Au futur du passé - CATHERINE ZERINI - E-Book

Au futur du passé E-Book

Catherine ZERINI

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Beschreibung

L'amour, tel l'horizon, on le découvre souvent trop tard, bien en avance, ou en cette seconde, et toujours à contre-temps. Dans cette alchimie, la fuite du temps devient l'unique repère. Ce recueil de poèmes Au futur du passée met en branle cet univers étrange dans lequel nous voyageons. Tantôt gais, tantôt tristes, inquiets ou incrédules, mais jamais indifférents. Avec pour ultime destination : l'amour et sa conquête.

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Seitenzahl: 31

Veröffentlichungsjahr: 2021

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Au futur du passé

1.2. Page de titre 4.5. Avant-propos7.IIIIIIIVVVIVIIVIIIIXXXIXIIXIIIXIVXVXVIXVIIXVIIIXIXXXXXIXXIIXXIIIXXIVXXVXXVIXXVIIXXVIIIXXIXXXXXXXIXXXIIXXXIIIXXXIVXXXVXXXVIXXXVIIXXXVIIIXXXIXXLXLIXLII8.Page de copyright

AU FUTUR DU PASSÉ POÉSIE

AU FUTUR DU PASSÉ POÈMES I-XLII  

CATHERINE  ZERINI

L'amour, tel l'horizon, on le découvre souvent trop tard, bien en avance, ou en cette seconde, et toujours à contre-temps. Dans cette alchimie, la fuite du temps devient l'unique repère. Ce recueil de poèmes Au futur du passé  met en branle cet univers étrange dans lequel nous voyageons. Tantôt gais, tantôt tristes, inquiets ou incrédules, mais jamais indifférents. Avec pour ultime destination : l'amour et sa conquête.

       I   

Ce matin m'indiffère,

Les rêves pris dans les fers,

L'espoir s'est envolé,

Telle l'hirondelle

Dans le froid de l'hiver,

Consumée,

Brûlée à terre

Par les spasmes

Incendiaires.

Les songes

Ont perdu leurs assises,

Fini par chauffer

L'imagination,

Pétales éternelles

Du temps,

Quand,

L'oiseau

Prenait feu.

A t-il fallu

Que d'un battement d'aile,

L'air saturé de plaisir

Ait fini par divaguer ?

Et carboniser,

Comme boa à l'agonie

Sa chair surannée ?

Englouti

Par le vautour,

Un coup de bec,

Fatal,

Et,

La charogne

Encore fraîche.

Ce matin m'indiffère

Lesté de l'ancre,

Largué par le large,

Le présent a fini sa course

Loin,

Dans le catafalque,

D'ors et de soie.

Dans ce brasier maudit,

Mon corps calciné,

A percé

Le repos éternel.

Ce repos

Qui n'existe

Que dans

Ce matin même.

                     II                 

À l'envers des campagnes,

La terre étale son ombre,

Et la pauvre arche lunaire

N'en finit pas de jeter

Sa lueur altière.

Partons égarés

Tous les deux,

Foulons les chemins,

Grimpons le mont Chauve,

Humons les nappes chaudes de midi,

Et pénétrons dans les vapeurs d'alcool

Si chères à Moussorgski.

Comme ces Tableaux d'une exposition,

Mon cœur ne voit du globe,

Que la vaste immensité fébrile

Derrière le rideau filé du monde.

Du haut de mon piédestal,

Ma tête se penche,

Mes yeux se grisent,

Et mon cœur m'abandonne.

Et comme la bouteille à la mer

Prise dans le ressac sans issue

Jette son dernier souffle,

Je chante ma partition,

Portée saccadée

D'un râle définitif.

La seule promesse

Aura été de ne pas en être.

Et puis,

Comme un mirage,

Une aube nouvelle.

Je tangue,

Accroché à l'abordage.

Le monde recommence à vivre,

Les feuilles à bouger,

Les enfants à jouer,

Et ton sourire,

Apparaît

Au visage magique

De ma conscience....

      Ressuscitée....

                                          III                                        

Au lointain rivage,

Loin des vertes prairies,

S'égosillent encore,

Les goélands du Nord

Venus chercher leur pâture.

Dans le froid glacial de l'hiver,

Le large a rendu l'âme,

Et à la marée montante,

Encore,

Quelques cargos,

Et autres mâts à l'abordage.

Les pluies ont décimés les cales

Servant d'appuis à la mégère,

Et d'une patte amputée,

S'accroche encore sans ambages

Au canot tombé à terre.

Le vent a gagné.

Avec la force d’une massue,

Emporté,

Le dernier cormoran,

Sur le pont,

Croasse encore.

Et, d'un regard distrait,

Cherche, en vain,

Les petits à apprivoiser.

La lune a donné

Une pâleur extrême

À cet étrange cimetière

Dont l'ultime épitaphe

Aura été un mot

À ce marin perdu.

Et moi,

Dans une brume amère,

Les yeux embués de larmes,

Je contemple