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BANKABLE (L'Intégrale) TOMES 1 à 3
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Klark est un véritable animal, un chasseur, mais aussi un irrésistible gentleman et un banquier milliardaire !
Dana est encore une jeune assistante lorsque sa mère est sur le point de mourir, elle est confrontée à un terrible dilemme, elle doit faire un choix impensable ! Il lui faut vite 100 000 dollars pour payer les soins de sa mère.
C’est également un bonne joueuse de poker qui décide de plumer des banquiers dans un club select de la ville. Tout se passe bien au début de la partie, mais quand sa chance tourne, elle commence à tricher et se fait prendre par Klark, qui lui a tout vu !
Pour s’en sortir indemne, Klark lui propose de jeter l’éponge sur son escroquerie et de payer les frais pour sa mère, si elle s’engage à se donner entièrement à lui pendant 1 mois !
Un choix qui risque de faire basculer sa vie et sa destinée à tout jamais !
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Veröffentlichungsjahr: 2020
BANKABLE – L'intégrale
Mila Leduc
TOME 1
Jusqu'où seriez-vous prêt à aller pour 100 000 dollars ? Ou plutôt jusqu'où seriez-vous prêt à aller et que seriez-vous prêt à faire pour obtenir une telle somme, sachant que cette somme pourrait sauver la vie d'un de vos proches ?
Pour sauver la vie de ma mère, je serais prête à tout. S'il s'agissait seulement d'argent, je crois que mes limites seraient beaucoup plus raisonnables ou du moins je ne ferais pas grand chose pour 100 000 dollars, mais ces 100 000 dollars peuvent sauver ma mère, je ferais tout et n'importe quoi, tout ce qui est en mon pouvoir pour lui donner encore quelques jours, semaines, mois ou années à vivre ici, avec moi.
Il y a encore quelques temps, tout allait plutôt bien dans ma vie, je ne dirais pas que celle-ci était palpitante mais je me plaisais plutôt bien à mon boulot, je sortais parfois avec des amis, faisais la fête et essayais de voir ma mère le plus possible.
Depuis le décès de mon père, j'essayais de rentrer la voir plus souvent qu'à l'habitude, et plus régulièrement aussi.
Tous les week-end, je faisais le même trajet de la capitale jusqu'à la province, un trajet de deux heures tout de même, mais qui me permettait de m'assurer que tout allait bien pour elle et de pouvoir passer un peu plus de temps avec elle, ne serait-ce qu'une journée ou même un week-end entier.
Retrouver ma chambre, ce lieu où j'avais passé la plupart de mon adolescence, retrouver le canapé où nous avions l'habitude, tous les samedis, de regarder un match de football américain avec mon père, retrouver la cuisine où tous les matins, avant d'aller en cours, je prenais le petit-déjeuner avec lui, ma mère et Berny, mon poisson rouge, lui aussi défunt.
Ces petits plaisirs de la vie qui vous échappent l'instant où vous les vivez mais qui vous rattrapent et vous rendent nostalgiques, une fois que vous vous rendez compte que vous ne les revivrez plus, ou du moins plus comme avant.
J'aimais ma vie telle qu'elle était maintenant mais cela ne m'empêchait de souhaiter parfois revenir à cette époque, où ma famille était réunie au complet et où j'avais tous mes repères d'enfant et d'adolescente.
Revenir chez ma mère et lui rendre visite régulièrement me permettaient ainsi de mettre sur pause ma vie actuelle et de revivre un petit bout de mon passé, dans la nostalgie certes mais toujours positive puisque je retrouvais ma mère.
La mort de mon père l'avait pourtant affectée, plus qu'elle ne le disait et plus que je ne le souhaitais le croire. Ma mère est une personne forte mais certaines épreuves de la vie vous affaiblissent parfois, que vous le vouliez ou non. La mort de mon père était attendu et préparé, si je puis dire. Nous savions depuis quelques années qu'il était malade et que ses jours étaient comptés.
Bon gré mal gré, celui lui avait permis de prendre ses dispositions auprès de sa famille et de ses proches. Je sais qu'ils avaient beaucoup parlé ma mère et lui, de sorte que lorsque le moment fatidique et redouté se produisit, ma mère avait su rester forte pour nous, pour moi.
Elle m'avait épaulé et avait été présente à mes côtés, comme jamais personne ne l'a été pour moi. Après tout, c'est aussi cela une maman, une épaule sur laquelle se reposer.
Cela nous avait beaucoup rapproché et avait renforcé notre complicité déjà existante. Bref, ma mère représentait tout pour moi.
Et aujourd'hui, il semblait que le sort s'acharnait davantage encore sur ma famille, ou du moins ce qui semblait en rester...
Elle m'avait annoncé un dimanche après-midi, j'étais rentrée à la maison pour la journée, encore un peu fatiguée de la semaine de boulot et surtout de la soirée un peu trop arrosée de la veille avec les amis.
Elle m'avait préparé un succulent repas, comme elle a l'habitude de faire tous les dimanches midis. Mais ce repas était encore plus délicieux encore que les autres festins du dimanche.
En effet, elle avait décidé de me préparer le repas parfait, composé de mon entrée préférée, de mon plat principal préféré et de mon dessert préféré.
Je trouvais toutes ces attentions bien étranges. Si, en effet, elle aimait me faire plaisir par tous ces petits gestes d'attention, je la trouvais cependant beaucoup plus attentionnée qu'à l'habitude presque anxieuse et à l'affût du moindre de mes besoins, me resservant de l'eau dès que je finissais mon verre ou encore me demandant si j'avais besoin d'autre chose avec mon plat, si tout allait bien pour moi...
N'y tenant plus, je me lançai :
Bon maman, qu'est-ce qu'il se passe ?
Rien, je souhaite juste que ma fille se sente bien, c'est tout, me répondit-elle sans grande conviction.
Mais encore ? Maman, je te connais, tu me connais, on se connaît. Maintenant, dis-moi ce qu'il y a.
Tu as raison, ma chérie... J'ai quelque chose à t'annoncer et c'est pas très évident pour moi de te le dire mais je me lance... Dana, je suis malade.
A partir de ce moment précis, mon monde s'écroula. Je ne savais pas comment réagir face à une telle nouvelle. Je savais pertinemment que, si elle me l'annonçait de la sorte, ce n'était pas d'un simple rhume qu'elle était malade, mais d'une maladie sérieuse et grave, une maladie comme celle de papa.
Et j'avais malheureusement raison... Ma mère était bel et bien malade, ma mère avait un cancer du sein.
Le jour où elle m'annonça sa maladie, je n'en appris pas plus sur son état de santé, que ce soit au niveau de l'évolution ou de la propagation des cellules cancérigènes, ni même sur le traitement qu'elle devait suivre.
Elle m'avait annoncé la mauvaise nouvelle mais avait aussitôt anticipé toutes mes questions par un simple : « Nous en parlerons plus tard, Dana chérie. Pour le moment, je souhaite juste profiter de ce moment avec mon adorable fille. Je t'en dirai davantage le moment venu ».
Et quel moment venu au juste ? Bien évidemment, je respectais son souhait et décidai de m'abstenir avec toutes les questions qui trottaient dans ma tête. Mais un jour ou l'autre, il allait bien falloir aborder le sujet et s'organiser.
Et elle, mieux que quiconque, savait que cela était un passage obligé, qu'elle avait déjà vécu avec mon père.
Après quelques jours nécessaires pour digérer la nouvelle, que ce soit du côté de ma mère ou de mon côté, je décidai de retourner chez elle pour savoir ce qu'il en était vraiment. Et c'était vraiment pas bon du tout...
Au vu de l'évolution et de la progression de la maladie, ma mère était presque condamnée, ou du moins elle devrait suivre un traitement de radiothérapie et de chimiothérapie qui ne présageait rien de bon.
Qui plus est, et c'était là le point noir dans toute cette histoire, ce traitement avait un coût et pas des moindres... évidemment, nous avions des économies et mon père, lorsqu'il nous a quitté, nous a laissé de quoi vivre... mais pas de quoi financer un traitement onéreux de chimio et radiothérapie...
Cela représentait des sommes faramineuses que ni la pension de mon père, ni la retraite de professeure de ma mère ni même mon modeste salaire d'assistante réunis ne pouvaient couvrir...
La situation était grave : nous ne pouvions pas payer le traitement médical qui pourrait potentiellement sauver la vie de ma mère... Je me sentais faible, impuissante et inutile. Une sensation que je détestais plus que tout, une situation qui m'était insupportable.
Nous nous retrouvions dans une impasse et ma mère commençait à renoncer, ne souhaitant pas nous ruiner afin que je puisse avoir une vie décente lorsqu'elle m'aurait quitté.
