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BLING BLING: L’INTÉGRALE
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Anne-Sophie est jeune fille rebelle et joueuse. Son caractère libre allié à
sa beauté encore nubile lui donne des ailes à cet été de ses 21 ans.
Elle se prend avec ses copines à
laisser les hommes bien plus âgés l'aborder dans les
bars branchés de Saint-Tropez qu'elles aiment fréquenter ensemble, alors qu'elles viennent toute de la même ville dortoir de l'arrière pays.
Elle aime jouer avec ses hommes établis et souvent riches, elle aime les rembarrer , elle aime sentir son pouvoir de séduction tout-puissant....
Mais lorsque deux hommes mystérieux lui proposent des sommes d'argent délirantes pour venir passer une soirée de folie à bord de leur Yacht...Anne-Sophie se laisse tenter, grisée par l'inconnu et l'aventure....
A suivre dans "BLING BLING: Grisée par l'inconnu et l'aventure"...
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Veröffentlichungsjahr: 2018
Analia Noir
Bling Bling
Vol. 1
Anne-Sophie n’a pas eu de beaucoup de chance dans la vie ; une seule chance, finalement : elle est adorable. Sous cette beauté angélique se cache le talent démoniaque d’une vraie libertine de 21 ans, habituée des boîtes de nuit de Saint-Tropez, son terrain de chasse.
Là, elle joue avec les hommes, elle se moque des bons pères de famille, et elle mène les puissants par le bout du nez.
De retour dans sa cité-dortoir, elle parle à ses copines de deux nouveaux compagnons de soirée, deux hommes très riches, très dépensiers, auréolés d’une aura de mystère. Ils lui ont proposé de venir à bord de leur Yacht, pour une seule soirée inoubliable, en échange d’une récompense incroyable.
Prête à relever le défi, elle doit cependant satisfaire leur unique condition : se faire accompagner d’une amie à elle.
Le casting est vite réalisé, et les deux aventurières se lancent sans regrets dans ce jeu dangereux et pervers, avec ces deux hommes étranges, qu’elles ne connaissent pas vraiment. Leur avenir va prendre un tournant qu’elles sont loin d’imaginer.
Devant son miroir, la petite brune se maquillait en chantonnant un air de danse à la mode. Chacun de ses gestes semblait faire partie d’une danse. Sa silhouette harmonieuse, plantureuse mais bien équilibrée, se trémoussait sans raison et sans public, juste pour le plaisir.
Peu à peu, son visage se transforma, passant du charme naturel d’une jeunette au saut du lit, à un fascinant portrait égyptien, composé des matériaux les plus précieux : une peau d’or, des lèvres de pourpre, des yeux fardés de noir et de paillettes vertes qui en mettaient en valeur les lueurs provocantes.
Ses formes se glissèrent dans une robe fuseau noire à bordures rouges, soulignée de bijoux à gros grains dorés. Un parfum capiteux et une coiffure extravagante, en chignon défait, d’où s’échappaient des mèches colorées, achevèrent la transformation. Elle était prête. C’était le moment de contacter ses amies.
Vissée à son téléphone, elle sautilla hors de son petit appartement et descendit les longs escaliers de son immeuble. Mais elle eut beau se montrer convaincante, personne ne pouvait l’accompagner ce soir. Qu’à cela ne tienne, elle irait seule ! C’était pour elle-même qu’elle sortait danser, et pour personne d’autre.
Anne-Sophie n’était pas une mauvaise personne, mais l’ennui mortel de sa banlieue l’avait rendue égoïste ; personne ne faisait rien pour elle, c’était à elle de s’en charger. Et elle le faisait en véritable virtuose. Elle sauta sur son scooter, et prit l’autoroute en direction des lumières lointaines de Saint-Tropez.
Elle passa comme une fusée devant le restaurant d’autoroute où elle travaillait à mi-temps, sans y jeter un coup d’œil. Ses revenus n’étaient pas assez importants pour se payer une voiture, et ce qu’elle retirait de ses soirées en ville n’était pas assez régulier. Ses coups d’un soir lui faisaient en effet de jolis cadeaux à l’occasion, mais elle savait qu’elle ne pouvait compter sur aucun d’entre eux.
Parfois, elle revoyait en boîte les clients qui l’avaient insultée à la caisse de l’aire d’autoroute, et elle leur faisait payer leurs affronts. Pas en étant méchante, au contraire : en étant trop gentille. Elle avait le pouvoir de briser les cœurs et les ménages, et elle le faisait avec un plaisir qui n’était pas sadique, mais simplement joueur.
Elle aimait séduire, elle aimait coucher, et elle aimait sentir le pouvoir magique qu’elle prenait sur les hommes, en particulier les hommes puissants. Elle aimait oublier sa vie ennuyeuse et morne au bruit incessant de la musique et des annonces du DJ. Elle aimait déconstruire son identité au prisme des lumières multicolores. Elle attendait cet instant de liberté et d’excitation toute la semaine. A 19 heures, elle arriva enfin.
En entrant, elle glissa un baiser au videur, qui la connaissait bien à présent. Elle avait toujours été aimable avec cette armoire à glace, le contraire n’aurait pas été dans son intérêt. Elle savait qu’elle pourrait en faire son casse-croûte dès qu’elle lèverait le petit doigt.
Pour le moment, ça lui suffisait. D’ailleurs, c’était un type sans envergure, un simple larbin. Elle préférait largement ces types qui offraient des tournées au bar, pour le luxe d’impressionner une seule fille, ou qui avaient de quoi entretenir les multiples bimbos pendues à leurs bras.
Elle se sentait forte quand elle les détournait de tout ce qui les intéressait, pour focaliser soudain sur elle tout leur instinct prédateur.
Et ce soir-là, deux de ces beaux spécimens avaient remarqué son petit manège.
C’étaient deux grands types, toujours ensemble, qui ne dansaient pas, restaient assis au bar et observaient le reste de la salle en échangeant des murmures ; elle n’avait pas fait attention à eux, pensant voir un couple gay entre deux âges, et pas même intéressants, bien trop austères, presque inquiétants, à son goût.
Ceux qui jouaient les reines du karaoké l’amusaient bien davantage, et elle essayait parfois ses charmes sur eux ; mais ces types étaient de vraies portes de prison. Dommage, car elle avait un faible pour les visages de mannequins.
Mais ce soir, ils faisaient un effort. Ils se faisaient remarquer. Des tenues voyantes, un peu de gel dans les cheveux, quelques pas sur la piste… Et en les voyant tous deux tourner les yeux vers elle à son entrée, elle comprit avec délectation qu’ils étaient là pour elle. C’était ce qu’elle cherchait en venant ici : elle se sentait comme une princesse.
Après les avoir fait mariner un peu, en se trémoussant bien en vue, sa robe courte dévoilant presque son entrejambe, elle les aborda enfin. Ils se présentèrent sous les noms de « Darius » et « Ned », certainement pas leurs vrais prénoms ; mais Anne-Sophie répondit en se rebaptisant « Sofia ». Le jeu venait de commencer.
Darius était, à l’en croire, un promoteur immobilier américain. Il avait cependant les épaules carrées, la coupe courte et la mâchoire implacable d’un officier militaire. Ned, mal rasé, un peu plus artiste, un peu plus grand aussi, se présenta comme un touriste, sans donner de nationalité. Elle ne reconnaissait pas son accent ; Anne-Sophie n’avait jamais été douée pour les langues étrangères. En fait, elle s’en moquait bien.
En pensée, elle les surnomma « le rappeur » et « le chanteur de country ».
Histoire de bien décourager les autres filles qui risquaient d’être sur le coup, elle accepta de se faire inviter pour plusieurs verres, et de danser avec l’un, puis avec l’autre. Elle pouvait sentir, à la façon dont ils se frottaient contre elle, qu’ils étaient chauds pour passer à la deuxième partie de soirée : celle qui se déroulerait loin du bar. Tant mieux, car elle avait décidé que ces deux hommes lui appartenaient pour ce soir, et elle n’avait aucune envie qu’une autre vienne leur mettre la main dessus.
« Tu connais des boutiques ouvertes à cette heure-ci ? »
Surprise par la question, elle cligna des cils. Son regard courut de l’un à l’autre, mais ils avaient repris leurs visages énigmatiques. « Pourquoi ? »
« On a envie de te faire des cadeaux, en souvenir de cette soirée géniale que tu nous as fait passer, » expliqua vaguement le rappeur.
Très bien : ça lui suffisait. Un peu ivre et ravie, Anne-Sophie songea avec amusement qu’elle était peut-être tombée sur deux serial killers, mais pour le moment, ils assuraient. Et à bien y réfléchir, oui, elle connaissait un endroit… elle avait hâte de voir leurs têtes !
Elle les mena sur les rues du port, où la nuit s’illuminait de néons, de lampions et d’airs de danse. La boutique en question affichait clairement son style : vitrines roses, cœurs en plastique, bas résille, chaussures à hauts talons, menottes et cravaches… Une pancarte indiquait : section vidéos et cabines – entrée réservée aux adultes – ouvert toute la nuit. Les deux hommes se sourirent, et en les regardant entrer d’un pas décidé, elle constata qu’ils portaient tous deux le même tatouage, un signe tribal sur le biceps gauche.
Elle les suivit, et se précipita vers le rayon des accessoires vestimentaires. Là, entre maquillage et perruques, tenues érotiques et masques vénitiens, elle se mit à papillonner en choisissant tout ce qui lui plaisait. Le nommé Ned avait pris la direction des jouets sexuels, et faisait son propre marché de son côté. Darius lorgnait du côté des films.
Ils n’étaient pas causants, et de plus en plus mystérieux, mais elle les aimait bien. Quelque chose lui disait qu’elle allait passer une nuit géniale en leur compagnie. En tout cas, elle allait épater ses copines s’ils lui offraient vraiment tout ça. Mais lorsqu’elle se présenta à la caisse, Darius proposa :
« On pourrait rester un moment ici, j’ai vu qu’ils avaient des films sympas. Les cabines peuvent accueillir trois personnes, pas vrai ? »
« En se serrant, oui, » sourit largement la caissière. « Vous voulez que je garde vos articles derrière le comptoir ? Par contre, il faut régler d’avance. »
« Aucun problème, » intervint Ned, en sortant sa carte avec la prestance d’un héros hollywoodien. Anne-Sophie regarda, les yeux brillants, la machine imprimer le ticket de caisse qui faisait de tous ces merveilleux articles sa propriété.
Ils se mirent ensuite en route vers le fond de la boutique, où des portes s’ouvraient sur de petites cabines de visionnage confortables et feutrées, à la lumière tamisée et pastelle, faites de banquettes couvertes de coussins face à un grand écran. Une simple télécommande permettait de choisir parmi les films disponibles.
Trois distributeurs mettaient à la disposition des usagers les commodités les plus nécessaires en pareille situation : préservatifs, lingettes nettoyantes, et boissons. Anne-Sophie réclama et obtint un soda énergétique.
En riant des titres ridicules, des physiques des acteurs et actrices, et des catégories incongrues parfois proposées, ils firent le tour du catalogue ; chacun proposa ses favoris, mais bien sûr, le choix final revint à la demoiselle, qui demanda, pour les taquiner, une mise en scène sadomasochiste où une jeune femme domptait deux hommes musculeux.
De toute façon, c’était bien clair entre eux : le film allait rapidement passer inaperçu, le vrai spectacle aurait lieu dans la cabine.
La jeune fille était curieuse de savoir par quel geste, ou par quel ordre, ils allaient commencer. Le passage aux choses sérieuses était aussi important que la première impression. Certains étaient hésitants et maladroits, elle devait les aider ; d’autres étaient si directs et impatients qu’elle devait les ralentir.
Ces deux-là avaient l’air de maîtriser parfaitement leur stratégie.
« J’ai chaud, » lança soudain Ned en se levant. « Tu m’aides à virer mon blouson ? »
Un peu moqueuse devant cette entrée en matière assez naïve, Anne-Sophie se leva à son tour de son siège pour l’aider.
Sans crier gare, Darius profita que la jeune fille lui tournait le dos, et lui agrippa les deux mains, qu’il croisa en arrière, derrière ses fesses. Elle regarda Ned sans comprendre : il détachait sa braguette d’un air amusé et diabolique, qui lui allait foutrement bien. Elle avait l’impression d’être aux mains de la police, venue l’arrêter.
Soudain, le claquement d’une paire de menottes derrière elle confirma sa crainte. Darius n’avait pas laissé tous ses jouets à la caisse.
Il se rassit, et attira la jeune fille sur ses genoux. Les mains d’Anne-Sophie, croisées en arrière, se retrouvèrent coincées entre leurs deux corps, au niveau du sexe de l’homme, qui formait une bosse sous son pantalon.
Devant elle, Ned s’apprêtait à déballer son propre matériel ; toujours debout, il la dominait d’un regard rieur. Elle entendait, à l’écran, les gémissements plaintifs des deux hommes malmenés par leur maîtresse ; quelque chose lui disait que dans son cas, les rôles allaient s’inverser. Darius lui posa soudain ses deux grandes mains sur les yeux, et elle ouvrit la bouche pour protester, poser des questions…
Elle n’en eut pas le temps. Ned venait de lui présenter sa bite gonflée, qui remplit soudain la bouche ouverte de la jeune fille, incapable de prononcer autre chose que des syllabes inarticulées. Il lui plaça la main sur les cheveux, et commença à se déhancher en rythme, chaque coup de reins enfonçant plus profondément son membre dans la cavité buccale de la demoiselle. Anne-Sophie hoquetait en essayant de respirer.
De son côté, Darius ne se gênait pas pour la palper. Il avait retiré les mains de ses yeux, et elle fixait désormais Ned d’un regard suppliant, espérant qu’il la laisserait respirer un peu plus librement, car les attouchements précis de l’homme qu’elle chevauchait la faisaient haleter de plus en plus vite, de plus en plus fortement.
