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" Tu as le droit à un voeu et un seul ! Parles et je t'exaucerai " Qui n'a jamais rêvé de voir tous ses voeux exaucés ? Oui mais voilà, quand c'est un démon qui se fait passer pour un génie qui vous fait cette proposition, rien ne se passe comme vous l'aviez prévu. Plongez au coeur des pensées d'un démon, si vous l'osez, et surtout, vous serez prévenus : Ne souhaitez jamais rien à la légère, de peur que quelque chose vous entende !
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Seitenzahl: 36
Veröffentlichungsjahr: 2020
Bonjour à vous qui contemplez ces lignes. Vous tenez entre vos mains le carnet du magnifique, du sublime, que dis-je de l’inénarrable Hyphialtès — vous pouvez m’appeler Hyphi je suis magnanime.
Qui suis-je, me demandez-vous ? Allons donc, vous ne pouvez pas ne pas connaitre le grandiose Hyphialtès, démon des cauchemars. Mon domaine de prédilection ? Assouvir les instincts les plus bas des mortels.
Hum hum, je m’égare. Revenons-en à notre sujet. Le carnet. Ou plutôt son contenu. Mais pour que vous en compreniez bien tout son exquis intérêt, je vais commencer par le début.
Quel est le but d’un démon ? Foutre le bordel ! E-XAC-TE-MENT ! Pourquoi ? Parce que c’est drôle. Et que ça fait chier les autres là-haut. Et ça, c’est encore plus amusant.
Alors, pendant des siècles et des siècles cela a été assez simple — surtout dans la période moyenâgeuse. Et on se fendait bien la poire — je me rappelle de la fois où avec Lilith on a… Ah zut je digresse encore. Bref, c’était le Paradis — arf trop bon, il faut que j’la note celle-là.
Mais voilà avec l’évolution de la société, les hommes ne croient plus en notre existence et c’est devenu plus dur de faire notre taf. Enfin, ça dépend pour qui, parce que, oui, pour « Môssieur grand Seigneur Démon je déclenche des guerres » c’est facile de se faire bien voir du chef – lèche cornes va. Mais de nos jours, il n’y a guère plus que quelques illuminés marginaux qui nous invoquent.
Mais je suis brillant, moi, je ne me laisse pas démonter aussi facilement et j’ai trouvé un moyen imparable et maléfique de mettre fin à mon ennui. Il suffit de pousser les hommes à passer un contrat avec moi sans qu’ils le sachent — et je peux vous assurer que quand ils s’en rendent compte, il est déjà bien trop tard.
Comment ? En prenant la forme d’un génie. Ouais, non, attention, je vous arrête tout de suite, je sais ce que vous imaginez, stop, non, nada, nein, vous n’y êtes pas du tout. Déjà, je ne suis pas gros ni soumis. Et surtout, je ne chante pas — je me respecte moi.
Je visite donc les mortels dans leurs songes sous la forme d’un génie, et ce de façon aléatoire et totalement injuste. Et là, je me fais passer pour un gentil génie qui leur permet d’exaucer UN vœu. Alors là, je vous vois venir avec vos gros sabots. Vous vous dites que ce n’est pas vraiment méchant et même plutôt gentil tout ça, tout ça. Oui mais attendez, je n’ai jamais dit comment je le réalise ce vœu. Avec moi ça ne se termine pas vraiment comme un conte de fées, mais alors, pas du tout.
Et donc dans ce carnet j’ai décidé de raconter les histoires les plus croustillantes que certaines personnes ont vécues. Pas les vœux classiques, genre « j’veux être riche » ou autre, non les vœux bizarres, loufoques et surtout qui se terminent mal -j’aime ça quand ça finit mal.
P.S. : la maison n’accepte plus les vœux qui rendent riches facilement — trop facile — ou de paix dans le monde, de santé, de bonheur… et puis quoi encore !
Pourquoi ? Parce que !
Voici l’histoire d’une jeune adulte au vœu peu banal. Une petite étudiante comme on en voit partout, dans toutes les villes du monde. Alors, pourquoi l’avoir choisi elle plus qu’une autre ? Et pourquoi raconter son histoire ? Parce que j’avais décelé chez elle une imagination qui me promettait de me sortir de ma routine ennuyeuse.
Comme à mon habitude je lui étais apparue dans un songe et lui avais sournoisement proposé un vœu. Un moment j’ai bien cru être déçu : elle voulait être riche. Quel manque d’originalité avais-je pensé. Mais ça, c’était avant. Avant qu’elle m’explique le fond de sa pensée. Elle ne voulait pas être « juste » riche. Elle pensait que ce souhait ne rimait à rien. Elle voulait être riche de façon intelligente, que l’on ne puisse pas se poser de questions et aussi pouvoir augmenter son capital quand bon lui semblait pour ne jamais être à court d’argent.
