, masque d’Océanie et d’Afrique… C’était un homme de mille passions, sous son flegme froid et sophistiqué.
« C’est un projet intéressant. A quelques conditions, bien sûr... »
Mon cœur fit un bond dans ma poitrine lorsqu’il reprit la parole, après une lecture attentive des quelques notes que j’avais déjà rassemblées.
« Oui, je vous écoute, monsieur. Lesquelles ? »
Il reposa la liasse de papier sur son bureau, la classa rapidement, sans la regarder, comme un joueur invétéré bat des cartes. Son œil d’acier s’était reporté sur moi.
« Vous êtes un étudiant brillant, Luc, et j’imagine que vous ne me feriez pas l’insulte de me proposer un sujet… bêtement polémique. »
« Non, monsieur. Ce sujet n’a rien à voir avec l’actualité. Je trouve simplement intéressant de comparer les visions de l’homosexualité dans différentes sociétés pour éclairer cet aspect de la critique du roi, politique et religieuse, en particulier à travers la figure de Henri III de France. Je sais ce que vous pensez de la sociologie, et je vous promets qu’elle restera un simple outil dans mon travail, pas une fin en soi. »
« Vous avez bien écouté mes cours, » sourit-il légèrement. Deux compliments et un sourire : j’étais dans ses bonnes grâces aujourd’hui ! Il allait accepter… Mais il ne m’avait pas donné ses conditions.
« J’attends simplement de mes étudiants de thèse qu’ils soient complètement honnêtes avec moi, » reprit-il après un instant de réflexion. « Je ne peux pas conduire la barque à bon port si les cartes sont faussées, vous comprenez ? »
Voilà une condition que je ne comptais pas rompre : quelle que soit ma peur de lui déplaire, je me sentais de toute façon incapable de lui mentir : il avait de ces yeux clairs et glacés qui percent les plus habiles couvertures dans les films d’espionnage… Je lui promis ma loyauté, comme on la promet à son seigneur.
A vrai dire, je suis parfois nostalgique de ces époques lointaines que je n’ai n’a pourtant pas vécues, et quelque chose chez cet homme respire la dignité aristocratique : on a presque envie de poser un genou en terre pour le saluer.
Je vais vous avouer une chose : mon sujet sur la sexualité ambiguë des monarques de la Renaissance m’est venu en tête en le regardant.
Je me jetai dans le travail avec passion, dès que notre entretien fut fini. Pendant quelques mois, ces recherches devinrent toute ma vie ; littéralement, car [...]
