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Ce livre contient quelques"anecdotes" qui sont toutes inspirées de faits réels. Elles peuvent, sans doute, être considérées comme un certain reflet de l'époque dans laquelle nous vivons. Quant aux "arnaques en vrac", elles sont destinées à nous faire sourire, puisqu'aucune d'entre elles n'est vraiment grave. Enfin, les deux nouvelles permettent à l'auteure de vous faire partager le plaisir qu'elle a ressenti en les écrivant. Bonne lecture.
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Seitenzahl: 155
Veröffentlichungsjahr: 2023
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Ce livre est inspiré de faits réels mais toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.
Je voudrais remercier tout particulièrement mon époux qui, outre ses conseils judicieux dans l’écriture de ce texte, a réalisé avec patience la mise en page du livre.
Toute ma reconnaissance aussi à mon frère qui n’a cessé de m’encourager dans cette entreprise, chaque fois que j’avais envie de l’abandonner.
Enfin, merci d’avance à tous ceux qui prendront, je l’espère, plaisir à me lire.
LE MONDE MEDICAL ET MOI
L’IMMOBILIER ET MOI
BANQUE ET MOI
L’INFORMATIQUE ET MOI
MA VIE DANS UNE MULTINATIONALE
ARNAQUES EN VRAC
LA COMPLAINTE DE LA CHEMISE
LA MELODIE DE LOGIS
Je me souviens de mon tout premier contact avec le monde médical.
Il s’agit de mon opération des amygdales et des végétations dont j’ai très étrangement gardé un souvenir bien net. A l’époque, par souci d’hygiène, la majorité des enfants subissaient cette ablation qui, aujourd’hui, est jugée parfaitement inutile.
Je devais avoir environ six ans et j’étais entrée à l’école communale depuis peu lorsque ma mère m’emmena à l’hôpital.
Un « gentil docteur » me fit une piqûre et je me suis endormie. Une fois réveillée, un peu abrutie, une forte douleur dans la gorge m’empêchait de parler. Je pris peur mais on me donna tout de suite un esquimau à la vanille, mon parfum préféré.
Puis, ma mère, Sarah, m’expliqua que je n’irai pas à l’école pendant quelques jours et que je ne mangerai ni viande, ni légumes mais seulement de la purée et des glaces (on était en hiver). J’aurais trouvé ma situation enviable si j’avais eu un peu moins mal.
Enfin, la douleur avait fini par s’apaiser et mon alimentation était vite redevenue normale.
Tant d’années plus tard, je n’ai toujours pas oublié ce médecin qui m’avait soignée, avec tant de délicatesse.
Pourtant, par la suite, j’entendrai, Abraham, mon père se plaindre des médecins dont il contestait la « pseudoscience ».
Il faut se souvenir que, dans les années soixante, une consultation médicale durait une vingtaine de minutes en moyenne.
Mon père considérait que ce laps de temps était notablement insuffisant pour établir un diagnostic fiable.
Il affirmait, en effet, que cet homme connaissait bien peu ses patients et il me répétait sans relâche :
« Quand tu vas consulter un médecin, il a juste le temps de t’apercevoir dans son cabinet. Tu essaies de lui expliquer, le plus clairement et le plus rapidement possible, pourquoi tu souhaitais le voir.
Après t’avoir auscultée, crois-tu vraiment qu’il puisse savoir la cause de tes douleurs, alors que toi, qui vis avec ton corps pendant vingt-quatre heures tous les jours, tu n’arrives pas à comprendre pourquoi tu souffres ? »
C’était son éternel refrain, dès qu’une discussion relative à la médecine commençait à s’animer.
Plus tard, quand j’aurai un peu grandi, j’essaierai de lui expliquer que, si les études de médecine étaient si longues, c’était pour aider les médecins à comprendre les disfonctionnements du corps humain et à y remédier.
Mais il ne voulait rien entendre… (même avant ses problèmes d’audition).
Quant à moi, je ne croyais nullement à l’inutilité de la médecine. Cependant, il est bien évident que l’état d’esprit de mon père a sans aucun doute colonisé mon cerveau.
Pourtant, si je rêvais de faire de longues études c’était surtout parce que mes parents espéraient que je deviendrai un jour avocate ou médecin ! Je n’ai d’ailleurs jamais compris cet engouement pour la médecine : une des contradictions de mon paternel !
Malheureusement, alors que je n’avais pas encore fêté mes huit ans, ma mère avait été victime d’un terrible accident qui lui coûta la vie. Tous nos projets se trouvèrent fracassés.
Mon père, qui fabriquait à domicile, pendant de longues heures, des vêtements pour femmes, s’était senti incapable de nous prendre en charge. Il nous avait alors placés dans une maison d’enfants où nous avons vécu une existence heureuse, pendant une dizaine d’années.
Puis, de retour à Paris, mon adolescence s’était avérée plutôt courte. Je me sentais inutile dans ce lycée non-mixte, assise parmi ces écolières enveloppées dans leur blouse rose obligatoire, et je rêvais de quitter cet univers le plus rapidement possible.
Heureusement, les samedis et dimanches, j’étais inscrite dans un club de jeunes et c’était à ce moment-là que je me sentais enfin vivre.
Je logeais souvent chez ma tante Léa, qui habitait dans le quartier de la République, très proche de mon « cercle d’amitié ».
Or, un de ces beaux dimanches de juin, elle avait été invitée à un mariage et souhaitait que je l’accompagne. J’aurais préféré voir mes copains du « club » mais j’avais accepté de faire plaisir à Léa. J’avais eu raison, mais je ne le saurais que beaucoup plus tard.
Pendant le repas de noces, nous avions été placées à une table où était assise une famille que ma tante connaissait : les parents très sympathiques, une adolescente d’une quinzaine d’années et un jeune homme qui paraissait à peine plus âgé que moi. Ce dernier, brun aux yeux verts, ne m’avait pas quitté des yeux pendant tout le diner et je dois reconnaître qu’il me plaisait bien.
A la fin de la cérémonie, la jeune fille Lili, me donna son adresse et il fut décidé qu’elle viendrait le samedi suivant avec moi dans mon « club de jeunes ». Au bout d’un mois, nous étions devenues amies et elle m’avait appris que son frère, Raphaël, travaillait déjà comme coupeur dans un atelier fabriquant des vêtements pour hommes.
Ses parents m’avaient souvent invitée à déjeuner dans leur appartement, tout près de la Place des Vosges, et j’avais ainsi eu l’occasion de me rapprocher de Raphaël. Il avait fini par me glisser à l’oreille un petit secret dont nous pourrions profiter tous les deux : pendant l’été, ses parents et sa sœur partaient en vacances à Menton où ils possédaient un studio. Le logement parisien serait donc vide…ou plutôt Raphaël l’habiterait seul !
Ce que je n’ai pas encore dit c’est qu’Abraham et Léa se détestaient cordialement, même si la raison de cette aversion me restera à jamais inconnue. Lasse de défendre l’un contre l’autre, j’avais fini par m’installer chez ma tante et il était prévu que j’aille voir mon père tous les week-ends.
Dès le premier samedi de juillet, cette année-là, j’avais fabriqué un double mensonge : d’une part, j’avais prévenu Abraham que je ne viendrai pas le voir chaque fin de semaine, car ma tante étant malade, je resterai avec elle. D’autre part, j’avais expliqué à Léa que mon père souhaitait passer les samedis et dimanches avec moi, puisque j’étais en vacances scolaires.
Notre manège se déroula comme prévu pendant tout le mois de juillet où nous avions réussi à nous voir en toute tranquillité.
C’était au début du mois d’août, qu’un grain de sable s’était glissé dans ce mécanisme bien rodé.
En effet, ma tante m’avait demandé de lui acheter un médicament et je l’avais oublié dans mon sac à main.
Vaillamment, Léa avait pris un taxi, pensant me trouver chez mon père pour récupérer son remède.
Abraham, très étonné de voir sa belle-sœur sur le palier, avait immédiatement ouvert la porte :
« Bonjour, Abraham, comment vas-tu ?
- Je vais bien mais je suis très fatigué en ce moment car il fait vraiment trop chaud à Paris, répondit mon père.
- En fait, c’est ta fille que je voulais voir. Où est-elle ?
- Comment ça « où est-elle » ? Mais, elle est chez toi, non ?
- Depuis le début de l’été, ta fille m’a dit qu’elle passerait tous ses week-ends avec toi….
- Et moi, elle m’a affirmé que tu étais malade et qu’elle te tenait compagnie… »
J’ignore, bien sûr, comment se termina leur discussion. Ce dont je me souviens parfaitement c’est que lorsque je suis arrivée chez elle, Léa m’a renvoyée chez mon père, sans un mot.
A mon arrivée, je pensais qu’Abraham me préciserait pourquoi il tenait tant à me voir.
« Tu me demandes pourquoi tu es là ? Pourquoi ta tante t’a virée ? Tu ne crois pas que c’est plutôt toi qui me dois une explication ? »
Alors, j’ai raconté mon histoire d’amour à mon père. Contrairement à ce que j’avais imaginé, il semblait heureux de savoir que je passais mes week-ends avec un jeune garçon dont j’étais très amoureuse. Mais, il ne me posa aucune question et surtout pas celle qui lui brûlait sans doute les lèvres…..est-ce que nous « dormions » ensemble ?
L’été s’était déroulé sans aucune autre anicroche. Mes journées s’écoulaient harmonieusement avec mes amis. Quant à mes soirées, j’attendais paisiblement Raphaël. Il me rejoignait aussitôt sa journée de travail achevée à couper des métrages de tissu pour la fabrication des costumes qui sortiraient bientôt de son atelier.
Bien entendu, nous avions, l’un et l’autre, quelques idées très parcellaires concernant les rapports sexuels. C’était un sujet tabou et les adultes, qui nous entouraient, évitaient la moindre allusion à ce sujet ….
(Vous aimeriez peut-être, à ce stade, quelques révélations sur les circonstances qui ont entraîné la suite. Mais, c’est de ma vie médicale dont j’ai l’intention de vous parler et non de ma vie amoureuse).
Et ce qui devait arriver avait fini par se produire !
Dans le courant du mois de septembre, j’avais commencé à m’inquiéter et une consultation chez un gynécologue avait confirmé que j’étais enceinte. Dans ces années-là, l’avortement était strictement interdit.
Je dois toutefois reconnaître, que je n’avais aucune envie de faire disparaître cet enfant qui commençait sa vie dans mon ventre. Je me sentais plutôt même fière de ce qui pour moi, avait le goût du miracle.
Je savais aussi, à présent, que nos deux familles ne pourraient plus s’opposer à notre mariage, par exemple, parce que nous étions tous les deux …. trop jeunes !
Et c’était ainsi, qu’à peine âgée de dix-huit ans, j’avais épousé le jeune homme que j’aimais.
Abraham, qui espérait toujours que je deviendrais « médecin ou avocate » avait tenté de s’opposer à cette union.
En effet, la majorité s’obtenait alors à 21 ans et l’autorisation paternelle m’était donc indispensable sous peine de nullité du mariage. Mon père s’était cependant très difficilement incliné lorsque je lui avais avoué « mon état ».
Que cette noce était belle ! J’étais heureuse dans cette robe blanche que je n’aurais jamais dû porter puisque ma virginité s’était envolée. Raphaël resplendissait dans ce costume gris qu’il avait lui-même confectionné. Bien sûr, quelques invités avaient jugé ce mariage un peu précipité, mais personne n’avait osé formuler ce que tout le monde pensait.
Le plus malheureux, dans cette histoire, c’était mon père. Il avait compris que je lui échappais et qu’il ne pourrait plus jamais avoir le moindre poids sur mon avenir. Je savais à quel point cette pensée lui était insupportable.
Or, deux semaines après mon mariage, j’avais été victime de ce que l’on appelait alors une « fausse couche » : cet enfant ne naîtrait jamais.
Aucun gynécologue n’avait envisagé cette possibilité. Quant à moi, qui avais porté cet enfant dans mon corps, (que je connaissais si bien comme avait dit mon père), je n’avais tout simplement rien senti…quand cet enfant avait décidé de me quitter.
Au bout de quelques années, et après la naissance de mes deux autres enfants, j’avais fini par admettre que ce tout petit embryon avait compris à quel point il avait été un prétexte à l’union de ses parents.
Puisque le mariage avait eu lieu, il n’avait plus aucune raison de vivre…
Or, personne –à l’exception de mon père et de mes beauxparents- n’avait été informé de mon état, même si tout le monde le subodorait.
Aucune naissance n’ayant eu lieu dans les neuf mois qui avaient suivi la cérémonie de mariage, les « mauvaises langues » avaient dû reconnaître qu’elles s’étaient trompées !
Mon père, que je voyais très peu à l’époque, n’avait rien su de cet épisode de ma vie et il n’avait jamais osé me poser la moindre question.
C’est seulement le jour de sa mort, que mon frère me racontera la version imaginée par Abraham.
Ce dernier avait passé sa vie à se persuader que je l’avais volontairement trompé : je n’avais jamais été enceinte et je lui avais menti pour qu’il m’autorise à me marier.
Il avait disparu sans connaître la vérité.
Après mon mariage, j’avais, bien sûr, eu l’occasion de faire la connaissance de la famille de Raphaël et je m’étais liée d’amitié avec une de ces cousines, Louise. Or, au début des années 1980, elle entretenait une relation amoureuse avec un jeune médecin qui exerçait son activité à la « Banque du Sang » et elle avait pris l’habitude de donner son sang. Elle m’avait persuadée de faire de même.
Or, un jour où nous déjeunions ensemble, elle m’avoua qu’elle venait d’apprendre, d’après son analyse sanguine, sa contamination par le VIH.
Bien entendu, elle était très angoissée d’autant que son ami, qui connaissait fort bien le sujet, lui avait expliqué en détail toutes les phases de cette maladie grave. Elle se voyait déjà mourante, abandonnée de tous, dans une de ces cliniques qui n’accueillaient que les personnes en fin de vie !
Elle avait dû attendre un mois pour effectuer une seconde analyse sanguine et miracle, cette fois, le VIH avait disparu !
Il s’agissait donc évidemment d’une erreur : sa première analyse avait sans doute été confondue avec une autre !
C’est à partir de ce jour-là que Louise décida d’arrêter le don de son sang pour ne plus jamais revivre cet affreux cauchemar… Elle avait, par la suite, quitté la France pour les Etats-Unis, mais n’avait pas, pour autant changé d’avis, à ce sujet.
Nous sommes restées longtemps amies malgré l’éloignement et avons, l’une comme l’autre, à tout jamais perdu l’habitude de donner notre sang !
Pourtant, il est arrivé à Léa de le regretter mais la blessure était trop profonde !
Quant à moi, je refusais de vivre une telle aventure.
Une petite année après mon mariage, j’attendais de nouveau un heureux évènement. J’espérais, cette fois-ci, que tout se passerait bien.
Je me sentais très fatiguée et le Dr Florence, dont il sera question dans les pages suivantes, m’avait conseillée de faire une prise de sang.
Après analyse, il s’était avéré que mon taux de glycémie était excessivement élevé. Dans ces conditions, et pour ne pas devenir diabétique, outre quelques médicaments anti glycémiques, j’avais dû accepter de suivre un régime drastique excluant tous les aliments trop sucrés.
C’était ainsi que j’avais appris notamment à boire du café et du thé sans sucre, à oublier l’existence du chocolat, à bannir de mon alimentation les yaourts sucrés, les pâtisseries et le pain blanc, les sodas à base de fruits, ainsi qu’à limiter ma consommation de pâtes, de riz et autres féculents.
Bref, je pouvais me nourrir de légumes, de fruits et de viandes sans excès et me désaltérer avec de l’eau fraîche.
Une autre prise de sang était programmée pour le mois suivant. En attendant, je me contentais de suivre les recommandations médicales et l’enfant, qui vivait en moi, commençait à manifester sa présence.
J’étais de plus en plus fatiguée et je pensais, dans mon état, qu’il n’y avait rien d’anormal.
Or, la seconde analyse montra, cette fois, une baisse trop drastique de ce même taux de glycémie, sans doute en raison de mon régime.
La suite de l’histoire confirmera qu’il s’agissait d’une erreur imputable au laboratoire.
Je suis convaincue qu’aujourd’hui, ces résultats étonnants ou anormaux auraient donné lieu à une seconde analyse, afin de confirmer les premières constatations et de dérouler la gamme de médicaments ou de régimes nécessaires.
Mais, cinquante ans plus tard, je continue à boire mon thé et mon café….sans sucre !
Devenue jeune maman de deux filles, j’avais eu la chance d’être suivie, pendant une trentaine d’années, par une généraliste, le Dr Florence, habitant au rez-de-chaussée de mon immeuble.
Ses conseils m’avaient toujours semblé judicieux, même si quelquefois, il lui arrivait d’outrepasser ses droits et ses devoirs.
Par exemple, mes deux filles s’étaient vu prescrire la pilule contraceptive, sans que je le sache, alors que le consentement parental était obligatoire, à l’époque.
Imaginez donc mon étonnement lorsque ma fille cadette, âgée de dix-sept ans, avait demandé à me voir en tête-à-tête afin que je l’aide à résoudre « un très gros problème ».
A ce stade et, compte tenu de mon expérience personnelle, j’avais immédiatement pensé qu’elle était enceinte….
Une fois seules toutes les deux, ma fille m’avait fait part de ce « gros problème » : elle fréquentait régulièrement un lycéen (je l’ignorais) dont elle voulait se séparer.
Je lui avais alors – et alors seulement – parlé de contraception avec quelque embarras, le même que celui dont j’avais été victime moi-même autrefois. Elle s’était mise à rire en m’annonçant :
« Maman, je prends la pilule depuis plus d’un an… »
Devant ma stupéfaction, elle m’avait affirmé qu’elle se protégeait avec ce contraceptif, grâce à une ordonnance signée du Dr Florence.
A la fois énervée et rassurée, j’avais demandé un entretien à cette généraliste pour lui faire part de ma conversation avec ma fille. Après lui avoir rappelé la réglementation, je l’avais apostrophée violemment :
« Pourquoi avez-vous prescrit la pilule à mes deux filles, sans me demander mon autorisation, conformément à la loi ?
- J’ai pensé que vous étiez assez intelligente pour ne pas porter plainte contre moi » avait-elle rétorqué.
Que pouvais-je répondre ?
Je m’étais simplement mise à rire.
Les années passaient, mes enfants grandissaient et la loi Veil, libéralisant l’avortement, avait enfin été votée.
Entretemps, diaphragmes, pilules contraceptives et autres stérilets avaient fait leurs chemins dans « le corps des femmes » pour éviter enfin toute naissance non désirée. Je n’avais pas compris, à l’époque, à quel point le monde allait changer.
Quant à moi, après de nombreuses années « sous pilule », mon gynécologue m’avait conseillée la pose d’un stérilet.
Tout allait très bien jusqu’au moment où, ne voyant pas mes règles se profiler, j’avais décidé de lui rendre visite. Il m’examina puis m’affirma qu’il ne voyait rien de grave mais que si la « situation perdurait », il me faudrait le revoir au plus tard dans quinze jours.
Et, deux semaines plus tard, il me confirma que j’étais bien enceinte pour la quatrième fois. C’était rare avec un stérilet mais possible….
Ce gynécologue, qui me connaissait depuis mon mariage, m’avait détaillé le parcours à suivre pour avorter conformément à la nouvelle loi.
