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Après un premier livre intitulé "Anecdotes d'hier er d'Aujourd'hui" ce second volume contient, lui aussi, des anecdotes toutes inspirées, comme les précédentes, de faits réels. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne serait évidemment que pure coïncidence. Merci à toutes celles et tous ceux qui, après avoir lu mon premier livre, se régaleront avec le second. Bonne lecture...
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Seitenzahl: 133
Veröffentlichungsjahr: 2024
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Remerciements
La saison 2, comme l’était la saison 1, est inspirée de faits réels. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existés ne serait évidemment que pure coïncidence.
Une fois de plus, je remercie mon époux qui, outre ses conseils judicieux dans l’écriture de ce texte, a réalisé avec patience la mise en page de cette seconde parution.
Quant à mon frère, il a continué à m’encourager, chaque fois que j’avais envie de capituler.
1 – LE MONDE MEDICAL ET MOI (suite)
2. – METRO, BOULOT, DODO
3. – C’EST LA VIE
4. – FAMILLE, JE VOUS (H) AI (ME)
5. – OBJETS INANIMES, AVEZ-VOUS DONC UNE AME
6. – ET MAINTENANT, SI ON PARLAIT D’AMOUR
7.- QUELQUES CITATIONS…
OOOO oooo oo °
(Année 1967)
Vous vous souvenez, sans doute, de mon mariage précoce avec un homme que j’aimais et qui était le père de l’enfant que je portais. La disgrâce de ma famille tout entière - et de mon père en particulier- avait été évitée grâce à cette cérémonie. Or cet enfant, quelques jours après la noce, préféra ne jamais naître. Il avait, en effet, compris que ces parents n’avaient plus besoin de lui comme prétexte à leur union.
C’était une petite année plus tard que ma première fille avait vu le jour. Nous étions, son père et moi, assis confortablement dans un fauteuil épais de ces cinémas d’autrefois qui étaient encore permanents. J’avais senti quelques contractions et nous avions dû abandonner la salle, bien avant la fin de ce film dont j’ai même oublié le titre.
Nous étions rapidement montés dans le premier taxi venu et je me souviens que le trajet entre les grands boulevards et la maternité de la Pitié-Salpêtrière était interminable, en ce samedi soir d’hiver.
A peine arrivée à la maternité, j’avais été prise en charge par une interne, fort sympathique, qui m’annonça que j’allais très rapidement « perdre les eaux ». Dans ces conditions, il n’était pas question que je quitte l’hôpital. Cependant, je n’avais accouché que quarante-huit heures plus tard.
Dès la naissance de ma fille, l’infirmière-chef m’annonça que « je devais impérativement allaiter mon enfant ». Ce n’était pas exactement ce que j’avais prévu, mais on me précisa que je n’avais pas le choix car le lait maternel considéré, à cette époque-là, comme le meilleur aliment pour le nouveau-né, l’allaitement était obligatoire.
Devant tant de sollicitations, je ne pouvais qu’accepter : nul autre choix n’était d’ailleurs possible.
Après huit jours passés à l’hôpital (aucune sortie n’était possible avant ce délai) j’avais été ravie de rentrer chez moi et c’était avec un grand plaisir que finalement je nourrissais ma fille.
Mais, cette dernière pleurait beaucoup et semblait avoir faim en permanence. Sur le conseil d’une de mes voisines, j’avais consulté un pédiatre du quartier où je résidais. Après un examen approfondi de mon enfant, il m’affirma qu’elle était en parfaite santé.
Toutefois, il me conseilla de faire analyser mon lait. Ce n’était pas alors un examen courant. Lorsque j’avais enfin déniché un laboratoire et obtenu les résultats, c’était la consternation qui m’avait frappée : mon lait ne contenait presque que de l’eau…. ma fille était donc sous-alimentée, ce qui expliquait évidemment ses pleurs.
Quand je pense que je ne voulais pas allaiter et que c’était la législation qui m’y avait obligée, je me souviens avoir rencontré quelques difficultés à décolérer. Or, dès le lendemain, le biberon avait remplacé mon sein. Nos jours et nos nuits retrouvèrent leur calme et notre vie était devenue beaucoup plus agréable.
C’était une année plus tard que ma fille cadette était venue compléter notre famille. Elle avait pu profiter immédiatement des bienfaits du lait non maternel grâce à l'assouplissement de la règlementation hospitalière.
De nombreuses années après, ma fille aînée, âgée d’une quarantaine d’années, avait un jour décidé de ne plus jamais me revoir. Elle avait fait sa vie sans moi et elle n’avait pas eu d’enfants.
A ce jour, quelque quatorze années plus tard, elle ne m’a toujours pas expliqué ce qu’elle me reprochait vraiment.
Mais il me parait probable que son corps garde encore en mémoire l’incapacité de sa mère à la nourrir convenablement……
(Année 1970 peut-être)
Il y a bien longtemps, lorsque j’étais encore une très jeune maman, ma doctoresse de l’époque m’avait prescrit, après mon second accouchement, un grand nombre d’examens.
Concernant l’un d’eux qui portait un nom bizarre, je n’avais pas compris ce qu’elle cherchait. Elle m’expliqua alors qu’il s’agissait de vérifier que je n’étais pas atteinte d’ostéoporose, cette maladie due à une diminution de la densité osseuse susceptible de provoquer des chutes.
Après cet examen, une jeune interne m’avait expliqué que mes os étaient infiniment fragiles et que je risquais d’avoir des problèmes d’équilibre. Par précaution, je devais à tout prix renforcer mes os en augmentant fortement le calcium dans mon alimentation avec des poissons gras et des laitages qui devaient figurer à tous mes repas.
Ce compte-rendu m’avait inquiétée car les yaourts nature ou aux fruits, les fromages variés et les laitages divers ainsi que les sardines ou les maquereaux étaient déjà très présents dans mon alimentation.
Heureusement, mon médecin m’avait affirmé que, malgré ces résultats plutôt médiocres, elle était sûre que je n’étais pas en danger.
Deux années plus tard, j’avais dû me soumettre à ce même examen. Il était impératif que la même machine soit utilisée par la même manipulatrice, pour éviter la moindre erreur.
Cette fois-ci les résultats étaient excellents !
- « Avez-vous modifié vos habitudes alimentaires ? » m’avait-on demandé.
J’étais moi-même très étonnée car je n’avais rien changé dans mon train-train quotidien et mes repas étaient restés identiques aux années précédentes.
C’était alors qu’une laborantine, spécialiste dans le domaine de l’ostéoporose, m’avait demandé la date de mon examen précédent, car elle paraissait très étonnée elle aussi.
Alors qu’elle parcourait mon dossier, un petit sourire était venu remplacer le point d’interrogation.
- « Lors de votre dernier examen, il y a deux ans maintenant, nous utilisions encore les normes américaines, pour les femmes de votre âge. Depuis, nous avons créé des normes européennes et vos résultats sont parfaitement conformes à ces dernières…. Alors, surtout ne changez rien ! »
J’avais donc eu raison de ne pas m’alarmer trop vite. Mon père m’avait appris que la médecine était loin d’être une science exacte et j’en avais eu la confirmation. Cette leçon allait me servir toute ma vie.
Quelque cinquante années plus tard, je suis heureuse de constater que le monde médical a beaucoup évolué.
En effet, le patient a désormais, non seulement le droit mais surtout le devoir « d’écouter son corps » afin d’essayer de le comprendre pour aider les jeunes praticiens dans leur diagnostic.
(Année 1991)
Alors que j’étais sur le point de divorcer, toute ma famille et la majorité de mes amis tentaient de me persuader de ne pas rompre mon mariage.
Les uns m’expliquaient que la situation serait délicate pour mes filles adolescentes, d’autres que, pour des raisons plus ou moins religieuses, il était préférable de continuer à vivre dans cette situation, puisque j’étais loin d’être malheureuse.
Seule, ma meilleure amie pensait que j’avais le droit de m’orienter vers ce qui me paraissait être le meilleur choix pour moi.
Enfin, ma généraliste de l’époque m’avait suggéré de me faire aider par un psychothérapeute. C’était le conseil le plus judicieux que j’avais reçu et j’allais tout simplement le suivre.
Ma recherche avait été plutôt complexe. Je savais que mon choix s’orienterait vers une femme car je pensais alors que seule une personne de mon sexe pouvait comprendre la complexité de la situation dans laquelle je me trouvais.
C’était ainsi que deux psychothérapeutes avaient été consultées : la première me paraissait un peu trop jeune, et la seconde beaucoup trop directive à mon goût.
Cette dernière me précisa d’ailleurs, dès notre premier contact, que son tarif était toujours supérieur à celui de la Sécurité Sociale. Par conséquent, chaque consultation ne me serait remboursée que partiellement car, m’avait-elle précisé :
« Il faut que la démarche que vous entreprenez vous coûte afin qu’elle soit utile » …
Ce commentaire m’avait persuadée de chercher encore !
Alors que j’étais prête à abandonner ce projet, j’avais eu la chance de rencontrer le Dr Gabrielle. A peine entrée dans son cabinet, j’avais compris qu’elle était celle que je cherchais.
La première question que je lui avais posée concernait le coût de la consultation.
« Je ne dépasserai jamais le prix fixé par l’État, m’avait-elle affirmé.
-Pensez-vous que, dans ces conditions, ma thérapie puisse cependant être fructueuse ?
-Pourquoi donc voulez-vous qu’elle ne le soit pas ? » me demanda-t-elle avec surprise….
Je lui avais alors raconté ma première entrevue avec une de ses consœurs.
Elle me confirma sa position et ajouta :
« Vous viendrez me voir tous les vendredis entre douze et treize heures, comme vous me l’avez précisé. Je ne pourrais tolérer le moindre retard.
Par ailleurs, si vous ne pouvez pas venir, quelle que soit la raison, vous devrez me prévenir une semaine à l’avance Si vous ne vous conformez pas à cette consigne, je vous facturerais la séance manquée et je ne vous fournirais pas la feuille de maladie qui vous permettrait d’obtenir un remboursement….
Par ailleurs, si vous croyez avoir besoin d’un médicament, sachez que je ne vous délivrerais aucune ordonnance. Mon rôle consiste à vous aider à comprendre l’objet de votre mal-être et je ne suis nullement pharmacienne.
Êtes-vous prête à accepter ces conditions ? »
J’avais, bien sûr, répondu par l'affirmative et même ajouté que ses consignes me paraissaient tout à fait légitimes. Quant aux médicaments, ce n’était évidemment pas ce que j’attendais d’une psychanalyste.
Pendant six années, j’avais suivi une thérapie avec cette spécialiste du mal-être psychique qui savait finalement tout de moi et de ma famille.
Elle m’avait permis de comprendre - et donc d’admettre – que personne n’était responsable de l’accident qui avait couté la vie à ma mère. (cf. Saison I) Et pourtant, mon existence en avait été totalement bouleversée !
J’aurais tant aimé trouver un coupable….
Le Dr Gabrielle m’avait aussi aidée à découvrir que les évènements de ma vie s’étaient déroulés beaucoup trop rapidement. Je n’avais eu qu’une courte enfance – ma mère avait disparu avant que je ne fête mon huitième anniversaire et mon adolescence m’avait rendue adulte prématurément.
En effet, mariée à dix-huit ans, soit avant la majorité de l’époque, j’étais déjà la mère de deux enfants à vingt-et-un ans.
Et c’était autour de mes trente-deux ans que j’avais commencé à penser au divorce, alors qu’un grand nombre de femmes que je côtoyais n’avaient pas encore trouvé « l’homme de leur vie » et ignoraient la réalité du mot « couple » ou « enfant ».
Je n’avais jamais eu le temps de découvrir le monde… et je ne le savais pas.
A présent, personne ne pourrait m’empêcher de vivre ma vie, à mon gré
(Année 2000)
Un de ces jours où je devais être hospitalisée pour une opération bégnine, le médecin m’avait prescrit un antibiotique à prendre trois jours avant l’intervention.
Je m’étais donc rendue chez le pharmacien, pour me procurer la pilule à avaler au diner. Après une soirée agréable, je m’étais couchée un peu plus tôt que d’habitude.
Vers quatre heures du matin, réveillée en sueur, j’étais convaincue que ce médicament ne pouvait pas me convenir…
Une sorte de panique me poussa à sortir rapidement de mon lit pour chercher la notice. La première phrase ne me rassura nullement :
« N’absorbez jamais cette pilule, dans les cas suivants » Et j’avais lu et relu encore. Bien sûr, je n’avais pas compris totalement toutes les contre-indications mais la peur me gagnait et je me persuadais que ce comprimé allait me tuer – ou me handicaper sérieusement - dans les prochaines heures.
Je m’étais cependant recouchée sans réussir à me rendormir. J’avais attendu, avec une impatience démesurée, l’heure d’ouverture de la pharmacie. Première patiente ce jour-là, j’avais raconté ma nuit blanche au pharmacien qui me regarda avec étonnement. Il me connaissait depuis si longtemps, qu’il s’était même permis de rire :
« Madame, ce médicament est très ancien et jamais personne n’a perdu la vie à cause de lui….
- « Peut-être mais j’ai pris connaissance des contre-indications, des effets secondaires et des précautions à prendre, et j’ai été terrifiée ! Il est vrai qu’il était quatre heures du matin….
- Qui vous a conseillé de lire cette notice et surtout à une heure pareille ?
-Personne, mais je n’ai pas réussi à me rendormir…
-Vous ne savez pas encore, à votre âge, qu’il ne faut jamais lire les notices des médicaments, surtout la nuit, quand le sommeil vous joue des tours.
- Je comprends parfaitement, mais alors pourquoi est-il mentionné, en gros caractères sur chaque emballage des boîtes que vous vendez, qu’il faut absolument « lire la notice avec attention avant toute utilisation ».
- Vous savez, bien sûr, que les laboratoires pharmaceutiques cherchent – et c’est bien normal - à se protéger en tenant compte de tous les cas possibles. Mais, vous-même êtes en parfaite santé. Alors accordez-vous une petite sieste, cet après-midi, pour compléter votre courte nuit et soyez sans crainte, il ne vous arrivera rien…. du moins à cause de ce médicament. »
J’étais ainsi rentrée chez moi, apaisée.
Je dois cependant reconnaître qu’à présent, je continue à parcourir rapidement des yeux les notices de tous les médicaments qui me sont prescrits et il m’arrive encore d’avoir du mal à en absorber quelques-uns…mais, si je lis la notice, ce n’est plus jamais à quatre heures du matin.
(Année 2022)
Deux années s’étaient à présent écoulées depuis l’écriture de mon précédent livre. Je n’avais pas repris les fameuses statines qui semblaient détériorer mes articulations.
Le Dr Hervé avait compris, sans que je lui dise, que mon désarroi était lié au départ de son prédécesseur. C’était pourquoi je l’avais choisie comme médecin référent.
A présent, au cholestérol toujours présent, sont venus s’ajouter un début de diabète et une tension un peu trop élevée.
Rien de grave toutefois car ces pathologies sont tout simplement « dues à l’âge » me confirme-t-on de toute part. Oserai-je dire que ce diagnostic ne me rassure nullement…surtout après avoir suivi, avec attention, quelques émissions de télévision qui détaillaient très clairement les causes du développement des AVC (Accidents Vasculaires Cérébraux) ou des crises cardiaques….
De plus, mon « capital dentaire exceptionnel », dont j’étais si fière, avait fondu sans que je m’en aperçoive.
(Année 2023)
Bien des années plus tard, c’était, lors d’une visite de contrôle banal, que le Dr Desmoulins, auquel j’avais décidé de faire confiance, avait constaté que deux de mes prémolaires, qui supportaient un bridge, commençaient à bouger. Il me proposa de les retirer et de les remplacer par deux implants, conformément à la « mode actuelle ». J’avais promis de réfléchir.
Entretemps, j’avais commencé très doucement à absorber mon nouveau traitement contre le diabète. Mon corps accepta difficilement cette pilule et maux de tête et diarrhées s’étaient enchainées.
Le Dr Hervé me précisa qu’il fallait parfois plusieurs semaines d’accoutumance….et un mois plus tard, tout paraissait être rentré dans l’ordre
J’avais alors accepté la proposition du Dr Desmoulins qui me confirma que la Sécurité Sociale prenait totalement en charge l’arrachage de mes deux dents.
Et, il avait fait le nécessaire en me promettant que cet acte serait totalement indolore. Bien sûr, je ne l’avais cru que partiellement.
Pourtant, à mon grand étonnement, je n’avais absolument rien senti, ni pendant que j’étais assise sur le « fauteuil de torture » ni lorsque, rentrée chez moi, les effets de l’anesthésie disparurent.
Ce que j’ignorais c’était que ce traitement dentaire m’obligerait à prendre des antibiotiques.
J’avais alors dû ingurgiter les deux médicaments à la fois : l’un pour combattre le diabète et l’autre pour éviter une infection buccale….
Mon corps, qui accepta difficilement ce médicament supplémentaire, avait violemment réagi par des vomissements soudains qui me poussèrent à rendre visite à ma généraliste.
Elle me suggéra immédiatement d’arrêter tous les médicaments, au moins provisoirement, le temps que tout rentre dans l’ordre….. Je n’avais donc avalé aucune pilule pendant un mois environ.
Par chance sans doute, aucune prolifération bactérienne ne s’est déclarée dans ma bouche.
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