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Dans les années 30, deux jeunes filles sont toutes deux membres de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne et participent activement à ses manifestations. Il y a Agnès, qui vit avec sa mère, veuve, il y a Josette, qui s'ennuie dans cette banlieue ouvrière, il y a son frère Jean, passionné de football, il y a les enfants du patron, Jeannette et surtout Pierre, qui aime la musique et le football ... Le vie passe et les amitiés se font et se défont ...
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Seitenzahl: 23
Veröffentlichungsjahr: 2015
Chapitre I
Chapitre II
Chapitre III
Chapitre IV
Chapitre V
Chapitre VI
Chapitre VII
Chapitre VIII
Chapitre IX
Chapitre X
« Non, Monsieur le Directeur, je ne peux pas continuer, je vous assure … Je n’ai aucune autorité sur elles … Je voudrais reprendre la direction des petites : je suis trop jeune pour m’occuper de gamines de quatorze ou quinze ans … Trouvez quelqu’un d’autre ! »
Le directeur des Œuvres Sociales, depuis peu installé dans cette banlieue ouvrière, la regardait avec un peu d’étonnement … Il était accoutumé chez cette jeune fille à plus d’énergie, d’optimisme … Sans doute avait-elle de solides raisons … D’ailleurs, il serait inutile d’insister : il connaissait le caractère entier de sa collaboratrice.
« Bon, bon ! On vous redonnera les enfants, mais il faut quelqu’un pour vous remplacer … et qui ? »
Mademoiselle Agnès avait prévu cette objection, elle y avait déjà réfléchi :
« Prenez Josette Bibat … elle est de deux ans plus âgée que moi, elle aura plus d’autorité … elle a déjà fait des remplacements comme institutrice, je suis sûre qu’elle acceptera : elle ne demande qu’à se rendre utile ! »
« Mademoiselle Bibat ? » Oui, le directeur n’y voyait pas d’inconvénient ; pas du tout … Il ne la connaissait que depuis peu de temps mais il avait pu apprécier sa moralité, son zèle discret … Bien sûr, une enfant un peu naïve, mais pleine de bonne volonté … C’était entendu … « Si elle accepte ! »
« Elle acceptera, je vous le dis ! Ne serait-ce que pour me rendre service ! Elle a beaucoup d’amitié pour moi, elle vient souvent à la maison : elle s’ennuie un peu. Son père était quelque chose comme vétérinaire dans le Midi, mais vous savez, depuis qu’il s’est retiré ici, comme elle n’a pas de diplômes, elle ne peut rien faire, cela la change bien la petite. Elle ne demandera qu’à nous aider ! Je vais lui en parler dès ce soir … Demandez-le-lui de votre côté si vous la voyez … Au revoir, Monsieur de Directeur … Oh ! Que je vous raconte : vous ne savez pas ce que Jeannette, la fille du Patron d’en face, m’a dit l’autre jour, alors qu’elle venait jouer avec nos petites : « Dis donc, Margueritte (on m’appelle par mon nom de famille) », qu’elle me fait avec sa jolie petite figure joyeuse … elle est mignonne, n’est-ce pas, Monsieur le Directeur ? « Dis donc, il y a une Sainte Marguerite Alacoque, hein ? Eh bien toi, tu seras Sainte Marguerite « Sur le plat » ! Elle était contente, fallait voir ! »
