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APOCALYPSES ou étymologiquement "révélations" est un regard nouveau porté sur les manifestations messianiques et sur leurs opposition. Une thèse surprenante, aboutissement de toutes les techniques d'investigation, analyse historiquement et scientifiquement le personnage de Jésus-Christ. Elle propose, preuves à l'appui, une réfutation de nombre d'aquis séculaires relatifs au premier avènement. L'avènement du nouveau messie et de ses adversaires fait l'objet de révélations sans précédent. La prochaine période de tribulations est disséquée, datée et mise en lumière par l'étude scrupuleuse de nombreux textes prophétiques dont l'oeuvre enfin éclaircie de Nostradamus. A travers les multiples découvertes qu'il fera dans cet ouvrage, le lecteur appréhendera de façon plus précise le destin de notre humanité.
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Seitenzahl: 291
Veröffentlichungsjahr: 2022
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INTRODUCTION
PREMIÈRE PARTIE : JESUS CHRIST
JESUS
CHAPITRE I : LA PASSION
1. INCOHÉRENCES
Dernier repas
Arrestation
Chronologie
Impossibilités
2. L’AUTRE DATE DE LA CRUCIFIXION
3. DURÉE DU MINISTÈRE
4. UNE HISTOIRE FABRIQUÉE
L’évangile hébreu : fabrication de l’histoire
Une Passion hellénisée
CONCLUSION
LE MYTHISME
CHAPITRE II : ACTE DE NAISSANCE ET DE DÉCÈS
1. LE LIEU
2. L’ANNÉE
3. LE JOUR ET L’HEURE
4. THÈME ASTRAL DE JÉSUS
5. ÉTUDE DU THÈME
La personne
Jésus et ses parents
L’apparence
Jésus et les femmes
Les rapports humains
Thème événementiel
Les mi-points
6. THÈME DE CRUCIFIXION. LA CONFIRMATION
7. JÉSUS ET LA RÉINCARNATION
8. JÉSUS ET LE CORAN
CONCLUSION DE LA PREMIÈRE PARTIE
SECONDE PARTIE : FIN DES TEMPS
INTRODUCTION
1. LA BIBLE
Annonce eschatologique
L’Antéchrist
Les guerres de la fin des temps
L’Avènement
2. HROSTVITHA
3. MARIE
4. SAINT MALACHIE
5. MICHEL DE NOSTRE DAME
Épître à Henry Second
6. LES DATES
Démasquage des dates
Les âges planétaires
Les dates de la fin des temps
Une chronologie cabalistique
7. LES DATES : VÉRIFICATION ET CONFIRMATION
8. DÉTAIL DES ÉVÉNEMENTS
9. LE NOUVEAU MESSIE
10. LE NOUVEAU MONDE
CONCLUSION
ANNEXE
1. ÉPÎTRE A HENRY SECOND
2. PROPHÉTIE DES PAPES
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Peu d’institutions humaines peuvent afficher deux mille ans de longévité. Le christianisme a traversé les âges malgré toutes les vicissitudes que l’on sait. Si la force du verbe de Dieu s’est jouée de toutes les tempêtes, elle le doit à ses figures emblématiques. Avant comme après Jésus, nombreux furent les prophètes à tenter de mettre les hommes sur le droit chemin. Cet ouvrage met l’accent sur le plus grand d’entre eux.
Il propose, dans un premier temps, une autre approche du personnage de Jésus et de son histoire. Une datation différente des événements de son existence constitue une pierre d’achoppement pour le dogme. Qu’une divergence existe entre l’histoire réelle et celle inculquée depuis des siècles apparaît comme un truisme. Les recherches effectuées en ce sens ont démontré la faiblesse des textes sacrés en matière d’historicité du récit. L’Église, elle-même, considère que les évangiles n’ont pas de vocation historique. Pourtant quel croyant ne souhaiterait se rapprocher du Jésus de l’histoire ? Certes, la tâche est ardue, à la mesure du personnage que l’on veut atteindre. L’anticonformisme en ce lieu est nécessaire, mais dans un sens altruiste et désintéressé. Pour cela le fruit des recherches de cet ouvrage se présente au lecteur avec le recul nécessaire à la personne qui s’interroge sur le système établi. La thèse présentée ici n’entrave pas la foi, elle peut même la conforter, sur des appuis différents…
En second lieu, seront traités et datés l’avènement du nouveau christ et les événements concomitants. Pour ce faire, divers documents prophétiques jalonnant l’histoire humaine seront analysés. C’est un passage obligé pour percevoir le message christique dans sa globalité. Le premier avènement a tellement marqué l’humanité qu’il ne peut en être autrement pour le second.
Au final sera abordé le thème de l’avenir des hommes sur la planète et de cet âge d’or que l’on croit toujours remis aux calendes grecques.
« À peine, peut-être en exprimant de tous les évangiles ce qu’ils contiennent de réel, obtiendrait-on une page d’histoire sur Jésus ».
Ainsi s’exprimait Ernest Renan en 1849. Rudolf Bultmann estimait qu’on ne pouvait définitivement rien savoir de Jésus.
La plupart des auteurs du 1er siècle sont muets sur le Nazaréen. Que ce soit Sénèque, Pline l’ancien, Philon d’Alexandrie, Plutarque ou Lucain ; rien ne transparaît chez ces écrivains des débuts de l’ère chrétienne. Cependant l’existence de Jésus n’est nulle part contestée au début du IIe siècle. Celse, un de ses plus virulents détracteurs, est loin de nier l’authenticité du personnage.
Le début des années 110 voit éclore plusieurs sources païennes. L’authenticité en est peu contestable en ce sens qu’elles ne sont pas vraiment laudatives à l’égard des chrétiens.
Tacite (55 à 120 apr. J.-C.), au chapitre XV paragraphe 44 de ses annales, relate ainsi la façon qu’eut Néron de se disculper d’être l’instigateur des incendies de Rome en l’an 64 :
« En conséquence pour étouffer la rumeur, Néron produisit comme inculpés et livra aux tourments les plus raffinés des gens détestés pour leurs turpitudes, que la foule appelait chrétiens. Ce nom leur vient de Christ, que sous le principat de Tibère, le procurateur Ponce Pilate avait livré au supplice ; réprimée sur le moment, cette exécrable superstition faisait de nouveau irruption, non seulement en Judée, berceau du mal, mais encore à Rome où tout ce qu’il y a d’affreux ou de honteux dans le monde converge et se répand. On commença par poursuivre ceux qui avouaient, puis sur leur dénonciation, une multitude immense, et ils furent reconnus coupables, moins du crime d’incendie qu’en raison de leur haine pour le genre humain. À leur exécution, on ajouta des dérisions, en les couvrant de peaux de bêtes pour qu’ils périssent sous la morsure des chiens, ou en les attachant à des croix, pour que, après la chute du jour, utilisés comme des torches nocturnes, ils fussent consumés. Néron avait offert ses jardins pour ce spectacle, et il donnait des jeux de cirque, se mêlant à la plèbe en tenue d’aurige ou debout sur un char. Aussi, bien que ces hommes fussent coupables, et eussent mérité les dernières rigueurs, soulevaient-ils la compassion, à la pensée que ce n’était pas dans l’intérêt général, mais à la cruauté d’un seul qu’ils étaient sacrifiés. »
Pline le Jeune (61 à 114 apr. J.-C.), dans sa correspondance à Trajan au livre X, lettre 96, est également explicite :
« Je ne me suis pas peu interrogé sur la question de savoir s’il convient de tenir compte ou non de la différence d’âge, doit-on distinguer les plus jeunes des adultes ? de même doit-on pardonner au repentir ou est-il utile de se dédire chrétien ? Est-ce le nom seul de chrétiens que l’on punit même si aucun crime n’a été commis ou sont-ce les crimes attachés à ce nom ? Cependant, à l’égard de ceux qui m’étaient déférés comme chrétiens, voici la règle que j’ai adoptée. Je leur ai demandé à eux-mêmes s’ils étaient chrétiens. Ceux qui l’ont avoué, je les ai interrogés une deuxième et une troisième fois, les menaçant du supplice ; s’ils persévéraient dans leur déclaration, je les condamnais, ne doutant pas, en effet, quel que fût le sens attaché à leur aveu, que cette désobéissance ostensible, cette obstination persistante méritaient d’être punies. Il y en eut d’autres, entêtés de la même folie, que j’ai retenus pour être envoyés à Rome, parce qu’ils étaient citoyens romains. Bientôt la marche de l’enquête faisant progresser l’accusation, comme il arrive habituellement, différents cas se sont présentés. On a répandu un libellé anonyme où figurent un grand nombre de noms. Ceux qui niaient leur qualité présente ou passée de chrétiens, pour peu qu’ils invoquent les dieux selon la formule par moi décidée, et qu’ils sacrifiassent par l’encens et le vin devant ton image, que dans cette intention j’avais fait présenter avec les statues des divinités, si, de surcroît, ils insultaient le nom du Christ, toutes choses impossibles à ce que l’on dit à obtenir des vrais chrétiens, ceux-là j’ai jugé bon de les relâcher. J’ai cru devoir les renvoyer. D’autres, déférés par un dénonciateur, ont d’abord dit qu’ils étaient chrétiens, puis se sont rétractés, prétendant l’avoir été effectivement, mais ne plus l’être, ceux-ci depuis trois ans, ceux-là depuis plus longtemps, d’autres encore depuis vingt ans ; tous ont bien adoré ton image et les statues des dieux, puis ont insulté le nom du Christ. Au reste, ils prétendaient que le plus clair de leur faute ou de leur erreur résidait dans leur habitude de se réunir à des jours déterminés et avant le lever du soleil, à chanter tour à tour un hymne à la gloire du Christ comme s’il avait été un dieu et à avoir pris l’engagement solennel, non de commettre quelque crime, mais de ne se livrer ni au vol ni au brigandage, ni à l’adultère, de respecter la parole donnée et devant la justice, de ne point nier un dépôt. Ils ajoutaient que, cela fait, leur coutume était de se séparer puis de se retrouver pour prendre quelque nourriture à la vérité parfaitement ordinaire et innocente ; qu’ils avaient cependant renoncé même à cette pratique depuis l’édit par lequel j’avais sur tes injonctions, interdit les hétairies. Tout cela m’a fait juger d’autant plus nécessaire d’arracher la vérité à deux esclaves qu’ils disaient de leur culte, quand j’aurais dû les livrer à la torture ; je n’ai rien découvert d’autre que superstition folle et démesurée. J’ai donc suspendu l’information dans l’intention de recourir à ton avis ; l’affaire m’a en effet paru demander cela, en particulier en raison du nombre d’accusés ; c’est qu’un très grand nombre de gens de tout âge, de toute condition et aussi des deux sexes, sont en péril ou vont s’y trouver sous peu. Et ce n’est pas seulement dans les villes que s’est répandue cette contagion de superstition, mais encore dans les villages et jusque dans les campagnes… »
Suétone (~69 à ~140 apr. J.-C.) dans sa Vie des douze Césars fait aussi allusion aux chrétiens en évoquant l’édit de Claude des années 40 :
« Il chassa de Rome les juifs qui sous l’impulsion de Chrestus ne cessaient de s’agiter. »
Puis parlant de Néron :
« Des supplices furent infligés aux chrétiens, race d’hommes d’une superstition nouvelle et malfaisante. »
Quant à l’historien juif du premier siècle Flavius Josèphe (37 à 100 apr. J.-C.) et son Testimonium Flavianum, si le portrait dressé du Christ laisse entrevoir la complaisance d’un interpolateur, un deuxième passage semble plus authentique :
« Anan le jeune était d’un caractère fier et d’un courage remarquable. Il suivait, en effet, la doctrine des sadducéens, qui sont inflexibles dans leur manière de voir si on les compare aux autres juifs. Anan, croyant bénéficier d’une occasion favorable entre la mort de Festus et l’arrivée d’Albinus, réunit un Sanhédrin et y traduisit Jacques frère de Jésus appelé le Christ et certains autres, en les accusant d’avoir transgressé la Loi, et les fit lapider. Mais tous ceux des habitants de la ville qui étaient les plus modérés et observaient la Loi le plus strictement en furent irrités. Ils envoyèrent demander secrètement au roi d’enjoindre à Anan de ne plus agir ainsi, car déjà auparavant il s’était conduit injustement. Certains d’entre eux allèrent même à la rencontre d’Albinus qui venait d’Alexandrie et lui apprirent qu’Anan n’avait pas le droit de convoquer le Sanhédrin sans son autorisation. Albinus, persuadé par leurs paroles, écrivit avec colère à Anan en le menaçant de tirer vengeance de lui. Le roi Agrippa lui enleva pour ce motif le grand pontificat qu’il avait exercé trois mois et en investit Jésus fils de Damnaios. »
On date cet événement de l’an 62. À cette époque, Agrippa II confia à Anan la charge de Grand Prêtre. Festus venant de mourir, Néron envoya Albinus le remplacer.
Une source archéologique attestant de Jésus au début de notre ère vient d’une découverte contemporaine. André Lemaire, directeur d’étude à la Sorbonne, spécialiste en philologie et épigraphie hébraïque et araméenne, présente à l’automne 2002 un ossuaire portant la mention : « Jacques, fils de Joseph, frère de Jésus. » L’authenticité est confirmée à presque 100 % dans le numéro de nov./déc. de la Biblical Archeological Review. Ce type d’ossuaire en calcaire ne fut produit que dans un laps de temps réduit, de peu avant le début de notre ère à la prise de Jérusalem par les Romains en l’an 70. Le microscope électronique donne plus de 19 siècles d’âge à l’objet sans aucune trace d’intervention moderne. L’étude de probabilités d’André Lemaire tient compte d’un nombre de 80 000 habitants et de l’onomastique de l’époque. Le résultat montre seulement une vingtaine de Jacques ayant à la fois un Joseph pour père et un Jésus pour frère. Cependant l’évocation du frère est quasi unique. Un seul autre cas fait mention d’un frère sur 2000 à 3000 ossuaires. Une raison spéciale implique donc cette mention. Outre qu’on trouve ici une probable confirmation d’une fratrie pour Jésus, le Jacques précité par Flavius Josephe et chef de la première communauté hiérosolymite serait ici authentifié.
Autre source archéologique, la découverte d’une dizaine d’ossuaires dans un tombeau près de Jérusalem en 1980. 26 ans plus tard, le réalisateur torontois Simcha Jacobovici et le producteur James Cameron défraient la chronique sur cette découverte archéologique. Avec l’aide de spécialistes, ils mettent en évidence six ossuaires de ce tombeau par les inscriptions qu’ils portent. Ils identifient donc les ossuaires de Jésus et de sa famille comme suit :
Yeshua bar Yosef (Jésus fils de Joseph),
Maria (Marie),
Matia (Mathieu),
Yose (José, frère de Jésus, dont parle l’évangile de Marc),
Yehuda bar Yeshua (Judas fils de Jésus),
Mariamne e mara (en grec signifiant : Marie Madeleine).
Parmi les dix ossuaires découverts en 1980, l’un a disparu, vraisemblablement volé. On peut donc supposer qu’il s’agisse de celui de Jacques présenté plus haut. Ces découvertes ont engendré de fortes polémiques au plan théologique. Non que cela réfute la résurrection physique du Christ. En fait, l’épisode de l’ascension physique est surtout contredit. Jésus serait alors mort deux fois.
Finalement, seule la littérature néotestamentaire, dont exclusivement les évangiles, a jusqu’alors permis d’appréhender l’histoire du ministère de Jésus. Les épisodes relatés dans ces récits sont d’une fiabilité douteuse sur le plan historique. Devant les incertitudes régnant sur des événements aussi importants que la naissance ou la mort du Christ, les connaissances modernes doivent permettre de lever une partie du voile, de proposer une alternative.
La date de la Passion est sujet tabou. La démonstration qui suit la remet en cause. Les implications qui en découlent peuvent déplaire à certains. Cependant la théorie se tient et ne démolit pas la croyance. Elle interroge plutôt son côté dogmatique.
En se basant sur le texte évangélique et sur les connaissances actuelles, on peut développer une thèse allant quelque peu à l’encontre du système établi autour du sacrifice pascal. La date de la crucifixion est d’une importance capitale pour la tradition chrétienne. Elle charge l’épisode de la Passion d’un symbolisme évident. Que cette date soit remise en question, du même coup ce symbolisme est interrogé et tout le dogme s’y rattachant.
Nous tenterons d’établir une corrélation entre l’image véhiculée depuis des siècles sur ce sujet et celle proposée ici. Mais voyons d’abord ce que relatent les évangiles, dans lesquels on relève les incohérences habituelles dans l’historicité des faits.
La Pâque était la grande fête des juifs. Il est donc étonnant que le Christ vienne à son sacrifice pour ce jour de joie, de rires et de chants.
Marc signale une sortie de Jésus suivi de ses disciples après le repas pascal, mais on apprend dans Exode XII.22 : « Et nul de vous ne sortira de sa demeure jusqu’au matin. » Dès lors pourquoi une telle observance pour le repas pascal et cette attitude contradictoire qui les fait sortir après celui-ci ?
Contradictoire aussi pour Jésus de s’astreindre à ce rite du repas pascal, surtout la veille de son martyre, alors qu’il n’observe pas le Sabbat puisqu’il s’en dit maître.
D’autre part, il ne s’agit en rien d’un repas de Pâque. Tel qu’il est décrit, ne figurent pas les herbes amères, les quatre coupes, le pain azyme (le texte grec fait référence à du pain ordinaire) et surtout l’agneau.
On lit, par ailleurs, dans Matthieu : « Allez chez un tel et dites-lui : “Le maître te fait dire : ‘Mon temps est proche, c’est chez toi que je vais faire la Pâque avec mes disciples.’.” » (Mt 26.18) ; pourquoi ce « un tel » est-il ainsi nommé ?
Quant à l’évangile de Jean, allusion est faite à un repas ni pascal, ni instituant la Cène.
Nombreuses, à ce propos, sont les invraisemblances. Le récit que fait Luc est le plus difficile à admettre. Il nous montre Jésus capturé par une cohorte de 800 hommes (6 centuries et 200 miliciens juifs). Curieuse mobilisation pour prendre celui que l’on veut assimiler à un agneau sacrifié !
Cette cohorte à dominante romaine livre ensuite Jésus au souverain sacrificateur juif pour passer devant le Sanhédrin. Les juifs livrent ensuite Jésus aux Romains. Pilate l’envoie alors à Hérode, qui est justement de passage, sous prétexte que Jésus dépend de sa circonscription territoriale. Hérode le renvoie enfin à Pilate qui se fait forcer la main par les juifs pour le tuer. Et tout cela en l’espace d’une nuit !
L’intention de raccourcir le temps entre l’arrestation et l’exécution est évidente. Comme s’il était intolérable que Jésus ait pu être incarcéré avant son jugement et son exécution. Jean le baptiste n’a-t-il pas, lui-même, été emprisonné ? On le considérait pourtant comme un grand prophète. Pourquoi les autorités romaines auraient-elles éprouvé le besoin de précipiter les choses quand on sait que tous ont lâché Jésus le soir de son arrestation ? Le besoin de présenter tous ces événements en l’espace d’une fête de Pâque est trop flagrant. Notons d’ailleurs que Celse affirme qu’une évasion a suivi le procès et la condamnation de Jésus.
La comparution devant le Sanhédrin en si peu de temps est peu plausible. Par ailleurs, si les soldats romains se déplacent pour capturer Jésus, pourquoi le livrer immédiatement en jugement au Sanhédrin ? Les Romains n’obéissent pas aux autorités juives. Les juifs sont bien sous le joug de l’autorité romaine et ce sont bien les Romains qui pratiquent la crucifixion et exécutent les fauteurs de troubles.
Puisqu’il est question d’une comparution devant Hérode, n’oublions pas que celui-ci souhaitait éliminer Jésus bien avant cet épisode : « À cette heure même s’approchèrent quelques pharisiens qui lui dirent : “Pars et va-t’en d’ici, car Hérode veut te tuer !” Il leur dit : “Allez dire à ce renard : voici que je chasse les démons et accomplis des guérisons aujourd’hui et demain et le troisième jour je suis consommé ! Mais aujourd’hui, demain et le jour suivant, je dois poursuivre ma route, car il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem” » (Lc 13.31).
Le grief commun qu’ont juifs et Romains contre Jésus est celui d’être suivi par une foule qui veut en faire un roi (Jn 6.15). Le fait de se déclarer roi est un chef d’accusation passible d’exécution aux yeux de la loi romaine (Mt 27.12 et 27.25). C’est à ce titre que les Romains le crucifient à la suite d’un complot et d’une trahison. Les protagonistes de cette arrestation ne peuvent être uniquement juifs. Jésus représentait un danger pour l’autorité romaine, comme le baptiste. On sait de quelle façon les Romains traitaient ce genre de problème. Tout risque d’émeute était mâté par le fer et le sang.
Le fait que Jésus soit devenu indésirable à la fois par les autorités juives et romaines explique le consensus en vue de son arrestation. Judas fut utilisé par les juifs comme instrument de la trahison. Présenter les juifs en instigateurs des événements, forçant la main aux Romains, apparaît comme une manipulation volontaire du récit. Cela vise à lever la responsabilité des Romains dans cette exécution et ne se justifie qu’en vue de l’extension de la religion nouvelle.
Notons que les jours juifs débutent le soir à 18 h. Nissan est le mois juif qui porte la fête pascale. Les agneaux sont sacrifiés le 14 Nissan, avant le repas de la soirée pascale de la nuit précédant la première pleine lune suivant l’équinoxe de printemps.
D’après les synoptiques (Marc, Matthieu, Luc) :
– Jeudi soir 15 Nissan : repas pascal, la Cène, l’arrestation.
– Vendredi matin 15 Nissan : le verdict, la mort.
– Samedi : séjour au tombeau.
– Dimanche : résurrection à l’aube.
D’après Jean :
– Jeudi soir 14 Nissan : un repas, arrestation.
– Vendredi matin 14 Nissan : le verdict, la mort.
– Vendredi soir 15 Nissan : repas pascal.
– Samedi 15 Nissan : séjour au tombeau.
– Dimanche : résurrection.
On peut noter le désaccord sur le jour de la semaine marquant la crucifixion. Pour les synoptiques elle intervient le jour qui suit le repas pascal. Pour Jean, elle précède ce repas et intervient le jour du sacrifice des agneaux. La crucifixion entre ainsi, de façon par trop évidente, en analogie avec ledit sacrifice.
La datation retenue par les instances vient de l’évangile de Jean qui a failli être exclu du canon. Alors que bizarrement le sacrement eucharistique est inspiré des trois autres évangiles dont la datation serait erronée.
On veut donc que Jésus soit mort, avant le repas pascal, dans la journée du vendredi 14 Nissan du calendrier juif. D’après l’étude des pleines lunes de l’époque, et à l’instar de l’astronome David Hughes (The Star of Bethlehem mystery), on trouve deux années présentant cette caractéristique : le 7 avril 30 et le 3 avril 33 en style julien, mais pas que. On notera aussi une autre pleine lune éligible le vendredi 30 mars 36 à 16 h 50 heure locale.
Pour la pleine lune du 7 avril 30, on note une incompatibilité. Elle intervient dans la nuit de jeudi à vendredi à 22 h 6 heure locale (source logiciel Redshift). La crucifixion, datée du vendredi matin, ne pourrait alors précéder ce repas pascal pris lors de cette nuit de jeudi à vendredi. Seule donc, dans l’optique retenue, la pleine lune du 3 avril 33 est valide. Elle intervient alors le vendredi soir à 17 h 18. Les jours juifs commençant vers 18 h, le jour du sabbat porta donc cette pâque, au début du samedi juif. Mais que penser alors d’effectuer une crucifixion en ce jour doublement sacré ?
Toute cette chronologie présente une incompatibilité fondamentale avec les déclarations de Jésus sur sa résurrection. Deux jours seulement séparent celle-ci de la crucifixion. Pourtant Jésus affirme qu’il ressuscitera trois jours après son martyre dans au moins neuf passages des quatre canoniques : (Mt 20.19 ; 16.21 ; 17.23) (Mc 10.20 ; 8.31 ; 9.31) (Lc 18.31 à 18.33 ; 9.22) (Jn 2.19-20). Citons, de plus, l’épisode du signe de Jonas (Mt 12.40) : « De même, en effet, que Jonas fut dans le ventre du monstre marin durant trois jours et trois nuits, de même le Fils de l’homme sera dans le sein de la terre trois jours et trois nuits. »
Les quatre évangiles canoniques datent la résurrection un dimanche. La mort ne peut donc être intervenue qu’un jeudi, non un vendredi. En ce cas, la chronologie à retenir se rapprocherait des évangiles synoptiques. Sauf qu’alors la crucifixion suivrait et non précéderait le repas pascal. La datation serait alors valide sur le 7 avril 30 et l’on devrait plutôt parler de jeudi pascal.
Tout ceci démontre une intention délibérée des évangélistes de composer un récit anhistorique. Le symbolisme l’emporte sur l’historisme et le pragmatisme.
D’après le Talmud, un procès criminel ne peut jamais débuter la veille du sabbat ou la veille d’une fête religieuse (Michna, Sanhedrin IV, Talmud de Babylone) et encore moins le jour qui suit évidemment. Dans ce cas, ni les synoptiques ni Jean ne reflètent la vérité.
Ensuite, une exécution le jour de la fête pascale est impensable. Ce jour est aussi sacré que le Sabbat. Plus tard, lors de l’arrestation de Simon Pierre pendant la semaine pascale, Hérode Agrippa prendra soin de reporter son jugement après la Pâque (Actes des apôtres XII.4).
Qu’on se rende compte également de l’impossibilité de réunir en catastrophe les 71 membres, tous âgés, du Sanhédrin, la nuit de l’arrestation pour juger en matière criminelle. La loi obligeait à le faire de jour lorsque la vie d’un homme était en jeu.
Les synoptiques nous montrent Jésus amené devant le souverain sacrificateur nommé Caïphe dans Matthieu. Jean le fait paraître devant Anne, beau-père de Caïphe, désigné comme souverain sacrificateur cette année-là.
Toutes ces incohérences impliquent certaines interrogations. La datation est évidemment incorrecte. Dans ce cas, la Passion et la Pâque sont-elles vraiment liées ? La comparution devant le Sanhédrin s’est-elle ainsi produite ? Les événements se sont-ils déroulés aussi rapidement qu’on le présente ? La suite étudiera ces questions.
Plusieurs indications fournies par les évangiles incitent à réfuter la Pâque comme date de la crucifixion.
La période de l’année incriminée par les évangiles est teintée d’anachronismes climatiques étonnants pour un début avril. En premier lieu, la foule agite des feuilles de palmiers à l’arrivée de Jésus à Jérusalem. En second lieu, le texte le fait chercher des figues alors qu’il faut attendre l’automne pour cela. Ensuite, une anecdote qui peut paraître anodine revêt pourtant une importance non négligeable.
Il semble curieux qu’en avril à Jérusalem les gardes et les serviteurs aient pu grelotter au point de devoir allumer un feu au milieu de la cour pour se réchauffer, Simon Pierre se joignant à eux pour faire de même (Jn 18.18 ; Mc 14.67 ; Lc 22.55). Avril à Jérusalem est tout de même le début de l’été. Actuellement, les températures moyennes les plus faibles en cette période sont de 12° la nuit. Pas de quoi allumer un brasero !
En quatrième lieu, une indication va nous proposer la saison automnale comme époque de la crucifixion. Disons même la saison hivernale puisque l’on considère surtout deux saisons durant l’année sous ces latitudes : l’été d’avril à octobre, l’hiver de novembre à mars. Elle nous vient des trois évangiles synoptiques qui font mention d’une éclipse solaire lors de la 6ème heure juive avant que Jésus ne rende l’âme (Mt 27.45 ; Mc 15.33 ; Lc 23.44).
Ce phénomène, extraordinaire pour les gens de l’époque, vu les circonstances, a provoqué chez eux une angoisse terrible que les évangiles décrivent ainsi : « Voyant ce qui était arrivé, le centenier glorifiait Dieu en disant : “Sûrement, cet homme était un juste !” Et toutes les foules qui s’étaient rassemblées pour ce spectacle, voyant ce qui était arrivé, s’en retournaient en se frappant la poitrine. Tous ses amis se tenaient à distance, ainsi que les femmes qui l’accompagnaient depuis la Galilée et qui regardaient cela » (Lc 23.47).
L’éclipse apparaît dans des textes apocryphes tels l’évangile de Pierre au verset 15, les Actes de Pilate 11.1, l’agrapha Après Marc 16.3.
Divers témoignages ont été invoqués par le chroniqueur byzantin Georges Syncelle au VIIIe siècle en faveur de ce phénomène. Denys l’Aréopagite, évêque et martyr converti par saint Paul, aurait, selon ses lettres à Polycarpe, constaté le phénomène alors qu’il se trouvait à Héliopolis.
Roderic Dunkerley rapporte cette citation de Jules l’Africain en 221 : « Thallus dans le livre III de son histoire, appelle cette obscurité une éclipse solaire, mais à mon avis il fait erreur. » Et Dunkerley d’ajouter : « Ceci semble indiquer que Thallus connaissait la tradition chrétienne quant à cette obscurité, mais l’expliquait par un phénomène naturel. »
L’éclipse est confirmée par un des plus grands visionnaires de tous les temps, Nostradamus dans son épître au Roy Henry second : « Et précédera devant une éclipse solaire la plus obscure et la plus ténébreuse que soit été depuis la création du monde jusques à la mort et passion de Jésus-Christ, et de là jusques ici. »
Telle est donc l’alternative : soit, on retrouve mathématiquement une éclipse totale de Soleil, visible sur Jérusalem, autour de l’an 30, trois jours avant la résurrection donc un jeudi, dans l’heure qui précède midi (6e heure juive) ; soit, on place la crucifixion lors d’une pâque juive fêtée à la pleine lune, auquel cas l’éclipse de Soleil est une impossibilité.
La première solution est un cas presque unique. Une éclipse solaire totale ne se reproduit en moyenne que tous les 360 ans au même endroit. Le fait que, de plus, elle doive commencer un jeudi, à l’heure où expire Jésus, ajoute à l’unicité du phénomène pour notre civilisation.
Une chance existe en moyenne sur 360 de voir en un lieu donné une éclipse totale une année donnée, 1 chance sur 7 de voir celle-ci un jeudi et 1 chance sur 12 heures de jour que ce soit l’heure fatale. Le tout offre 1 chance sur 30 240 qu’une année voit ce phénomène se produire. Un écart de 30 240 ans entre chaque occurrence du phénomène est donc possible. Dans cette durée de 30 240 ans, un individu a 1 chance sur 30 240 de naître ou de mourir à l’heure d’un tel phénomène, à condition de naître ou de mourir un jeudi à l’heure H. Mais puisqu’on peut naître ou mourir à toute heure de cette période et qu’une année compte 8760 heures, la probabilité est de 1/(30240 x 8760), soit près d’une chance sur 265 millions de mourir pendant cette heure-là. Si la mort intervient dans l’intervalle de ténèbres, il ne reste plus qu’une chance sur 8 milliards de mourir en cet instant. Le cas est donc vraiment exceptionnel.
Si donc on retrouve l’éclipse en question vers la fin du ministère de Jésus, cela constituera une quasi-certitude de la date de sa crucifixion. Aucun autre élément ne permet de dater cet événement de façon plus précise. On a beau triturer le texte évangélique, le seul élément précis pour effectuer cette datation est cette éclipse de Soleil.
Pour vérifier l’occurrence d’une éclipse totale de Soleil sur le Moyen-Orient en ces temps reculés, plusieurs solutions existent de nos jours. On peut tout d’abord consulter deux canons. Soit le canon Theodor Ritter von Oppolzer qui recense 8000 éclipses de Soleil de -1207 à +2161, soit le canon des éclipses solaires réalisé par Jean Meeus et Hermann Mucke. Ce dernier, notamment consultable au Bureau des Longitudes de Paris, répertorie toutes les éclipses de Soleil de l’an -2003 à +2526. Il fournit en outre la localisation géographique de chaque éclipse par de petites cartes terrestres montrant le trajet et l’ampleur de chacune d’entre elles. Quarante-cinq siècles sont ainsi passés au crible, ce qui peut paraître un travail de Romain. Évidemment, les outils informatiques furent précieux pour couvrir une telle période. Si l’éclipse mentionnée dans les évangiles fut bien réelle, on doit la retrouver dans ce canon et elle y figure bien !
L’éclipse totale de Soleil du jeudi 24 novembre 29 balaye la région de Jérusalem. En voici la carte. Le trait continu représente le trajet de la bande de totalité, où l’on peut voir le disque solaire entièrement recouvert par la Lune.
Toutefois, les représentations des cartes doivent être affinées par le calcul mathématique pour situer très exactement la ligne centrale de la bande de totalité, là où l’on peut voir le Soleil entièrement recouvert par la Lune. Pour ce faire, on utilise les tables d’éléments de Bessel fournis pour chaque éclipse et on les passe dans les formules trigonométriques du début de l’ouvrage. On parvient ainsi à calculer très exactement les circonstances locales d’une éclipse.
Ceci est surtout vrai pour les éclipses récentes. Celles antérieures au 20ème siècle sont sujettes à une certaine incertitude du fait d’un paramètre cumulatif connu a posteriori : le Delta T. Sa variation annuelle est complètement imprévisible et résulte de la distribution des masses à l’intérieur de la Terre. Il influe quelque peu sur le trajet géographique d’une éclipse. Sa valeur pour le passé est donc extrapolée par rapport à sa variation actuelle.
De plus, les paramètres utilisés sont corrigés en tenant compte des recensements d’éclipses obtenus dans les archives grecques et chinoises depuis nombre de siècles av. J.-C. Sans quoi l’incertitude sur la détermination du trajet géographique des éclipses serait prohibitive. S’il reste une incertitude sur la trajectoire de la bande de totalité de cette éclipse de l’an 29, elle est ainsi minimisée.
L’épaisseur de trait de la carte suivante n’est pas représentative de la hauteur en latitude de la bande d’ombre. La magnitude est celle d’une éclipse annulaire totale. Dans ces circonstances, la couronne solaire peut prendre des teintes rouge sang.
Bande de totalité de l’éclipse du jeudi 24 nov. 29
L’optimisation des paramètres centre ci-dessus le cône d’ombre sur Jérusalem. On trouvera un tracé très proche dans l’ouvrage de Pierre Guillermier et Serge Koutchmy édité chez Masson : « Éclipses totales, histoire, découvertes, observations. »
L’autre solution édifiante pour analyser cette éclipse consiste à se procurer un logiciel d’astronomie dont un des standards se nomme RedShift. Les informations qui en découlent apportent de nombreuses précisions sur l’événement. Ce logiciel se présentant également comme un planétarium, tout le ciel de l’époque y est visible. Voici les données obtenues en heure locale sur Jérusalem (GMT + 2 h 21) :
Premier contact
9 h 38
Totalité
11 h 01
Dernier contact
12 h 28
À cette date le soleil arrivait en conjonction du méridien du lieu à 11 h 50 heure locale, début de la septième heure juive, donc midi local. La sixième heure a donc débuté à 10 h 50. À 11 h 01, à la 12ème minute de cette sixième heure, les ténèbres s’abattent sur Jérusalem et sa région. Ceci ajoute au symbolisme de l’événement : 12ème minute de la 12ème heure de la journée…
Les textes accompagnent cet épisode de phénomènes extraordinaires de type tremblement de terre, déchirement du voile du Temple… Ils font également durer l’intervalle de ténèbres pendant trois heures. Certes pour l’ensemble du phénomène on compte 2 h 50 de durée de 9 h 38 à 12 h 28. Mais, d’une façon ou d’une autre, cet épisode s’est vu magnifié. Trois heures de ténèbres impliqueraient que le système solaire interrompe surnaturellement toutes ses rotations durant ce laps de temps. Pour l’éclipse toutefois, et de manière naturelle, les données sont là.
Maintenant, afin de se faire une idée des incertitudes liées à l’observation des éclipses ancestrales, on peut consulter le livre de Richard Stephenson : « Historical eclipses and earth’s rotation » aux Presses universitaires de Cambridge. La thèse magistrale qu’il développe montre des écarts relativement importants sur le paramètre Delta T en fonction des témoignages recueillis. Voici comment il analyse cette éclipse de l’an 29 que Paul Couderc nomme éclipse de Phleggon :
« Eusèbe, le grand théologien et historien du quatrième siècle, conserve une description d’une éclipse solaire majeure par l’écrivain du deuxième siècle Phleggon de Tralles. Très peu du travail de Phleggon a survécu :
“Et Phleggon qui compila aussi les olympiades écrit sur les mêmes choses dans son 13e livre en ces termes : ‘La quatrième année de la 202ème olympiade se produisit l’éclipse de Soleil la plus grande qu’on ait jamais vue, et la nuit se fit à la sixième heure du jour, telle que les étoiles apparurent réellement dans le ciel. Et un grand tremblement de terre se produisit en Bithynie et renversa la plus grande partie de la ville de Nicée.’” (Phleggon, Olympiades, fragment 17, cité par Eusèbe, Chroniques).
À la fois la date et l’endroit d’observation présentent des difficultés. Fotheringham, suivant Kepler, identifia l’éclipse comme celle du 24 novembre 29 apr. J.-C. (première année de la 202ème olympiade). C’est la seule grande éclipse visible en méditerranée orientale, un grand nombre d’années autour de cette période. L’heure calculée de phase maximale dans cette région (approximativement 11 h) est en convenable accord avec celle enregistrée par Phleggon (la 6e heure). Bien que la
